Classement IIHF : 5e (2010).
94 876 licenciés (58 951 hommes, 1 893 femmes, 34 032 juniors).
179 patinoires (dont 24 en plein air).
Organisation des championnats : Extraliga (14 clubs), 1. Liga (16 clubs), 2. Liga (36 clubs en deux zones) puis ligues régionales. Juniors (U20, U17, U16, U15, U14, U13, U12, U11).
La page 2009/10.
Les résultats commentés 2008/09.
Le palmarès du championnat.
Le Kometa Brno est l'héritier du club qui comptait onze titres nationaux et avait remporté les trois premiers titres de champions d'Europe dans les années soixante, mais il n'avait plus connu l'élite depuis 1996 et était même descendu un an en 2. Liga (troisième division).
Mais si la KHL ne réussit pas encore à recruter les clubs tchèques, elle fait toujours son marché avec les joueurs et entraîneurs. L'Avangard Omsk avait essuyé un refus de Vladimir Ruzicka, le coach du Slavia, mais il est en train de se rabattre sur celui du Sparta, Frantisek Vyborny. On prête aussi à l'Avangard l'envie de réunir Jagr avec Martin Straka (lui aussi éliminé en demi-finale avec Plzen)... et même de sortir de sa retraite Dominik Hasek ! Le club sibérien a démenti ce dernier point, mais le gardien de 44 ans, qui continue à s'entraîner et joue défenseur en vétérans, n'a pas exclu un nouveau retour au jeu (mais pas en NHL) et a dit qu'il y penserait cet été...
Le Slavia Prague restera comme la seule équipe à avoir battu les ZSC Lions cette saison lors de la Ligue des Champions, grâce au roi des penaltys Jaroslav Bednar. Mais sur le coup, l'élimination contre Zurich a été très durement ressentie dans la capitale tchèque, et le gardien international Adam Svoboda a vite été pointée du doigt.
Svoboda avait de plus en plus de mal à justifier son salaire important, vis-à-vis du jeune Dominik Furch qui progresse rapidement. Juste après Noël, le manager Vladimir Ruzicka a donné un signe de défiance de plus envers son portier, en faisant venir du club partenaire Havlickuv Brod un gardien de 34 ans, Stanislav Neruda, qui a fait toute sa carrière en division inférieure. Le "grand débutant" a alors été titularisé devant 9000 spectateurs contre le leader Litvinov... et a réussi 97% d'arrêts pour une victoire 6-1.
Dès lors, les jours de Svoboda étaient comptés. Son contrat se terminait en avril, et Liberec était prêt à l'acheter. La proposition d'Omsk, évidemment plus lucrative, est arrivée comme une bénédiction. Dans les jours qui ont suivi le départ de Svoboda, son successeur Neruda a enchaîné deux blanchissages de suite et l'a vite fait oublier.
Si le Slavia était si pressé de se débarrasser de Svoboda, c'est que cela lui permettait de conserver son autre gros salaire, Jaroslav Bednar, lui aussi très convoité en Russie. Or, Bednar est, lui, irremplaçable. Le duo qu'il forme avec Roman Cervenka survole l'Extraliga tchèque et occupe les deux premières places du classement des marqueurs. C'est ainsi que le tenant du titre est revenu aux commandes du championnat.
Deux jours après son entrée en matière réussie en Ligue des Champions, le Slavia Prague champion en titre a profité de ce faux-pas de Vítkovice pour repasser devant, avec un succès 4-1 face à la lanterne rouge Znojmo.
Mais dans le même temps, une rumeur annonce son retour en Suisse. N'ayant pas réussi à récupérer Laurent Meunier (qui a signé à Fribourg en LNA), le club de LNB cherche toujours un sauveur français et veut maintenant engager son ancien partenaire.
Rater le début de saison est une habitude bien ancrée ces dernières années à Plzen. Il est vrai que cela a le mérite de ne pas donner de fausses joies pour la suite...
Mais cette année, tout a changé en Bohême de l'ouest. Un des plus célèbres enfants de la ville est de retour : Martin Straka, l'éternel coéquipier de Jagr, en NHL à Pittsburgh et à New York, et bien sûr en équipe nationale puisque les deux hommes ont remporté ensemble les JO de Nagano et le Mondial 2005.
Straka, qui a fêté ses 36 ans en début de mois, a quitté l'Amérique pour prendre la double casquette de joueur et de manager de son club formateur. Il a placé à la tête du club ses cousins et amis, et il est devenu l'âme de l'équipe. Avec 41 buts en 10 journées, Plzen a la meilleure attaque d'Extraliga, et ce sont les deux ailiers de Straka qui occupent les deux premières places du classement des marqueurs : le triple champion du monde Tomas Vlasak et l'ailier slovaque Peter Fabus.
Martin Straka, pour sa part, dispose de la meilleure fiche +/- du championnat avec un +11. Mais cela pourrait changer si les adversaires élaborent un plan contre lui. C'est ce qui s'est passé dans le choc au sommet pour la première place contre le Slavia Prague. Les champions en titre, entraînés par Vladimir Ruzicka (qui était le centre de la première ligne, entre Jagr et Straka, lors de la victoire olympique de 1998...), ont désigné un joueur, Marek Tomica, pour marquer Straka à la culotte durant tout le match et l'empêcher de délivrer ses passes. Il s'est parfaitement acquitté de sa tâche, Plzen a perdu et n'est donc pas leader. De quoi donner à d'autres des idées de tactiques "anti-Straka" ?
Le déclin annoncé de Pavel Patera (36 ans) et de Martin Procházka (35 ans), le fameux duo champion olympique et quadruple champion du monde, semblait interdire à Kladno l'accès aux play-offs. Mais les deux complices inséparables ont toujours eu tendance à démarrer la saison en douceur, et ils ont haussé le ton depuis la trêve. Les victoires se sont enchaînées et les séries sont en vue.
Une forme qui est aussi due à la bonne forme de ses deux gardiens. Le lendemain de Noël, dans une victoire 4-0 contre le Sparta, le vétéran Zdenek Orct a obtenu le 45e blanchissage de sa carrière en Extraliga. Il a ainsi battu le total de Petr Briza, le manager du Sparta, qui a donc vécu la perte de son record en même temps que la défaite. La nouveauté, c'est qu'Orct a maintenant une doublure de valeur. Tout juste revenu dans son club formateur après deux années dans des ligues mineures nord-américaines, le jeune Miroslav Kopriva est en effet chaud comme la braise. Il donne son meilleur lors des séances de tirs au but, comme il l'a prouvé contre le Sparta (le nouveau vice-champion d'Europe est décidément l'adversaire privilégié de Kladno) en sortant au devant de Petr Ton et surtout en exécutant une danse qui a chauffé le public : maillot sur la tête, crosse tenue comme une canne blanche, il a ridiculisé son adversaire qui n'avait pas levé la tête. Voir le lien vidéo de cet arrêt mémorable.
Il y a bien sûr des clubs qui jouent déjà dessus, parce qu'ils font avec ce qu'ils ont. Mais il y a maintenant aussi celui qui a décidé volontairement de rétrécir sa glace : le Slavia Prague. L'idée vient de l'entraîneur et copropriétaire Vladimir Ruzicka. Le capitaine de l'équipe championne olympique de Nagano veut ainsi valoriser le jeu physique de sa formation, qu'il a constituée en se passant de stars.
Malgré un effectif revu à la baisse, le résultat est plus que probant à domicile : le Slavia a concédé une seule défaite dans sa Sazka Arena, en prolongation contre Liberec, et encore, il fallu pour cela un vrai but de filou : sur un engagement en zone défensive, Jan Plodek, placé contre la bande, a remis le palet en retrait au défenseur Koci et a filé au banc... Dans le même temps, à l'autre bout du banc, Tomas Klimenta est monté sur la glace, et Koci, qui avait attendu derrière son but, l'a envoyé seul au but d'une longue passe ! La défense du Slavia s'est fait totalement flouer... Voir la vidéo de ce tour de passe-passe.
Ce qui pourrait gêner le Slavia, c'est que certains joueurs n'avaient un contrat que jusqu'à la fin de l'année. Une vague de départs était donc à craindre. Si Jakub Klepis a prolongé, le provocateur Radek Duda - dont les joutes physiques et verbales avec la star Petr Nedved (Sparta) ont fait le régal de la presse ces derniers mois - est parti en Suisse à Langnau. Les autres joueurs en fin de contrat, Jaroslav Bednar et Petr Kadlec, sont convoités par Omsk.
Deux équipes, qui ont fait le trou sur le reste du peloton. attendent un éventuel affaiblissement. L'une est Liberec, qui sait ce que c'est que le pouvoir attracteur de la Superliga russe. C'est comme cela que Milan Hnilicka était parti pour Ufa en novembre. Bien sûr, son ancien club a récupéré une belle somme d'argent et a pu remplacer le gardien par sa doublure en équipe nationale Marek Pinc... mais il n'est pas tout à fait Hnilicka.
L'autre est Ceské Budejovice, une équipe qui ne fait pas de bruit et ne se signale pas par des transferts dans un sens ou dans l'autre, mais qui est plus forte chaque année. Pour le "HC Mountfield" (l'équipe a pris le nom du sponsor...), cette saison est un peu le défi d'un homme, Roman Turek. Il a déjà gagné quelques petits trucs dans sa jeunesse, des machins appelés championnat du monde et coupe Stanley, mais à 37 ans, il a encore un dernier défi : donner à son club formateur le titre de champion tchèque, qu'il attend depuis le premier en... 1951.
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