La France n'a pas même pas rangé ses crosses avec le sentiment du devoir accompli que, de l'autre côté de la Mer Baltique, une partie de son destin est en train de se jouer. La protection dont bénéficie le Bélarus, prochain pays organisateur, implique en effet que les résultats du groupe de Stockholm peuvent avoir une influence sur le maintien des Bleus dans le groupe de Helsinki.
Le scénario perturbateur est le suivant : un Bélarus qui occuperait la dernière place et qui ne serait donc pas le relégué automatique, obligeant à une comparaison entre les avants-derniers des deux poules. Et on ne voit que trop bien comment ce scénario pourrait se produire : des Biélorusses mollassons, peu incisifs offensivement, face à des Slovènes très dynamiques et sans complexes depuis leur qualification olympique.
Le début de match suit très exactement ce déroulement. En plus, la Slovénie se montre bien plus complète qu'au premier match, où seul le premier trio était dangereux. Cette fois, les contributions sont partagées. Marcel Rodman passe de derrière la cage pour le tir à bout portant de son frère David, mais Vitali Belinski arrête de la botte. La troisième ligne n'est pas en reste. Elle joue rapidement un 3 contre 3, Pajic fonce et entraîne défenseur et gardien pour mieux passer en retrait à Razingar qui a la cage ouverte (0-1). C'est sur cette action que l'on commence à sentir l'inexpérience du jeune gardien biélorusse Belinski, qui n'aurait jamais dû se laisser glisser aussi loin de son but.
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Pour leurs débuts contre l'Allemagne, la veille, les Finlandais ont bien failli connaître la désillusion de la défaite, à l'instar de la Suède, l'autre hôte de la compétition. Une invraisemblable maîtrise technique de Petri Kontiola en fin de temps réglementaire puis un tir dévié de Sakari Salminen en prolongation auront toutefois permis d'éviter le fiasco.
Moins de vingt-quatre plus tard, les hommes de Jukka Jalonen ont la lourde tâche d'affronter la Slovaquie, médaillée d'argent l'année passée, qui a lancé son championnat sous les meilleurs auspices contre la France. Les pays organisateurs des deux dernières finales mondiales s'étaient déjà rencontrés en poule en 2012, et les locaux l'avaient emporté par la plus petite des marques. Qu'en sera-t-il ce soir alors que la Double-Croix se présente beaucoup mieux armée offensivement mais un peu juste en défense ?
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Aucun des deux adversaires ne se trompe sur l'importance cruciale de ce match. Il suffit d'avoir vu les Autrichiens gérer les temps de jeu hier et neutraliser le dernier tiers-temps alors qu'ils n'avaient "que" deux buts de retard sur les Américains pour s'en convaincre.
Depuis son retour dans l'élite il y a cinq ans, la France a toujours gagné le match qu'il fallait. Les années impaires, celle où elle aurait pu croiser la route d'une Autriche abonnée à l'ascenseur, elle s'est épargnée de devoir l'affronter en gagnant le dernier match de poule, face à l'Allemagne en 2009 et face au Bélarus en 2011. Mais aujourd'hui, plus d'évitement. On saura enfin si les Français sont effectivement plus forts que cette Autriche au potentiel d'élite inabouti, sans doute l'équipe la plus susceptible de la supplanter dans la hiérarchie mondiale.
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Hier, c’était en NHL une grande soirée pour les gardiens avec pas moins de 3 blanchissages en 4 matchs. Même certains qui ont encaissé des buts ont été déterminants : si Henrik Lundqvist a fini par s’incliner dans les prolongations pour les Rangers, il termine avec un seul but encaissé pour 38 arrêts, ce qui lui a valu de terminer première étoile du match malgré la défaite. Le blanchissage a été pour son adversaire, Braden Holtby, dont les 24 arrêts offrent la deuxième victoire dans la série pour Washington. Score également de 1-0 entre Los Angeles et St. Louis, en faveur des champions en titre. La pression des Blues fut pourtant forte avec le risque pour les Kings de se retrouver menés de trois matchs dans la série, mais Jonathan Quick a été impeccable avec ses 30 arrêts.
Jonas Hiller signe pour Anaheim le dernier blanchissage de la soirée avec 23 arrêts. Le Suisse s’est ainsi mis en valeur après le match 2 où il avait encaissé 5 buts. Cela permet par ailleurs aux Ducks de reprendre l’avantage 2-1 dans la série. Enfin, à Boston, Phil Kessel a fini par vaincre la malédiction qui le liait aux Bruins. Ancien joueur de Boston transféré avec fracas en 2009, l’ailier droit de Toronto n’a jamais brillé face à ses anciens coéquipiers lors de leurs confrontations mais, cette fois, il signe le but qui apporte la victoire à l’équipe canadienne.
Pour les Tchèques, il y aurait eu plus grave que de ne gagner que par deux buts d'écart contre le Bélarus : perdre dans le temps réglementaire. Ce qui est arrivé aux Suédois, dans un Globen rempli en totalité, qui ont plié devant la Suisse.
Même si la première phase du championnat du monde est désormais plus longue, un tel faux-pas peut s'avérer préjudiciable pour la suite dans un groupe où les places pour les quarts seront chères, où le Canada fait figure d'épouvantail, où la Suisse et la Norvège auront leur mot à dire pour continuer l'aventure.
Comme prévu, Alexander Salák conserve sa place devants les filets de la Tchéquie. Le seul ajustement d'Alois Hadamczik concerne l'attaque puisque le phénomène de Plzen Jan Kovář, 23 ans et star de la KHL en devenir, entre en piste pour le premier Mondial senior de sa carrière, titularisé aux côtés de Tenkrát et Hertl.
Malgré la défaite encaissée contre la Suisse, Pär Mårts n'a pas non plus chamboulé ses lignes, hormis l'entrée en lice de Jhonas Enroth devant la cage et l'ajout de Fredrik Pettersson, un joueur d'impact, difficile à contenir et très apprécié du sélectionneur.
Lire la suite : République Tchèque - Suède (Mondial 2013, à Stockholm)
Rencontrer les États-Unis au premier match d'un championnat du monde est habituellement perçu comme un calendrier favorable. On escompte généralement que l'équipe américaine soit encore en phase d'adaptation au décalage horaire et à la taille de la glace, et que la mayonnaise n'ait pas encore pris au sein de l'alignement. C'est encore plus vrai cette année : compte tenu du retard pris par la saison NHL raccourcie en raison du lock-out, les Américains n'ont pas disputé leur match de préparation habituel avant le Mondial.
L'Autriche aimerait bien saisir la chance qui lui est offerte, mais certains supporters au naturel inquiet préfèreraient qu'elle tire une croix dessus et ne se consomme pas trop avant l'échéance fondamentale de demain face à la France. Tout donner ? En garder sous le pied ? Tel est le dilemme de la troupe de Manny Viveiros.
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Alain Vigneault l'a dit et répété : ses meilleurs joueurs doivent être les meilleurs sur ce match 2. Il est vrai que la défaite en ouverture a fait mal au moral, notamment celui des supporters, qui estiment à 60% que les Canucks ont déjà perdu la série ! Le seul but marqué par Vancouver au premier match est signé Torres contre son camp : les attaquants n'ont pas brillé, même si Kesler, grippé, peut être excusé. En revanche, Roberto Luongo a été épargné par les critiques, après s'être montré flamboyant en début du match 1. En face, San José est plutôt content d'avoir au moins remporté l'avantage de la glace. L'opportunité d'enfoncer le clou s'annonce séduisante, mais il faudra faire sans Martin Havlat, forfait pour ce match 2.
Lire la suite : Vancouver Canucks - San José Sharks (quart de finale de conférence, match 2)

Anaheim a remporté le premier match grâce à son éternelle star finlandaise, Teemu Selänne. Detroit espère bien partager la série avant de rentrer à domicile. Mike Babcock enregistre le retour de Todd Bertuzzi : de l'expérience et du poids, à la place de Jordin Tootoo, peu utilisé au match 1. En face, Bruce Boudreau reconduit la même équipe.
Lire la suite : Anaheim Ducks - Detroit Red Wings (quart de finale de conférence, match 2)
L'armada du Canada fait son entrée dans le championnat du monde, avec une offensive à laquelle personne n'est censée résister. Les attaquants ont inscrit 182 buts pendant la saison raccourcie de NHL (soit 3,8 buts par match, sans compter l'apport des défenseurs). Le Danemark, qui ne dispose pas encore de son défenseur de NHL Philip Larsen (arrivé tardivement), est le premier à se frotter à cette attaque qui, sur le papier, a de quoi faire trembler.
Sur la glace, il faut encore qu'elle s'assemble. Lindy Ruff a opté pour des aligments équilibrés : il y a du talent réparti sur les quatre lignes, et aucune ne semble avoir une vocation défensive. Ce n'est pas forcément nécessaire contre le Danemark qui n'a pas de super-trio. Ce qui ne veut pas dire que c'est un adversaire à négliger...
Le Canada le découvre vite, car il s'autorise trop d'erreurs en première période. Eric Staal, qui a été nommé capitaine, prend une pénalité idiote pour un cinglage. Le rapide capitaine danois Morten Green exploite cette supériorité numérique (0-1). Le gardien Devan Dubnyk, qui fête ses 27 ans aujourd'hui, est un peu coupable sur ce but : son anniversaire va-t-il être gâché ?
Lire la suite : Canada - Danemark (Mondial 2013, à Stockholm)
La Russie, championne en titre, entame la compétition contre la Lettonie au deuxième jour du tournoi exactement comme l’an dernier, sauf que cette fois le théâtre des opérations se situe à Helsinki et non à Stockholm.
Les données n’ont pas fondamentalement changé, les sélectionneurs non plus. La Russie doit éviter le piège du premier match tandis que la Lettonie n’est toujours pas sur une dynamique positive, même si elle a réussi à se qualifier de justesse il y a deux mois pour les Jeux Olympiques de Sotchi aux dépens des Français, contrairement aux deux autres têtes de série (Allemagne et Danemark).
Il faut presque dix minutes pour les Russes ne se mettent en route et que les Lettons cessent de faire jeu égal. Car il faut bien reconnaître que l’entame de match n’est pas vraiment en faveur de l’une ou l’autre équipe, et les Lettons parviennent à s’infiltrer plusieurs fois dans une défense slave un peu approximative.
Mais rapidement, le public russe a de quoi se réjouir avec un bon tir d’Ilya Nikulin qui cherchait la déviation d’Alexander Radulov qui rodait dans l’enclave. Le joueur de Bashkirie maintient la pression grâce ensuite à son contrôle du palet en zone offensive. Kirill Petrov préfère utiliser son physique pour s’approcher devant la cage.
Lire la suite : Russie - Lettonie (Mondial 2013, à Helsinki)
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