Début des matchs retour de Ligue Magnus et cinquième derby haut-alpin de la saison entre Briançon et Gap. Deux jours après leur finale de coupe de la ligue victorieuse face à Morzine-Avoriaz, les Diables Rouges tiennent à conforter leur troisième place sur leur glace. Avec un effectif au complet, Luciano Basile décide de laisser son gardien titulaire Ander Alcaine sur le banc au profit du Gapençais Aurélien Bertrand. Stanislav Lašček et Justin Vienneau manquent à l'appel dans l'effectif de Patrick Turcotte.
Pour pallier la blessure de son gardien titulaire Billy Blase, Neuilly-sur-Marne a finalement engagé un joker médical expérimenté en la personne de Miroslav Hala. Formé dans le club formateur du Dukla Trencin, il s'était imposé en équipe première en 2000/01, en doublant au passage un autre gardien de la même génération... un certain Vladimir Hiadlovsky, l'actuel portier de Strasbourg... qui s'était donc exilé en France (à Tours) l'année suivante !
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C’était cousu de fil blanc, cette histoire. Toutes deux battues par les gros calibres de la poule (Russie et Suède), la Slovaquie et la Suisse, après trois points inscrits grâce aux Lettons, se disputent la dernière place pour les quarts-de-finale en tomber de rideau de la première phase. Les deux formations sont d’ailleurs habituées à se crêper le chignon : depuis deux ans, le Top 6 mondial échoit à la Confédération aux dépends de la Double-Croix. Au coup d’envoi de ce match-couperet, l’avantage est légèrement à mettre du côté des Helvètes, tombeurs des Baltes la veille (5-3) alors que les Slovaques ont lourdement chuté devant la « Tre Kronor » sur leur dernière sortie (9-1).
L’entame est prudente dans les deux camps, le jeu se concentrant surtout en zone neutre, mais les Suisses ont une plus grande mainmise sur le palet. Richard tente sa chance à l’entrée du cercle droit. Juraj Šimboch, qui retrouve les filets, est sur la trajectoire mais relâche le palet qui est alors dévié par un patin slovaque. Joël Vermin reprend en bout de course au poteau gauche et ouvre le score (0-1, 6'09). La Suisse fait le break presque dans la foulée : Alessio Bertaggia est surveillé par Martin Marinčin derrière la cage slave mais parvient toutefois, après s’être décalé vers la gauche, à servir Sven Andrighetto qui reprend sans contrôle entre les deux cercles (0-2, 7'16).
C'est le match de tous les superlatifs entre deux équipes qui bataillent pour la tête du groupe A. Après un départ diesel, la Russie a écrasé la Lettonie (14-0) tandis que les Suédois ont inscrit 22 buts en trois rencontres. Bref une finale avant l'heure, d'ailleurs le petit génie Yevgeni Kuznetsov souhaiterait retrouver la formation aux trois couronnes pour l'attribution de la médaille d'or, lui qui est devenu le second joueur le plus prolifique de l'histoire des Mondiaux juniors durant une partie avec 9 points obtenus contre les Lettons. C'est tout simplement le deuxième meilleur total derrière Peter Forsberg (10 points en 1993 contre le Japon). Le gagnant de ce match se verra tout simplement qualifié directement pour la demi-finale tandis que le perdant devra négocier un quart de finale contre de surprenants Tchèques avant de défier le Canada, chez lui. Vous comprenez donc l'importance de cet affrontement. Et du spectacle, de l'engagement, de l'émotion, il y en a eu au cours d'un match somptueux.
La défense suédoise est testée et ne va tarder à fauter. Naïl Yakupov intercepte une passe mal ajustée de John Klingberg et se crée ainsi une situation de 2 contre 1. Il sert sur un plateau Ignat Zemchenko : ouverture du score. Sur l'engagement, Yaroslav Kosov est déporté côté gauche mais tente quand même sa chance. L'angle paraît difficile mais le gardien Johan Gustafsson est très généreux en ce début de rencontre : la Russie marque une deuxième fois à sept secondes d'intervalle (2-0, 02'16"). Trente secondes plus tard, une puissante reprise de volée de Yakupov est stoppée cette fois-ci par le gardien de Luleå. Puis Kuznetsov récupère le palet en zone défensive et envoie sur orbite Nikita Gusev, parti seul défier Gustafsson, mais son tir du revers est arrêté. La Suède demande son temps mort, la Russie impressionne dans ces premières minutes.
L'élimination inattendue
La défaite contre la Finlande oblige les Américains à un match à quitte ou double contre les Tchèques pour la qualification. Une équipe tchèque qui s'est certes fait balayer par le Canada, mais c'était déjà le cas des Finlandais et les États-Unis ont appris à leurs dépens que les résultats de leurs voisins ne devaient pas les induire en erreur.
Les États-Unis savent de plus que, comme au match précédent, ils devront évoluer dans une patinoire hostile, le public canadien ayant pris l'habitude de les huer systématiquement. Ce sera d'autant plus que le cas ce soir que leur faux-pas propulsera le Canada à la première place de la poule et donc en demi-finale.
Dos au mur, le coach américain Dean Blais a modifié ses lignes et a fait revenir dans les cages Jack Campbell, qui avait cédé sa place après un premier match moyen contre le Danemark. Devant la Finlande, son collègue John Gibson avait craqué dans la dernière période.
Le match commence par un choc. La mise en échec de Petr Straka sur la ligne rouge centrale - photo de droite - n'avait aucune intention malsaine a priori. Mais dans la chute du défenseur américain Derek Forbort, son genou se dirige droit vers la bande qu'il frappe violemment. Les deux minutes infligées initialement par les arbitres se transforment en un renvoi direct aux vestiaires lorsqu'ils constatent la blessure. Dès le coup d'envoi, leur capitaine Jason Zucker côté droit est tout proche du but en visant sous le bras de Petr Mrazek, mais le gardien tchèque a un superbe réflexe et capte le palet de sa mitaine (2'31").
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Un réveillon anticipé
Devant près de 2200 spectateurs, Le CHC a de nouveau marqué son empreinte vendredi soir à l'occasion du "match retour" face à l'Étoile noire de Strasbourg. Vainqueurs à l'arrachée en Alsace quatre jours auparavant, les Chamois ont su récidiver avec la manière à Richard-Bozon. Pourtant pris à la gorge et dominés physiquement en première période, les coéquipiers de Richard "Cœur de Lion" Aimonetto ont ensuite enclenché la seconde vitesse en infligeant notamment un cinglant et irréversible 4-0 à des Strasbourgeois indisciplinés. En proposant un jeu séduisant, Chamonix a non seulement offert un réveillon anticipé à ses supporters, mais s'est aussi conforté une place lumineuse de dauphin du championnat de Ligue Magnus !
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Pour bien finir l'année...
On prend les mêmes... et on recommence ! Quatre jours après s'être affrontés à Pôle Sud, Dauphins et Dauphinois se retrouvent dans une patinoire de Poissompré pleine à craquer. Car recevoir les Brûleurs de Loups, quelqu'en soit leur classement (et même s'ils ne sont plus les cadors d'hier), c'est toujours un événement. Surtout qu'Épinal, dans toute son histoire, n'a maté qu'une seule fois Grenoble à Poissompré. C'était en avril 92 et le phénoménal Jiří Dudáček y était allé d'un mémorable triplé pour faire plier (5-3) les jeunes coéquipiers du Canadien Steve "Big Moustache" Harrison...
Les plus anciens s'en rappelleront. Pour les autres, seule compte la réalité d'un championnat resserré, où chaque point vaut son pesant d'or. C'est dire l'importance de cette nouvelle victoire (5-4 t.a.b.) ramenée lundi de Pôle Sud. Un match à rebondissements, dont le sort ne s'est joué qu'en fusillade sur un tir au but gagnant de Maxime Boisclair permettant aux Lorrains, toujours sixièmes au classement, de creuser l'écart avec leurs poursuivants. Et d'ainsi reléguer Grenoble à quatre unités. Des Isérois toujours englués dans le "ventre mou"... et qui ne s'attendaient sûrement pas à voir le haut du classement d'aussi bas !
Conséquence directe d'un effectif moins étoffé que par le passé, les Brûleurs de Loups ont vu leur premier trimestre compliqué par les absences de plusieurs joueurs clé. Blessé à l'avant-bras début octobre, Francis Desrosiers a ainsi dû observer cinq semaines d'arrêt. Baptiste Amar, le taulier, le "grand frère", a lui raté les deux premiers mois de compétition, tourmenté par une cheville fracturée. Quant à Anthony Aquino, la principale recrue offensive de l'été, c'est une blessure à l'épaule contractée en pré-saison qui l'a tenu éloigné des glaçons. Le buteur italo-canadien ne revenant au jeu qu'à Neuilly début décembre.
Lire la suite : Épinal - Grenoble (Ligue Magnus, 14e journée)
Avec déjà une victoire dans leur besace (3-1 aux dépens de la Lettonie), les Slovaques ne seraient pas contre un point glané face à son adversaire du jour, une Suède qui a enchaîné deux victoires en deux joutes, avant de jouer la Suisse pour un match qui vaudra une place en quart de finale. Côté scandinave, Johan Gustafsson est ménagé pour le dernier match de poule contre la Russie, très attendu, au profit du portier du MODO Anton Forsberg. Auteur d'un très bon début de tournoi (pourcentage d'arrêts de 93,9 %), Juraj Šimboch cède sa place à Dominik Riečický.
Bien conscient de la tâche à accomplir, Riečický va voir la vie en jaune. Viktor Rask est le plus dangereux en débordant sur la droite en tout début de rencontre. Et lorsque Tomáš Jurčo est invité à prendre place en prison, un frisson parcourt le Saddledome : c'est parti pour le meilleur jeu de puissance du tournoi (60 % de réussite !). Les Slovaques se débrouillent plutôt bien et leur cerbère repousse les essais de Max Friberg, Mika Zibanejad et Sebastian Collberg. Alors qu'ils avaient fait le plus dur, Erik Thorell récupère le disque devant le but et s'acharne à le pousser dans un trou de souris. Il ouvre la marque alors que Jurčo était revenu sur la glace depuis six secondes...
Après avoir été déjà battus par la Finlande, les juniors américains ont perdu hier soir face aux Tchèques (2-5), encaissant le but décisif peu après avoir manqué un tir de pénalité dans la dernière période. Même s'ils battent les grands favoris canadiens, ils seront éliminés quand même. C'est la première fois depuis 13 ans que les États-Unis n'accèdent pas aux phases finales. Ils n'auront aucun problème en poule de maintien puisqu'il n'y a qu'une descente, mais ce dénouement est aussi amer qu'inattendu pour la bannière étoilée. L'équipe tchèque, en laquelle personne ne croyait même dans son pays, les a boutés hors de la course aux médailles. Les Mondiaux juniors.
Malgré un doublé de Nicolas Ritz, Dijon n'a pas réussi à battre Rouen une seconde fois. Les deux formations étaient à égalité (3-3) à la mi-match. Mais un but de Marc-André Thinel à quatre contre cinq et un autre de Julien Desrosiers en cage vide permettent au leader de boucler l'année avec une victoire (3-5). Et d'attaquer 2012 invaincu à l'extérieur.
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