Répartition par lieu de naissance des joueurs de la Ligue Magnus 2016-17 (2e partie)

Lors d’une première partie publiée hier, vous avez pu découvrir la répartition mondiale puis régionale des joueurs de la précédente Ligue Magnus. On réduit l’échelle aujourd’hui et on s’intéresse aux données départementales et municipales.



Répartition des départements français : On prend les mêmes...

... et on recommence ! À l’image de la répartition régionale, les deux départements les plus représentés sont l’Isère avec 24 joueurs (12,1% des joueurs français de la saison 2016-2017) et la Haute-Savoie avec 21 représentants (10,6%). Ces deux terres de hockey sur glace disposent à la fois d’une forte tradition de formation à la discipline, mais également d’accès simplifiés à des équipements communaux ou de plus grande envergure. À elle seule, l’Isère a fourni plus de joueurs de Ligue Magnus que l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et la Haute-Savoie en a fourni autant que toute cette région, comptant pourtant 13 clubs différents (soit hors distinction des structures mineures et majeures) de hockey sur glace.

Sur la troisième marche, on retrouve le premier représentant du « hockey des plaines ». Et à ce jeu-là, c’est cette fois-ci la Somme qui présente le troisième total, avec 14 joueurs français natifs de ce département (7,1%). L’analyse qui en est faite est totalement liée à la répartition par communes, elle sera donc formulée par ailleurs.

En cette saison 2016-2017, ce sont 43 départements français qui furent représentés dans la Ligue Magnus, contre 45 il y a deux saisons de cela (mais un différentiel de 16 joueurs français de naissance en plus à l’époque). Cela laisse encore une bonne partie du territoire non-représentée, mais ce constat ne peut être dissocié de la question des infrastructures nécessaires à la pratique. Le Syndicat National des Patinoires a fourni une liste consultable sur le site de la Fédération, qui recense 162 patinoires sur le territoire français. Parmi celles-ci, 44 sont situées en région Auvergne-Rhône Alpes (27% des patinoires françaises) et 23 en Ile de France (14%), soit plus d’un tiers des équipements nationaux sur ces deux seules régions.

Dans le même temps, le parc des patinoires en France souffre globalement d’un problème de vétusté et les pouvoirs politiques locaux ont du mal à budgétiser la gestion d’équipements qui mériteraient parfois un rafraichissement voire des mises aux normes, en plus de « l’entretien régulier » qu’une patinoire nécessite. Les sphères décisionnelles (communes, intercommunalités, départements...) se renvoient la balle et on en appelle ici ou là à des exploitants privés ou à des sponsors pour supporter les coûts. C’est à ce niveau un enjeu majeur, aux conséquences immédiates sur le développement de ce sport à échelle nationale.

Voici la répartition des joueurs français de la saison 2016-2017 de Ligue Magnus, par département de naissance :

Isère : 24 joueurs
Haute-Savoie : 21 joueurs
Somme : 14 joueurs
Hautes-Alpes : 13 joueurs
Seine-Maritime : 12 joueurs
Val d’Oise et Vosges : 8 joueurs
Haut-Rhin et Paris : 7 joueurs
Maine et Loire : 6 joueurs
Alpes Maritimes, Bas-Rhin, Calvados, Côte d’Or, Saint-Pierre-et-Miquelon : 5 joueurs
Doubs et Rhône : 4 joueurs
Drôme, Gironde, Hauts-de-Seine, Marne et Oise : 3 joueurs
Essonne, Hérault, Nord, Savoie, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val de Marne et Yvelines : 2 joueurs
Bouches du Rhône, Deux-Sèvres, Eure-et-Loir, Haute-Garonne, Haute-Vienne, Loire, Loire-Atlantique, Manche, Pas-de-Calais, Pyrénées Atlantiques, Territoire de Belfort, Var et Vaucluse : 1 joueur



Répartition des villes françaises : Un nouveau duel Amiens – Grenoble

C’est un mano à mano que se livrent ces deux communes pensionnaires de la Ligue Magnus. En 2016-2017, il y eut en effet autant de natifs d’Amiens que de natifs de Grenoble ayant pris part au championnat. Les deux villes ont chacune totalisé 14 joueurs du championnat (7,1% des joueurs français de la Ligue). Deux statistiques peuvent aider à comprendre ce résultat, puisque le club de Grenoble est celui comptant en France le plus de saisons dans l’élite du hockey français depuis 1970, et Amiens est l’équipe qui compte le plus de saisons consécutives en cours dans l’élite, puisque la ville y est représentée sans discontinuer depuis la saison 1982-1983.

Pour Grenoble on retrouve les gardiens Jimmy Darier (CMHC) et Sébastien Raibon (Lyon). En plus des jeunes joueurs locaux nés et ayant évolué cette saison pour les Brûleurs de Loups (Alexandre Pascal, Quentin Scolari, Jeoffrey Couvat, Julien Munoz, Pierre Robert et Alexandre Texier), on compte également Arnaud Faure, Mathieu LeBlond et Romain Chapuis qui portaient les couleurs d’Epinal, Enzo Cantagallo et Sacha Treille pour Rouen et enfin Maxime Moisand pour Bordeaux.

Les 14 représentants du département de la Somme en Magnus sont tous nés dans la préfecture Amiens. Il s’agit des Gothiques de la cuvée dernière Grégory Béron, Romain Bault, Kévin Hecquefeuille, Théo Kalisa, Axel Prissaint, Clément Garrido, Yannick Offret et Rémi Thomas. Mais il faut également compter Brian Henderson (Angers), Henri-Corentin Buysse (Dijon), Maurin Bouvet et Marius Serer (Gap), Thomas Roussel (Lyon) et Elie Marcos (Strasbourg). Dans cette ville sportive, le hockey sur glace a toujours tenu une place importante, et la réputation de la formation amiénoise n’est plus à faire tant au niveau de sa qualité que de sa propension à attirer l’attention des jeunes Samariens.

En troisième position, on retrouve une ville d’environ 15 000 habitants, ne comptant aucun club dans les compétitions de la FFHG. Il s’agit de la commune de Sallanches, en Haute-Savoie. Cette ville dépasse Chamonix avec 9 représentants dans la Ligue Magnus (4,5%). Y sont nés Victor Goy (Bordeaux), les frères Numa et Josselin Besson, Clément Mermoux et Jérémie Penz pour le CMHC, mais aussi Anthony Rech (Gap), Maxime Favre-Félix (Lyon), Jérémie Romand (Nice) et Arthur Coulon (Strasbourg).


Si on excepte Morzine dans le cas de la fusion Chamonix-Morzine, toutes les villes pensionnaires de la Magnus comptent des joueurs qui y sont nés. Outre les 14 natifs d’Amiens ou de Grenoble, on retrouve 5 joueurs nés à Angers, 3 à Bordeaux, 6 à Chamonix Mont-Blanc, 5 à Dijon, 6 à Epinal, 6 à Gap, 3 à Lyon, 4 à Nice, 8 à Rouen et 6 à Strasbourg. Dans chacune de ces formations, il y eut au moins un joueur local qui a foulé la glace.

En comparaison du registre avec le tableau des 15 villes les plus peuplées de France (hors agglomération), 4 villes ne comptent aucun représentant dans la Ligue Magnus. C’est le cas de Lille, bien que Patxi Biscard soit (comme Antoine Roussel) natif de Roubaix, dans la métropole lilloise. Cela concerne également Rennes, St Etienne (mais un natif de Roanne tout proche, en l’occurrence Alexis Troncy (Lyon)) et Toulon (avec toutefois Hugo Casini né à Hyères).

À côté de cela, de petites communes sont représentées. La moins peuplée d’entre elles est celle de Cheniménil dans les Vosges, à 15 kilomètres au sud-est d’Epinal. Cette ville comptant 1 184 Chnérants (habitants de la commune) en 2014, a vu la naissance du jeune joueur du Gamyo Julien Vogt. À peine plus peuplée, la cité iséroise d’Autrans (1 616 habitants en 2013), depuis liée à Méaudre-en-Vercors dans une commune nouvelle, est la ville de naissance de Jordann Perret, joueur des Dragons de Rouen en 2016-2017. Citons également la ville de Brou-sur-Chantereine en Seine-et-Marne (4 450 habitants en 2014) où est né Alexis Birolini (Nice).

Retrouvez ci-dessous les principales villes de naissance des joueurs de la Ligue :

Amiens (Somme) et Grenoble (Isère) : 14 joueurs
Sallanches (Haute-Savoie) : 9 joueurs
Rouen (Seine-Maritime) : 8 joueurs
Briançon (Hautes-Alpes) et Paris : 7 joueurs
Chamonix-Mont Blanc (Haute-Savoie), Epinal (Vosges), Gap (Hautes-Alpes) : 6 joueurs
Angers (Maine-et-Loire), Caen (Calvados), Dijon (Côte d’Or), Mulhouse (Haut-Rhin), Strasbourg (Bas-Rhin) et St Pierre (Saint-Pierre et Miquelon) : 5 joueurs
Besançon (Doubs), Echirolles (Isère), Nice (Alpes-Maritimes) et St-Martin d’Hères (Isère) : 4 joueurs

(Détail disponible sur demande)