NHL

Canada. Classement IIHF : 1er (2016).
721 504 licenciés (116 884 hommes, 86 612 femmes, 518 008 juniors). 2 631 patinoires, plus 5 000 environ en plein air.

États-Unis. Classement IIHF : 4e (2016).
533 172 licenciés (156 357 hommes, 69 744 femmes, 307 071 juniors). 1 900 patinoires, plus 500 en plein air.

La NHL est une ligue professionnelle formée en 1917. Elle est depuis 1927 l'attributrice exclusive de la Coupe Stanley, trophée pré-existant remis depuis 1893 à la meilleure équipe nord-américaine.

logoLa saison 2015/16 (présentation).

Résultats des années passées : 2015, 2014, 2013, 2012 (bilan), 2011 (bilan), 2010 (bilan), 2009 (bilan), 2008, 2007, 2006...

Autres ligues pros nord-américaines : depuis la disparition de l'IHL - première du nom - en 2001, l'AHL est la seule ligue de deuxième niveau, dont toutes les franchises ont des contrats pour servir d'équipe-ferme aux formations de NHL. Viennent ensuite l'ECHL et la CHL. D'autres fragiles ligues mineures apparaissent ou disparaissent au gré des vents : SPHL, IHL, AAHL... Toutes les ligues pros sont des entreprises indépendantes en dehors de toute tutelle.

Pyramide de formation aux États-Unis : le hockey universitaire (NCAA) est prépondérant. Des ligues juniors y préparent, classées par la fédération américaine en niveau I (l'USHL), niveau II (la NAHL) et niveau III (EJHL, AJHL...).

Pyramide de formation au Canada : le hockey universitaire (CIS) accueille des joueurs voulant prolonger leurs études. Ceux qui visent une carrière pro se font remarquer avant, en junior majeur : WHL dans l'ouest, OHL dans l'Ontario, LHJMQ au Québec. En dessous, il y a le niveau "junior A", comprenant dix ligues géographiques : BCHL, OJAHL, SJHL... et LHJAAAQ au Québec. Les autres ligues juniors (moins de 20 ans) sont toutes classées "junior B", ce qui est appelé "junior AA" au Québec par analogie avec les classifications dites "triple A" (AAA), "double A" ou "simple A" qui sont utilisées dans les catégories d'âge inférieuses : Midget (moins de 17 ans), Bantam (moins de 14 ans), Pee-Wee (moins de 12 ans).

Grands joueurs canadiens : Wayne Gretzky, Bobby Orr, Mario Lemieux, Maurice Richard, Gordie Howe, Jean Béliveau, Doug Harvey, Eddie Shore, Terry Sawchuk, Jacques Plante, Guy Lafleur, Bobby Hull, Yvan Cournoyer.

Grands joueurs américains : Chris Chelios, Frank Brimsek, Brian Leetch.

Phoenix Coyotes - Los Angeles Kings (finale de conférence Ouest, match 1)

Bien peu auraient prédit cette finale de conférence Ouest assez improbable. 

Phoenix, tout d'abord, atteint là le meilleur parcours de l'histoire de la franchise. Malgré les difficultés financières, les rumeurs de déménagement à Québec ou ailleurs, le départ de son gardien star Ilya Bryzgalov l'été dernier, les Coyotes sont bien présents. Ils ont remporté le premier titre de division de la franchise - comprenant la période Winnipeg - et transformé le gardien Mike Smith en rempart infranchissable (94,7% d'arrêts en playoffs), lui qui n'avait saisi sa chance ni à Dallas, ni à Tampa Bay. L'entraîneur Dave Tippett est le principal artisan du succès de l'équipe de l'Arizona, installant un jeu défensif solide autour d'arrières mobiles, comme Keith Yandle ou Oliver Ekman-Larsson, et un peu d'expérience comme Derek Morris ou Rostislav Klesla. Offensivement, une collection de joueurs revanchards rejoignent le capitaine Shane Doan et le surmotivé quadra Ray Whitney, au point d'atteindre les 1000 points en carrière. Chicago battu en six manches (dont 5 se sont jouées en prolongation), Nashville en cinq : les Coyotes ont su gérer des matchs tendus, arc-boutés devant leur portier.

Los Angeles n'a pas choisi une autre tactique ; Jonathan Quick est le héros des Kings depuis le début de la saison et est nominé au trophée Vézina de meilleur gardien. Il compte 94,9% d'arrêts dans les éliminations de Vancouver, meilleure équipe de la saison régulière, en cinq manches et de Saint Louis, meilleure défense de la ligue, en quatre. Los Angeles n'a pas connu une saison facile, au point de changer d'entraîneur dans la dernière ligne droite, lançant Darryl Sutter, l'ancien coach de Calgary. L'acquisition de Jeff Carter à la date limite des transactions a semble-t-il boosté l'attaque anémique de l'équipe et relancé son ancien équipier des Flyers Mike Richards. Les joueurs-clés du parcours sont cependant Anze Kopitar et le capitaine Dustin Brown, décisif à plusieurs reprises. La défense est extrêmement solide autour de Drew Doughty : le départ de Jack Johnson (contre Carter) s'est révélé plutôt positif finalement, permettant d'intégrer Alec Martinez et Slava Voynov, plutôt convaincants en jeu de puissance, Rob Scuderi, Willie Mitchell ou Matt Greene se chargeant de l'aspect physique de la défense.

On s'attend à une série peu spectaculaire et très fermée... coup d'envoi du premier match sur la glace de Phoenix.

New York Rangers - Washington Capitals (NHL, demi-finale de conférence, match 7)

Lundqvist et les Rangers iront défier Brodeur

Dans cette demi-finale, on retrouve deux formations qui ont eu bien des difficultés à se qualifier. En effet, les New York Rangers et les Washington Capitals ont dû aller jusqu'au septième match pour éliminer respectivement Ottawa et Boston. Si pour les Caps on savait que cela allait être compliqué face au champion en titre, on n'imaginait pas que cela le serait autant pour le champion de l'Est qui a dû cravacher face à de valeureux Senators. Cette série s'annonce comme un duel de gardiens où, du côté des Blue Shirts, « King Henrik » Lundqvist tient la dragée haute en portant à bout de bras son équipe depuis le début de saison. En face le jeune Braden Holtby a réalisé une série remarquable avec les Capitals pour ses premiers play-offs.

Philadelphie Flyers - New Jersey Devils (NHL, demi-finale de conférence, match 5)

L’envol des Devils

C’est une série 100% division Atlantique à laquelle nous avons droit pour cette demi-finale de conférence, entre deux habitués. Après leur magnifique série face aux Penguins de Pittsburgh, les Flyers de Philadelphie voient déjà beaucoup plus loin que cette demi-finale et s’imaginent déjà en train de brandir l’imposante coupe Stanley ; emmené par son faiseur de jeu Claude Giroux qui fut le héros des quarts de finale contre l’ennemi juré des Flyers, Philadelphie doit cependant régler un léger problème de défense et de gardien si l'équipe veut réussir à aller le plus loin possible.

Pour bloquer l’armada offensive des Flyers, on retrouve les New Jersey Devils qui ont su se défaire, non sans mal, des Florida Panthers au bout d’un septième match qui s’est conclu en prolongations grâce au jeune Adam Henrique. Durant cette série, le vrai artisan de la victoire des Devils fut Martin Brodeur, auteur de grandes prestations durant ces play-offs avec un blanchissage lors du match 4. Par ailleurs notons le bon travail du capitaine Zach Parise et l’excellent échec-avant du Tchèque Patrik Elias.

Los Angeles Kings - St. Louis Blues (NHL, demi-finale de conférence, match 4)

Après l’élimination des habituels favoris dans la conférence Ouest dès le premier tour des playoffs (Vancouver, Detroit, San José et Chicago), St. Louis s’est retrouvé soudainement avec l’étiquette de principal favori de cette conférence. Une nouveauté pour une franchise habituée à être, au mieux, un outsider. Ce n’était pas forcément de bon augure face à une équipe des Kings de Los Angeles qui venait de se débarrasser en 5 matchs de Vancouver, finaliste l’an passé.

Finalement, il aura fallu aux Kings seulement 4 matchs pour éliminer les Blues, même si le score ne reflète pas exactement la physionomie de la série. En fait, il n’y avait pas vraiment d'opposition de style puisque les deux équipes avaient un plan de jeu et une philosophie très proches : s'appuyer principalement sur la défense et le gardien, un forecheck rapide sur l’équipe adverse et un effectif offensif plus caractérisé par sa densité que son talent. Et, dans cette série, c’est Los Angeles qui a le mieux maîtrisé son sujet dans la plupart des domaines du jeu.

New-York Rangers - Ottawa Senators (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

Les Rangers viennent à bout des Senators

Série des extrêmes entre le premier de la conférence Est et le dernier qualifié pour les séries éliminatoires qui occupe le huitième rang. Les Rangers de New York emmenés par leur coach John Tortorella ont réussi à conserver la tête de leur conférence durant toute la saison et ont su résister malgré leur passage à vide et la remontée impressionnante des Penguins de Pittsburgh en toute fin de saison. La performance remarquable de leur portier suédois Henrik Lundqvist est récompensée par une nomination au trophée Vezina. En attaque, notons la bonne saison de Brad Richards qui a su s’imposer comme le leader qui manquait à l’offensive des Rangers, par ailleurs on peut également apprécier la bonne saison et le travail indispensable que des hommes de troisième et quatrième trio ont su apporter avec des joueurs comme Brandon Prust ou encore Brian Boyle.

Du côté de l’Ontario, c’est un peu la surprise. Lors de notre présentation nous avions parlé de saison de transition pour les Ottawa Senators, force est de constater que nous nous sommes trompés puisque ces derniers ont acquis avec brio une place qualificative pour les play-offs. Les Senators ont réussi à maintenir le rythme en restant aux alentours de la sixième place, mais une légère baisse de rythme en fin de parcours les amène à une huitième place largement méritée. Le grand leader de cette équipe n’est autre que Erik Karlsson, le défenseur suédois est auteur d’une saison remarquable à tous les égards (nommé pour le trophée Norris). Leur capitaine Daniel Alfredsson, à 39 ans et malgré les blessures, a réalisé une bien meilleure saison que la précédente.

Chicago Blackhawks - Phoenix Coyotes (NHL, quart de finale de conférence, match 6)

Toujours plus fort dans la conférence Ouest pour ces playoffs : Nashville a remporté la deuxième série de son histoire tandis que St. Louis et Los Angeles n’avaient pas atteint les demi-finales de conférence depuis une décennie ? Phoenix complète le casting dans le même esprit : la franchise a remporté sa première série de playoffs depuis 1987 ! À l’époque les Coyotes étaient encore les Jets de Winnipeg version 1.0... Une excellente nouvelle pour les fans de Phoenix qui ne sont pas encore certains que leur équipe sera encore dans l’Arizona la saison prochaine.

Du côté des Blackhawks, la déception est évidente car les champions 2010 ne s’attendaient sans doute pas à être éliminés aussi vite de la compétition. L’effectif semblait plus complet que l’an passé où ils avaient été éliminés au même stade par les futurs finalistes de la coupe Stanley, Vancouver. De plus, les Blackhawks avaient terminé la saison régulière avec plus de points que Phoenix, mais ce sont les Coyotes qui l’ont finalement emporté.

Phoenix Coyotes - Nashville Predators (NHL, demi-finale de conférence, match 5)

Le 7 mai 2012 restera sans doute comme le jour le plus important de l’histoire de la franchise des Coyotes de Phoenix. Tout d’abord, durant l’après-midi, la ligue nationale a annoncé lors d’une conférence de presse qu’un projet de vente de la franchise était en négociation entre la ligue (qui possède toujours l’équipe depuis la banqueroute de 2009) et Greg Jamison, l’ancien président des Sharks de San José, qui représente un groupe d’investisseurs prêts à garder l’équipe dans l’Arizona. Puis, le soir, les Coyotes ont battu les Predators de Nashville pour arriver en finale de conférence pour la première fois dans l’histoire de la franchise.

Du côté de Nashville, c’est évidemment une grande déception car, cette saison, les Predators semblaient en mesure de se débarrasser de leur étiquette de « petite équipe » pour rivaliser avec les meilleures. Mais, après une bonne saison régulière, l’arrivée de joueurs à la limite des transferts (Alexander Radulov, Andrei Kostitsyn, Hal Gill ou Paul Gaustad) et la rapide élimination des rivaux de Detroit, Nashville n’a pas réussi à passer le deuxième tour.

Florida Panthers - New Jersey Devils (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

Les Devils terrassent les Panthers

Après douze ans d'absence, les Florida Panthers connaissent enfin leur troisième participation en série éliminatoires. De plus, au terme de la saison régulière, ils ont terminé champions de (la faible) division Sud-Est, ce qui est synonyme de troisième place dans la hiérarchie. Du côté des New-Jersey Devils, on retrouve également les play-offs, après les avoir manqué pour la première fois depuis 1996 au cours de la précédente saison.

Boston Bruins - Washington Capitals (NHL, quart de finale de conférence, match 7)

Les Capitals font tomber le champion en titre

Avec le titre de la division en poche, les Bruins de Boston s’attaquent désormais à la reconquête de la coupe Stanley. Un an après avoir soulevé le saint Graal, les champions en titre vont tenter de le redevenir même si la tâche s’annonce périlleuse car aucune équipe depuis le lock-out de 2005 n’a réussi pareil exploit. Mais contrairement à Chicago l’an passé, Boston a réussi à conserver la majeure partie de son équipe avec deux gardiens de talent, une attaque performante où le jeune Tyler Seguin démontre tout son talent cette saison et une défense solide où les expérimentés Zdeno Chara et Johnny « Rocket » Boychuk sont les leaders de cette arrière-garde.

De plus, les Bruins rencontrent pour ce premier tour une équipe qui a longtemps patiné à vide cette saison et qui a arraché son ticket pour les play-offs durant les derniers matchs. En effet les Washington Capitals ont vécu une saison beaucoup plus difficile que les précédentes avec le remplacement en cours d’exercice de Bruce Boudreau par Dale Hunter, Mike Green blessé durant plusieurs mois, Alexander Ovechkin qui fait sa plus mauvaise saison en terme de points, l’erreur de casting au poste de gardien avec le recrutement de Tomas Vokoun ou encore la très mauvaise saison d'Aleksandr Semin. Seule satisfaction, les bonnes prestations de l’ailier Brooks Laich et du défenseur Dennis Wideman. Les mauvaises performances des deux portiers tchèques Vokoun (blessé avant les play-offs) et Neuvirth (blessé également) poussent Dale Hunter à faire confiance au jeune Braden Holtby pour ses séries. Une nouvelle fois la franchise de la capitale fait confiance au gardien remplaçant pour les play-offs, malgré le changement de coach.

Vancouver Canucks - Los Angeles Kings (NHL, quart de finale de conférence, match 5)

Avant-hier, St. Louis a remporté sa première série de playoffs depuis 2002 mais Los Angeles, hier, a fait encore plus fort puisque les Kings n’avaient plus passé le premier tour depuis 2001. Une de ces deux équipes atteindra au moins la finale de conférence car elles s’affronteront en demi-finale. Une affiche qui s’annoncera riche en exploits de gardiens, vu la philosophie très défensive des deux équipes.

Finalistes de la coupe Stanley l’an passé, les Canucks n’ont cette fois pas réussi à passer le premier tour. La faute à un début de série trop frileux où ils ont été rapidement menés 3 matchs à 0 par une équipe des Kings rigoureuse défensivement et opportuniste en attaque. Roberto Luongo, le gardien star de Vancouver a, comme d’habitude, été au centre de beaucoup de critiques. L’entraîneur, Alain Vigneault, a finalement choisi de le laisser sur le banc dès le troisième match pour se tourner vers Cory Schneider, même si cela n’a pas changé la physionomie de la série.