C'est tombé ce matin et il fallait s'y attendre. La lente décrépitude du HC Lugano a eu raison du meilleur joueur français de l'histoire. Lequel n'aura tenu que dix mois à la tête de "bianconeri" englués dans la spirale des défaites. Et donc indignes du riche passé d'un club sept fois champion de Suisse.
Annecy s'impose dans le 3e tiers
Annecy recevait hier soir le leader de la Poule A Dunkerque. Sévèrement battus lors du déplacement chez les Corsaires, les Chevaliers avaient à coeur de remettre les pendules à l'heure, c'est chose faite de la plus belle des manières. Étant menés au score 3 à 1, les Anneciens ont renversé la vapeur et marqué 5 buts d'affilé pour l'emporter sans contestation sur le score de 6 à 4.
Dès l'entame du match, on sent qu'on va assister à un beau match de hockey. Les belles actions s'enchaînent des deux côtés, c'est un hockey rapide, technique et physique que les deux équipes développent. A ce jeu-là les hommes de Rozenthal se montrent plus efficaces et ouvrent le score à 13'40" par Destoop. Annecy réplique une minute plus tard par une magnifique action de Maxime Catelin, servi par Thomas Bussat. C'est sans compter sur la réaction des Corsaires, qui marquent leur deuxième but 19 secondes plus tard par Clément Derepper. Le match est lancé, les spectateurs sont ravis, les deux équipes rentrent aux vestiaires sur le score de 2 à 1 en faveur de Dunkerque.
Lire la suite : Annecy - Dunkerque (Division 2, 11e journée)
Chamonix dans la tourmente !
Victimes d'un manque de régularité et surtout d'efficacité, les Chamois ont parfois dominé, beaucoup tenté... mais souvent été pris de vitesse par des Gapençais efficaces. Une quatrième défaite consécutive en championnat, qui cloue les Haut-Savoyards dans le bas du classement (douzièmes).
Grenoble sombre corps et âme
Après leur cuisant échec la semaine dernière face à Épinal et la montée au créneau de l'entraîneur Jean-François Dufour et du capitaine Baptiste Amar, les Brûleurs de Loups avaient repris le chemin de l'entraînement avec pour objectif de se remettre au travail et de rectifier le tir suite à une reprise laborieuse depuis la trêve internationale.
De son côté, Dijon s'est rassuré depuis la reprise après une fin octobre plutôt difficile. Les Ducs se sont imposés face à Chamonix (5-3) samedi dernier en Ligue Magnus avant de s'assurer d'une qualification pour les quarts de finale de la coupe de France en écartant une formation de Division 2, Wasquehal (10-3). C'est donc en pleine confiance qu'ils viennent défier une équipe grenobloise en plein doute. Les deux équipes se suivent au classement (Grenoble 9e, Dijon 10e).
Les Brûleurs de Loups doivent se passer des services d'Elie Raibon pour trois semaines suite à une blessure au genou contractée lors du match Espoirs à Reims dimanche. Joris Bedin est mis pour sa part au repos suite à une petite commotion tandis que Vincent Llorca manque aussi à l'appel. Matthieu Le Blond, diagnostiqué avec une pubalgie cette semaine, tient sa place malgré des douleurs récurrentes. C'est avec un alignement au complet et bien huilé que les Dijonnais se présentent ce soir. L'intégration des deux dernières recrues Branislav Kvetan et Peter Trokan s'est faite avec succès grâce notamment à deux matchs organisés pendant la trêve contre Mulhouse.
Lire la suite : Grenoble - Dijon (Ligue Magnus, 10e journée)
Une victoire à l'arrachée !
Après la qualification mardi en Coupe de France aux dépens d'Épinal, les Pingouins retournaient ce soir à l'ordinaire du championnat. Mais pas contre n'importe qui ! Contre les voisins de Mont-Blanc, surnommés "l'Avalanche".
Un premier tir sur la transversale du but de Mont-Blanc, et voilà déjà l'Avalanche, sous pression, qui concède un dégagement interdit. Deux minutes plus tard, Mont-Blanc porte le danger sur le but des Pingouins, avec un bon travail derrière la cage, mais bien bloqué contre le poteau par Tuomas Lohtander. L'Avalanche répond du tac au tac et ne subit pas le jeu, au contraire, sur un puck perdu par la défense morzinoise, Jeff Clarke, ex-pensionnaire de Jaca en superliga espagnole, effectue un bon lancer que Lohtander parvient à capter sans difficulté.
En ce début de rencontre, on constate que Mont-Blanc envoie souvent le puck "au fond". La récupération est donc généralement morzinoise, mais les lancements de jeu manquent de tranchant. La défense perd à nouveau le palet sur une mauvaise relance, et ce sont les visiteurs qui inquiètent le gardien finlandais, contraint à un arrêt de la jambière (5'40). Les Pingouins n'arrivent pas à organiser leur jeu de façon satisfaisante, il faudrait notamment hausser le rythme, car celui-ci semble parfaitement convenir à Mont-Blanc.
Lire la suite : Morzine-Avoriaz - Mont-Blanc (Ligue Magnus, 10e journée)
Être à la hauteur
Rouen tient sa finale, son dernier match décisif, ce qu'il fallait pour attirer les grands médias, de L'Équipe à France 3 avec une équipe de Tout le sport. L'ambiance dans les tribunes est clairement montée d'un cran. Il faut donc que les Dragons soient à la hauteur de l'évènement, dans une patinoire qui déborde dans les escaliers et qui n'attend que ça. Si Coventry a réussi un tournoi sans faute, solide et discipliné, le RHE n'a pas encore évolué à son meilleur niveau, celui qu'il est capable d'atteindre. Les leaders normands sont attendus au tournant, et en particulier la ligne Desrosiers-Mallette-Brunelle, muette depuis le début du tournoi.
Dès la première minute, Julien Desrosiers est accueilli en zone offensive par une mise en échec de Zanon sur première attaque. Le match sera physique. Janil prouve que Rouen est capable de répondre avec une charge pleine glace. Les deux premières actions sur la cage rouennaise se finissent en petite échauffourée, parce que Lhenry arrête le palet en deux temps et que les Britanniques cherchent à tout prix à exploiter le rebond.
La ligne Mallette se montre beaucoup plus active et tenace en zone offensive. C'est elle qui provoque la première faute de Brian Lee. Les Dragons installent bien leur powerplay, et Julien Desrosiers trouve une superbe passe transversale de Desrosiers pour Mallette à travers le slot. Le but paraît acquis mais Brett Jaeger réussit à bloquer ce palet sous sa botte en déplacement latéral ! Un arrêt exceptionnel du gardien canadien, dont on se rappelle qu'il a été très bon depuis le début du tournoi. Un écueil à franchir pour Rouen.
Lire la suite : Rouen - Coventry (Coupe Continentale, 3e tour, groupe D)
L'an passé en Coupe Continentale, Liepâja avait battu Cracovie 6-5. Les spectateurs rouennais aimeraient bien un score du même genre et un match aussi animé pour en avoir pour leur argent. Mais c'était alors le premier jour du tournoi à domicile, et les Lettons jouaient devant leur public. Le contexte a changé. Nous sommes le dernier jour, les deux équipes sont déjà éliminées, et c'est sûrement la plus motivée qui l'emportera.
Les premières minutes sont équilibrées et ouvertes, mais la première salve est polonaise. L'inévitable Leszek Laszkiewicz place un tir du poignet précis en entrée de zone, à mi-hauteur côté plaque de Maris Jucers (1-0, 03'50"). La deuxième ligne polonaise essaie d'enchaîner avec un centre appuyé de Michal Piotrowski pour Mikolaj Lopuski arrivé seul devant la cage, mais celui-ci n'arrive pas à exploiter ce bon palet.
Cracovie n'a pas d'unités spéciales et alterne ses lignes de façon régulière à la mode de l'est. C'est donc le troisième bloc qui hérite d'une situation de 5 contre 3, après une crosse haute de Katulis et une obstruction de Knikts. Il s'acquitte de cette mission avec brio, avec un tir de la bleue de Patryk Prokop que Rafal Martynowski dévie parfaitement en lucarne (0-2, 08'46").
Lire la suite : Cracovie - Liepâja (Coupe Continentale, 3e tour, groupe D)
Trois hommes et
un coup fin
Trois mois que le public spinalien attendait de revoir Stéphane Gervais patins aux pieds et crosse en main. Un come-back devenu effectif à Caen après de longues, très longues semaines de rééducation. Et pour son grand retour à domicile, le Franco-Canadien a marqué deux buts cruciaux, dont un scellant une victoire inespérée contre Angers. La bête-noire avérée, mais exorcisée avec la complicité de Michal Petrák et Ján Plch, auteurs de quatre points chacun. Oui, le meilleur duo du moment en Ligue Magnus a encore frappé...
Pour ceux qui en doutaient encore, l'ICE, à défaut d'être une "équipe de coupes", est effectivement une équipe de "coups". Il a fallu un incroyable retournement de situation facilité, il est vrai, par l’incapacité des Ducs à "tuer" le match en se faisant remonter trois buts en dix minutes.
Tout simplement indigne de la meilleure défense du championnat. Une arrière-garde pourtant musclée par l'arrivée d'Antonin Manavian, employé comme attaquant par Martin Lacroix pour pallier les actuelles indisponibilités de Brian Henderson et Tomáš Balúch.
Après Rouen, Angers. Début octobre, Épinal avait battu les Dragons à Poissompré, en prolongation, après avoir égalisé à 50 secondes de la sirène. Hier soir, les Dauphins ont remis ça. Et cette fois-ci, c'est Angers qui est tombé dans les Vosges. Le leader avait pourtant bien attaqué sa partie en menant 2-0 à la 18', puis 5-2 peu après la mi-match. Un doublé de Michal Petrak et un but de Jan Plch plus tard, tout le monde s'est retrouvé pour une petite prolongation. Petite, puisque Stéphane Gervais a offert la victoire aux Spinaliens après à peine une minute de rab (6-5). Au classement, Angers conserve la tête et Épinal reste 8e. Mais les Dauphins sont à égalité de points avec Briançon.
Rodolphe Garnier (entraîneur de Rouen) : "L'important, c'est la victoire, parce qu'elle nous laisse nos chances pour demain. C'est étonnant qu'on joue avec autant de nervosité. Il a fallu un grand Lhenry pour nous empêcher d'être menés. Au deuxième tiers, on a joué plus classique avec du trafic devant la cage, cela correspond plus à ce qu'on doit présenter en jeu de puissance. Même au troisième tiers, on n'a pas joué avec confiance malgré le score. On a pris trop de pénalités. Coventry est une équipe bonne en powerplay, il faudra être plus calmes et appliquer les consignes."
"Il y a dans notre équipe de très bons joueurs qui voudront sauver leur tournoi demain. Je ne sais pas pourquoi le bloc de Carl Mallette est aussi tendu. Au moins, ils ne donnent pas de but, on va s'en satisfaire, mais c'est vrai qu'on attend de ces joueurs qu'ils puissent marquer. Les prisons que Julien Desrosiers a pris, c'est plus de la frustration, parce qu'il ressent qu'il n'y arrive pas. Mathieu Brunelle, je l'ai mis sur le banc à la fin parce qu'il ne joue pas comme il en est capable, mais il sera aligné demain."
"Janil essaie de mettre une charge, et il laisse alors un 2 contre 1 devant la cage qui devient un but, mais sur cette action, je cherche encore le troisième homme, qui est dans le coin. Bien sûr, c'est un jeune défenseur qui manque d'expérience sur ce genre de tournoi, mais dans ce cas-là, que fait-on ? On ne fait pas jouer les jeunes Français, et on ne joue qu'avec des étrangers ? Janil est un jeune joueur qui s'engage physiquement, qui donne des mises en échec, ce soir je l'ai vu se coucher devant un lancer en infériorité. Quand on ne marque qu'un but comme hier, je ne pense que le problème soit en défense."
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