Articles Ligue Magnus

 

Présentations des équipes 2013/14 : Amiens, Angers, Brest, Briançon, Caen, Chamonix, Dijon, Épinal, Gap, Grenoble, Morzine-Avoriaz, Rouen, Strasbourg, Villard-de-Lans.

Le bilan de la Ligue Magnus 2012/13.

Résultats des années passées : 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005 (sous le nom de Ligue Magnus), 2004 et 2003 (sous le nom de Super 16). Auparavant existait la Ligue Élite : 2002, 2001, 2000...

Le palmarès du championnat.

 

Interview de Mathias Arnaud

Le jeune attaquant a quitté l'Entente Saint-Gervais/Megève pour Chamonix à l'intersaison.

- Alors, ce champagne (le jour du maintien de Mont-Blanc), il était bon au moins ?

Oui, super, ça nous a vraiment soulagés ! On a pu enfin sortir la tête de l'eau après cette saison très ambiguë...

- Comment expliquez-vous la saison décevante de l'Entente ? Et comment jugez-vous la vôtre personnellement ?

Il y a plusieurs raisons. La première, ce sont les blessures. C'est la première fois de ma jeune carrière que je vois autant de blessés dans une équipe au même moment : doigt cassé, rupture du ligament d'un genou, hernie discale, clavicule cassée, plus les petites blessures aux adducteurs, c'était hallucinant. Ensuite, et c'est un des problèmes majeurs qu'il y a dans les sports collectifs, la cohésion d'équipe. Il n'y avait pas de réelle synergie entre les joueurs de l'équipe bien que beaucoup de joueurs s'appréciaient entre eux. On avait l'impression qu'il y avait des clans.

Personnellement, je pense avoir fait une bonne saison, mais je vais tout faire pour améliorer mon jeu, tant au niveau défensif où j'ai de gros problèmes qu'au niveau de la concrétisation pour marquer des buts. On progresse tout le temps de toute manière mais il ne faut pas oublier qu'il faut énormément travailler.

Communiqué de Villard-de-Lans

Stéphane Guillot-Diat, défenseur des Ours de Villard-de-Lans, a été victime d'un accident de la circulation. Hier soir vers 18 heures, circulant à moto pour se rendre à l'entraînement, Stéphane a percuté une voiture au carrefour de Font noire. Il souffre d'une fracture du péroné, d'une entorse au genou et d'un traumatisme crânien. Transporté aux urgences, Stéphane est rentré à son domicile ce matin. Son absence sur la glace est estimée entre 3 et 4 mois. Nous lui souhaitons beaucoup de patience et un prompt rétablissement.

Calendrier de La Ligue Magnus

Le calendrier de la Ligue Magnus 2009/10 est paru. La saison régulière se terminera deux semaines plus tard, en mars (les Mondiaux seront en effet décalés pour cause d'année olympique). Il n'y aura donc pas de matches en semaines jusqu'à la fin de l'année, le mardi étant réservé à la Coupe de la ligue.

Neuilly en Ligue Magnus

Neuilly-sur-Marne a été validé jouera donc une seconde saison au plus haut niveau français. La Ligue Magnus est complète : elle comprendra les mêmes clubs que cette année, moins Tours invalidé et plus Gap promu.

Communiqué de presse

Depuis le 9 mars 2009, s'est créé un Comité de Pilotage, constitué à parts égales de dirigeants de Saint-Gervais/Megève et de Chamonix, en vue de préparer les conditions d'un rapprochement voire d'une fusion entre les deux clubs, afin de maintenir le hockey de haut niveau au pays du Mont-Blanc. De nombreuses réunions, toujours très constructives, se sont tenues depuis cette date. L'accord de principe des 3 municipalités concernées, en vue de développer ces négociations, a été obtenu. Le feu vert de la Fédération Française de Hockey sur Glace a également été donné et sur le fond, et sur la forme. Un projet sportif a été élaboré, ainsi qu'un budget prévisionnel pour 2009-2010. Des joueurs ont été contactés en vue de la saison à venir. Le milieu sportif étant parvenu à un accord, la balle est passée dans le camp des politiques.

Une importante réunion s'est tenue le 12 mai dernier à la mairie du Fayet, en présence des élus des 3 villes, des dirigeants du hockey majeur et de ceux du hockey mineur des clubs, afin de présenter notre projet. Si le maire de Chamonix a manifesté son enthousiasme et donné d'emblée son accord au projet, se proposant même de continuer le dialogue afin de peaufiner certains points, l'adjoint aux sports de Megève (en l'absence du maire) et le maire de Saint Gervais en particulier, ont fait part de très nombreuses réserves vis-à-vis du projet de fusion, ont proposé un simple rapprochement entre les deux clubs dans un premier temps, et exprimé de fortes réticences quant à la ligne de trésorerie du futur club. La réunion, dans une ambiance tendue, n'a donc débouché sur rien.

Le soir même, le Comité de Pilotage, constatant l'impossibilité de trouver un accord sur le projet proposé, a formulé de nouvelles propositions qui prenaient en considération les diverses observations des édiles. Celles -ci ont semblé faire l'unanimité entre les maires de Chamonix et de Saint Gervais, la mairie de Megève se rangeant aux avis du second cité. Le Comité de Pilotage a alors donné l'assurance au maire de Saint Gervais de ne pas divulguer cet accord avant la parution d'un communiqué de presse commun aux 3 municipalités. Tout en alertant toutefois les maires sur l'urgence de ce communiqué notamment à l'égard des joueurs sous contrat et de ceux qui avaient été contactés.

Aucun communiqué n'étant paru, le Comité de Pilotage s'est réuni une nouvelle fois le 20 mai. Un mail a été adressé à chacun des 3 maires, leur demandant de faire connaître leurs ultimes positions et décision d'ici au 25 mai, faute de quoi le Comité de Pilotage se verrait contraint de prendre acte de l'absence d'accord, et, en conséquence, d'arrêter de travailler sur un projet devenu inutile.

En l'absence de toute réponse tangible ou officielle de la part des mairies de Saint Gervais et de Megève, c'est avec regret et déception, face au travail accompli, que nous prenons la décision de mettre fin aux travaux de notre groupe de travail. Chacun va désormais retourner dans son club et en tirer les conclusions qui s'imposent.Intransigeance et atermoiements auront fini par l'emporter sur la volonté de s'unir et l'espoir de fonder un avenir pour le hockey dans notre région. Le milieu sportif, uni pour la première fois, aura dû céder le pas au milieu politique à l'état pur, abandonnant en outre aux groupuscules des "Yavaika" et "Yzorédu" le soin de refaire désormais l'histoire.

Une fusion historique du fait de l'accord unanime des dirigeants sportifs, et ce dans le seul intérêt du hockey dans notre vallée, a été tuée dans l'œuf ; à défaut, un simple rapprochement entre nos deux clubs, afin de démarrer la prochaine saison en Ligue Magnus, a été reporté "sine die". La disparition du hockey de haut niveau au pays du Mont-Blanc est désormais programmée, avec comme corollaire l'extinction à court terme de la formation, source de tant de satisfactions pour le plus grand nombre.

Certains s'en réjouiront. Certains ? Voilà un pluriel bien singulier...

Qui est le nouvel entraîneur d'Épinal ?

Le nom du nouvel entraîneur d'Épinal est à peine confirmé que déjà pas mal de supporters vosgiens paniquent en cherchant vainement qui est ce Suédois dont on ne connaît dans la presse locale que l'âge (erroné), le nom et le fait qu'il viendrait d'Italie. L'approximation et l'incertitude suscitent souvent la crainte. Hockey Archives a mené sa propre recherche et vous dit tout sur lui...

Né le 20 janvier 1949 et donc âgé de 60 ans, est un ancien défenseur. Champion de Suède junior en 1968, il a fait l'essentiel de sa carrière à Timrå, sauf trois saisons à Mora entre 1969 et 1972. Meilleur classement obtenu en équipe première : vice-champion en 1974. Il compte également 8 sélections en équipe nationale de Suède, mais n'en a pas obtenu plus car il était jugé trop fluet pour le hockey international.

Un mois pour Calle Bergström

La suspension du défenseur grenoblois Calle Bergström, contrôlé positif après avoir pris son traitement prévu après une crise d'asthme, a été réduite de 12 à 1 mois en appel.

La brume se lève sur le Mont-Blanc

Le sort du HC Mont-Blanc avait suscité beaucoup d'interrogations ces dernières semaines. La rupture entre les dirigeants et le maire Jean-Marc Peillex menaçait le club de disparition. Une division entre Saint-Gervais et Megève semblait un moment s'annoncer, mais c'était sans compter sur les règlements fédéraux : l'Entente, tout comme sa réserve de D2, était inscrite en championnat en tant que Mont-Blanc, et plus en tant que Saint-Gervais ou que Megève. La FFHG était claire sur ce point. En cas de séparation, les deux clubs auraient donc dû redémarrer en D3.

Pour éviter cet écueil, il fallait donc que l'Entente continue à exister. Et la division 1, solution envisagée dans un premier temps par la mairie, était impossible pour les mêmes raisons. Quitte à y atterrir, il faudra donc le faire en douceur en passant par la case Magnus. Les cadres sont partis, mais il reste encore certains jeunes prêts à profiter de leur temps de jeu et à essayer de se maintenir malgré tout. L'entraîneur Ari Salo est parti, mais il reste Christopher Lepers, arrivé l'été passé comme entraîneur du mineur et aujourd'hui prêt à reprendre l'équipe. Le président Ludovic Ducerf est toujours démissionnaire, mais disposé à aider ses successeurs pour que la transition se passe correctement. Bon an mal an, le HC Mont-Blanc s'efforce donc de poursuivre sa route en Ligue Magnus.

Nouvelles de l'infirmerie d'Amiens

Le HCAS donne de bonnes nouvelles de son infirmerie : "Yannick Offret, Pavel Kowalczyk et Vincent Bachet ont subi une opération en ce mois de mai, tout s'est tres bien déroulé, commence maintenant une longue période de rééducation. La durée de leur indisponibilité n'est pas encore définie mais le staff médical des Gothiques reste optimiste. Yannick Offret, avec un bras en écharpe, a déjà recommencé le travail physique pour les jambes et devrait être disponible dès le début de saison. Il devra retirer les broches dans quelques semaines."

Les équipes-types des play-offs

Grenoble ayant bâti son succès sur sa défenseur imperméable, on ne s'étonnera guère de voir son quatuor majeur d'arrières réaliser un hold-up sur les places dans les deux équipes-types des play-offs : 4 sur 4 (à l'image des trophées conquis cette saison par leur équipe), c'est une véritable hégémonie qui n'est guère contestable. En plus de leur efficacité derrière, ces défenseurs ont été les meilleurs offensifs puisque Satosaari a été battu sur des lancers d'arrières lors du match 3 (Bergström 2) et du match 4 (Rouleau 1, Wallin 3) de la finale.

Reste à départager ce quatuor défensif grenoblois... Alexandre Rouleau a encore hissé son niveau de jeu en play-off avec une envie de gagner communicative, un tir de la bleue très précis et une présence physique utile quand les débats montent d'un cran. Si sa présence est évidente, la fin de saison de Calle Bergström est plus surprenante. Le Suédois avait été critiqué pour sa lenteur et son manque de réussite malgré son tir canon, mais il s'est métamorphosé en play-offs. Incisif, il a eu une contribution offensive en nette hausse. Défensivement, il a été impeccable, toujours bien placé, très impliqué pour dégager les rebonds autour de la cage. Lusth en début de saison avait recruté Rouleau et Bergström notamment pour avoir plus de solutions à la ligne bleue en supériorité numérique, et effectivement, le jeu de puissance grenoblois n'a jamais été aussi efficace.

Les deux recrues devancent donc les deux valeurs sûres des lignes défensives grenobloises. Viktor Wallin, s'il a manqué sur blessure le match de la qualification à Rouen, a éclaté lors du match du titre avec trois tirs de grande précision. Le Suédois est un monstre en défense, son calme et sa sérénité dans les situations les plus chaudes sont vraiment impressionnants. Il lit bien le jeu et arrive toujours à bien couper les passes dans sa zone. Le capitaine Baptiste Amar a comme toujours montré l'exemple. Moins en vue offensivement, il a été excellent défensivement : il ne se laisse jamais déborder et a sauvé de nombreuses situations chaudes en infériorité numérique.

Jan HammarBien sûr, cette défense de rêve a protégé un Eddy Ferhi qui a atteint en finale un niveau encore jamais vu cette saison. Quand le gardien international français joue comme ça, Grenoble ne peut vraiment pas perdre. Il a donc remporté son duel face à Tommi Satosaari, le gardien aux deux visages. Fantastique lorsqu'il se concentre sur son jeu, le Finlandais est capable de réflexes incroyables. En revanche lorsqu'il perd ses nerfs, il a une mentalité exécrable, capable d'accumuler les pénalités et même de sortir d'un match comme cela a failli lui arriver lors du quatrième match de la finale.

En attaque, le meilleur marqueur des play-offs Ludek Broz est le métronome de l'attaque grenobloise. Son rôle est capital en power-play, il arrive toujours à mettre en très bonne position les arrières shooteurs de Grenoble. Bref un rouage essentiel capable aussi de très bons tirs à la cage même s'il est un passeur avant tout.

Si Broz est sans doute l'attaquant le plus régulier sur l'ensemble de la saison, d'autres, plus inattendus, ont hissé leur niveau de jeu pendant les play-offs. Jan Hammar est un rouage essentiel du jeu en infériorité numérique qui a été un élément essentiel du succès grenoblois. Capable de remonter le palet à toute vitesse, de forcer haut en zone d'attaque pour gêner le porteur du palet sans jamais se laisser déborder. Hammar a une activité incroyable, c'est un des joueurs les plus endurants de Grenoble avec Nilsson. Le duo que forment les deux Suédois est un vrai poison pour les powerplays adverses. Damien Fleury a débordé d'énergie et de vitesse comme à son habitude mais s'est aussi montré très efficace avec une moyenne d'un point par match. C'est une revanche pour lui qui avait été laissé sur le banc lors des deux derniers matchs des play-offs contre Briançon l'an dernier.

Briançon, pour sa part, n'a pas vu ses attaquants progresser ainsi. Ses vedettes présumées comme Dufour ont plutôt décliné, ayant peut-être déjà la tête ailleurs... Ce n'était cependant pas une fatalité : on se souvient que l'an passé, un Sivic avait été élu dans la seconde équipe-type des play-offs alors qu'on savait de la même manière qu'il quitterait Briançon pour Grenoble... Bref, s'il faut en sauver un, c'est comme souvent Edo Terglav, le capitaine courage, celui qui montre l'exemple et qui reste fidèle au club. Le Slovène est un formidable exemple de volonté et d'efficacité dans le jeu, même s'il a souffert en finale avec deux chocs lors de la troisième manche.

Angers a subi dans ces play-offs la perte provisoire de ses deux meilleurs joueurs, Jonathan Bellemare qui a répondu aux provocations par un coup de tête "zidanien" et Éric Fortier qui a dû rentrer au Canada pour le décès de son beau-frère mort dans un tragique accident. Quand on connaît la faible profondeur de banc angevine, ces deux absences majeures auraient pu être rédhibitoires. Si les Ducs ont pu se qualifier quand même contre Amiens, c'est parce que la deuxième ligne a su combler le vide. Tomas Baluch, avec ses 12 filets, est ainsi le meilleur buteur de ses play-offs. Il a été monstrueux dans le slot, comme toujours quand il s'agit de s'imposer dans la zone de vérité. À ses côtés, Matias Metsäranta n'a pas seulement contribué offensivement, il a aussi été un excellent centre défensif, qui, déjà, neutralisait l'armada briançonnaise avant que celle-ci ne soit définitivement étouffée par d'autres en finale. La Ligue Magnus.

Première équipe-type : Eddy Ferhi (Grenoble) ; Alexandre Rouleau (Grenoble) - Calle Bergström (Grenoble) ; Tomas Baluch (Angers) - Ludek Broz (Grenoble) - Edo Terglav (Briançon).

Deuxième équipe-type : Tommi Satosaari (Briançon) ; Viktor Wallin (Grenoble) - Baptiste Amar (Grenoble) ; Jan Hammar (Grenoble) - Matias Metsäranta (Angers) - Damien Fleury (Grenoble).