Championnats du monde 1979

 

L'IIHF met en vigueur de nouvelles règles, adoptées au congrès de mai 1978, à l'occasion de ces championnats. Parmi elles, la fin des changements de côté au milieu de la troisième période, mesure qui datait des rencontres en plein air où l'on ne voulait désavantager aucune des deux équipes par rapport au soleil.

 

Mondial A (du 14 au 27 avril 1979 à Moscou, URSS)

Groupe 1 (14, 15 et 17 avril)

Suède - Allemagne de l'ouest 7-3 (2-1,3-0,2-2)
URSS - Pologne 7-0 (2-0,1-0,4-0)
Suède - Pologne 6-5 (2-1,3-2,1-2)
URSS - Allemagne de l'ouest 3-2 (2-0,1-2,0-0)
URSS - Suède 9-3 (3-0,3-1,3-2)
Pologne - Allemagne de l'ouest 3-3 (0-1,1-2,2-0)

Classement : 1 URSS 6, 2 Suède 4, 3 RFA 1 (-5), 4 Pologne 1 (-8).

L'équipe ouest-allemande aborde ce championnat sans ses meilleurs joueurs. Alois Schloder s'est fâché avec le sélectionneur Hans Rampf, alors que son ami Erich Kühnhackl soigne son genou. Pire encore, Ernst Höfner se casse le bras et Martin Wild se fracture une vertèvre dans un accident dans la route : les deux joueurs avaient quitté le camp de base sans prévenir personne pendant la préparation... Le vétéran Lorenz Funk doit être rappelé en catastrophe à 32 ans. Après tout cela, la RFA s'étonne elle-même en ne perdant que d'un but contre l'URSS. Elle s'attendait à pire.

 

Groupe 2 (14, 15 et 17 avril)

Tchécoslovaquie - Finlande 5-0 (2-0,1-0,2-0)
Canada - États-Unis 6-3 (2-1,2-2,2-0)
Canada - Tchécoslovaquie 1-4 (0-2,0-1,1-1)
États-Unis - Finlande 1-1 (0-1,0-0,1-0)
Finlande - Canada 4-5 (1-1,1-3,2-1)
Tchécoslovaquie - États-Unis 2-2 (1-1,1-1,0-0)

Classement : 1 Tchécoslovaquie 5, 2 Canada 4, 3 États-Unis 2, 4 Finlande 1.

Les championnats du monde ont été avancés à la demande des Soviétiques, afin qu'ils se terminent avant les célébrations du 1er mai. Les Nord-Américains ne peuvent donc compter que sur les joueurs des équipes éliminées des play-offs NHL. Les Canadiens comptent tout de même des vedettes comme Marcel Dionne, Garry Unger ou Wilf Paiement.

 

 

Poule finale (19, 21, 23, 25 et 27 avril)

Rappel : Canada - Tchécoslovaquie 1-4
         URSS - Suède 9-3
Suède - Tchécoslovaquie 3-3 (1-0,2-1,0-2)
URSS - Canada 5-2 (2-0,1-1,2-1)
Suède - Canada 5-3 (0-1,4-2,1-0)
URSS - Tchécoslovaquie 11-1 (4-0,5-1,2-0)
URSS - Suède 11-3 (3-0,5-2,3-1)
Canada - Tchécoslovaquie 6-10 (3-4,1-3,2-3)
Suède - Tchécoslovaquie 3-6 (3-2,0-2,0-2)
URSS - Canada 9-2 (4-0,3-2,2-0)
Suède - Canada 3-6 (1-2,1-0,1-4)
URSS - Tchécoslovaquie 6-1 (2-1,2-0,2-0)

Classement (6 matches)

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 URSS              12   6  0  0   51-12  +39
2 Tchécoslovaquie    7   3  1  2   25-30  -5
3 Suède              3   1  1  4   20-38  -18
4 Canada             2   1  0  5   20-36  -16

La victoire de l'URSS fait figure de formalité à domicile, tellement les Soviétiques évoluent dans un autre monde sur le plan de la technique et du collectif. Sous le regard ravi du premier secrétaire Leonid Brejnev qui assiste à tous les matches, ils laissent une telle impression de perfection que beaucoup se demandent s'il ne s'agit pas là de la meilleure équipe de tous les temps. Ces championnats du monde ne laissent donc guère de place au suspense, l'évènement étant tout de même l'éclosion d'un ailier de 21 ans, Sergueï Makarov. Même le podium ne souffre aucune discussion. La deuxième place est logiquement prise par la Tchécoslovaquie, avec une ligne composée des trois frères Štastný. Mais elle n'a pas trouvé de successeur à Holecek dans les cages et a été humiliée comme jamais par l'URSS, un 1-11 qui constitue sa plus lourde défaite depuis cinquante-cinq ans. Elle se demande donc qui remplacera les Bubla, Martinec, Hlinka, Ebermann et Holik promis à une retraite prochaine.

Handicapé par les carences de patinage de ses imposants défenseurs, le Canada doit laisser la médaille de bronze à la jeune équipe suédoise. Marcel Dionne apostrophe un journaliste du Globe and Mail : "Seuls les media peuvent changer les choses chez nous. Dites-leur comment les équipes européennes jouant avec tant de talent. Dites-leur qu'elles jouent sans se battre. Faites-les se rendre compte que si un gamin ne sait pas patiner et tirer, mais juste se battre, il ne doit pas être autorisé à être un hockeyeur. Il y a tant d'idiots qui dirigent le hockey, si bêtes, si bêtes. Dites-leur."

 

Poule de maintien (18, 20, 22, 24 et 26 avril)

Rappel : États-Unis - Finlande 1-1
         Pologne - Allemagne de l'ouest 3-3
Allemagne de l'ouest - Finlande 2-5 (1-2,0-0,1-3)
Pologne - États-Unis 5-5 (4-2,1-3,0-0)
Finlande - Pologne 4-3 (2-3,2-0,0-0)
États-Unis - Allemagne de l'ouest 3-6 (2-2,0-3,1-1)
Finlande - États-Unis 2-6 (0-1,2-3,0-2)
Allemagne de l'ouest - Pologne 8-1 (1-0,3-1,4-0)
États-Unis - Pologne 5-1 (2-1,2-0,1-0)
Finlande - Allemagne de l'ouest 7-3 (1-2,3-1,3-0)
Pologne - Finlande 2-4 (1-3,1-0,0-1)
Allemagne de l'ouest - États-Unis 5-2 (0-1,2-1,3-0)

Classement (6 matches)

                    Pts  V  N  D   BP-BC  Diff
1 Finlande           9   4  1  1   23-17  +6
2 RFA                7   3  1  2   27-21  +6
3 États-Unis         6   2  2  2   22-20  +2
4 Pologne            2   0  2  4   15-29  -14

La Pologne est reléguée en groupe B.

 

 

Meilleurs marqueurs

                             B  A Pts  Pén
 1 Vladimir Petrov     URS   7  8  15  10'
 2 Valeri Kharlamov    URS   7  7  14   4'
 3 Sergueï Makarov     URS   8  4  12   6'
 4 Aleksandr Golikov   URS   5  7  12   2'
 5 Boris Mikhaïlov     URS   4  8  11   0'
 6 Marcus Kühl         RFA   6  5  11   2'
 7 Bohuslav Ebermann   TCH   5  4   9   0'
 8 Ivan Hlinka         TCH   4  5   9   6'
 9 Helmut Balderis     URS   4  5   9   9'
10 Joe Mullen          USA   7  1   8   2'

Meilleur gardien : Vladislav Tretiak (URSS).

Meilleurs défenseurs : Valeri Vassiliev (URSS) et Jirí Bubla (Tchécoslovaquie).

Meilleurs attaquants : Boris Mikhaïlov (URSS), Sergueï Makarov (URSS) et Wilf Paiement (Canada).

Équipe-type élue par les journalistes : Vladislav Tretiak (URSS) ; Valeri Vassiliev (URSS) - Jirí Bubla (TCH) ; Sergueï Makarov (URSS) - Vladimir Petrov (URSS) - Boris Mikhaïlov (URSS).

Trophée du fair-play : Finlande.

 

 

 

Mondial B (du 16 au 24 mars 1979 à Galati, Roumanie)

La Chine devait initialement accueillir le Mondial C, mais elle refusait catégoriquement d'accorder des visas aux joueurs sud-coréens, pour des raisons politiques. On lui retire donc l'organisation dans un premier temps à l'automne 1978, puis dans un second temps on repéche la Chine et le Danemark en groupe B pour éviter que les deux pays asiatiques se retrouvent face-à-face.

Groupe A

16 mars
Hongrie - Allemagne de l'est 2-10 (1-5,1-3,0-2)
Roumanie - Autriche 7-7 (3-1,1-3,3-3)
17 mars
Autriche - Hongrie 4-3 (0-2,0-1,4-0)
Danemark - Allemagne de l'est 1-9 (0-2,1-5,0-2)
18 mars
Roumanie - Danemark 4-1 (1-0,2-1,1-0)
19 mars
Roumanie - Hongrie 8-4 (6-1,1-3,1-0)
Autriche - Allemagne de l'est 0-7 (0-5,0-2,0-0)
20 mars
Hongrie - Danemark 1-3 (0-1,1-0,0-2)
21 mars
Autriche - Danemark 4-3 (2-1,1-0,1-2)
Roumanie - Allemagne de l'est 3-4 (2-2,0-2,1-0)

Classement : 1 RDA 8, 2 Roumanie 5 (+6), 3 Autriche 5 (-5), 4 Danemark 2, 5 Hongrie 0.

La Hongrie est reléguée dans le groupe C.

 

Groupe B

16 mars
Norvège - Suisse 5-1 (3-0,1-1,1-0)
Japon - Pays-Bas 5-6 (2-2,2-2,1-2)
17 mars
Pays-Bas - Norvège 8-1 (2-0,2-1,4-0)
Chine - Suisse 4-6 (1-3,2-1,1-2)
18 mars
Japon - Chine 9-3 (3-1,4-1,2-1)
19 mars
Japon - Norvège 3-4 (1-0,2-3,0-1)
Pays-Bas - Suisse 5-2 (1-0,1-1,3-1)
20 mars
Norvège - Chine 6-1 (1-1,0-0,5-0)
21 mars
Pays-Bas - Chine 10-0 (0-0,3-0,7-0)
Japon - Suisse 3-4 (1-0,1-4,1-0)

Classement : 1 Pays-Bas 8, 2 Norvège 6, 3 Suisse 4, 4 Japon 2, 5 Chine 0.

La Chine est reléguée dans le groupe C.

 

 

Poule finale (23 et 24 mars)

Rappel : Roumanie - Allemagne de l'est 3-4
         Pays-Bas - Norvège 8-1
Allemagne de l'est - Norvège 9-2 (2-1,2-1,5-0)
Roumanie - Pays-Bas 2-3 (1-0,1-3,0-0)
Allemagne de l'est - Pays-Bas 3-4 (2-0,1-1,0-3)
Roumanie - Norvège 3-2 (1-0,1-1,1-1)

Classement : 1 Pays-Bas 6, 2 RDA 4, 3 Roumanie 2, 4 Norvège 0.

Les Pays-Bas ont renforcé leur équipe avec onze joueurs naturalisés, mais ils sont prudents avant les championnats du monde. L'entraîneur Hans Westberg n'a en effet pu avoir ses joueurs que deux jours avant le début de la compétition, en raison de la programmation des play-offs du championnat national. De plus, le gardien Harry van Bilsen est suspendu pour avoir frappé un arbitre . Pas grave, l'alternance parfaite mise en place dans les cages entre Gerry Göbel et John De Bruyn fonctionne idéalement.

L'objectif des Néerlandais est de se qualifier dans les quatre premiers, ce qui leur offre une place aux Jeux Olympiques. Ils y parviennent en compagnie des Est-Allemands, Roumains et Norvégiens, mais ne s'arrêtent pas là. Emmenés par leur première ligne constituée de Dick Decloe, qui joue en Allemagne à Düsseldorf, de Jack de Heer et de Corky de Graauw, ils obtiennent carrément la montée en élite, en remontant deux buts de retard dans le match décisif face à la RDA, favorite du tournoi. Cette ascension fulgurante des Néerlandais, passés en deux ans du groupe C au groupe A, ce qui n'a jamais été fait auparavant, a été en grande partie obtenue avec des Canadiens fraîchement débarqués. Ce phénomène conduira plus tard la fédération internationale à adopter un règlement obligeant les joueurs à avoir passé au moins deux saisons dans le championnat national du pays dont ils portent le maillot.

 

Poule pour la cinquième place (23 et 24 mars)

Rappel : Autriche - Danemark 4-3
          Japon - Suisse 3-4
Danemark - Suisse 1-3 (1-0,0-1,0-2)
Autriche - Japon 2-3 (1-1,1-1,0-1)
Danemark - Japon 4-11 (2-5,0-6,2-0)
Autriche - Suisse 2-7 (2-1,0-4,0-2)

Classement : 1 Suisse 6, 2 Japon 4, 3 Autriche 2, 4 Danemark 0.

L'Autriche et le Danemark sont eux aussi relégués dans le groupe C. Avec quatre équipes qui descendent, l'écrémage a forcément été important.

 

 

Meilleurs marqueurs

                             B  A Pts
1 Jack De Heer         HOL   9  8  17
2 Osamu Wakabayashi    JAP   9  7  16
3 Dietmar Peters       RDA   8  8  16
4 Minoru Itoh          JAP   8  4  12
5 Gerhard Müller       POL   6  4  10

Équipe-type : Gerry Göbel (HOL) ; Mike Cunningham (AUT) - Dieter Frenzel (RDA) ; Jack de Heer (HOL) - Osamu Wakabayashi (JAP) - Dietmar Peters (RDA).

 

 

 

Mondial C (du 16 au 25 mars 1979 à Barcelone, Espagne)

Le retrait du Mondial à la Chine est une aubaine pour l'Espagne, qui avait été initialement éliminé après sa septième place de l'an passé, et qui non seulement participe un an de plus, mais en plus se retrouve encore à domicile. Ceci dit, la glace de Barcelone semble granuleuse et n'est pas franchement meilleure que celle des Canaries.

16 mars
Espagne - Corée du sud 7-1 (2-1,1-0,4-0)
Bulgarie - France 0-3 (0-1,0-0,0-2)
Grande-Bretagne - Italie 0-12 (0-3,0-4,0-5)
Australie - Yougoslavie 0-10 (0-1,0-6,0-3)

17 mars
Australie - Italie 4-12 (1-3,0-6,3-3)
France - Yougoslavie 5-7 (1-2,2-4,2-1)
18 mars
Corée du sud - Grande-Bretagne 9-6 (2-2,4-3,3-1)
Bulgarie - Espagne 5-4 (2-2,2-0,1-2)

19 mars
France - Australie 9-3 (3-1,2-1,4-1)
Grande-Bretagne - Bulgarie 2-4 (1-2,0-1,1-1)
Yougoslavie - Corée du sud 18-0 (10-0,5-0,3-0)
Espagne - Italie 1-10 (0-5,1-5,arrêté)

20 mars
Australie - Grande-Bretagne 3-5 (0-3,3-1,0-1)
Italie - Corée du sud 11-0 (2-0,4-0,5-0)
21 mars
Bulgarie - Yougoslavie 1-7 (0-4,0-1,1-2)
France - Espagne 8-2 (5-0,2-1,1-1)

22 mars
Corée du sud - Australie 0-0 (0-0,0-0,0-0)
Italie - Bulgarie 8-4 (2-2,2-1,4-1)
Grande-Bretagne - France 3-15 (0-4,0-9,3-2)
Yougoslavie - Espagne 16-1 (10-0,0-1,6-0)

24 mars
Espagne - Grande-Bretagne 4-6 (3-0,0-3,1-3)
Yougoslavie - Italie 4-2 (0-0,3-1,1-1)
Corée du sud - France 3-15 (0-4,1-6,2-5)
Australie - Bulgarie 1-11 (1-2,0-5,0-4)

25 mars
Grande-Bretagne - Yougoslavie 1-21 (0-6,0-9,1-6)
France - Italie 4-9 (0-3,1-4,3-2)
Corée du sud - Bulgarie 3-10 (0-3,1-1,2-6)
Espagne - Australie 6-2 (3-1,2-1,1-0)

Classement (7 matches)

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Yougoslavie       14   7  0  0   83-10  +73
2 Italie            12   6  0  1   64-17  +47
3 France            10   5  0  2   59-27  +32
4 Bulgarie           8   4  0  3   35-28  +7
5 Grande-Bretagne    4   2  0  5   23-68  -45
6 Espagne            4   2  0  5   25-48  -23
7 Corée du sud       3   1  1  5   16-67  -51
8 Australie          1   0  1  6   13-53  -40

La Yougoslavie et l'Italie sont promues dans le groupe B. Les Yougoslaves, qui avaient envoyé "à la retraite" des cadres comme Albin Felc, Janez Petac et le gardien Marjan Zbontar, les rappellent finalement avant le Mondial devant le tollé provoqué par cette décision. Les frères Hiti, qui avaient songé à renoncer à venir, ont aussi répondu présent et les anciens contribuent grandement à la remontée.

Le groupe C est plus faible à cause des repêchages de circonstance au niveau supérieur, et l'occasion est idéale pour être promu. Après une prestation encourageante contre les Yougoslaves et des victoires contre tous les autres, la France joue le match décisif pour la montée le dernier jour, mais elle accuse la fatigue et perd nettement contre l'Italie. Le capitaine Jean Vassieux analyse les raisons de cette défaite dans France Hockey : "C'est dommage que nous n'ayons pas pu jouer les deux premiers tiers-temps comme le dernier, c'est-à-dire plus librement. Je pense qu'au départ nous avons été trop concentrés sur la stratégie, ainsi les joueurs ont été limités. Chaque fois que nous pouvons jouer un hockey un peu sauvage comme nous l'avons fait au cours de la troisième période, j'ai remarqué que nous gagnons. Les joueurs français ont besoin d'une certaine part de liberté et d'initiative personnelle, ce en quoi on ne peut nier que les Italiens étaient les plus forts."

La Corée du sud fait ses grands débuts internationaux et se révèle très douée en patinage, mais a encore de gros déficits tactiques.

 

Meilleurs marqueurs

                             B  A Pts
1 Zvonko Suvak         YOU  21  4  25
2 Eduard Hafner        YOU   8 12  20
3 Fabrizio Kasslatter  ITA   7 10  17
4 Renato De Toni       ITA   9  6  15
5 Adolf Insam          ITA   9  6  15

 

 

Les précédents championnats du monde (1978)

Les championnats du monde suivants (1981)

 

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