Ligue Magnus

 

Présentations des équipes 2015/16 : Amiens, Angers, Bordeaux, Brest, Briançon, Chamonix, Dijon, Épinal, Gap, Grenoble, Lyon, Morzine-Avoriaz, Rouen, Strasbourg.

Le bilan de la Ligue Magnus 2014/15.

Résultats des années passées : 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005 (sous le nom de Ligue Magnus), 2004 et 2003 (sous le nom de Super 16). Auparavant existait la Ligue Élite : 2002, 2001, 2000...

Le palmarès du championnat.

 

Coup dur à Dijon

Capitaine assistant des Ducs de Dijon depuis deux saisons, Thomas Decock est contraint de mettre sa vie sportive entre parenthèses. La faute à un lymphome hodgkinien, en clair un cancer du système lymphatique, diagnostiqué il y a peu. Une maladie qui ne peut se soigner sans un lourd traitement. Et qui tiendra l'attaquant, âgé de 25 ans, éloigné de la glace pour la majeure partie de la saison prochaine.

Le communiqué du Dijon Hockey Club :

"Nous venons d’apprendre que Thomas Decock ne sera pas de la reprise avec le groupe professionnel en août prochain. En effet, les médecins viennent de lui détecter un lymphome hodgkinien (ou cancer du système lymphatique). Le traitement pour lutter contre ce genre de maladie est connu et efficace mais il est lourd. Thomas va devoir s’armer de courage et de ténacité pour guerir au plus vite. Assistant capitaine ces deux dernières années, Thomas est au club depuis maintenant 4 ans. Il venait de signer une prolongation de contrat d’une cinquième année avec Dijon. Il occupe une place importante dans le vestiaire et est apprécié de tous.
Le Dijon Hockey Club tient à assurer tout son soutien à son attaquant. Aussitôt rétabli il sera accueilli à bras ouvert par le staff et les dirigeants afin qu’il revienne le plus rapidement possible à son meilleur niveau. Le groupe pro mais aussi l'ensemble des dirigeants, bénévoles, salariés et licenciés du Dijon Hockey Club souhaitent donc à Thomas un prompt rétablissement et attendent avec impatience de pouvoir à nouveau l'encourager sur le glaçon de Trimolet.
Courage Thomas, nous sommes tous derrière toi."

L'équipe-type des play-offs Magnus 2012

DUFRESNEsylvain111105062Si la première ligne dijonnaise a dominé la saison régulière, les meilleurs joueurs de la Ligue Magnus 2011/12, play-offs inclus, sont sans doute deux Rouennais : Julien Desrosiers, plus que jamais le symbole du RHE par son amour du maillot et son jeu enthousiaste autant que par ses passes soignées, et Marc-André Thinel, qui a exprimé avec constance sa technique d'orfèvre pour réussir sans doute sa meilleure saison en France depuis la toute première (2005/06). Ces deux hommes ont été présents tout au long de la saison, et ont aidé Rouen en play-offs dès le quart de finale délicat contre Amiens.

On ne peut pas en dire autant de Carl Mallette. Il n'a pas fait preuve de la même régularité, et a d'ailleurs été retiré de la ligne de ses deux camarades. Mais si on lui reproche parfois de "choisir" ses matches, il a souvent le don de choisir les bons. En l'occurrence les deux derniers de la finale, ceux qui ont donné le titre à Rouen. Même critiqué pour son implication défaillante, Mallette a quand même fini meilleur compteur des séries. De quoi justifier de voter pour lui aussi sur cette équipe-type des play-offs.

La logique est similaire concernant le cas de Fabrice Lhenry. Certes il a été blessé pendant une grande partie de la finale, mais on a vu tout de suite la différence lorsqu'il est revenu. Il ne laisse pas de rebond, rassure sa défense, et toute l'équipe rouennaise joue mieux devant lui.

En défense, la mention sur la première ligne étoile revient aux deux Canadiens de Grenoble. Ils ont joué quasiment tous les play-offs ensemble, n'étant séparés que sur la fin avec la blessure d'Amar. Mais l'un comme l'autre ont eu un temps de glace phénoménal et Dufour les envoyait sur la glace dans toutes les situations. Alexandre Rouleau termine meilleur compteur grenoblois avec 21 pts en 20 matchs, ce qui est énorme pour un défenseur. Sylvain Dufresne, c'est un autre style, très complémentaire : beaucoup plus sobre et discret que son compatriote mais vraiment très efficace et rassurant dans sa zone, plus discipliné aussi, sans pour autant négliger la dimension physique. Un vrai travailleur de l'ombre. Il a connu un début de saison très difficile où il semblait lent et maladroit mais il a fini en trombe.

Grenoble - Rouen (Ligue Magnus, finale, match 6)

Rouen champion, une logique implacable...

2012-04-07-Grenoble-Rouen8Revenus à égalité dans la série, les Brûleurs de Loups n'ont pu rivaliser mardi lors de la cinquième manche disputée sur la glace de l'Ile Lacroix. Le retour de Fabrice Lhenry dans les cages rouennaises a apporté le supplément de confiance nécessaire aux Dragons et a stabilisé la défense qui avait encaissé onze buts au cours des matchs 3 et 4. Lhenry est même passé tout près du blanchissage en n'encaissant un but de Baylacq qu'à six secondes de la fin. Mais peu importe, l'essentiel pour les Rouennais était de reprendre les devants dans la série et d'obtenir deux chances de conclure pour conserver leur titre.

Du côté grenoblois, le sentiment d'impuissance domine après le match 5 où les Brûleurs de Loups ont été franchement dominés tout au long du match. De plus, Maxime Suzzarini a été touché après une grosse charge de Janil et ne peut pas tenir sa place. Mais surtout, les Grenoblois auront-ils récupéré après leur incroyable débauche d'énergie depuis le début des play-offs, eux qui vont disputer ce soir leur vingtième rencontre de phase finale ? De la réponse à cette question dépend en grande partie l'issue de ce match... Comme face à Dijon en quarts-de-finale, les hommes de Jean-François Dufour font face à l'élimination et doivent gagner impérativement sous peine de se retrouver en vacances. Invaincus sur leur glace depuis le début des play-offs, ils chercheront à gagner un dixième match à Pôle Sud afin de forcer la tenue d'un match 7 mardi à Rouen.

Vers une Ligue Magnus à 12 ?

Luc Tardif a annoncé ce soir au micro de Sport+ le projet qui sera présenté à la prochaine Assemblée Générale de la FFHG en juin : le passage de la Ligue Magnus à 12 clubs avec un double aller-retour d'ici deux ans. Le but est d'augmenter le nombre de matchs en saison régulière pour le faire passer à 44 journées au lieu de 26. La Coupe de la Ligue serait supprimée, ce qui libèrerait une dizaine de dates (en comptant les quarts de finale et la demi-finale) et faciliterait la transition en douceur. Telle est l'issue, assez prévisible et logique, de la réflexion menée au cours de la saison avec les parties prenantes.

Grenoble - Rouen (Ligue Magnus, finale, match 3)

Sivic relance Grenoble

2012-03-30-Grenoble-Rouen1Les Brûleurs de Loups ont sombré mercredi à Rouen lors du deuxième match perdu 8-2. Un coup d'envoi retardé de plus d'1h30 et la blessure de Baptiste Amar lors du premier match ont suffi à déconcentrer l'équipe grenobloise qui a encaissé un sévère 6-0 lors du premier tiers. Pour les hommes de Jean-François Dufour, désormais les données sont simples : tirer un trait sur les deux défaites en Normandie et se concentrer sur un seul objectif, gagner à domicile comme ils l'ont toujours fait depuis le début des play-offs. Même si l'absence de Baptiste Amar constituera toujours un vide énorme dans la défense grenobloise, il faudra que les autres défenseurs compensent avec plus de rigueur que lors du deuxième match.

Du côté de Rouen, on aborde sereinement ce déplacement en Isère. Forts de leurs deux victoires, les Dragons espèrent gagner au moins une rencontre à Pôle Sud pour revenir soulever la coupe Magnus à Rouen lors du cinquième match. Mais comme la dynamique est de leur côté, une double victoire reste également envisageable. Rodolphe Garnier a choisi de maintenir sa confiance dans les cages à Sébastian Ylönen, ce qui permet à Fabrice Lhenry de se remettre de sa blessure quitte à entrer plus tard dans la série. Solide à domicile, le jeune portier rouennais passera un test important à l'extérieur dans un environnement forcément moins favorable.

Grenoble - Rouen (Ligue Magnus, finale, match 4)

Des Grenoblois renversants !

2012-03-31-Grenoble-Rouen1Grenoble s'est complètement relancé dans la finale hier soir en remportant le troisième match, démontrant ainsi à Rouen la difficulté de s'imposer à Pôle Sud durant ces play-offs. Les Brûleurs de Loups s'apprêtent désormais à disputer leur dix-huitième match dans ces play-offs avec comme unique objectif de préserver cette invincibilité à domicile et de revenir à égalité dans la série. L'envie sera forcément là, reste à voir si les organismes grenoblois, fortement sollicités depuis le début des phases finales, vont tenir le choc.

Du côté des Dragons, on pensait bien pouvoir creuser un écart quasi définitif dans cette série mais les Rouennais ont manqué de réussite r en ne parvenant pas à marquer sur leurs périodes de domination. Toujours sans Fabrice Lhenry encore convalescent, ils abordent cette rencontre avec l'ambition de prendre un troisième point ce soir pour espérer terminer le travail à Rouen mardi. C'est aussi une dynamique de victoires que veulent préserver les hommes de Rodolphe Garnier, forcément revanchards après le match d'hier soir.

Avant la Magnus, Rouen est déjà passé à 12

DESROSIERSjulien110825023Même revenu en territoire hostile, Rouen aborde ce match comme le précédent, avec une domination de tous les instants. Les Dragons sont plus agressifs sur le palet et ne laissent que des miettes à des Grenoblois plus attentistes. Les Brûleurs de Loups espèrent des contre-attaques mais perdent rapidement leurs rares palets, y compris dans leur camp en se mettant en danger.

La possession est si nettement normande que l'avantage au score paraît une conséquence logique. Grenoble y échappe de peu quand un beau lancer de Juha Alen frappe le poteau avant de passer juste devant la ligne dans le dos de Sébastien Raibon. Le but est finalement inscrit par Marc-André Thinel, à la fois au départ et à l'arrivée de l'action. Il est seul dans le slot pour reprendre la passe du coin de Julien Desrosiers et tromper Raibon.

Rouen est très bien en place et ne laisse guère son adversaire espérer. Les Grenoblois ne peuvent même plus compter sur l'indiscipline normande. Les Dragons ne se verront infliger qu'une seule pénalité en quarante minutes, contre Antonin Manavian, que Francis Desrosiers a clairement cherché - et trouvé ! Mais l'incartade est sans conséquence.

Les Isérois finissent par payer leurs séjours en prison. D'abord Sébastien Raibon laisse glisser derrière lui un tir de Manavian sous les cris inquiets du public. Il se retourne et plonge sur ce palet arrêté à quelques centimètres de la ligne, mais Carl Mallette est le plus prompt à le pousser au fond. Une minute plus tard, toujours en avantage numérique, Mallette tire en angle fermé et lève les bras : les arbitres s'en remettre au juge de but pour valider le 0-3. Grenoble réagit en infériorité à la dernière minute de la deuxième période, Thinel se fait contrer à la bleue et Mathieu Leblond accélère en contre. Werenka le fauche et concède un tir de pénalité, mais les jambière de Lhenry se referment sur la tentative de Leblond... et sur la dernière chance grenobloise.

Les Dragons ne sont en effet plus inquiétés au troisième tiers et concluent par un but en cage vide de Lampérier. Quant à Fabrice Lhenry, il ne sera pas privé de blanchissage dans les dernières secondes comme au dernier match. Cette fois-ci, Juha Alen lui donne le palet par sécurité, au lieu de dégager vers l'adversaire.

Rouen remporte son 12e titre de champion de France, et réussit à rester champion trois ans de suite, ce que personne n'avait réussi depuis les Dragons eux-mêmes (quadruplé 1992-1995). Grenoble aura montré beaucoup de caractère dans ces play-offs "marathon" (20 parties pour les BDL) mais se sera incliné devant plus fort.

Rouen - Grenoble (Ligue Magnus, finale, match 5)

Si même Mallette s'y met...

RAIBONelie111105098Le passage à une finale en sept manches, une première dans l'histoire du hockey français, a eu une première conséquence : ce soir, Rouen devient l'équipe que Grenoble a le plus rencontrée au championnat. Avec cette 112e confrontation face aux Brûleurs de Loups, les Normands dépassent Amiens (111).

Le bilan des confrontations est largement en faveur des Rouennais avec 65 victoires, contre 39 aux Grenoblois (7 nuls). Mais si l'on isole seulement les play-offs, on en est à 17 victoires partout. Les Brûleurs de Loups font donc jeu égal en séries, et ils le prouvent encore une fois dans cette finale dont ils ne partaient pas favoris. En menant deux victoires à zéro, les Dragons ne s'attendaient pas forcément à revenir à la case départ, à deux partout avant le cinquième match.

L'absence de Fabrice Lhenry a contribué à ces défaites iséroises, car son remplaçant Sebastian Ylönen est encore un peu tendre pour les finales, comme on l'avait vu à Bercy. Il a laissé beaucoup de rebonds, que sa défense n'a pas toujours su gérer, et Grenoble a vite su comment en tirer profit. Lhenry a repris l'entraînement hier et est de retour ce soir : le RHE compte sur lui pour reprendre l'avantage dans la série. Dans le même temps, les Dragons ont perdu un attaquant, Teemu Elomo, suspendu après son jet de gourde à la fin du quatrième match samedi soir.

Interview de Georges Obninsky, président de Gap (II)

- Pourquoi changer d'entraîneur ?

TURCOTTEpatrick111126087Patrick Turcotte a réussi sa mission. Il a eu une saison très difficile. Nous avons pu faire le point en fin de saison. Je le félicite pour tout ce qu'il a fait, c'est quelqu'un qui est droit et honnête, contrairement à certains joueurs. Cette décision ne me surprend pas. Bien sûr, j'ai accepté son départ. Un entraîneur doit se sentir à l'aise pour travailler, il y a des enjeux très importants aujourd'hui. La meilleure preuve de notre bonne entente, c'est la participation de Patrick Turcotte au recrutement de l'équipe.

On a décidé de revenir à une politique traditionnelle, de formation des jeunes, pour qu'ils accèdent au haut niveau. Ceci n'était pas possible avec notre ancienne patinoire. Le recrutement du nouvel entraîneur a été dicté par cette nouvel politique.

Il nous fallait quelqu'un qui adhère à ces valeurs. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi Ari Salo qui a montré par le passé qu'il était l'homme de la situation. C'est le bon compromis entre l'intégration de jeunes de Svitac, et le management des séniors de Turcotte.

La remontée fantastique de Grenoble

OUIMETfrançois111105117Toute la saison, Grenoble a su garder le cap en traversant les pires tempêtes. Une parfaite préparation pour le quatrième match incroyable de la finale de Ligue Magnus, qui a eu lieu ce soir.

Pour la première fois dans la série finale, Grenoble a ouvert le score. Le lancer de Sylvain Dufresne dans l'axe a en effet concrétisé la première supériorité numérique de la partie. Rouen a ensuite fortement poussé pour revenir, mais sans forcément être efficace, puisque la plus belle occasion est un breakaway d'Aquino. À une minute de la pause, cependant, Julien Desrosiers attire deux joueurs côté droit et dirige le palet vers le slot où Loïc Lampérier est tout seul pour égaliser sous les jambières d'Ylönen (1-1).

Le début du deuxième tiers-temps est terrible pour Grenoble. Dès la première action, un tir de Thinel heurte le poteau, puis revient dans les filets via une partie de billard sur les deux patins du défenseur ! Ce but est déjà frustrant pour Sébastien Raibon, mais le suivant l'est encore plus, car le gardien est gêné sur le tir de Mallette par... son propre coéquipier Francis Desrosiers qui lui fait écran et dévie le palet. Le jeune portier est furieux, il casse sa crosse, engueule son partenaire puis rentre au banc pour changer de bâton.

Les arbitres signifient alors au coach grenoblois Jean-François Dufour qu'il est obligé de changer de gardien puisque Raibon a rejoint le banc. Quemener rentre donc de façon totalement impromptue et réussit deux bons premiers arrêts. Quand Raibon - calmé par un long discours d'Arrossamena - demande à rentrer, Dufour fait donc non de la tête et le gardien prend la direction du vestiaire. La nervosité de Raibon semble un argument en faveur de Quemener, mais celui-ci est battu par un tir sous la barre de Julien Desrosiers (1-4). Du coup, Raibon fait son retour...