Hongrie - France (Championnats du monde U18)

La troisième journée débute par un un grand écart au classement. D'un côté, la Hongrie, bonne dernière de la poule. De l'autre, la France, qui a déjà autant de points que l'an dernier. Et se paie le luxe de mener ce championnats du monde, après des victoires face à l'Allemagne et au Danemark...

Une victoire en ce début d'après-midi permettrait aux coéquipiers d'Alexandre Texier de rêver à une "finale" contre la Norvège demain. L'enjeu est donc de taille. La bonne nouvelle, c'est que Louis Olive, touché au match précédent, figure sur la feuille de match.

Un premier tiers en feu d'artifice

Le début de rencontre manque de vitesse et les Tricolores paraissent empruntés. Ils concèdent une première occasion et se font punir après deux minutes. Arpad Loczi dépose Samuel Rousseau et entre en zone sur la droite. Sa passe vers la gauche échappe à un premier coéquipier, mais pas au second. Gabor Bugar fusille Gaëtan Richard en hauteur (1-0).

Le but a le mérite de réveiller les Bleuets, qui partent à l'assaut du but adverse. Après une première occasion, Maël Lecomte déborde à droite et fixe le gardien à son poteau. La passe est un cadeau pour Hugo Sarlin, qui pousse le palet dans le but ouvert (1-1).

Du coup, la rencontre prend le schéma attendu. La France maîtrise le palet et fait le jeu, au point d'obtenir une première supériorité. L'équipe spéciale manque de vitesse et ne se crée qu'une occasion avec un cafouillage devant le but.

Ce manque de réalisme en avantage numérique est une constante depuis le début du tournoi et vient hanter les jeunes Français quelques instants plus tard. Un palet perdu dans la neutre, un peu de laxisme dans sa zone, et un tir lointain improbable depuis le point d'appui surprend Richard en hauteur, avec peut-être une déviation en route (2-1).

Loczi sort pour faire trébucher et le jeu de puissance revient sur la glace... mais pas longtemps, Téo Sarliève-Fonfraid commettant une obstruction en zone offensive. Le quatre contre quatre se révèle bénéfique. Grâce à un bon pressing en zone offensive, Benjamin Berard remporte un duel et libère le palet pour Teemu Loizeau. Le n°10 tricolore s'avance seul devant le gardien et l'élimine entre les jambières (2-2).

En confiance, les Bleuets saisissent la moindre opportunité. Une bonne défense et Sarliève-Fonfraid remonte le palet sur l'aile droite jusqu'à la ligne de fond, avant de servir en retrait Samuel Rousseau planté dans l'enclave (2-3). Une contre-attaque rondement menée...

Dès lors, les joueurs de Romain Guibet contrôlent la partie et manquent de peu d'inscrire un quatrième but dans les dernières secondes, avec une nouvelle fois Loizeau dans l'enclave.

Un tiers équilibré

Après ce premier tiers "portes ouvertes", les Bleuets comptent bien resserrer les boulons derrière. Ils prennent encore une fois la direction des opérations et campent dans la zone hongroise. Leur vitesse leur permet de se créer deux occasions franches d'entrée.

L'élan s'interrompt sur une faute de Nicolas Plaquevent. La défense ne concède pas grand chose et, au retour un cinq, le gardien hongrois sauve son camp sur une échappée tricolore. Le mouvement de Texier, digne de Forsberg en 1994, ne passe pas. Richard n'est pas en reste et bloque le tir de Mihaly, qui avait volé le palet dans les patins d'un défenseur. Bourillon puni dans la foulée, la France laisse la Hongrie reprendre du poil de la bête... Mais le jeu de puissance ne donne rien du tout et les Bleuets repartent dans le bon sens. Une nouvelle faute hongroise, un nouvel avantage numérique bien mal exploité. En revanche, la vitesse en contre, cela fonctionne mieux. Un deux-contre-un met le feu dans la défense et le palet reste en attaque. La France attaque la cage, avec trois défenseurs collés dans l'enclave. Berard est le premier sur le palet et profite de la confusion pour marquer en tour de cage (2-4).

La Hongrie ne se laisse pas abattre. Alors que les Bleuets reculent, cherchant les contres, ils se mettent en danger. Le capitaine Bruno Kreisz finit par en profiter et exploite le laxisme de la défense pour tromper Richard à bout portant (3-4).

Andor Peter puni, la France attaque à un de plus. Encore une fois, elle ne se crée aucune occasion et attend le retour à égalité pour décaler Guebey, auteur d'un bon tir au cercle. Sur l'engagement, le palet revient sur Lefebvre qui expédie une mine pleine axe. Son tir est contré mais pas perdu pour tout le monde : Sarlin profite de l'aubaine et trompe le gardien, qui avait anticipé sur le premier tir (3-5).

Richard tient le fort

Le début du troisième tiers se caractérise par une baisse de rythme sensible. Il y a moins d'accélération et de précision dans le jeu. Un faux-rythme qui avantage la Hongrie, menaçante sur le but de Richard. Les minutes défilent, et Loizeau est puni pour obstruction dans un contact à la bleue défensive. Le portier des Bleuets, serein, bloque les diverses tentatives, bien secondé par une défense attentive.

Bien en place, l'équipe de France préfère évoluer en contre, quitte à se faire quelques frayeurs dans son enclave.

Des "Allez les Bleus!" résonnent à Bled, provenant de la petite trentaine de supporters français, pendant que Richard devient petit à petit l'homme du match. Car côté offensive, il n'y a plus grand chose... Un lancer de Convert à six minutes du terme, après un débordement à gauche, c'est pauvre. Une minute plus tard, Szeles sauve son camp sur un lancer en haut de l'enclave. Kalisa puni pour crosse haute, la Hongrie met la pression sur la défense. Celle-ci réagit avec sérieux et ne lâche aucun espace. Les Bleuets terminent le match avec un échec-avant agressif, afin de contenir le jeu le plus loin possible. La Hongrie pose son temps mort à une minute de la fin et sort son gardien. Trop peu trop tard, et la France en profite pour soigner ses statistiques à trois secondes de la fin par Jules Gallet (3-6).

La France s'impose donc pour la troisième fois de suite, en se montrant moins brillante que lors des deux premiers matchs. Malmenée par la Hongrie en début de partie, elle aura eu le mérite de ne pas s'affoler et de se montrer opportuniste près de la cage. Si le jeu de puissance transparent reste un handicap, on notera l'impression générale de maîtrise. Et un grand Gaëtan Richard dans les buts, une nouvelle fois. De bon augure avant la possible "finale" contre la Norvège...

Désignés joueurs du match : Bruno Kreisz (Hongrie) et Benjamoin Berard (France)

 

Hongrie 3-6 France (2-3, 1-2, 0-1)
Lundi 10 avril 2017, 13h à Bled, Slovénie.
Arbitrage de Christoffer Holm (SUE) assisté de Ludvig Lundgren (SUE) et Shaun Morgan (USA).
Tirs : Hongrie 40 (11, 14, 15), France 35 (18, 14, 3)
Pénalités : Hongrie 8' (4', 4', 0'), France 10' (2', 4', 4')

Récapitulatif du score
1-0 à 02'18" : Bugar assisté de Loczi et Horvath
1-1 à 03'36" : Sarlin asssité de Lecomte
2-1 à 11'21" : Szigeti
2-2 à 14'05" : Loizeau assisté de Lefebvre et Berard
2-3 à 15'25" : Rousseau assisté de Sarlieve-Fonfraid
2-4 à 32'16" : Berard assisté de Sarlin et Lecomte
3-4 à 35'55" : Kreisz asisté de Mihaly
3-5 à 39'33" : Sarlin assisté de Lefebvre et Koudri
3-6 à 59'56" : Gallet assisté de Penz (cage vide)
 

Hongrie

Attaquants
Bence Dezsi - Bruno Kreisz (C) - Akos Mihaly
Zsolt Szalma - Akos Nagy - Andor Peter
Natan Vertes - Akos Szigeti - Patrik Kemeny
Akos Horvath - Sebestyen Kovacs - Arpad Loczi

Défenseurs
Nandor Fejes (A) - Florian Sandor (A)
Mate Seregely - David Pokornyi
Mark Daniel Vas - Gabor Bugar
Patrik Balazs Szecsi

Gardien :
Martin Szeles

Remplaçant : David Mark Kovacs (G). En tribunes : Roland Kiss (D)

France

Attaquants
Louis Olive - Alexandre Texier (C) - Jules Gallet
Adel Koudri - Teemu Loizeau - Lauric Covert
Hugo Sarlin - Maël Lecomte - Benjamin Bérard
Clément Garrido - Samuel Rousseau - Téo Sarliève-Fonfraid

Défenseurs
Enzo Guebey (A) - Jérémie Penz
Jules Lefebvre - Matis Bourrillon
Théo Kalisa - Clément Mermoux
Nicolas Plaquevent

Gardien :
Gaëtan Richard

Remplaçant : Lucas Mugnier (G)