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Mondial D1A : les Bleues reléguées... ou pas

Avec pourtant le vent en poupe, l'équipe de France féminine a trébuché brutalement au dernier Mondial D1A en Autriche, condamnée à une relégation qui reste hypothétique. Explications.

Cela faisait plusieurs années que l'équipe de France féminine effectuait une belle progression sur la scène internationale. 16e nation mondiale en 2012, la formation de Grégory Tarlé est désormais classée 12e, elle restait sur une médaille de bronze puis d'argent aux deux derniers Championnats du monde D1A, avant de réaliser un joli parcours au Tournoi de Qualification Olympique sans pour autant obtenir le précieux sésame. 

Mine de rien, au vu de ses derniers résultats, les Bleues se rapprochaient progressivement de l'élite mondiale. Une élite mondiale qui sera peut-être élargie. Depuis que le Championnat du monde existe (1990), le Mondial élite s'est toujours joué à huit. Sauf que depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, le hockey féminin s'est démocratisé, le top niveau s'est resserré - si l'on écarte le monopôle américano-canadien - et désormais, ce sont 37 nations qui participent au programme des Championnats du monde. En mai prochain à Cologne, sera donc soumis au congrès de l'IIHF, avec consultation des fédérations, un projet d'élargissement à dix nations dès les Mondiaux élite 2019, un élargissement qui concerne également le tournoi des JO (dès 2022) qui se substitue aux Championnats du monde lors des années olympiques. 

L'élite mondiale, peut-être plus accessible à court terme, faisait donc les yeux doux à la France. Mais à chaque compétition, les certitudes sont remises en cause. Les Bleues en ont fait l'expérience à Graz en Autriche durant ces Championnats du monde Division 1A 2017. La France s'est d'abord fait blanchir deux fois de suite, d'abord par le Danemark (1-0) et Lisa Jensen, puis par la Norvège (3-0) et Ena Nystrøm... âgée de seulement 16 ans ! Les Françaises sont restées muettes pendant 155 minutes et 33 secondes, c'est Lara Escudero qui a finalement débloqué le compteur des Bleues, malheureusement insuffisant pour vaincre l'Autriche (3-1).

Ce jeudi, les Bleues devaient donc négocier un match crucial contre le promu, la Hongrie. Malheureusement, la capitaine Marion Allemoz et ses coéquipières ont subi le même sort que les trois rencontres précédentes. Les Hongroises ont infligé une nouvelle défaite aux Françaises qui se sont faites blanchir une troisième fois en quatre rencontres, cette fois-ci par Aniko Nemeth. 0 point en 4 matchs, ce bilan décevant ne peut plus empêcher une relégation... théorique.

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Car si l'on se réfère à la dernière annonce de la fédération internationale début avril, l'adoption de la proposition d'une élite élargie à dix entraînerait plusieurs mesures. Pour l'année 2017, si les promotions des différentes divisions seraient conservées, les relégations seraient en revanche gelées. Autrement dit, le sort des Bleues, lanternes rouges de D1A, demeure entre les mains de l'IIHF. Le nouveau format adopté en mai - le contraire serait tout de même surprenant - et la France serait exceptionnellement sauvée. Affaire à suivre. Cela n'empêche toutefois pas une remise en cause de l'équipe de France féminine après cette campagne particulièrement décevante après d'aussi beaux résultats ces dernières années...