Articles Ligue Magnus

 

Présentations des équipes 2013/14 : Amiens, Angers, Brest, Briançon, Caen, Chamonix, Dijon, Épinal, Gap, Grenoble, Morzine-Avoriaz, Rouen, Strasbourg, Villard-de-Lans.

Le bilan de la Ligue Magnus 2012/13.

Résultats des années passées : 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005 (sous le nom de Ligue Magnus), 2004 et 2003 (sous le nom de Super 16). Auparavant existait la Ligue Élite : 2002, 2001, 2000...

Le palmarès du championnat.

 

Rouen : changement de date et de joueur

Jaroslav Nedved, le défenseur tchèque qui devait rejoindre Rouen, était reparti à Prague depuis plusieurs semaines pour raisons familiales. Ses contacts téléphoniques avec Guy Fournier ont clarifié la situation : il ne jouera pas avec les Dragons, et a demandé la rupture à l'amiable de son contrat. Le RHE n'a pas tardé à trouver un remplaçant : Ladislav Benýsek, champion du monde 1999 et 2000. L'île Lacroix n'a pas forcément perdu au change : ce pur défenseur défensif est lui aussi tchèque, de bon gabarit, mais il est moins âgé (32 ans contre 37) et bien plus dans la compétition (il était encore champion tchèque 2007 pendant que Nedved jouait en Corée).

Notons aussi que le choc de la deuxième journée entre Morzine-Avoriaz et Rouen a été reporté à la demande des dirigeants du HCMA. Il se jouera le 22 janvier 2008.

Dijon en panne de glace

Le CPHD et son nouveau président ont passé sans encombres le cap de la validation financière, avec des comptes apurés, et on en avait presque oublié les problèmes plus profonds du hockey dijonnais, structurels ceux-là. Pour la reprise de l'entraînement, la glace a tout simplement refusé de prendre. Le directeur de la patinoire Jacques Bouvard se montre même assez désabusé dans le Bien Public : "L'établissement a 35 ans. Au départ, il n'était prévu que pour 20-25 ans. Tous les éléments étaient mis en ordre avant de partir en vacances et aujourd'hui, si tout va bien, la glace sera utilisable seulement le 26 août. C'est tout à fait regrettable. On navigue à vue. Et dire que d'ici la fin 2009, il faudra changer le réfrigérant..."

Face à cette défaillance imprévue de ses installations, la ville de Dijon compensera financièrement le CPHD pour ses déplacements sur son lieu d'entraînement de repli à... Châlons-en-Champagne, à deux cents kilomètres de là. C'est que la Bourgogne n'est pas une terre très fertile en patinoires pour le moment. Les Dijonnais s'entraîneront deux fois par jour dans la Marne jusqu'à jeudi, avant de partir pour leur premier match amical à Chamonix.

Reprise de l'entraînement à Briançon

Alors qu'ils vivent des moments difficiles en coulisses depuis le départ abrupt du président-maire Alain Bayrou, les Diables Rouges de Briançon ont envoyé un communiqué aux médias qui rappelle que la préparation de la saison sportive suit son cours comme prévu.

L'équipe des Diables Rouges a repris l'entraînement aujourd'hui (lundi 6 août). Au programme de cette reprise :

- Tests physiques et médicaux.

- Entraînements sur et hors glace.

Cette première quinzaine sera finalisée par la première édition du Trophée Vauban du 17 au 19 août, compétition sportive de haut niveau verra s'affronter les équipes de Rouen, Villard-de-Lans, Ajoie et votre équipe : les Diables Rouges de Briançon.

Les bons résultats de la saison dernière ont permis au club de se placer au 139e rang des clubs européens. Soyez certain que cette saison Luciano Basile et ses joueurs mettront tout en œuvre pour atteindre les sommets des compétitions auxquelles ils participeront.

Les Diables Rouges et leur encadrement compte sur votre soutien pour les encourager au long de cette saison qui s'annonce belle et pleine d'espoirs.

La campagne d'abonnement continue : Bar le Black Jack (avenue du Général De Gaulle, Briançon), Boutique Souvenirs Vauban (Grande Gargouille, Briançon), Bureau de la SEMS des Diables Rouges (Parc des Sports, Briançon), Bar Tabac La Pierrafeu (Allée des boutiques, Chantemerle).

Prochains entraînements : mercredi 8 août (17h15-18h45), jeudi 9 août (11h15-12h45, 18h00-19h30), vendredi 10 août (11h15-12h45, 18h00-19h30), samedi 11 août (11h15-12h45, 18h00-19h30).

Polémique au Mont-Blanc

Parmi les clubs non encore validés pour la prochaine saison de Ligue Magnus, il y a l'Entente Saint-Gervais/Megève, car celle-ci a enregistré un petit déficit de 20 000 €. Expliquant la situation financière du club aux journalistes du Dauphiné Libéré, le président de la CNACG Bernard Bourandy a fait remarquer que son handicap est qu'il dispose de la plus faible subvention municipale de la ligue, ajoutant : "Le club n'a pas les moyens de ses ambitions. Il ne lui manque pas grand-chose. Avec un apport situé dans la moyenne du championnat soit 50 ou 60000 € il s'en sortirait sans mal."

Des propos qui ont fait réagir Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais : "Nous n'avons aucune leçon à recevoir d'une fédération qui a déjà montrer son incapacité à gérer le hockey en France. Il est d'ailleurs surprenant qu'elle se permette ce jugement sans nous consulter avant. Je trouve le procédé plus que cavalier. Il n'y aura pas de rallonge. Le président canadien de la FFHG n'a pas une vision du hockey à dimension française. Nous ne serons jamais Rouen. On fait ce que l'on peut. Il ferait mieux de rabattre le budget des grosses écuries."

N'est-ce pas justement ce que la fédération a mis en place avec la masse salariale, au grand dam desdites écuries ? Pas sûr que le petit coup de pouce tenté par Bernard Bourandy vis-à-vis de l'Entente, en mettant en relief la comparaison des subventions, ait réussi son coup. Pas sûr non plus que Jean-Marc Peillex (ancien trésorier de la FFSG puis opposant à Bernard Goy) ait une vision très à jour du "hockey à dimension française". L'attaque sur la nationalité de Luc Tardif n'est pas non plus du meilleur goût...

Dijon et Limoges se maintiennent

Vainqueurs 2-0 à l'aller à Gap, les Dijonnais se sont également imposés au match retour (5-2) et donc assuré leur maintien en Ligue Magnus. Cette victoire, ils l'ont évidemment dédiée à leur coéquipier Yassine Fahas, qui sera sorti demain du coma artificiel dans lequel les médecins de l'hôpital de Grenoble l'avaient placé pour l'opérer. Le jeune joueur bourguignon était tombé sur la tête en glissant sur un rondin de bois lors d'une partie de football effectuée avant le match aller à proximité de la patinoire gapençaise.

Les trois buts d'avance pris à l'extérieur par Limoges à Brest auraient pu paraître suffisants, mais ils ont été dilapidés en 34 minutes. Le score était alors de 1-4, mais au lieu de paniquer, les Taureaux de Feu ont égalisé en quatre minutes. Ils avaient alors repris leur position privilégiée, et ont gagné 7-6.

Ligue Magnus : équipe-type des play-offs

Rarement désignation aura été aussi évidente que celle d'Eddy Ferhi comme meilleur gardien des play-offs. Il a réalisé des séries de haut vol et a tenu une place prépondérante dans le titre grenoblois. On peut en dire tout autant de Baptiste Amar, qui a poursuivi sur la lancée de sa fin de saison régulière. Dominant défensivement, très présent offensivement notamment sur les supériorités numériques, il est sans doute le défenseur n°1 du championnat. Deux Français aussi dominants à leur poste, cela n'est pas si fréquent. Autre élu à l'arrière, Santeri Immonen, une arme redoutable sur les remontées de palet, sait venir en soutien de ses attaquants quand il le faut et a un sacré coup d'œil pour effectuer la bonne passe.

Briançon en crise

Les Diables Rouges de Briançon ont beau être validés en Ligue Magnus, ils ne sont pas encore sortis de la crise. Ils n'ont en effet plus de président, depuis qu'Alain Bayrou a officiellement démissionné de la tête de la SEM jeudi dernier. Deux commerçants locaux, l'élu Patrick Gaillard et l'ex-président (dans les années 70) Jean Paul Garnero, ont alors envisagé de reprendre la main, mais après une approche infructueuse d'anciens sponsors, ils y ont renoncé avant-hier. Tout le monde est échaudé par le recours de l'opposition municipale qui sera jugé par le tribunal administratif à l'automne. Une épée de Damoclès qui fait peur à tout le monde. On attend une nouvelle réunion de crise entre supporters, sponsors et élus de l'opposition. Faute de président, le tribunal de commerce pourrait décider la semaine prochaine de désigner un mandataire ad hoc pour administrer le club.

Briançon : Alain Bayrou veut démissionner

Le Dauphiné Libéré a rendu la nouvelle publique aujourd'hui : le président des Diables rouges, Alain Bayrou, a annoncé son intention de démissionner. Le maire de Briançon, nettement battu aux législatives par le député sortant, laisse un club où la succession s'annonce délicate. Non pas qu'il soit dans une situation impossible en soi : s'il ne figure pas dans la liste des clubs validés en jour, ce n'est pas à cause de l'état de ses finances, mais à cause de pièces manquantes, et de dossier de dépassement de masse salariale à régler. Le problème, c'est que le recours déposé au tribunal administratif de Marseille contre sa subvention de novembre 2005 sera jugé d'ici la fin d'année : si elle est annulée, le club devrait rendre du jour au lendemain 600 000 euros, une somme qu'il n'a évidemment pas.

Dijon et Limoges bien partis

Vladimir Hiadlovsky, qui a réussi un blanchissage en arrêtant un tir de pénalité au passage, et Peter Jasik, qui a marqué deux buts dans la dernière période d'un match fermé, ont permis à Dijon de ramener une victoire 2-0 à Gap dans le barrage aller de Ligue Magnus, joué dans les Hautes-Alpes devant 1450 spectateurs. Après avoir jeté les bases de son redressement administratif et financier lors d'une réunion avec des représentants de la commission de contrôle et des collectivités cette semaine, le CPHD est donc sur la bonne voie pour obtenir son maintien sportif.

Les Slovaques étaient à l'honneur dans ces barrages, puisque dans le duel D1/D2, c'est un quadruplé de Tomas Valko qui a donné la victoire pour Limoges à Brest (7-4).

Ligue Magnus : Grenoble champion

Dans cette quatrième manche de la finale, M. Mendlowictz fait connaître rapidement les consignes au point par une série de pénalités de part et d'autre. Aussitôt que Grenoble se retrouve pour la première fois en supériorité numérique, à quatre contre trois, l'inévitable Ludek Broz est sur la glace. Le début de sa présence n'est pas fameux : il percute son compatriote Valcak, puis à la première entrée en zone offensive, fait tout de suite une mauvaise passe interceptée. Mais il se remet à l'ouvrage, prend place à la pointe et sert idéalement Kévin Hecquefeuille à côté de la cage. C'est le but grenoblois, le premier d'une longue série. Une passe complètement ratée de Johan Ohlsson dans le dos de son collègue rebondit contre la bande et arrive dans la crosse de Roger Jönsson qui ne se pose pas de question et allume la lucarne. C'est ensuite Jimmy Lindström qui récupère un palet en fond de zone et sert Masa dans le slot.

3-0 pour Grenoble, ce n'est pas le meilleur score pour avoir du spectacle. Les BDL abordent le deuxième tiers de façon très prudente, en ne prenant aucun risque, en préférant aller changer au banc que jouer un coup à fond. Tout de suite, un but malheureux assomme Morzine : la passe de derrière la cage de Paquet vers Masa est déviée contre son camp par Zwikel. En toute facilité, Grenoble gère son avance, et l'accentue même à 5-0 sur un 2 contre 1 du duo Jönsson/Lindström. Eddy Ferhi n'autorise aucun espoir à Morzine en ne laissant même pas de rebonds. Les visiteurs persévèrent quand même assez pour marquer juste avant la pause, en infériorité numérique, sur une reprise de l'enclave de Mathieu Mille.

Bien sûr, Morzine-Avoriaz avait déjà remonté trois buts en vingt minutes au match 2 et est capable de renverser les montagnes avec son cœur. Bien sûr, les Grenoblois se disent qu'ils doivent restent vigilants, mais au-delà des mots et des pensées qu'on se sent obligés d'avoir, croient-ils vraiment à la réalité d'un retour morzinois ? Et pourtant... Niko Halttunen réduit vite l'écart après un bon travail en supériorité de Dan Welch. Et puis, c'est la surprise : la mitaine d'Eddy Ferhi rate la trajectoire d'un tir du poignet d'Immonen. Plus que 5-3, et Gérald Guennelon demande aussitôt un temps mort, ce qu'on lui avait reproché de ne pas avoir fait dans la même situation à Morzine. Les deux buts d'avance restant ne fond plus qu'un à moins de cinq minutes de la fin quand Evan Cheverie dévie un palet entre les jambières de Ferhi. Mais ce sera tout. La peur au ventre, les Grenoblois soufflent de cette victoire dans la douleur face à des Morzinois qui ont gagné le "trophée du panache".

La Coupe Magnus, l'officielle, est bel et bien pour Grenoble, club patient logiquement parvenu à cette consécration avec l'effectif le plus équilibré du championnat. Mais le trophée n'aura pas tenu très longtemps, cédant sous le poids du président Blache dans les vestiaires. Déjà un peu plié ces dernières années, le voilà cassé. Cela fait une coupe à réparer... En profitera-t-on pour corriger le palmarès ?