La dernière édition mensuelle des clins d'oeil et petites phrases avec les anecdotes de mai.
Tout en haut des gradins de l’United Center, la patinoire de Chicago, on peut lire l’inscription suivante en néons rouges géants : "Welcome to the madhouse" (« bienvenue dans l’asile de fous »). Effectivement, le premier match de cette finale fut bel et bien un match de fou : 11 buts ont été inscrits (dont 5 en première période, égalisant un record NHL de finale de coupe Stanley) et aucune équipe n’a réussi à prendre un ascendant net durant le match car il y a eu quatre changements d’équipe menant au score.
Lire la suite : Chicago Blackhawks - Philadelphia Flyers (NHL, finale coupe Stanley, match 1)
L'ancien international et joueur d'élite (Viry, Reims, Grenoble, Brest, Angers) a terminé sa première saison comme entraîneur-joueur de Rennes en D3. L'interview d'Yven Sadoun.
Moins d'une semaine après la fin de son Mondial qui s'est déroulé comme dans un rêve, l'Allemagne a été brutalement rappelée à son quotidien avec une bataille administrativo-judiciaire dont les rebondissements tragicomiques ont égalé en coulisses les surprises survenues sur la glace.
En parallèle aux jours les plus glorieux du hockey allemand (le Mondial) a en effet eu lieu ce qui a été qualifié de "jour le plus ridicule de l'histoire de la DEL". L'enjeu, la survie du club de Kassel, en grande difficulté financière - et pas seul dans ce cas... Quelles équipes joueront en DEL l'an prochain ? Celui qui sait répondre à cette question est aussi fort que celui qui a pronostiqué le dénouement du Mondial !
Lire la suite : L'avenir de la DEL se joue dans une bataille d'avocats
Comme toute grande série, la finale a donné lieu à un duel de gardiens. Trevor Koenig, déjà décisif en demi-finale contre Grenoble, a été énorme au match 3 et au match 4 à Angers, permettant à Rouen de retourner la situation à son avantage. Le gardien "perdant" Peter Aubry a lui-même été excellent à l'île Lacroix, après avoir déjà été solide au tour précédent contre Briançon.
En défense, alors que tout le monde attendait la star Marko Kiprusoff, la révélation de la saison aura été le discret Lauri Lahesalu, le pion essentiel de la défense angevine. Infatigable, l''Estonien a compensé comme il le pouvait les absences de Kiprusoff et Mihalik. Du côté du champion Rouen, l'expérience du très haut niveau de Daniel Babka s'est fait ressentir : le Slovaque s'est montré très difficile à bouger.
Alors que les attaquants grenoblois ont déçu en play-offs (sauf l'éternel Broz), les défenseurs ont tenu leur rang. Alexandre Rouleau a poursuivi sur sa bonne fin de saison régulière en marquant six buts, en plus de faire preuve de sa grosse combativité habituelle. L'autre bonne surprise des play-offs, c'est Antonin Manavian qui a franchi une étape supplémentaire en l'absence de Wallin. Il s'est montré beaucoup plus offensif, tout en se servant de sa présence physique, et a joué un rôle en supériorité numérique avec un tir plus précis qu'à l'accoutumée. Bref, d'énormes progrès par rapport à la saison régulière où il manquait de constance et de discipline.
Les amateurs de suspense en sont pour leurs frais : après l’élimination rapide des Sharks de San José en quatre matchs face aux Blackhawks de Chicago, ce sont les Canadiens de Montréal qui se sont inclinés en cinq matchs face aux Flyers de Philadelphie.
Les joueurs de Montréal pensaient avoir fait le plus difficile en ouvrant le score (élément crucial puisque l’équipe qui avait marqué la première l’avait emporté à chaque fois jusqu'ici) mais les Flyers ont su réagir, notamment grâce au retour de leur meilleur buteur de saison régulière Jeff Carter (2 buts bien qu’il continue à boîter hors de la glace suite à sa fracture de la jambe droite il y a un mois) et à un match complet du fougueux capitaine Mike Richards.
Lire la suite : Philadelphia Flyers - Montréal Canadiens (NHL, finale de conférence, match 5)
Les Blackhawks avaient l’occasion d’atteindre la finale de la coupe Stanley en battant chez eux les Sharks. Les jeunes pousses n’ont pas tremblé et sont parvenus à éliminer l’équipe numéro 1 de la conférence en quatre matchs secs. Ils parviennent ainsi à remporter le trophée Clarence Campbell qui récompense la meilleure équipe de la conférence Ouest.
Chicago parvient en finale de la coupe Stanley pour la première fois depuis 1992 et ils tenteront de remporter leur première coupe depuis 1961. Quant à Marian Hossa, arrivé à l'intersaison de Detroit, il va disputer sa troisième finale de coupe Stanley d'affilée... avec trois équipes différentes (Pittsburgh en 2008, Detroit en 2009 et maintenant Chicago). L'ailier slovaque espère sûrement avoir plus de réussite que lors de ses précédentes tentatives car, bien qu'il ait donc participé à la double confrontation Detroit-Pittsburgh de 2008 et 2009, il a joué à chaque fois pour l'équipe perdante.
Lire la suite : Chicago Blackhawks - San José Sharks (NHL, finale de conférence, match 4)
Pas de miracle, cette fois…
Cette petite finale vaut tout l'or du monde pour l'Allemagne, surprise du chef de ces mondiaux pas comme les autres. La bande à Uwe Krupp, qui s'est totalement replacée sur l'échiquier mondial, a fait déjouer tous ses adversaires en s'appuyant sur un bloc défensif de tous les instants. Une muraille presque infranchissable avec des gardiens solides, mais quasiment novices à ce niveau. Le Canadien naturalisé Rob Zepp, Dimitrij Kotschnew et le Bavarois Dennis Endras, déjà déterminant dans l'excellente saison d'Augsbourg, se sont relayés avec succès devant le filet.
Même la "grande Russie", par deux fois dans ce tournoi, s'est cassé les dents sur le "rideau de fer allemand" signe que la Nationnalmannschaft a passé le stade de la confirmation. Pour autant, cette demi-finale a eu raison de Korbinian Holzer, le robuste arrière de Düsseldorf, légèrement commotionné après la charge de Nikolai Kulemin. Une absence de poids, au propre comme au figuré d'ailleurs, à l'heure de croiser le fer avec la Suède.
L'enjeu du bronze décuple la motivation allemande. Il y a quelques jours encore, ramener une breloque aurait tenu du miracle, voire du fantasme. Pourtant force est de constater que le pays hôte y a toute sa légitimité. Reste maintenant à "bétonner", une dernière fois, pour commencer l'été « bronzés ». Sauf que les Nordiques, depuis trois ans maintenant, ont pris l'habitude de disputer la petite finale. C'était déjà le cas, sans succès, à Québec en 2008 (0-4, contre la Finlande) alors qu'à Berne, l'an passé, ils s'étaient défaits des États-Unis (4-2).
Lire la suite : Suède - Allemagne (Mondiaux 2010, match pour la 3e place)
Les champions de la persévérance
Cette confrontation, toute traditionnelle qu'elle soit, est inédite en finale d'un championnat du monde, même s'il y a un précédent olympique célèbre à Nagano.
À l'époque des grands duels URSS-Tchécoslovaquie, les championnats du monde se jouaient en effet en poule. Lors de la période de domination tchèque au tournant du siècle, la Russie était au fond du trou.
Et lorsqu'elle est revenue au sommet, comme c'est le cas actuellement avec une série de 27 victoires consécutives en championnat du monde avant ce match, c'est au tour de la République Tchèque de décliner... jusqu'à sa tardive résurrection dans ce tournoi où elle était au bord de l'élimination sans gloire et où elle se retrouve en finale après deux qualifications aux tirs au but !
Jaromir Jagr, toujours observé dans ces confrontations du fait de son numéro 68 hérité du Printemps de Prague (même s'il s'est toujours dit anti-communiste et jamais anti-russe), est motivé comme jamais pour offrir sans doute son dernier grand titre à son pays. Après seulement vingt secondes, il va forechecker Denis Grebeshkov en fond de zone, récupère le palet et donne une cage ouverte à Jakub Klepis, son coéquipier d'Omsk (0-1, 00'20"). La "première ligne" défensive Grebeshkov-Korneïev, déboussolée d'entrée, jouera très peu pendant le reste de la soirée...
Lire la suite : Russie - République Tchèque (Mondiaux 2010, finale)
Pour la première fois, aucun joueur de l'équipe championne du monde n'a été distingué dans les trophées individuels. Pour autant, l'équipe-type n'est guère contestable. La preuve que le meilleur collectif n'a pas besoin d'individualités saillantes.
Le recordman des participations Nummelin a sans doute été récompensé aussi pour l'ensemble de son œuvre, et les Allemands ont eu un logique vote favorable à domicile, donnant carrément un titre de MVP au meilleur gardien Dennis Endras. De façon amusante, la moitié de l'équipe-type est arrivée en cours de tournoi (Ehrhoff, Datsyuk, Malkin) et l'a marqué de son empreinte.
MVP et meilleur gardien : Dennis Endras (Allemagne).
Meilleur défenseur : Petteri Nummelin (Finlande).
Meilleur attaquant : Pavel Datsyuk (Russie).
Équipe-type : Dennis Endras (ALL) ; Petteri Nummelin (FIN) - Christian Ehrhoff (ALL) ; Magnus Pääjärvi-Svesson (SUE) - Pavel Datsyuk (RUS) - Evgeni Malkin (RUS).
Plus d'articles...
Page 7 sur 183



