Classement IIHF : 1re (2009).
82 967 licenciés (25 750 hommes, 257 femmes, 56 750 juniors).
171 patinoires (dont 3 en plein air).
L'histoire du hockey soviétique.
Organisation des championnats : création en 2008 de la KHL incorporant trois clubs de pays voisins (Lettonie, Bélarus, Kazakhstan) et autonome de la fédération (avec délégation officielle). Vysshaïa Liga et Pervaïa Liga organisées par la FHR. Compétitions juniors : MHL créée en 2009 par la KHL, et autres catégories (U18, U16, U15, U14, U13) gérées par les fédérations régionales avec tournoi final national.
La page 2009/10 du championnat russe.
Le palmarès du championnat.
Grands joueurs : Vsevolod Bobrov, Anatoli Firsov, Aleksandr Yakushev, Vladislav Tretiak, Vyacheslav Starshinov, Aleksandr Maltsev, Valeri Kharlamov, Boris Mikhaïlov, Vladimir Petrov, Sergei Makarov, Igor Larionov, Vyacheslav Fetisov, Aleksei Kasatonov, Vyacheslav Bykov, Sergei Fedorov, Aleksandr Ovechkin, Evgeni Malkin.
L'entraîneur finlandais Kari Heikkilä, qui a amené le Lokomotiv Yaroslavl à deux finales en 2008 et 2009, a été démis de ses fonctions hier après 7 défaites sur les 9 dernières parties..Il a perdu hier chez le HK MVD, son principal concurrent dans la division Tarasov. qu'il s'attendait à remporter facilement. Mais il est vrai que l'équipe n'a pas un effectif de stars, surtout après le départ de Yashin cet été. La force de Yaroslavl, c'était surtout son système défensif... et ça va le rester !
Pour remplacer un adepte de la défense, les dirigeants du Loko ont en effet choisi un partisan de l'ultra-défense, en l'occurrence Piotr Vorobiev. Il est bien connu à Yaroslavl pour avoir entraîné cinq ans entre 1996 et 2001, avec un titre à la clé en 1997.
Ce que cette signature a de surprenant, c'est surtout que Vorobiev avait arrêté de coacher le Lada Togliatti depuis deux mois pour... raisons médicales. Il fait de l'hypertension et a passé moult examensà l'hôpital. On l'avait revu en tribunes, mais pas sur le banc, où il ne semblait pas pressé de revenir, lassé des problèmes financiers du club de la Volga.
Le Torpedo Nijni Novgorod a fait rire la Russie la semaine dernière avec une décision managériale qui a été comparée à un poisson d'avril : l'entraîneur Evgeni Popikhin a été ré-engagé trois semaines seulement après avoir été licencié. Il déclare maintenant qu'il avait dû quitter la ville pour raisons familiales, mais l'explication officielle n'est pas crue. Il avait en fait été écarté après une série de quatre défaites consécutives en déplacement, alors que son bilan global restait équilibré (une seule défaite à domicile). Son successeur, le vieux Sergei Mikhalev, n'a obtenu qu'une victoire en cinq rencontres. On a donc rappelé Popikhin, simplement en remettant en vigueur son ancien contrat, comme si rien ne s'était passé !
À Magnitogorsk par contre, personne ne nie qu'il se soit passé quelque chose. L'éternel manager Gennadi Velichkin écarté après 18 ans de bons et loyaux services, c'est un séisme qui a de quoi ébranler toutes les aciéries de l'Oural. C'est un homme influent dans le hockey russe qui s'en va, un homme qui a été l'initiateur de la réforme contractuelle dans le hockey russe : aujourd'hui les salaires des joueurs sont garantis, et les dirigeants ne peuvent plus utiliser ce moyen de pression sur leurs éléments "non performants". Un état de fait qui, selon certains, s'est retourné contre le Metallurg, dont certains hockeyeurs ne justifient plus leur salaire. Ce sont notamment les Tchèques qui sont pointés du doigt.
Pourtant, la crise s'est tassée. "Magnitka" a repris le chemin de la victoire et Sergei Fedorov semble débarrassé de ses problèmes de dos. Et c'est bien Fedorov vers qui tous les regards convergent en ce moment : sera-t-il ou non sélectionné aux Jeux Olympiques ?
Lire la suite : Torpedo Nijni Novgorod - Metallurg Magnitogorsk (KHL)
Il était une fois un gamin nommé Nikita Filatov, nourri au biberon par le hockey et par le CSKA Moscou, son club formateur. Un vrai talent, avec un patinage exceptionnel et un tir du poignet redoutable. Il s'est vite imposé comme le meilleur attaquant russe de la génération 1990. Vu qu'il parle couramment anglais et qu'on ne lui connaît aucun problème de caractère, il a été choisi en 6e position de la draft NHL, à une période où les franchises nord-américaines étaient pourtant très réticentes à engager des joueurs russes.
Et pourtant, en quinze mois en Amérique du nord, Filatov n'a jamais eu sa chance. En janvier, il a connu un match d'exception : il est devenu le plus jeune Russe à marquer un hat-trick en NHL, en moins de dix minutes de temps jeu. Mais c'était une éclaircie dans une saison passée essentiellement en réserve. Cette année, il devait être pleinement titulaire avec les Blue Jackets de Columbus, mais il était confiné à un temps de jeu de plus en plus minuscule.
Son coach Ken Hitchchock a expliqué à Filatov qu'il est satisfait de son jeu "de la ligne rouge centrale jusqu'au but adverse". Une manière de dire qu'il en attend plus défensivement. L'entraîneur canadien a utilisé la compression de son temps de jeu comme un moyen de pression pour forcer Filatov à changer de style de jeu. le but était qu'il ne devienne pas un "autre Zherdev". Zherdev, la hantise de tout le monde à Columbus : un joueur qui avait été drafté en numéro 4 mais dont on s'est débarrassé sans regret en comrpenant qu'il ne s'engagerait jamais dans les duels. La comparaison est cependant injuste pour Filatov : tout le monde s'accorde à dire que c'est un joueur sage qui ne demande qu'à apprendre.
Lire la suite : Filatov, un talent qui ne demandait qu'à éclater
Quatrième et dernier volet de la présentation de la KHL avec la division Chernyshev, la plus lointaine, celle qui s'étend au-delà de l'Oural jusqu'à l'Océan Pacifique. Au menu :
- les conditions princières offertes à Slava Bykov en Bachkirie
- la difficulté de recruter d'autres stars pour entourer Jaromir Jagr quand ledit Jagr bouffe une grande part du budget
- un club qui fait payer aux familles des joueurs et même aux remplaçants leur place en tribune !
- le junior russe le plus prometteur et le plus influent dans son club
- un junior qui rachète légalement le contrat avec son club formateur pour partir au Canada
- un ancien Brestois devenu capitaine... d'aviation
Lire la suite : Présentation de la KHL (IV) : division Chernyshev
Le CSKA Moscou, après le départ de Bykov et la restructuration de l'été, a connu un très bon début de saison. Il marque cependant le pas avec les blessures et vient de concéder une défaite embêtante avant-hier à Minsk (2-1), chez un concurrent direct. Premier non-qualifié en play-offs, le Dynamo Minsk est revenu à quatre points du CSKA (avec un match en plus) : les Moscovites avaient imaginé une avance beaucoup plus confortable par rapport à la qualification. Prendre des points cet après-midi ne s'annonce pas facile car ils n'ont plus que cinq défenseurs dont un membre de la réserve (Repin) pour rendre visite au SKA Saint-Pétersbourg, leader incontesté de la Conférence ouest. L'attaquant Guryanov a dû repasser derrière.
Le SKA a lui-même perdu avant-hier à Riga (4-1). La titularisation du gardien vétéran Maksim Sokolov s'est en effet mal passée : il a encaissé 3 buts en 14 minutes et a été remplacé par Robert Esche. Il n'empêche que le SKA est pour la première fois de son histoire le cador qu'il a toujours rêvé d'être. La ligne Yashin-Cajanek-Sushinsky est dominante en KHL depuis deux mois. Et pourtant, on sait que l'un d'eux n'ira pas aux JO : Aleksei Yashin. Cela n'est pas une surprise en soi, puisque cela fait deux ans que Slava Bykov ne l'a plus appelé en équipe nationale. Néanmoins, on aurait pu imaginer un compromis diplomatique concernant un joueur actuellement en grande forme.
Troisième volet de la présentation de la KHL avec la division Kharlamov. Au sommet, c'est un duel de titans entre Magnitogorsk et Kazan. Mais plus en profondeur, elle illustre surtout les spécificités très particulières du hockey russe.
- les conditions du retour de Sergei Fedorov en Russie et de ses espoirs olympiques
- le champion en titre Kazan qui fait la noce
- le rival tatar Nijnekamsk qui ne fait plus rire
- un club qui chouchoute son gardien, petit-fils du gouverneur
- le Lada Togliatti qui galère malgré les annonces répétées de ses grands sauveurs
- un petit nouveau, Ekaterinbourg, qui tente de se faire une place
Lire la suite : Présentation de la KHL (III) : division Kharlamov
Décision brutale hier en KHL avec le licenciement de Glen Hanlon, l'entraîneur du Dynamo Minsk, et de ses assistants dans les minutes qui ont suivi la défaite 1-4 contre l'Amur Khabarovsk. Son équipe comptait alors 3 points de retard sur la huitième place qualificative de la conférence ouest avec un match en moins, autant dire que la situation est compliquée... mais pas encore désespérée.
Ce choix unilatéral de Vladimir Naumov est d'autant plus lourd de conséquences qu'il est également président de la fédération biélorusse, et qu'à ce titre il emploie aussi Hanlon comme sélectionneur. Le Canadien, à qui il est reproché de ne pas avoir "donné du caractère à l'équipe", était jusqu'ici l'homme providentiel du hockey au Bélarus. Que va devenir l'équipe nationale à quatre mois des Jeux olympiques ?
Pour ce qui est du Dynamo Minsk, on sait : Aleksandr Andrievsky, entraîneur de Gomel dans le championnat national biélorusse, a succédé à Hanlon dès ce matin. Il a été laissé libre de choisir ses adjoints, mais prend les rênes d'un effectif riche en renforts étrangers... choisis essentiellement par Hanlon. Pas simple.
- Une nouvelle ville qui veut fêter avec un titre ses "1000 ans" autoproclamés
- Des drapeaux autrichiens qui flottent en tribune dans une patinoire russe
- Un hockeyeur condamné pour viol
- Un club de cinq ans d'âge qui sort un "maillot rétro"
- Des tickets d'entrée en baisse dans une ville sidérurgique en crise
- Un club de hockey formateur... de boxeurs professionnels
Découvrez toutes ces choses qui n'arrivent qu'en KHL avec la présentation de la division Tarasov : enjeux, anecdotes, forces en présence...
Lire la suite : Présentation de la KHL (II) : division Tarasov
Andrei Khomutov a retrouvé un poste, et ce sera le plus prestigieux de sa jeune carrière d'entraîneur puisque l'ancien partenaire indissociable de Bykov a été engagé à la tête du Dynamo Moscou. Il était au chômage depuis la dernière semaine de 2008, date de son licenciement par le Sibir.
À vrai dire, Khomutov n'était pas le premier choix. Il passait après deux Tchèques. Le Dynamo n'a pas hésité à recontacter son coach de l'an passé Vladimir Vujtek, qui a confirmé qu'il était à la retraite. Après avoir chassé les joueurs de Linköping, le club moscovite a aussi essayé de piquer à son homologue suédois son entraîneur Slavomir Lener. Celui-ci ne s'est pas montré du tout intéressé à l'idée de quitter l'Elitserien pour la KHL.
Si le Dynamo est dans une telle urgence, après un mois de championnat, c'est parce que, la semaine dernière, son entraîneur Sergei Kotov a annoncé sa démission après une nouvelle défaite contre le Severstal. Dans la soirée, des cadres de l'équipe ont plaidé en sa faveur pour que les dirigeants refusent cette démission. Kotov est ainsi resté entraîneur, officiellement, mais en arrêt maladie. Et ce n'est pas du vent tant il faisait peine à voir : ses dernières conférences de presse d'après-match, il était obligé de les tenir debout, car il ne pouvait pas s'asseoir tellement il avait mal au dos !
Le pauvre Kotov, coach "démocrate" (c'est ainsi qu'on appelle en Russie les moins autoritaires et les plus ouverts au dialogue de ses confrères), a souffert dans sa chair face à la pression de ce premier poste d'entraîneur en chef dans un grand club. Et il en reste très marqué. Interrogé sur la possibilité d'un retour à son poste une fois guéri, il a été cinglant : "J'ai déjà dit que je ne voulais pas travailler dans un club où les supporters s'autorisent à insulter le coach. Durant mon traitement je n'ai pas changé de position."
Dans sa nouvelle répartition géographique, la KHL a regroupé dans la division Bobrov six des clubs les plus prestigieux et les plus titrés. Dans cette "division des capitales", on retrouve les trois équipes moscovites, le SKA de l'ancienne capitale des tsars et les deux représentants des pays voisins : le Dynamo Riga en Lettonie et le Dynamo Minsk au Bélarus. Ce choix de mettre tous ses oeufs dans le même panier assure de multiplier les derbys médiatiques.
On ne pouvait évidemment rêver un premier volet plus pertinent de la présentation de la KHL que ces six clubs-là : comment le Dynamo Moscou a-t-il chipé Linus Omark et Jiri Hudler à la NHL ? Comment le SKA recrute-t-il de nouvelles stars comme Yashin aux dépens des joueurs en place ? Comment un Américain en vient-il à porter le maillot de l'armée rouge ?
Pourquoi les médecins du Spartak agacent-ils la KHL au moment où celle-ci veut faire la nique à la NHL sur le thème de l'antidopage ? Et comment Biélorusses et Lettons préparent-ils très différemment la gestion parallèle des prochains Jeux Olympiques et du championnat avec leur équipe de club ?
Toutes les réponses dans cette analyse complète de la division "stars à paillettes et hommes de pouvoir" de la KHL.
Lire la suite : Présentation de la KHL 2009/10 (I) : division Bobrov
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