La Suède, toujours à la recherche de son premier titre depuis 1981 chez les moins de 20 ans, s'est qualifiée pour sa troisième finale en cinq ans. Cette fois, l'adversaire n'est plus sa bête noire canadienne, mais la Russie, tenante du titre. Cette dernière enregistre le retour de blessure de Telegin, cependant le défenseur Isangulov a été suspendu, sa pénalité mineure ayant été requalifiée après la demi-finale comme charge à la tête.
Le coach russe Valeri Bragin a créé la première surprise du jour. Il a laissé de côté Andrei Vassilievski, le gardien au meilleur pourcentage d'arrêts du tournoi, qui lui est apparu fatigué à l'entraînement. Andrei Makarov, qui l'avait remplacé après la remontée canadienne lors de la troisième période de la demi-finale, fait un surprenant partant. Bragin n'en est plus à un changement près avec ses gardiens. L'an passé déjà, il avait opéré un changement pendant la finale. Et les faits lui donnent souvent raison.
La Suède, qui avait été menée d'entrée en poule par la Russie, sait qu'elle n'aura pas le droit de rater deux fois son départ. Elle montre tout de suite plus de mobilité dans son patinage et dans son jeu. Jeremy Boyce Rotevall, le dernier arrivé la veille du tournoi, prend sa chance dès qu'il en a l'opportunité avec trois tirs en deux présences. Le titulaire-surprise Makarov démontre d'excellents réflexes et une grande confiance dans ses mouvements et son positionnement. C'est plutôt le défenseur rouge Igor Ozhiganov qui est le maillon faible du début de match : en plus d'être souvent pris de vitesse, une de ses relances est interceptée à la ligne bleue par Friberg. Celui-ci s'appuie sur Sundström à gauche du but et fonce à l'opposé mais est trop court d'une vingtaine de centimètres pour reprendre ensuite la passe transversale qui lui est adressée devant la cage ouverte.

Dans un Haras correctement garni (950 spectateurs), les Ducs – au complet – recevaient les Dauphins d'Épinal pour le compte de la quinzième journée de la Ligue Magnus.
Les Ducs débutent fort, et Loïc Lacasse, assez fébrile, repousse tant bien que mal des tirs de la bleue de Daniel Carlsson (1') ou Jean-François David (2'). Le portier visiteur craque très rapidement. Marc Bélanger se joue de Fabien Leroy avec une facilité déconcertante derrière la cage avant d'enchaîner par un tir à ras glace côté droit peu dangereux pour Loïc Lacasse. Ce dernier laisse un gros rebond de la botte qui profite à Éric Fortier qui n'en demandait pas tant (1-0, 02'19).
Un coup dur pour les hommes de Santino Pellegrino qui ne proposent pas grand chose en terme de jeu. Dès que ses joueurs entrent en zone offensive, ils arment de la bleue. Andrej Hocevar n'a aucune difficulté à stopper des tirs de Stéphane Gervais (4') ou encore Nyko Mäntylä (6').
Trois points. C'est la marge que possède Rouen sur son premier poursuivant. Dont l'identité vient de changer. En s'inclinant hier soir sur sa glace de Richard-Bozon face au leader, Chamonix a cédé la deuxième place à Briançon. En Haute-Savoie, les Dragons ont marqué deux fois par période, s'appuyant sur une jeunesse triomphante. Quatre des six réalisations normandes ont été inscrites par des moins de 22 ans (doublé d'Anthony Rech, deux buts de Quentin Berthon et Romain Gutierrez). Score final : 2-6. De quoi, pour les champions de France, aborder sereinement le derby de demain soir, contre Amiens.
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Ne pas s'arrêter là !
Marqués par la lourde défaite à domicile contre Dijon (1-5), les Rouennais se sont retrouvés le week-end dernier contre ces même Ducs et, ce soir, contre Strasbourg en coupe de France en étant réalistes sur leurs temps forts, ce qui leur va si bien. Et les Normands ne comptent pas s'arrêter là... d'abord à Chamonix, leurs dauphins en championnat, puis face à Amiens pour le crunch, enfin en finale de Coupe continentale à la fin de la semaine prochaine. Que du lourd !
Les meilleures occasions tardent un peu à se dessiner. Carl Mallette bute sur les bottes de Hiadlovsky (3'14) et Devin se heurte à Lhenry (4'49). Les Dragons dominent. Thinel ne cadre pas (7'30) et Salmivirta n'a pas encore compris comment Hiadlovsky ait pu détourner une rondelle des filets. À moins que ce ne soit Maxime Mallette (10'52). Les Strasbourgeois résistent à leur première infériorité (12'52) mais pas vraiment à la deuxième. Il n'y a que quatre secondes que Correia a quitté la prison, pour avoir fait trébucher Desrosiers, lorsque Manavian ouvre la marque (1-0 à 18'13). En fin de premier tiers, Guénette ne doublera pas la mise car Hiadlovsky fait (très bien) le boulot (19'01).
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Six joueurs, six équipes différentes, signe d'un championnat qui s'élargit et gagne en intérêt.
Dans les cages caennaises, Clément Fouquerel semble prendre son pied et assume complètement son statut de n°1. Ses bons réflexes, dernièrement dans la double confrontation contre Angers, permettent aux Drakkars de Caen d'avoir six points d'avance sur la lutte pour le maintien à laquelle ils paraissaient promis.
En défense, deux profils différents évoluant dans des clubs de Haute-Savoie. L'offensif Brent Patry a signé quatre buts en décembre, pendant que le défensif Lauri Kinos fait valoir son gros gabarit et son jeu robuste pour solidifier la défense morzinoise.
Au centre, Martin Gascon est le meilleur marqueur du championnat et le maître à jouer d'une équipe de Dijon qui tient toujours tête à Rouen au rang des meilleures attaques. Des Dragons qu'ils retrouveront à Bercy, et qui sont représentés par Julien Desrosiers, leur patineur le plus rapide, toujours en mouvement dans les deux sens de la patinoire, pour revenir défendre avec abnégation ou pour remonter le palet et le distribuer. Il ne lui manque plus que la réussite dans les duels avec les gardiens adverses pour concrétiser ses efforts.
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Le pays organisateur a été dominateur en poule à Edmonton, et c'est maintenant Calgary qui accueille ces phases finales et qui a hâte de voir son équipe à l'ouvrage. Tout le Canada attend avec impatience cette demi-finale contre son adversaire de toujours, la Russie, qui lui avait infligé une cuisante défaite en finale l'an passé. Une Russie privée de Telegin et qui a récupéré Grigorenko précédemment touché à la jambe.
La vengeance est un plat qui se mange froid, mais le Canada laisse rarement le temps de refroidir. Dans cette compétition, il a systématiquement assommé ses adversaires en marquant dans les six premières minutes. Mais pas ce soir. L'opposition est d'un autre niveau technique, et la vigilance est de mise. La Russie fait face. Nesterov prend dans le visage la crosse de son coéquipier Zheldakov, chargé par Pearson en sortant du banc. Une pénalité est sifflée par erreur contre les rouges. Le deuxième meilleur powerplay du tournoi (les Russes tournent à 42% de réussite) fait face à la deuxième meilleure équipe en infériorité (95%) et teste Wedgewood sur de premiers tirs à mi-distance. Le Canada remporte ce premier affrontement d'unités spéciales.
Hat-trick... contre son camp !

Il est impressionnant de constater à quel point la moindre interception du Canada est exploitée en direction de la cage adverse à toute allure. C'est effectivement un jeu de transition qui amène le premier but... mais il est russe ! Le centre téméraire de Ryan Murray en zone offensive est capté par le capitaine blanc Evgeni Kuznetsov qui lance aussitôt une contre-attaque à 3 contre 2. Il s'appuie sur Naïl Yakupov côté droit, mais aussi sur le pauvre Murray qui, en se couchant pour sauver son camp, emporte le gardien avec lui et dévie le tir non cadré dans sa propre cage (0-1). Triple boulette sur la même action pour le défenseur !
Naumenko prend une pénalité stupide pour une charge avec la crosse après le coup de sifflet devant sa cage. Maintenant, c'est le meilleur jeu de puissance (43%) face à la boîte russe inviolable (100%). Une statistique parfaite qui a failli s'évanouir en quinze secondes : Mark Stone donne une cage ouverte à Jonathan Huberdeau au second poteau, la lumière de but s'allume, certains attaquants canadiens lèvent les bras, mais en fait, le tir a été dévié juste au-dessus de la barre transversale par une fantastique parade de la botte d'Aleksei Vassilievski (photo de droite). Miraculeux arrêt !
Barkov supplante Sidney Crosby
C’est la troisième fois que Finlandais et Slovaques se disputent une place dans le dernier carré de la compétition juniors. C’est le Suomi qui a remporté les deux précédentes confrontations (3-1 en 2001 et 6-0 deux ans plus tard) et la Slovaquie indépendante n’a même réussi qu’une seule fois à s’imposer en phases finales, contre les Etats-Unis en 2009 (on passera le match, hors course au titre, glané aux dépens de la Suède en 1999 et qui avait permis à la Double-Croix de repartir avec le bronze). Les Leijonat, à la recherche depuis 1998 de leur troisième couronne internationale, font donc grandement figure de favoris de ce premier quart.
D’ailleurs, Joel Armia confirme de suite aux Slováci que leur tâche sera ardue. L’ailier d’Ässät Pori déborde à droite, effectue un tour de cage avant d’armer dans le coin opposé. Parallèle à la ligne de but, la trajectoire du palet est déviée par Matej Bene entre les jambières de son gardien Juraj Šimboch. La Finlande ouvre déjà le score (1-0, 4'29). Comme l’avant-veille contre les Suisses, les Slovaques réagissent plutôt bien à cette précoce ouverture du score. Ils s’efforcent d’offrir un visage intéressant en attaque et convertissent une erreur de la défense nordiste pour recoller dix muntes plus tard.
Dans sa zone, Jani Hakanpää tergiverse à relancer et se fait bêtement piquer le disque par Richard Mráz dans le cercle gauche. Sa tentative au second poteau est repoussée par Sami Aittokallio et Tomáš Jurčo, en bout de course, loupe le rebond sous la pression d’Aleksander Barkov. Matúš Chovan est en relais derrière son coéquipier et reprend avec succès. Il signe là sa quatrième réalisation du tournoi (1-1, 14'24).
Lire la suite : Finlande – Slovaquie (Mondial U20, quart-de-finale 1)
Les dernières anecdotes et citations de 2011.
Champions du monde depuis le printemps, les Finlandais ne font plus de complexes face à la Suède, et celle-ci s'en est rendue compte, même chez les juniors. Grande favorite pour l'accession en finale après sa victoire en poule sur les Russes, elle a été menée 0-2 par des buts d'Alexander Ruuttu (sur passe de derrière la cage de Miro Aaltonen) et de Joel Armia, qui a volé le palet à Joakim Nordström dans la zone suédoise. Des buts contre le cours du jeu.
Les Suédois, dominateurs par 57 tirs à 24, ont en effet longtemps buté sur le gardien Sami Aittokallio, qui n'a concédé qu'un seul but, un rebond involontaire du patin. Le héros de la soirée ? Non, car à deux minutes de la fin, Aittokallio a effectué une sortie hésitante et trop regardé le palet derrière sa cage. Son dégagement a été intercepté par Johan Sundström, qui a servi Max Friberg face aux filets déserts. Son 8e but du tournoi, le plus facile, mais aussi le plus important (2-2).
Décision aux tirs au but. Sebastian Collberg a ouvert le bal d'un rapide mouvement vers la gauche, mais Joel Armia n'a pas tremblé pour fusiller le gardien de près, côté mitaine. Le buteur-vedette Max Friberg a enchaîné entre les bottes d'Aittokallio, histoire de porter son compteur à 9. Après une tentative manquée de chaque côté, tout a reposé sur les épaules de Mikael Granlund, le capitaine, le déjà champion du monde senior. Le prodige a tellement joué avec le palet... qu'il l'a oublié derrière lui ! Incroyable dénouement pour un Granlund dont la bourde risque maintenant de repasser autant que son but de légende du dernier Mondial des "grands" ! La Suède est en finale du Mondial junior.
La finale de Coupe de France opposera deux équipes qui connaissent déjà Bercy : Rouen et Dijon. Les outsiders Strasbourg et Amiens n'ont pas réussi à se mettre sur leur route.
Les champions de France ont comme d'habitude utilisé leur jeu de puissance pour se qualifier, battant Strasbourg 4-1 avec deux buts d'Antonin Manavian en supériorité numérique (ou dans les secondes qui suivent) devant 2012 spectateurs - ça ne s'invente pas pour la nouvelle année.
Les Gothiques auraient bien aimé sauver leur saison par une présence au POPB, mais ils n'ont rien pu faire face à une équipe de Dijon qui poursuit sa grande saison. Même en brisant leur première ligne pour répartir leurs forces, les Ducs restent impressionnants, et ont gagné 4-1 avec quatre buteurs différents (Arnaud, Riendeau, Decock et Nicolas Ritz, revenu en grande forme du Mondial junior).
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