Classement IIHF : 1re (2010).
82 967 licenciés (25 750 hommes, 257 femmes, 56 750 juniors).
171 patinoires (dont 3 en plein air).
L'histoire du hockey soviétique.
Organisation des championnats : création en 2008 de la KHL incorporant trois clubs de pays voisins (Lettonie, Bélarus, Kazakhstan) et autonome de la fédération (avec délégation officielle). Vysshaïa Liga et Pervaïa Liga organisées par la FHR. Compétitions juniors : MHL créée en 2009 par la KHL, et autres catégories (U18, U16, U15, U14, U13) gérées par les fédérations régionales avec tournoi final national.
La page 2010/11 du championnat russe.
Le palmarès du championnat.
Grands joueurs : Vsevolod Bobrov, Anatoli Firsov, Aleksandr Yakushev, Vladislav Tretiak, Vyacheslav Starshinov, Aleksandr Maltsev, Valeri Kharlamov, Boris Mikhaïlov, Vladimir Petrov, Sergei Makarov, Igor Larionov, Vyacheslav Fetisov, Aleksei Kasatonov, Vyacheslav Bykov, Sergei Fedorov, Aleksandr Ovechkin, Evgeni Malkin.
- Une nouvelle ville qui veut fêter avec un titre ses "1000 ans" autoproclamés
- Des drapeaux autrichiens qui flottent en tribune dans une patinoire russe
- Un hockeyeur condamné pour viol
- Un club de cinq ans d'âge qui sort un "maillot rétro"
- Des tickets d'entrée en baisse dans une ville sidérurgique en crise
- Un club de hockey formateur... de boxeurs professionnels
Découvrez toutes ces choses qui n'arrivent qu'en KHL avec la présentation de la division Tarasov : enjeux, anecdotes, forces en présence...
Lire la suite : Présentation de la KHL (II) : division Tarasov
Andrei Khomutov a retrouvé un poste, et ce sera le plus prestigieux de sa jeune carrière d'entraîneur puisque l'ancien partenaire indissociable de Bykov a été engagé à la tête du Dynamo Moscou. Il était au chômage depuis la dernière semaine de 2008, date de son licenciement par le Sibir.
À vrai dire, Khomutov n'était pas le premier choix. Il passait après deux Tchèques. Le Dynamo n'a pas hésité à recontacter son coach de l'an passé Vladimir Vujtek, qui a confirmé qu'il était à la retraite. Après avoir chassé les joueurs de Linköping, le club moscovite a aussi essayé de piquer à son homologue suédois son entraîneur Slavomir Lener. Celui-ci ne s'est pas montré du tout intéressé à l'idée de quitter l'Elitserien pour la KHL.
Si le Dynamo est dans une telle urgence, après un mois de championnat, c'est parce que, la semaine dernière, son entraîneur Sergei Kotov a annoncé sa démission après une nouvelle défaite contre le Severstal. Dans la soirée, des cadres de l'équipe ont plaidé en sa faveur pour que les dirigeants refusent cette démission. Kotov est ainsi resté entraîneur, officiellement, mais en arrêt maladie. Et ce n'est pas du vent tant il faisait peine à voir : ses dernières conférences de presse d'après-match, il était obligé de les tenir debout, car il ne pouvait pas s'asseoir tellement il avait mal au dos !
Le pauvre Kotov, coach "démocrate" (c'est ainsi qu'on appelle en Russie les moins autoritaires et les plus ouverts au dialogue de ses confrères), a souffert dans sa chair face à la pression de ce premier poste d'entraîneur en chef dans un grand club. Et il en reste très marqué. Interrogé sur la possibilité d'un retour à son poste une fois guéri, il a été cinglant : "J'ai déjà dit que je ne voulais pas travailler dans un club où les supporters s'autorisent à insulter le coach. Durant mon traitement je n'ai pas changé de position."
Dans sa nouvelle répartition géographique, la KHL a regroupé dans la division Bobrov six des clubs les plus prestigieux et les plus titrés. Dans cette "division des capitales", on retrouve les trois équipes moscovites, le SKA de l'ancienne capitale des tsars et les deux représentants des pays voisins : le Dynamo Riga en Lettonie et le Dynamo Minsk au Bélarus. Ce choix de mettre tous ses oeufs dans le même panier assure de multiplier les derbys médiatiques.
On ne pouvait évidemment rêver un premier volet plus pertinent de la présentation de la KHL que ces six clubs-là : comment le Dynamo Moscou a-t-il chipé Linus Omark et Jiri Hudler à la NHL ? Comment le SKA recrute-t-il de nouvelles stars comme Yashin aux dépens des joueurs en place ? Comment un Américain en vient-il à porter le maillot de l'armée rouge ?
Pourquoi les médecins du Spartak agacent-ils la KHL au moment où celle-ci veut faire la nique à la NHL sur le thème de l'antidopage ? Et comment Biélorusses et Lettons préparent-ils très différemment la gestion parallèle des prochains Jeux Olympiques et du championnat avec leur équipe de club ?
Toutes les réponses dans cette analyse complète de la division "stars à paillettes et hommes de pouvoir" de la KHL.
Lire la suite : Présentation de la KHL 2009/10 (I) : division Bobrov
Hudler sera le quatrième étranger du Dynamo, et ce transfert signifie donc que le club moscovite a renoncé à recruter Tony Mårtensson pour l'associer à son compère Mattias Weinhandl. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais Linköping, après avoir prêté Mårtensson et Weinhandl en Russie pendant un an, a fait une question d'honneur du cas Mårtensson : l'international suédois est le dernier symbole de la résistance suédoise, l'ultime barrage tendant à démontrer que l'Elitserien peut encore empêcher les clubs russes de lui prendre tous ses meilleurs joueurs.
Malgré tout, l'équipe du Dynamo Moscou s'annonce extrêmement talentueuse. Elle avait déjà acquis les deux inséparables merveilles du cercle polaire, Linus Omark et Johan Harju, et elle est sur la piste du dribbleur Maksim Afinogenov, agent libre en NHL. De quoi composer un effectif d'un sacré niveau technique.
Dans ce contexte, les clubs ont eu une attitude très différente vis-à-vis de cette draft. Le représentant du Traktor Chelyabinsk a refusé d'y prendre part et s'est débarassé de ses quatre choix : le grand club formateur de l'Oural explique ne pas avoir besoin de renfort et constituer son équipe avec les joueurs locaux. Le HK MVD avait deux choix sur les bras, mais a passé son tour et ne les a même pas utilisés. D'autres clubs ont fait de même par moments, et on a donc assisté à une draft à trous. À l'opposé, l'attitude de l'Atlant Mytishchi, qui a amassé tout ce qu'il pouvait et a sélectionné 13 joueurs en 4 tours.
Fort de ce soutien officiel de haut niveau, le Salavat Yulaev Ufa a donc pu annoncer l'arrivée de Slava Bykov et Igor Zakharkin, les deux entraîneurs de l'équipe nationale, qui auront donc beaucoup de travail pendant la saison olympique. Pour parer à toute éventualité, le club bachkire aura quatre entraîneurs, puisque Vener Safin reste et que Sergei Gersonsky (viré d'Omsk en début de saison) revient. Avec Eremenko, Proshkin, Tverdovsky, Perezhogin, Tereshchenko et Radulov, ce sont six joueurs devenus champions du monde dimanche dernier que Bykov et Zakharkin dirigeront désormais toute l'année.
Avec ce système adopté après discussion avec le syndicat des joueurs (qui redoutait une réduction générale plus drastique encore), les clubs russes ont trouvé un moyen à bon compte de "corriger" certains contrats surévalués. Sur les 59 joueurs encore sous contrat et non protégés (dont 7 étrangers qui ne resteront peut-être pas en Russie), 42 ont perdu la moitié de leur salaire. Seuls 17 ont été recrutés avant le dernier échelon : 9 en étant rattrapés par leur ancienne équipe par crainte qu'ils ne partent ailleurs, et 8 en changeant de club, parmi lesquels Anton But (du CSKA au Khimik Voskresensk) et Aleksandr Drozdetsky (du Spartak au Severstal Cherepovets).
Le Metallurg Magnitogorsk a donc connu son troisième échec après la Coupe Victoria et la Ligue des Champions. Quand une équipe change trois fois de suite de gardien en cours de match, ce n'est généralement pas bon signe. C'est ce qui est arrivé à "Magnitka", avec un effet de balancier entre le jeune Ilya Proskuryakov et le vieux Andrei Mezin. Dans le même temps, le Lokomotiv a un titulaire sûr inattendu en la personne de Georgi Gelashvili, 25 ans, qui a joué plus de matches d'élite cette saison (60) que durant toute sa carrière. Il a clos la demi-finale par deux blanchissages, et Yaroslavl, qui avait paru si lent au premier match, a totalement balayé Magnitogorsk (4 victoires à 1).
C'est aussi un gardien encore plus jeune qui a remporté l'autre demi-finale pour le compte de Kazan. Après sa grosse performance au match 3 ontre le Dynamo, l'international finlandais Fredrik Norrena a en effet été sorti en deuxième période le lendemain après avoir encaissé quatre buts. Et il n'est pas rentré depuis, souffrant toujours de son doigt cassé lors du quart de finale. Stanislav Galimov, 20 ans, a pris le relais, et il n'a encaissé qu'un but en deux matches et demi. Or, Galimov est né à Magnitogorsk, qui a peut-être raté quelque chose.
L'entraîneur du CSKA et sélectionneur russe Vyacheslav Bykov est donc en vacances, et avec lui une bonne moitié de ses internationaux dont tous ses gardiens. Malheureusement, son protégé Barulin n'a pas fait meilleure figure qu'Eremenko lors de l'élimination d'Ufa au tour précédent. Les regards du staff russe se tournent déjà vers Phoenix où le caractère difficile à gérer de Bryzgalov apparaît comme un moindre mal par rapport aux doutes que suscitent les gardiens restés au pays...
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