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Présentations des équipes 2013/14 : Amiens, Angers, Brest, Briançon, Caen, Chamonix, Dijon, Épinal, Gap, Grenoble, Morzine-Avoriaz, Rouen, Strasbourg, Villard-de-Lans.

Le bilan de la Ligue Magnus 2012/13.

Résultats des années passées : 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005 (sous le nom de Ligue Magnus), 2004 et 2003 (sous le nom de Super 16). Auparavant existait la Ligue Élite : 2002, 2001, 2000...

Le palmarès du championnat.

 

Ligue Magnus : équipe-type des play-offs

Rarement désignation aura été aussi évidente que celle d'Eddy Ferhi comme meilleur gardien des play-offs. Il a réalisé des séries de haut vol et a tenu une place prépondérante dans le titre grenoblois. On peut en dire tout autant de Baptiste Amar, qui a poursuivi sur la lancée de sa fin de saison régulière. Dominant défensivement, très présent offensivement notamment sur les supériorités numériques, il est sans doute le défenseur n°1 du championnat. Deux Français aussi dominants à leur poste, cela n'est pas si fréquent. Autre élu à l'arrière, Santeri Immonen, une arme redoutable sur les remontées de palet, sait venir en soutien de ses attaquants quand il le faut et a un sacré coup d'œil pour effectuer la bonne passe.

Ligue Magnus : Grenoble champion

Dans cette quatrième manche de la finale, M. Mendlowictz fait connaître rapidement les consignes au point par une série de pénalités de part et d'autre. Aussitôt que Grenoble se retrouve pour la première fois en supériorité numérique, à quatre contre trois, l'inévitable Ludek Broz est sur la glace. Le début de sa présence n'est pas fameux : il percute son compatriote Valcak, puis à la première entrée en zone offensive, fait tout de suite une mauvaise passe interceptée. Mais il se remet à l'ouvrage, prend place à la pointe et sert idéalement Kévin Hecquefeuille à côté de la cage. C'est le but grenoblois, le premier d'une longue série. Une passe complètement ratée de Johan Ohlsson dans le dos de son collègue rebondit contre la bande et arrive dans la crosse de Roger Jönsson qui ne se pose pas de question et allume la lucarne. C'est ensuite Jimmy Lindström qui récupère un palet en fond de zone et sert Masa dans le slot.

3-0 pour Grenoble, ce n'est pas le meilleur score pour avoir du spectacle. Les BDL abordent le deuxième tiers de façon très prudente, en ne prenant aucun risque, en préférant aller changer au banc que jouer un coup à fond. Tout de suite, un but malheureux assomme Morzine : la passe de derrière la cage de Paquet vers Masa est déviée contre son camp par Zwikel. En toute facilité, Grenoble gère son avance, et l'accentue même à 5-0 sur un 2 contre 1 du duo Jönsson/Lindström. Eddy Ferhi n'autorise aucun espoir à Morzine en ne laissant même pas de rebonds. Les visiteurs persévèrent quand même assez pour marquer juste avant la pause, en infériorité numérique, sur une reprise de l'enclave de Mathieu Mille.

Bien sûr, Morzine-Avoriaz avait déjà remonté trois buts en vingt minutes au match 2 et est capable de renverser les montagnes avec son cœur. Bien sûr, les Grenoblois se disent qu'ils doivent restent vigilants, mais au-delà des mots et des pensées qu'on se sent obligés d'avoir, croient-ils vraiment à la réalité d'un retour morzinois ? Et pourtant... Niko Halttunen réduit vite l'écart après un bon travail en supériorité de Dan Welch. Et puis, c'est la surprise : la mitaine d'Eddy Ferhi rate la trajectoire d'un tir du poignet d'Immonen. Plus que 5-3, et Gérald Guennelon demande aussitôt un temps mort, ce qu'on lui avait reproché de ne pas avoir fait dans la même situation à Morzine. Les deux buts d'avance restant ne fond plus qu'un à moins de cinq minutes de la fin quand Evan Cheverie dévie un palet entre les jambières de Ferhi. Mais ce sera tout. La peur au ventre, les Grenoblois soufflent de cette victoire dans la douleur face à des Morzinois qui ont gagné le "trophée du panache".

La Coupe Magnus, l'officielle, est bel et bien pour Grenoble, club patient logiquement parvenu à cette consécration avec l'effectif le plus équilibré du championnat. Mais le trophée n'aura pas tenu très longtemps, cédant sous le poids du président Blache dans les vestiaires. Déjà un peu plié ces dernières années, le voilà cassé. Cela fait une coupe à réparer... En profitera-t-on pour corriger le palmarès ?

Ligue Magnus : Grenoble avance

Grenoble a décidé de prendre les choses en main dans la troisième manche de la finale de Ligue Magnus et a patiné fort d'entrée, poussant Morzine-Avoriaz à la faute. Cependant le HCMA a très bien tué trois pénalités et s'est ensuite procuré la meilleure occasion en 2 contre 1 quand Halttunen a raté la cage grande ouverte sur service de Pipa. Ce sont finalement les BDL qui ont ouvert le score, et la surprise vient de l'identité du buteur : Martin Millerioux s'est retrouvé en première ligne du fait de l'absence de Brad Woods, mal remis d'une charge de Pipa au match 2, et le défenseur de l'ombre a marqué d'un parfait tir du poignet en lucarne. Un deuxième but grenoblois a même été refusé à Hecquefeuille sur un rebond dans le slot, M. Bergamelli estimant que le premier lancer de Wallin avait ricoché sur le masque du gardien.

Les buts refusés s'équilibrent en deuxième période : Dan Welch feinte joliment Simon Bachelet et Evan Cheverie met le rebond au fond sur le revers, mais M. Bergamelli avait sifflé avant, alors que Ferhi n'avait en fait pas gelé le palet. Le même duo prend sa revanche un peu plus tard : Cheverie dévie un tir en angle fermé de Welch et égalise à 1-1. Le match est totalement relancé, et on assiste à une action complètement folle pendant une supériorité morzinoise : Drouin oublie le palet sur un slap, Grenoble lance un 3 contre 2 moyennement conclu par un tir rasant de Paquet, le jeu repart dans l'autre sens à 3 contre 2 et Millerioux revient chiper le palet par-derrière à Welch. En fin de tiers, Cheverie envoie un troisième palet dans les filets, logiquement invalidé puisqu'il tenait sa crosse nettement en l'air sur sa déviation.

Chacune des deux équipes aura eu son tiers-temps, et il reste vingt minutes pour les départager. Le match bascule sur une main de Welch qui saisit un poil trop longtemps le palet. L'arbitre le sanctionne pour retard de jeu. Ludek Broz marque en angle très fermé, parfaitement excentré par la passe de Baptiste Amar. Morzine-Avoriaz ne convertit pas la supériorité numérique qui lui est à son tour accordée, et se fait prendre ensuite à six sur la glace. Un surnombre fatal, puisqu'en fin de pénalité, Broz trouve la passe qu'il pourrait maintenant exécuter les yeux fermés, pour Martin Masa au second poteau. 3-1, score final, et rendez-vous demain pour la quatrième manche.

Grenoble donne la leçon au premier match

Sept buts... Cela faisait deux mois que l'attaque de Grenoble n'avait pas marqué autant en un match, et il a fallu que cela se produise à la première manche de la finale. En fait, les Brûleurs de Loups ont réussi le coup parfait : ils ont fait le dos rond au premier tiers-temps, repliés sur leur gardien Eddy Ferhi, et c'est Martin Masa, leur buteur tchèque muet ces derniers temps, qui les a mis sur orbite en marquant à la treizième minute, sur leur deuxième supériorité numérique, et surtout sur ce qui n'était que leur deuxième tir cadré. Après avoir ouvert le score, tout a été plus facile pour les Isérois, qui ont défendu comme ils savent le faire et utilisé leurs jeux de puissance creuser le score. 1-7, c'est un score très lourd pour une finale, mais ça ne fait qu'une victoire à zéro et Morzine n'a sûrement pas l'intention de tomber deux fois dans le même panneau.

Ligue Magnus : Grenoble en finale

L'effectif le plus équilibré de la Ligue Magnus a donc finalement atteint la finale après deux cruels échecs consécutifs en demi-finale. Grenoble a fait valoir cette densité sur la durée dans cette série pour s'imposer dans cette demi-finale. Les Brûleurs de Loups ont bien maîtrisé le premier tiers-temps, avec un but de Baptiste Amar dès la première pénalité du match contre Rémi Royer. Mais en deuxième période, également en supériorité numérique, Mickaël Perez a dévié entre les jambières de Christian Bronsard un tir de la bleue de Petr Kratky. On a senti un soudain regain d'énergie dans les contres briançonnais, et après un contournement de cage en vitesse de Jean-François Dufour, son compère Pierre-Luc Sleigher a récupérer le palet face à la cage. L'avantage des visiteurs a duré une minute, le temps de deux pénalités contre Viktor Szélig et Edo Terglav. Grenoble a fait le tourner la rondelle, et le deuxième slap de Jimmy Lindström a fait mouche. Une contribution d'autant plus précieuse que Lindström, sorti des lignes après le quatrième match, n'était presque plus aligné qu'en jeu de puissance. Et c'est encore Baptiste Amar, élu joueur du match, qui a inscrit le but décisif, avec un tir détourné qui a lobé le petit gardien Christian Bronsard, bien malheureux sur ce coup-là (3-2). Morzine-Avoriaz recevra donc Grenoble pour les deux premiers matches de la finale vendredi et samedi.

Ligue Magnus : Anglet glisse vers la D1

Dans le duel des mal lotis, le troisième match a été bien maîtrisé hier par l'Hormadi. Julien Figved a retrouvé sa solidité et les Basques, qui avaient tôt pris un petit avantage, ont crucifié les Bourguignons sur deux break-aways en infériorité de Dave Grenier et Jean-Michel Larroque au deuxième tiers. En revanche, Dijon a réagi aujourd'hui en gagnant 5-1 avec des doublés de Kévin Dugas et Miroslav Kristin. Le duel a été plus que tendu puisque Kristin et Cantos ont été renvoyés aux vestiaires après une altercation, et surtout que Mickaël Wiart et William Mouly ont pris une pénalité de match lors d'une nouvelle échauffourée à quatre secondes de la fin. Jérôme Patard avait déjà eu sa licence retirée la veille après un mauvais geste. Si l'on ajoute à cela les blessés angloys et les lâcheurs dijonnais, les bancs vont être courts de part et d'autre au prochain match à Dijon, entre deux équipes qui auront décidément vécu une saison noire.

Ligue Magnus : Morzine-Avoriaz attend son adversaire

Rouen, ratant de belles occasions et quelques cages ouvertes, a pris une leçon d'efficacité (2-5) face à des Morzinois qui ont montré ce qu'étaient des contre-attaques rondement menées ou des lancers précis. Tandis que Rouen termine sa saison sans le moindre trophée pour la première fois depuis six ans, le HCMA accède à la première finale de son histoire et écrit une page supplémentaire dans sa success story. Mais il devra attendre jusqu'à mardi le nom de son adversaire, car la série entre Briançon et Grenoble est serrée au possible entre deux équipes denses qui ne lâchent rien.

Les Brûleurs de Loups ont été menés 2-0 ce soir sur deux buts consécutifs en infériorité, mais ils ont réussi à égaliser peu après la mi-match sur deux buts coup sur coup de leurs centres Ludek Broz et Roger Jönsson, pour finalement s'imposer sur un but à dix minutes de la fin de Nicolas Antonoff (score final 2-4 après la dernière réalisation de Tartari en cage vide). Après avoir frôlé l'élimination, ils reprennent donc l'avantage de la glace pour la belle.

Ligue Magnus : Tekel se réveille

Nicolas PoussetAprès avoir eu sa saison perturbée par une blessure, le défenseur briançonnais Milan Tekel, ménagé en quart de finale, voire en froid avec son entraîneur, a connu un début de demi-finale peu convaincant. C'est pourtant lui qui a fait passer les Diables Rouges devant ce soir avec son but en prolongation, à quatre contre trois grâce à une pénalité du meilleur espoir Sacha Treille.

Pendant que Briançonnais et Grenoblois resserrent les défenses (2-1), Rouennais et Morzinois continuent de faire le spectacle, ce qui ne fera pas du vainqueur de cette série le favori de la finale. Les Dragons ont fait parler la poudre à l'île Lacroix avec un triplé de Marc-André Thinel (7-5), mais leur hourra-hockey pourra-t-il masquer jusqu'au bout leur manque d'investissement défensif ?

Ligue Magnus : les trophées

Eddy Ferhi

Les trophées de Ligue Magnus n'étaient pas tous évidents à attribuer cette saison. Le titre de meilleur gardien pouvait difficilement échapper à Eddy Ferhi, et pour celui de meilleur espoir, Sacha Treille, avec sa contribution défensive très utile pour un junior, paraissait le candidat le plus pertinent, même si le cadet Auvitu a été un challenger. Mais pour celui de meilleur joueur français, en revanche, la course paraissait assez ouverte. Toutes les hypothèses étaient permises, y compris l'élection d'un défenseur (Baptiste Amar, battu au deuxième tour de scrutin) qui aurait été inédite. C'est finalement Jonathan Zwikel qui a été élu par les entraîneurs de Ligue Magnus et le sélectionneur national, pour le rôle qu'il a joué dans la première place de Morzine-Avoriaz. Le club haut-savoyard est d'ailleurs le grand vainqueur de ces désignations, puisque Stéphane Gros, en sachant gérer cette équipe qui mêlait des joueurs étrangers de bon calibre et des Français qui ont su accepter des rôles spécifiques dans l'ombre, a été élu meilleur entraîneur.

Meilleur joueur français : Jonathan Zwikel (Morzine-Avoriaz).

Meilleur espoir : Sacha Treille (Grenoble).

Meilleur gardien : Eddy Ferhi (Grenoble).

Meilleur arbitre : Marc Mendlowictz / Frédéric Bachelet.

Meilleur entraîneur : Stéphane Gros (Morzine-Avoriaz)

Ligue Magnus : deux demi-finales très différentes

Les deux demi-finales prennent une tournure très différente. D'un côté, face à l'excellente défense grenobloise, Briançon a dû se montrer aussi fort dans ce domaine. Le but décisif a été marqué par Mickaël Perez avant la mi-match et cet avantage a été préservé jusqu'au bout (1-2). Style de match très différent en Haute-Savoie où l'on a croulé sous une avalanche de buts, à cause d'erreurs défensives bien plus nombreuses. Ce haut pointage n'a pas été favorable aux Dragons, qui ont encore concédé un écart insurmontable en début de match (6-5). Rien n'est joué dans les deux demi-finales. Briançon a repris un ascendant psychologique en faisant douter les attaquants grenoblois, alors que Rouen peut se targuer de son invincibilité à domicile en 2007 pour garder espoir dans sa série.