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Boston Bruins - Philadelphia Flyers (NHL, demi-finale de conférence, match 4)

L’occasion était belle pour Boston de clore cette série face à Philadelphie à domicile lors de ce quatrième match mais, malgré l’avantage confortable de mener 3 matchs à 0 dans la série, les locaux restaient prudents. Le fait est que, l’an passé, Boston avait également mené au même stade de la compétition face à Philadelphie 3 matchs à 0 mais les Flyers avaient réussi l’exploit de renverser la vapeur pour battre finalement les Bruins sur leur glace. On comprend donc que l’avantage de 3 matchs ne soit pas considéré à Boston comme une certitude de qualification. Pourtant, c’était surtout une bonne occasion de conjurer ce mauvais souvenir (Boston avait même mené 3-0 dans le match 7…) ainsi que d’autres mauvais sorts : le mutisme offensif de Milan Lucic, le jeu de puissance toujours problématique ou le fait que les Bruins n’ont pas atteint une finale de conférence depuis 1992…

Mais les locaux n’ont cette fois pas tremblé, face à une équipe des Flyers assez décevante. Certes, on a beaucoup parlé du carrousel de gardiens dans les cages (Sergei Bobrovsky puis Brian Boucher puis Michael Leighton puis Boucher à nouveau, etc.). La stratégie de leur entraîneur Peter Laviolette consistant à faire jouer le gardien le plus en forme a fini par se révéler contre-productive. Pour autant, on ne peut pas résumer l’échec d’une des équipes les mieux bâties pour le titre simplement sur la question des gardiens. D’abord, il y a l’absence de Chris Pronger qui a été néfaste pour l’équipe, tant sur le plan du leadership que de l’impact physique. Le duel attendu entre colosses de la ligne bleue opposant Pronger au capitaine des Bruins, Zdeno Chara, n’a donc pas eu lieu, faute d’opposition pour le Slovaque.

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Pittsburgh Penguins - Tampa Bay Lightning (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

Si Tampa Bay mène actuellement face à Washington 3 matchs à 0 en demi-finale de conférence avec une opportunité de clore la série ce soir sur leur glace, la franchise de Floride est revenue de loin. En effet, l’équipe menée par l’entraîneur rookie en NHL Guy Boucher était menée en quart de finale de conférence par Pittsburgh 3 matchs à 1. Le Lightning est donc parvenu à aligner 6 victoires d’affilée, afin de battre les Penguins et de distancer largement les Capitals de Washington. La participation aux playoffs était déjà un bilan positif pour Tampa Bay, qui a écumé le fond du classement de la conférence ces dernières années, mais le parcours de l’équipe offre une expérience inespérée à la jeune garde de Tampa, comme Steven Stamkos ou Victor Hedman.

Après un début de saison tonitruant, Pittsburgh s’est rapidement affirmée comme une des équipes favorites cette année. Avec ses 32 buts pour 66 points en 41 matchs, Sidney Crosby était en passe de faire la meilleure saison de sa carrière mais le prodige canadien a été écarté de la glace depuis le 5 janvier à cause d’une commotion cérébrale. Puis c’est l’autre star des Penguins, Evgeni Malkin, qui se blesse au début février et voit sa saison prématurément terminée. Les fans espéraient que Crosby serait de retour pour les playoffs mais les derniers tests n’ont pas été encourageants. Le déficit en attaque de Pittsburgh a été perceptible tout au long de la série mais c’est sans doute dans ce dernier match qu’il a été le plus criant.

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Tampa Bay Lightning - Washington Capitals (NHL, demi-finale de conférence, match 4)

Pratiquement chaque année dans les playoffs, il y a une petite équipe qui s’invite dans le carré final en écartant un favori. Tampa Bay ne déroge donc pas à cet usage. Personne ne voyait vraiment le Lightning venir à bout des Capitals, en tout cas pas aussi rapidement. Les deux premiers matchs sur la glace adverse ont été opportunément remportés par une équipe du Lightning dominée mais plus réaliste et plus chanceuse. On s’attendait à ce que Washington revienne en force dans la série avec le déplacement à Tampa mais ce sont les locaux qui ont monté leur niveau de jeu et signent leur septième victoire d’affilée en playoffs.

Si les stars de Tampa Bay ont répondu présent, leur entraîneur Guy Boucher s’est surtout appuyé sur une checking line à l’efficacité offensive et défensive impressionnante : Sean Bergenheim est actuellement le meilleur buteur de ces playoffs avec 7 buts lors des 8 derniers matchs (alors qu’il n’a marqué que 14 buts en 80 matchs de saison régulière) tandis que l’agitateur Steve Downie a marqué 12 points en 10 matchs. Le trio est complété par le centre défensif Dominic Moore et toute la ligne a été élue étoile du match de cet ultime match de la série. En face, les Capitals ont manqué d’envie, et s’ils semblaient potentiellement supérieurs, l’équipe n’a jamais réussi à se motiver pour revenir dans la série. Cette sortie prématurée remet en question toute l’équipe de Washington, du coach Bruce Boudreau au manager général George McPhee en passant par Alexander Ovechkin, le capitaine. Pourtant, s’il a parfois semblé que Boudreau avait du mal à s’adapter à la stratégie de Boucher, McPhee a déclaré aujourd’hui qu’il pensait que le coach des Capitals serait reconduit.

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Boston Bruins - Montréal Canadiens (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

Montréal était parvenu en finale de conférence de l’an passé après avoir éliminé deux favoris (Washington puis Pittsburgh) mais, bien que l’effectif n’ait pas beaucoup changé depuis, personne ne les voyait réitérer cet exploit. Ils en ont l’occasion pourtant, avec un bon début de série face à Boston qui les a vus remporter les deux premiers matchs sur la glace des Bruins. Le Canadien apparaissait alors comme le favori de la série mais il n’a pas pu concrétiser, en partie du fait d’un effectif moins fourni que celui de Boston.

En face, les Bruins étaient sous pression : les fans n’ont pas manqué de les siffler lors des deux défaites à domicile et la rumeur d’un possible limogeage du coach Claude Julien en cas de défaite dans le match 7 était persistante. D’ailleurs, après le but de Nathan Horton offrant la qualification aux Bruins, le soulagement semblait prévaloir à la joie dans la réaction des entraîneurs bostoniens. Horton est sans doute l’un des joueurs les plus décisifs de la série : le transfuge de la Floride à l’intersaison dispute ses premiers playoffs NHL en sept ans de carrière et il a signé deux buts victorieux dans cette série, dans les décisifs matchs 5 et 7.

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Philadelphia Flyers - Buffalo Sabres (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

La pression et l’enjeu des playoffs conduisent certaines séries à être jouées dans un esprit parfois limite, surtout quand on met en présence deux équipes rivales. Dans le cas de cette série Philadelphie-Buffalo, l’adjectif le plus utilisé pour la définir était « nasty ». De fait, bien qu'elle n'opposent pas deux rivaux déclarés, la confrontation fut particulièrement animée. Du côté de Philadelphie, c’est le capitaine, Mike Richards, qui a mené la charge en jouant du coude vis-à-vis de Patrick Kaleta lors du match 4 et propulsé Tim Connolly contre la bande lors du match 6. Bien que Connolly ait dû quitter le jeu après ce choc et qu’il n’ait pas disputé le dernier match, la commission de discipline n’a pas considéré qu’il fallait suspendre Richards, au grand dam du coach de Buffalo, Lindy Ruff.

Les Sabres n’ont pas été en reste sur ce terrain et c’est l’agitateur Patrick Kaleta qui s’est chargé de mettre de l’ambiance en cherchant des noises à Daniel Brière et Scott Hartnell. Il aurait ainsi parlé aux deux attaquants de leurs divorces respectifs, qu’ils n’ont pas vécus harmonieusement. Le tout a évidemment été rehaussé de trash-talking dans les médias. Remarquons toutefois que la série aurait été encore plus « nasty » si Chris Pronger, agitateur à ses heures perdues, n’avait pas manqué la quasi-totalité de la série, ne revenant pleinement pour les Flyers que pour ce match 7.

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Washington Capitals - New York Rangers (NHL, quart de finale de conférence, match 5)

Dans cette série, New York avait le profil parfait du coupeur de tête : un des meilleurs gardiens de la ligue (Henrik Lundqvist), une équipe jouant un jeu physique sous la férule d’un entraîneur charismatique (John Tortorella) et un buteur en mal de confiance mais avec une tendance à marquer en série (Marian Gaborik). En ajoutant à cela une ligne Sean Avery – Brian Boyle – Brandon Prust alliant le physique et l’agitation et on arrive à un effectif proche de celui qui avait causé tant de peine à Washington il y a deux ans au même stade.

Si New York n’a pas beaucoup changé en deux ans, ce n’est pas le cas de Washington. Les éliminations des dernières années et la période de creux de cette saison visible sur le documentaire de HBO a poussé l’équipe de Bruce Boudreau à se remettre en question. Les Capitals ne sont plus la meilleure attaque de la ligue et préfèrent se reposer sur leur défense. L’équipe a été très présente à la deadline, comme l’an passé, mais sans doute avec de meilleurs résultats : l’apport de Jason Arnott ou de Scott Hannan au niveau de l’expérience et du leadership était sans doute indispensable à une équipe qui reste très jeune.

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Vancouver Canucks - Chicago Blackhawks (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

Après avoir mené dans la série 3 matchs à 0, Vancouver pensait avoir fait le plus dur face au champion 2010, Chicago. Mais les Blackhawks ont de la ressource et ils ont rattrapé leur retard dans la série pour forcer un septième match. Les fans des Canucks n’ont pas vécu la défaite au match 6 sereinement, comme en témoigne une vidéo filmant les réactions sur Twitter juste après le but de Chicago en prolongations. Le retour des joueurs de Vancouver dans leur Roger Arena n’a pas non plus été facile puisque le score du match 5 était toujours resté sur les panneaux d’affichage : 5-0 pour les visiteurs… Parfait pour se remonter le moral.

Les trois défaites d’affilée ont placé la meilleure équipe de la saison régulière au bord de la crise. La question principale est venue des gardiens : après des matchs 4 et 5 difficiles pour le titulaire Roberto Luongo, l’entraîneur Alain Vigneault a tenté un coup de bluff en titularisant à la dernière minute pour le match 6 son remplaçant Cory Schneider. Si l’effet de surprise a marché car il a pris tous les observateurs au dépourvu, Vigneault n’a pu tirer aucune certitude pour trancher la question de savoir qui titulariser pour le crucial match 7 : si Schneider a été plutôt solide, il a commis deux fautes de crosse qui ont résulté sur deux buts. Il s’est ensuite blessé sur un tir de pénalité concrétisé par Michael Frolik et Luongo est entré en jeu. Même si, sans surprise, le gardien superstar n’était pas vraiment dans le rythme en entrant tardivement dans le match, il est difficile de lui imputer entièrement le but vainqueur de Ben Smith.

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Los Angeles Kings - San José Sharks (NHL, quart de finale de conférence, match 6)

Si quelqu’un avait fait un sondage parmi les fans de San José sur le joueur qui pourrait inscrire le but vainqueur en cas de prolongations, rares sont ceux qui auraient cité Joe Thornton. Ainsi, « Jumbo Joe » a beau être un des meilleurs joueurs de la ligue et il est certes plus enclin à la passe qu’au tir mais il surtout est associé à la réputation de loser associée aux Sharks en playoffs. Si cette réputation a été en partie battue en brèche par le bon parcours de San José l’an passé, qui ne s’est incliné qu’en finale de conférence face à Chicago, le futur vainqueur, Thornton n’a pas forcément été aussi décisif que pouvaient l’espérer les fans. Mais cette fois, le capitaine a pris ses responsabilités : après avoir inscrit le but vainqueur du quatrième match, il emmène son équipe en demi-finale de conférence grâce à son but dans les prolongations de ce match 6.

Privés de leur centre Anze Kopitar, les Kings ont peiné à se montrer dangereux en attaque et c’est leur gardien Jonathan Quick qui a été déterminant pour leurs deux victoires dans la série. Ainsi, Dustin Penner, arrivé à la deadline d’Edmonton pour dynamiser l’attaque a déçu, ne marquant qu’un but lors de cette série. A sa décharge, il jouait à son arrivée sur une ligne avec Kopitar et Justin Williams et ces deux joueurs se sont rapidement blessés, ce qui n’a pas facilité son intégration.

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Nashville Predators - Anaheim Ducks (NHL, quart de finale de conférence, match 6)

Il aura fallu attendre 13 ans et plusieurs éliminations au premier tour mais cette fois, c’est fait : l’équipe de Nashville s’est qualifiée pour les demi-finales de conférence. L’élimination de l’an passé avait été dure à encaisser pour les fans des Predators. Alors qu’ils affrontaient Chicago, les futurs champions, sur leur glace, les Predators menaient dans le match 5 à quelques minutes de la fin et en supériorité numérique. Une victoire leur aurait permis de mener dans la série 3 matchs à 2 mais ils ont été rejoints sur le fil et battus en prolongation.

Cette fois, les Predators se sont une nouvelle fois retrouvés en prolongation pour le match 5, sur la glace d’Anaheim, mais ce sont eux qui ont remporté la partie, grâce à un but de Jerred Smithson. C’était déjà un bon présage en soi pour ce match 6 car l’équipe n’a jamais remporté un match 5 dans le passé. Pour couronner le tout, c’est le premier choix de draft de l’histoire de la franchise, David Legwand, qui marquera le dernier but de cette ultime rencontre de la série.

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Phoenix Coyotes - Detroit Red Wings (NHL, quart de finale conférence, match 4)

Certaines défaites sont plus difficiles à digérer que d’autres. Certes, être éliminé des playoffs devant son public au quatrième match de la série est difficile mais, dans le cas des Coyotes de Phoenix, le problème est ailleurs. Ainsi, il est possible que ce match soit le dernier que la franchise ait disputé à Phoenix. En effet, les problèmes financiers de l’équipe n’ont pas été résolus par la ligue. L’objectif de cette dernière, depuis qu’elle a pris le contrôle de la franchise il y a deux ans, était de réussir à trouver des repreneurs locaux pour empêcher la relocalisation forcée par le milliardaire Jim Balsillie à Hamilton (dans l’Ontario, au Canada). Devant l’échec de cette stratégie, l’avenir du hockey à Phoenix était incertain tout au long de la saison.

Les rumeurs de relocalisations sont monnaies courantes dans la ligue et concernent généralement les franchises récentes du sud au public insuffisant. Il y a donc chaque année une ou deux franchises dont le départ est pressenti (outre Phoenix, on a parlé également d'Atlanta). Le plus souvent, les destinations évoquées ont déjà eu une franchise NHL dans le passé, partie également pour cause de fréquentation insuffisante... Dans le cas des Coyotes, la ville la plus probable est Winnipeg, car c’est la ville où était la franchise entre 1972 (à sa création dans la World Hockey Association) et 1996 sous le nom des Jets de Winnipeg. Ironiquement, le dernier match de la franchise en avril 1996 avant son départ pour Phoenix était une défaite en playoffs contre Detroit…