En poule A, les places en play-offs sont quasiment soldées. Champigny-sur-Marne a explosé 7-2 une réserve rouennaise privé de la quatrième ligne du RHE retenue par la Coupe Continentale, et est officieusement qualifié tout comme Meudon, surprenant vainqueur d'Annecy 2-1, et la Roche-sur-Yon, qui a battu Évry 4-3 aux tirs au but. Chambéry et Metz, qui ont perdu sur le même score (2-10) contre les Volants et Amnéville, n'ont plus qu'à préparer les play-down.
Face à qui ? À Orléans, bien sûr, encore giflé par Nantes (1-9). En revanche, rien n'est joué pour l'autre place à éviter. Compiègne a remporté une victoire importante à Asnières (8-5) pour passer devant son rival du soir, mais a un calendrier difficile puisque les Picards affronteront les quatre premiers du classement avant de se déplacer à Clermont-Ferrand. Même battus ce soir 4-2 à Wasquehal, les Sangliers Arvernes auront l'immense avantage de recevoir leurs deux concurrents directs.
Val Vanoise a perdu la première place de la poule B en perdant 4-2 à Cholet, ce qui permet à Tours de s'emparer des commandes avec une victoire 6-3 contre Toulon acquise devant 1650 spectateurs.
Nice réussit le gros coup de la soirée de D1. Menés 2-0 à Brest dans le duel pour la deuxième place, les Aigles de la Côte d'Azur ont renversé le score grâce à des doublés de Karri Koivu et Jan Babic (4-6). Ils restent à deux points du leader Mulhouse, premier qualifié officiel en play-offs après sa victoire 4-1 chez la lanterne rouge Valence.
La lutte pour les play-offs s'annonce en effet intense. Pour défendre sa si précieuse huitième place devant Dunkerque, vainqueur 4-3 d'Anglet sur un but en prolongation de Maurice Rozenthal, l'équipe de Courbevoie a en effet arraché les deux points contre Reims par un but de Tourigny dans le temps supplémentaire (8-7), après avoir failli les perdre (avantage dilapidé de 6-3 à 6-6, récupéré en double supériorité numérique, puis perdu à cinq secondes de la fin sur une égalisation de Pazak).
Toulouse-Blagnac, défait 5-3 à Montpellier par un triplé de Tyler Czuba, s'est en revanche fait dépasser à la dixième place par le Mont-Blanc, qui a enfoncé Bordeaux en gagnant 5-3 à Mériadeck devant 2250 spectateurs. Les Boxers se rendront la semaine prochaine à Cergy-Pontoise (battu 3-1 à Lyon) qui partage leur sort au classement : le perdant sera relégable.
Après avoir déjà encaissé un 6-0 contre Rouen, Asiago doit maintenant essayer avant tout de prendre d'autres roustes, ce qui serait catastrophique pour une équipe déjà en proie au doute. Elle risque gros face au Donetsk, surtout qu'elle est privée d'un de ses joueurs de première ligne, John Vigilante, qui devra être opéré d'un doigt cassé par trois cinglages successifs hier. Sa chance est peut-être que certains joueurs du Donbass ne prennent pas les Italiens au sérieux et ont fêté leur victoire dans l'alcool hier, ayant laissé du vomi dans leur chambre d'hôtel...
Si Rodolphe Garnier regrettait que le premier match entre ses adversaires n'ait pas été plus intense, le début de rencontre ne le rassurera pas. Ce n'est pas cet après-midi que le Donbass se livrera et dépensera des forces. Surtout pas après un premier but rapide. Le capitaine ukrainien Serhyi Varlamov, peu gêné par son vis-à-vis Ulmer, glisse en effet le palet sous les jambières de Grieco (0-1, 03'53"). Le gardien italo-canadien, déjà faible hier, n'a pas été remplacé par Jeff Lerg. Heureusement, après cette faiblesse initiale, Grieco se montre très solide par la suite.
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Menu allégé, ce week-end, pour la Ligue Magnus. Pourquoi ? Parce que Grenoble et Villard-de-Lans ont déjà joué leur derby, remporté par les Brûleurs de Loups (7-1) jeudi soir. Et parce que Rouen, le leader, est retenu par la Superfinale de Coupe continentale. Du coup, seuls cinq matchs sont au programme. Face à l'actualité européenne des Dragons, le choc entre Angers et Briançon passe presque inaperçu. Il est, pourtant, décisif pour la course au podium.
Lire la suite : Ligue Magnus (17e journée) : le podium en jeu
Grenoble enfonce Villard
Les Brûleurs de Loups et les Ours se retrouvent pour le 107e derby de l'histoire entre les deux clubs. Vainqueurs des trois précédentes rencontres cette saison (4-0 à Pôle Sud et 4-3 à André Ravix en coupe de la Ligue et 2-1 au match aller sur le plateau après un match laborieux), les Brûleurs de Loups partent logiquement favoris de cette affrontement entre voisins. Ils restent en effet sur une belle série de trois victoires consécutives face à Epinal, Neuilly-sur-Marne et surtout Briançon dimanche (3-2), une première victoire cette saison face à une équipe classée dans la première moitié du classement de la Ligue Magnus. De quoi inciter à l'optimisme chez les hommes de Jean-François Dufour qui viseront la passe de quatre avec un effectif au complet ce soir.
De leur côté, les Ours ont connu une grosse désillusion en s'inclinant lourdement à Marseille face à Gap (6-1). Face à Morzine dimanche, Villard a relevé la tête, ne s'inclinant que d'une courte tête (3-2) et aurait même pu forcer la prolongation avec un but en fin de match non validé par l'arbitre qui avait jugé que le palet n'était pas rentré. Malgré tout, ces deux défaites viennent freiner la progression des hommes de Rich Metro qui pensaient avoir lancé leur saison après leur double victoire contre Amiens. Toujours virtuellement en play-downs, ils ont besoin de points et espèrent venir en récupérer sur une glace souvent accueillante pour les visiteurs cette saison. Les Ours se présentent avec Farruggia dans les cages mais sans Diaferia toujours blessé ni Sage-Vallier présent seulement sur le banc.
Lire la suite : Grenoble - Villard-de-Lans (Ligue Magnus, 17e journée)
Fabrice Lhenry (gardien de Rouen) : "C'est un très bon départ, on a joué sérieusement pendant soixante minutes. Je voyais bien tous les shoots, la défense m'a facilité les arrêts. Seul bémol, on a pris trop de pénalités. On avait bien étudié leurs tactiques aux face-offs et à 5 contre 4. Ça nous a bien aidés puisqu'on n'a pas pris de but en infériorité, alors qu'en championnat on en prend pas mal."
Rodolphe Garnier (entraîneur de Rouen) : "Il faut se méfier de l'impression que Rouen patinait plus vite qu'Asiago, car Donetsk et Minsk vont très vite. Avant de gagner, on a surtout fait un match solide, c'est ce que je retiens. En France, on sait qu'on n'est pas toujours obligés de faire tous les efforts pour gagner, ici on ne peut pas tricher. Dans le monde des Bisounours, j'aimerais qu'on fasse preuve du même esprit à chaque match, mais je sais que ce n'est pas possible. Les joueurs ont été concentrés. Paré a fait un grand match. Il est dans l'ombre, mais il met du trafic devant la cage, comme sur le but de Manavian, et il joue bien en infériorité. On est forcé d'être confiant après le match de ce soir. On ne pourra pas débuter demain comme on a fini le match car le jeu était très ouvert. Ce ne sera pas le cas contre Minsk, qui est peut-être moins fort individuellement que l'an passé, mais toujours aussi fort collectivement. Ils ont toujours un système défensif, ils sont passés de la trappe au 1-3-1."
Rouen a choisi de commencer par l'adversaire le plus facile mais sait qu'il faut se méfier des a priori. C'est dans des circonstances similaires que les Dragons s'étaient inclinés voici trois ans contre Bolzano avant de battre les deux adversaires les plus forts. Le premier match est toujours le plus compliqué quand il s'agit de se mettre dans le bain européen, et le RHE se méfie beaucoup d'Asiago. Le double champion d'Italie en titre est à la peine en série A, mais compte d'autant plus sur cette Coupe Continentale pour lancer vraiment sa saison.
Asiago est tout de suite en action dans l'enclave rouennaise et pousse Guénette à la faute pour empêcher un Italien de prendre un rebond dès la deuxième minute. Mais cette pénalité précoce, loin de contrarier les plans normands, se révèle salutaire. En infériorité numérique, Desrosiers et Paré marquent un but venu de nulle part en zone offensive : le premier sort le palet de la bande du revers pour le second qui, toujours du revers, envoie un tir en angle qui surprend totalement Anthony Grieco (1-0, 03'20"). Un mauvais but pour le gardien italo-canadien, qui assume la charge de titulaire car son collègue et concurrent Jeff Lerg n'est pas encore à 100% après être rentré de blessure au dernier match de championnat.
Lire la suite : Rouen - Asiago (Coupe Continentale, Superfinale, jour 1)
Tout est prêt pour le triomphe annoncé du tout nouveau porte-étendard du hockey ukrainien. Vingt journalistes ont fait le voyage depuis l'Ukraine, plus un commentateur de télévision qui utilise des moyens de production français loués pour l'évènement. Une centaine de supporters agitent des drapeaux rouges et noir. Le Donbass, dominateur dès sa première saison de la VHL russe, est au grand complet et fait peur, même au tenant du titre, le Yunost Minsk.
Peu habitués à connaître autant de difficulté dans leur championnat, les Biélorusses se sont encore renforcés spécifiquement pour la finale. Six joueurs sont arrivés ces dernières semaines, leur seule chance de leur donner un banc capable de rivaliser avec Donetsk. Sur les maillots du Yunost figure un autocollant avec le numéro 24 du capitaine de l'équipe nationale du Bélarus, Ruslan Salei, disparu dans l'accident d'avion du Lokomotiv Yaroslavl.
Lire la suite : Donbass Donetsk - Yunost Minsk (Coupe Continentale, Superfinale, jour 1)
Après la bagarre d'Angers-Neuilly, le capitaine nocéen Steven Cacciotti et Julien Albert ont vu leur suspension d'un match confirmée aujourd'hui par la commission de discipline. Un autre Angevin, Marc Bélanger, a lui aussi été suspendu pour incorrection envers les officiels.
Dans le même temps, Nicolas Primout a quitté le club d'Angers. Dans un communiqué, le club a annoncé que le joueur formé à Meudon avait préféré mettre le hockey de côté pour se consacrer à de nouveaux projets professionnels.
La Superfinale de Coupe Continentale qui se déroulera ce week-end à Rouen, et pour laquelle le club des supporters du 7e Dragon a préparé l'affiche ci-contre, aura pour favori le Donbass Donetsk. Il y a quelques années, cette ville de l'est russophone et minier de l'Ukraine n'engageait même pas régulièrement de club dans son championnat national !
Mais depuis un an et demi, le Donbass Donetsk, qui méritait alors au mieux le qualificatif de semi-pro, a été racheté par le riche homme d'affaires Boris Kolesnikov, vice-premier ministre de l'Ukraine en charge de l'Euro 2012. En 18 mois, on mesure le chemin parcouru. Une reconstruction de la patinoire, un titre de champion national pour gagner un billet en Coupe Continentale, et le club s'est engagé en VHL, la deuxième ligue russe. Kolesnikov n'en est pas à son coup d'essai : il s'est fait connaître dans le football, comme vice-président du Shakhtiar Donetsk de son allié politique Rinat Akhmetov, vainqueur de la Coupe UEFA 2009. Aujourd'hui, il vise donc l'équivalent, la "petite" compétition européenne en version hockey (à la différence qu'il n'y a pas de Ligue des champions, puisque l'IIHF n'a pas réussi à la relancer).
Le Shakthiar est réputé pour aligner jusqu'à une dizaine de Brésiliens. Le hockey sur glace est moins exotique : le Donbass fait simplement appel à des Russes pour la majorité de son effectif. Encore le meilleur moyen pour réussir en Russie, où l'équipe de Donetsk survole la Conférence ouest de VHL. Elle s'est ainsi permis de sacrifier son dernier match (perdu en prolongation à Perm) en reposant sa première paire défensive Lyutkevich-Malevich, pour qu'elle soit mieux en forme en Normandie.
Tout le monde est donc fin prêt, sauf peut-être le gardien russe Evgeni Tsaregorodtsev, réputé pour son pétage de plombs en pré-saison à Nitra, qui a manqué le dernier match à cause d'une blessure au dos. Une chance pour le Biélorusse Stepan Goryachevskih de remettre sur les rails sa carrière, qui n'a pas pris l'envol escompté lorsqu'il avait blanchi les stars d'Omsk pour gagner la Coupe Continentale 2007.
On notera que, si les chaînes françaises ne diffuseront pas la Superfinale (hormis France 3 Haute-Normandie qui assurera des reportages et retransmettra le match Rouen-Minsk de samedi soir en direct sur internet), les rencontres du Donbass Donetsk seront retransmises en direct dans son pays par ICTV, mais aussi sur le territoire russe par KHL-TV. Le Donbass est même suivi par 90 supporters, ce qu'on n'a jamais vu chez les Biélorusses.
Lire la suite : Présentation de la Superfinale de Coupe Continentale
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