Ligue Magnus

 

Présentations des équipes 2013/14 : Amiens, Angers, Brest, Briançon, Caen, Chamonix, Dijon, Épinal, Gap, Grenoble, Morzine-Avoriaz, Rouen, Strasbourg, Villard-de-Lans.

Le bilan de la Ligue Magnus 2012/13.

Résultats des années passées : 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005 (sous le nom de Ligue Magnus), 2004 et 2003 (sous le nom de Super 16). Auparavant existait la Ligue Élite : 2002, 2001, 2000...

Le palmarès du championnat.

 

Le dernier défi de Strasbourg

Après avoir battu le sixième, le troisième et le deuxième, Strasbourg s'attaque maintenant au premier de la saison régulière et champion en titre Rouen. Les hommes de Daniel Bourdages n'en sont plus à un exploit près. Mais avec les Dragons, on passe à un autre calibre. Et le passé ne plaide guère en faveur de l'Étoile Noire.

Desrosiers-StrasbourgLa première fois que les deux équipes se sont croisées, elles se sont quittées sur le score de... 10-10. C'était en 1981, le coach de Strasbourg s'appelait Pete Laliberté, et Rouen avait réussi une remontée fantastique de cinq buts, qui est racontée dans les mémoires de Bernard Le Feuvre, un des pionniers du hockey normand. Les Alsaciens avaient gagné au retour, mais depuis cette date, les confrontations sont à sens unique, que ce soit en Nationale B, en élite ou dans les coupes : 18 matches, 18 victoires de Rouen.

Un homme se met souvent en lumière dans ces duels : Julien Desrosiers, que Bourdages a fait venir en France avec ses filières canadiennes, et qui est depuis devenu une légende du RHE. Desrosiers est souvent sans pitié à l'Île Lacroix contre son ancien club : trois assists dès la première confrontation en Magnus après la montée de Strasbourg, trois buts un an plus tard, deux de plus en 2008/09, cinq assistances l'an dernier, et encore cette saison, deux buts décisifs, un en demi-finale de Coupe de France puis un en prolongation alors que Strasbourg venait pour la première fois de ramener un point de Rouen.

Mais dans ces play-offs, les buteurs de Rouen se font discrets, pendant qu'éclate David Cayer : auteur de 7 buts en saison régulière, le Canadien de Strasbourg, autre trouvaille de Bourdages, en a déjà marqué 14 dans ces play-offs. Faut-il une meilleure illustration pour démontrer que la logique du championnat régulier n'a plus cours en série ?

Martin Lacroix viré d'Angers

L'entraîneur d'Angers a été démis de ses fonctions et a du mal à avaler cette décision qu'il n'attendait pas. Voir interview dans Ouest France.

Strasbourg - Angers (Ligue Magnus, demi-finale, match 4)

POUDRIER_Thierry_100911_055Strasbourg peut-il vraiment y arriver ? Le onzième de la saison régulière peut-il déjouer tous les pronostics quant à la finale "attendue" ? On ne parle plus d'une éventualité lointaine mais d'une possibilité palpable, à laquelle il ne manque que trois tiers-temps.

Bien entendu, les Angevins ne peuvent pas imaginer un tel scénario. Ils se rebellent d'entrée de ce mauvais film et obligent le gardien slovaque Vladimir Hiadlovsky à jouer encore les cadors dès la deuxième minute avec un double arrêt face à Jonathan Bellemare. Il est décidément agaçant, ce Hiadlovsky, et en lui infligeant un coup de crosse frustré, Bélanger prend la première pénalité du match.

Les supériorités numériques s'alternent de part et d'autre, et lorsque le tour revient à Strasbourg, après une obstruction de Simon Lacroix sur Jan Cibula, le tir axial du poignet de David Cayer est dévié au passage par la crosse de Brian Henderson. Le palet glisse doucement le long de la crosse et du gant du malheureux Peter Aubry, surpris (1-0). Angers, groggy, n'a qu'une seule réaction : Thiery Poudrier sert une magnifique passe au second poteau vers Marc Bélanger qui dribble entre Cruchandeau et Hiadlovsky, mais il est contré in extremis dans son action que l'on voyait déjà gagnante.

Incroyable Strasbourg... et incroyable Rouen

Palets volants non identifiés...

2011-03-19-Rouen-Amiens4Si l'on parlait de phénomène paranormal en décembre, que dire du match de ce soir, qui écrit la page la plus imprévisible de la légende des Amiens-Rouen ? En début de deuxième période, lorsque Fabrice Lhenry devait quitter sa cage à 4-0, on se disait que le match était plié. Sébastian Ylönen, qui portait le maillot gothique l'an passé, prenait alors place dans les cages normandes. Et en quelques minutes, tout basculait. Luc Tardif, souvent décrié cette saison, marquait trois fois en quelques minutes, le capitaine Carl Mallette ajoutait un doublé, et Danial Babka passait le score à 5-7 !

La réplique de Paul Deniset permettait à Amiens d'y croire encore à la pause. Grégory Béron égalisait à huit minutes de la fin, puis Rouen tentait de profiter d'un cinglage de Bachet pour mettre en place des consignes par un temps mort. Non seulement la supériorité numérique ne donnait rien, mais au moment où la pénalité se terminait, c'était au tour de Tardif et Alen de partir en prison. Anthony Mortas marquait alors le but vainqueur à 5 contre 3. Vainqueur ? Non ! Mathieu Brunelle remettait tout le monde à parité à 21 secondes de la fin.

Rouen - Amiens (Ligue Magnus, demi-finale, match 2)

À Amiens le prix du mérite... (ça leur fait une belle jambe) !

2011-03-19-Rouen-Amiens2Ce deuxième match de la demi-finale n'aura rien à voir avec le précédent. Amiens a élevé son jeu d'une marche pendant que Rouen est resté sur le palier. Un match de play-off, pas du Canada dry, enfin du côté rose et blanc seulement !

Les Gothiques ont bouffé du Dragon pendant quarante minutes, sauf deux : Fabrice Lhenry et Marc-André Thinel, messies locaux d'une rencontre très dense, intensive et un peu mieux arbitrée qu'hier (il n'y avait pas trop de mal), qui n'aurait pas dû pencher pour les champions de France en titre.

Les Normands n'y sont pas, ils ne se créent rien de bon sur la première supériorité numérique du match (2'01). Kevin Hecquefeuille, en deux contre un avec Grégory Béron, a même le palet de but. Mais déjà Fabrice Lhenry esquive la rondelle de son gant (3'16). Revenus à parité, lors d'un trois-contre-deux, les Picards jouent bien le coup. De nouveau, Fabrice Lhenry s'interpose, cette fois devant Mortas (5'29). Même si Billy Thompson semble battu sur un lancer au-dessus de David Holmqvist, les barbus du RHE 76 ne sont pas inspirés. Heureusement, ils patinent, s'accrochent, et annihilent une infériorité amiénoise (7'05). Tout comme les Gothiques par deux fois (8'31 & 16'50). Le jeu est rapide et le palet circule... seulement en zone neutre car les enclaves sont bouchées et le trafic ne s'y installe pas. La meilleure occasion survient en fin de tiers. Elle est pour Tomasek. Fabrice Lhenry la détourne (19'15). Ouf !

Angers - Strasbourg (Ligue Magnus, demi-finale, match 1)

Dominer n'est pas gagner

2011-03-19-Angers-Strasbourg5Les Ducs recevaient l'Étoile Noire de Strasbourg pour le compte de la première manche des demi-finales de ligue Magnus. Les deux équipes se présentent au complet devant une patinoire bien garnie – 1130 spectateurs – malgré la concurrence du football dans la cité de Ducs (Le SCO d'Angers reçoit les leaders de ligue 2, Evian-Thonon).

Le match débute fort, et après à peine dix secondes de jeu, Vladimir Hiadlovsky détourne in extremis de la jambière droite un missile de Pierre-Luc Laprise. Les Angevins ont décidé de mettre la pression sur des Strasbourgeois bien en jambes. Mais petit à petit, les débats s'équilibrent. Ainsi, quelques tentatives de David Cayer en break (3') ou Michal Cesnek de la bleue (5') trouvent un Peter Aubry solide. Les Alsaciens ont le rythme des play-offs, au contraire des Angevins qui semblent un peu poussifs. Ces derniers gèrent cependant bien leurs hôtes, et les gardiens n'ont pas grand chose à faire durant une bonne partie de cette première période. Tout juste pourra-t-on noter quelques vaines tentatives de la bleue de Daniel Carlsson (11') ou de Marc Bélanger en angle fermé (13') qui passent tout près des cages strasbourgeoises.

Aucune des deux équipes n'a pris l'ascendant sur l'autre. Le pressing haut imposé par les hommes de Daniel Bourdages gêne considérablement les schémas de jeu des Angevins. Les quelques contres strasbourgeois auraient pu avoir des conséquences plus importantes si Peter Aubry n'avait pas veillé au grain.

Strasbourg - Angers (Ligue Magnus, demi-finale, match 3)

LAPRISE_PierreLuc_100911_03Ayant partagé les victoires à domicile, les Angevins restent confiants. Ils notent que Strasbourg les a peu inquiétés à cinq contre cinq et font passer en mot d'ordre la discipline. Le gardien Peter Aubry ne devait pas entendre sous son masque car il est le premier sanctionné pour un coup de crosse. La pénalité ne donne rien malgré le rodeur Marcos devant la cage qui pourrait dévier un tir de Ziga Svete.

On enchaîne sur une phase de 4 contre 4 après une bisbille entre Braxenholm et Dufournet. En récupérant un rebond sur le côté de son but, le défenseur canadien Maxime Mallette tarde à dégager et voit foncer sur lui les deux torpilles Thiery Poudrier et Pierre-Luc Laprise. Il subit la charge du premier et laisse le palet au second, qui repique devant la cage pour dribble le gardien (0-1). Tarantino tente d'égaliser dans la foulée mais bute sur Aubry. En ouvrant le score, Angers a peut-être fait le plus dur.

Les Ducs montrent à leurs adversaires qu'ils peuvent eux aussi appliquer une tactique défensive et faire corps derrière pour ne pas concéder d'occasions. Strasbourg doit déclencher rapidement pour surprendre le bloc angevin. Juho Lehtisalo reçoit ainsi une passe par la bande et sert en profondeur Jan Cibula qui voit Aubry bien placé et tente un tour de cage. La défense ferme bien la porte et le vétéran slovaque ne peut servir Striz dans de bonnes conditions. C'était pourtant la meilleure chance locale.

En troisième période, les espaces se font toujours rares. Laprise semble s'échapper entre les défenseurs, mais se fait accrocher par Cruchandeau. Une pénalité sans conséquences... au contraire de la charge avec la crosse de Braxenholm à quatre minutes de la fin. Martin Lacroix avait raison, il suffisait d'une pénalité... David Cayer reprend sur le poteau un centre de Cibula, mais le palet lui revient et il ne manque pas sa seconde chance (1-1).

Angers - Strasbourg (Ligue Magnus, demi-finale, match 2)

Un score flatteur

2011-03-19-Angers-Strasbourg2Moins de 24 heures après, Angers et Strasbourg se retrouvent sur le glaçon du Haras bien rempli pour ce match 2 des demi-finales de ligue Magnus (1200 spectateurs). Une minute de silence – pour les sinistrés du tremblement de terre au Japon - est parfaitement respectée par le public angevin. Du côté des Ducs, Antonin Manavian retrouve sa place en défense après avoir purgé son match de suspension.

Comme lors du match 1, les équipes s'observent et personne ne domine vraiment ce début de partie. Quelques tentatives angevines permettent à Vladimir Hiadlovsky de se mettre en valeur, notamment sur un tir de Daniel Carlsson à mi-distance alors que les Ducs évoluent en infériorité numérique (4'). Les quelques contres alsaciens ne sont pas véritablement dangereux, mais les tentatives de Jan Cibula (6') ou David Cayer (8') trouvent un Peter Aubry présent.

Rouen se rapproche de la finale

Le duel entre les deux meilleures attaques de Ligue Magnus ne fait pas d'étincelles : 3-1 hier, 2-1 aujourd'hui. C'est cela, les play-offs, et le moindre but compte. Marc-André Thinel en a mis deux ce soir, le dernier à sept minutes de la fin à l'issue d'une pénalité concédée par Kowalczyk, et ça suffit pour que Rouen fasse un pas vers la finale. En revanche, les attaquants amiénois restent muets, sans Pazak blessé hier mais qui avait déjà perdu son impact depuis longtemps. C'est encore le défenseur Vincent Bachet qui a inscrit l'unique but picard.

C'est à Angers que l'attaque s'est lâchée dans un dernier tiers-temps de feu (5-0 pour un score final de 6-1). Mais avant cela, il aura fallu attendre fébrilement que la différence se fasse contre une équipe de Strasbourg qui profite de la moindre occasion et qui a égalisé par David Cayer dès sa première supériorité numérique complète. Heureusement que le capitaine Jonathan Bellemare, auteur d'un triplé, était là pour ramener les siens à égalité dans la série.

Rouen - Amiens (Ligue Magnus, demi-finale, match 1)

Arpenter n'est pas gagner !

2011-03-18-Rouen-Amiens3Ce premier match des meilleurs ennemis, même s'il n'y a plus la même rivalité que les nostalgiques regrettent, a mis beaucoup de temps à démarrer. D'abord, les officiels ont refusé la cage proposée aux Amiénois. Il a fallu la ressemeler, avant que Billy Thompson, l'arpenteur, refuse son érection. C'est le topographe picard himself qui a implanté au millimètre près sa nasse. Ensuite, Pazak fut évacué sur une civière, blessé lorsqu'il a voulu éviter un contact le long de la bande avec Jens Olsson (5'54). Enfin, Fabrice Lhenry a eu la coquetterie de changer son casque habituel pour celui de l'équipe de France (6'59).

Après tout cela, le match a pu enfin vraiment commencer. Enfin, c'est un grand mot. Les joueurs des deux équipes ne se sont pas libérés. Les Rouennais ont eu une bonne période, marquée par une occasion de Julien Desrosiers (8'43). Mais c'est Amiens qui se montre le plus productif. Kevin Bergin ne surprend pas la mitaine de Fabrice Lhenry (15'22).