Dans le hockey slovaque aussi, on a fêté les Trois Rois en janvier ! Toujours aussi indécise, l'Extraliga a en effet connu trois leaders en ce début d'année, Bratislava succédant à Skalica dans la première semaine avant de céder lui-même sa place au tenant du titre Košice presque dans la foulée. Si les Cassoviens disposent désormais de sept longueurs d'avance sur leur dauphin de la capitale, l'évolution du championnat a montré jusqu'ici que les vérités d'un jour sont rendues caduques dès le surlendemain.
La situation est en revanche plus claire en bas de tableau où Nitra s'est enlisé à la dernière place. Après la nomination d'un quatrième entraîneur le 3 janvier, un éternel remaniement de ses troupes (52 joueurs ont porté le maillot du club cette saison) et la présence éclair d'un homme voulu providentiel (le vétéran Jozef Stümpel reparti après seulement deux piges), les Corgoni ont déjà comblé six des dix-neuf points de retard qu'ils comptaient encore la semaine dernière sur Martin, neuvième. Bien qu'improbablement payant, le rush final dans lequel se sont lancés les Nitrančania alimente davatange l'intérêt de ce palpitant cru 2011/2012.
Enfin, il convient de signaler que les défenseurs Lukáš Bohunický (Bratislava) et Marcel Šterbák (Poprad) ainsi que l'attaquant Samir Saliji (Nitra) ont été déclarés positifs pendant les fêtes à la Methylhexanamine (stimulant). Les trois fautifs ont reconnu avoir acheté un complément alimentaire via Internet tout en affirmant qu’aucune contre-indication ne figurait sur la notice quant aux règles antidopage. Vérification faite auprès du fabricant, le nom de la substance interdite n’est même pas mentionnée dans la composition du produit. Malgré sa bonne foi, le trio vient de prendre un an de suspension en début de semaine.
Place à présent au bilan de Slovan Bratislava aux deux tiers de la saison régulière, avant d’entrevoir demain celui de Poprad.
Deux défaites en trois matchs de championnat, une finale de Coupe de France perdue en prolongation... Rouen sent le doute pointer le bout de son nez. Une situation plutôt inhabituelle sur les bords de Seine. Pour se remettre en jambes, rien de tel qu'un bon petit derby normand. Les champions de France reçoivent Caen, ce soir. Une équipe étrillée 11-0 à l'aller. Mais qui reste sur deux victoires de rang. Et qui a résisté, vendredi dernier, à Dijon, meilleure attaque de la ligue. En jeu, pour les Dragons, plus qu'une simple question de confiance. Le leader, que l'on croyait à l'abri, a vu fondre son avance. Il n'a plus la moindre marge de sécurité sur ses poursuivants. Comme lui, Chamonix est à 33 points. Briançon n'est qu'à deux longueurs, et Angers à trois. Certes, Rouen a joué un match de moins que ses adversaires. Mais le danger est bien là. En cas de nouvel accroc, les Dragons pourraient dévisser au classement. Ils joueront ce soir sans Jonathan Janil et Fabrice Lhenry.
Lire la suite : Ligue Magnus (22e journée) : un derby pour repartir
Val Pusteria, Bolzano, Pontebba et Cortina dans le "Master round" ; Alleghe, Asiago, Renon, Fassa, Vipiteno et Valpellice dans le "Relegation round". Voilà le verdict final de la saison régulière.
Jarmo Tolvanen (entraîneur de Dijon, photo ci-contre de Philippe Crouzet) : "Chaque finale est une fête pour les joueurs. Le coach n'est plus si important."
Cédric Custosse (défenseur de Dijon, arrivé de Rouen cet été) : "Quel destin, on va dire ! Battre Rouen en championnat, c'est déjà fort. Les battre à Bercy devant autant de personnes, c'est super. Avec Dijon, on se posait la question de savoir si on était capable de bousculer les grands, d'autant que Rouen nous avait éliminés en Coupe de la ligue. On s'était fixé l'objectif d'arriver en finale, la remporter est encore plus beau."
Ramon Sopko (gardien de Dijon) : "C'est la deuxième finale de Coupe que je gagne [après Briançon en 2010], ce n'est pas grave de savoir contre qui, même si c'est face à Rouen les deux fois. Gagner la Coupe est toujours extra, devant 13000 spectateurs. C'était un match avec beaucoup de pénalités et de powerplays, c'est encore plus difficile pour nous gardiens, car il y a beaucoup de buts et de boulot. Si on gagne, on oublie tout ça. On a une équipe plus offensive que défensive, et on a ouvert le jeu."
Mathias Arnaud (attaquant de Dijon) : "On a subi une grosse pression au début. On met les bouchées doubles au deuxième tiers, on est confiant pour le troisième. À deux buts d'écart, c'était un peu la folie sur le banc. Ils reviennent, mais le but de Nico Ritz est la délivrance. On s'en serait mordu les doigts si on avait perdu ce match. C'est la consécration du milieu de saison, mais pas de la fin de saison. On veut gagner la Magnus. On est cinquième, il y a quelque chose à faire."
Lire la suite : Finale de Coupe de France : réactions des vainqueurs
Grenoble tombe dans le piège gapençais
Les Brûleurs de Loups sont de retour. En infligeant il y a une semaine aux Dragons de Rouen leur première défaite à l'extérieur (4-1), les Brûleurs de Loups ont marqué les esprits tout en marquant deux points très précieux au classement. Et ils ont confirmé ce succès mardi à Amiens en s'imposant sur le plus petit des scores (1-0). Ces deux victoires face à des ennemis historiques font du bien au moral d'une équipe qui a connu de nombreuses périodes de doute cette saison. Et elle permet aux Brûleurs de Loups de revenir à la septième place, devant Strasbourg et à portée de la sixième place occupée par Morzine. Seule ombre au tableau : la nouvelle blessure à la main de Francis Desrosiers à Amiens. L'attaquant québécois sera absent pour une durée de quatre semaines au moins et ne devrait pas donc pas revenir avant les play-offs. La poisse pour Desrosiers, déjà absent six semaines pour une blessure similaire plus tôt dans la saison. Steiner effectue en revanche son retour ce soir. Excellent face à Rouen et Amiens avec seulement un but encaissé, Sébastien Raibon obtient un troisième départ de suite devant la cage grenobloise.
De leur côté, les Rapaces vont mieux depuis leur victoire au bout du suspense mardi à Morzine. Deux points qui font un bien fou au classement après trois défaites consécutives et qui donnent de l'air à Gap qui prend un peu ses distances avec les play down. Mais les Gapençais ont toujours un besoin vital de points et se déplacent ce soir à Pôle Sud avec l'espoir de rééditer leur performance de début de saison en coupe de la ligue alors qu'ils étaient venus s'imposer 2-1, s'ouvrant ainsi les portes des quarts de finale de la compétition. Mais les hommes de Patrick Turcotte ont également leur revanche à prendre sur le match aller à Marseille, perdu de justesse (0-1).
Pour le compte de la 17è journée de championnat U18 Elite, les amiénois retrouvent l’antre du Coliséum pour y affronter l’entente de Mont-Blanc/Chamonix, actuelle troisième du classement avec 34 points. Pour cette rencontre, les Cadets Gothiques doivent se passer de trois défenseurs en les personnes d’Arthur Montenoise, blessé à la cuisse, d’Antoine Buriez et de Thibault Thuillier partis renforcer l’équipe U18 Elite A à Angers.
Dès le début du match, Amiens ne perd pas de temps pour amener le danger sur la cage de ses adversaires du jour en alertant Victor Goy à plusieurs reprises tandis que Mont-Blanc ne parvient pas à réellement inquiéter les amiénois avant la septième minute. Sur l’engagement en zone défensive locale, Charly Brugiere profite d’un rebond sur le côté des filets pour tenter vicieusement de passer le puck derrière le patin de Corentin Cunsolo qui revient juste à temps pour protéger son but.
Stats individuelles :
LA PERF : Lors de la rencontre opposant les Ducs d'Angers aux Gothiques d'Amiens, le second but picard a été inscrit par Nicolas Leclerc pour son premier match en Magnus. Le natif de Besançon est né en août 1994, il a donc 17 ans et 5 mois, ce qui fait de lui le buteur le plus jeune depuis le début de la saison. Une jolie performance pour ce défenseur évoluant habituellement avec l'U18 Elite.
Car dans l'histoire de la Ligue, rares sont les défenseurs à avoir inscrit un but avant d'avoir atteint l'âge de 19 ans.
La dernière fois que les Dijonnais avaient participé à la finale de la Coupe de France à Bercy, en 2009, ils avaient été un peu paralysés par l'évènement et n'avaient pas pu se hisser à la hauteur de Grenoble. Mais aujourd'hui, les Ducs ont bien grandi. Ils ont la meilleure attaque de la Ligue Magnus et on peut leur prêter de sérieuses ambitions de gagner la finale.
En face, ce n'est certes pas n'importe qui. Rouen est le tenant du titre et arrive en habitué pour sa troisième finale consécutive à Bercy. Les Dragons sont même tout auréolés de leur couronne européenne, puisqu'ils ont remporté la Coupe Continentale il y a deux semaines. Un succès qui est peut-être aussi leur talon d'Achille. Il leur faut s'en remettre physiquement et mentalement, alors qu'ils jouent leur huitième match en seize jours. En championnat, ils ont réussi deux courtes victoires et ont concédé leurs deux premières défaites à l'extérieur, à Grenoble et à Strasbourg, preuve qu'ils ont encore le week-end européen dans les jambes.
Ce sont surtout les adducteurs de Fabrice Lhenry que se sont usés, car il s'est fait une élongation au dernier match jeudi. À l'échauffement, le gardien international bouge à peine le bas du corps, et il est clair qu'il n'est pas en état de jouer. Voilà un défi pour le prometteur numéro 2 Sébastian Ylönen, le plus important de sa jeune carrière.
Lire la suite : Rouen - Dijon (Coupe de France 2012, finale)
Un "moment important dans l'histoire du hockey français". C'est ainsi que Luc Tardif a introduit la conférence de presse de signature de l'accord de co-organisation des championnats du monde 2017 entre la France et l'Allemagne, en présence du président (Uwe Harnos) et du secrétaire général (Franz Reindl) de la fédération allemande, dans la salle de presse du Palais Omnisports de Paris-Bercy.
Cette organisation s'inscrit dans le cadre des travaux de rénovation du POPB, qui porteront sa capacité en version hockey de 13364 à 15700 spectateurs, tout en aménageant des box VIP. Luc Tardif a également précisé que la candidature avait permis de conserver la petite patinoire Sonja-Henie, dont l'existence après les travaux était un temps mis en doute. "Quand on est allé voir le POPB à la création de la fédération, on était plutôt mendiants qu'autre chose. Aujourd'hui, il n'y a plus de doute sur notre capacité à organiser cet évènement dans de bonnes conditions."
Lire la suite : Conférence de presse sur la candidature Allemagne-France 2017
Pour suivre la sixième finale de Coupe de France à Bercy, si vous n'êtes pas sur place et si vous ne voulez pas attendre la diffusion télévisée en différé sur Sport+, le Rapace Live prendra l'antenne à 14h45 pour faire vivre cette finale.
Rappel des cinq précédentes finales :
Angers - Épinal 2007 / Rouen - Grenoble 2008 / Grenoble - Dijon 2009 / Rouen - Briançon 2010 / Rouen - Angers 2011
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