Après avoir éliminé les voisins de Gap en huitièmes de finale, les Lions affrontent la réserve de Briançon, face à qui ils avaient validé leur ticket pour le carré final disputé en Bourgogne en 2024, pour un affrontement indécis entre les deux équipes à trois points. Une dizaine d’éléments étaient déjà présents deux ans auparavant du côté des Diables Rouges, mais pas Gaëtan Villiot, auteur de 38 points en première phase, aligné à l’époque chez les aînés de Ligue Magnus, où il signa une honorable saison à 18 points.
C’est d’ailleurs le numéro 66 qui lance les hostilités, une fois le coup d’envoi donné par le nouveau Président de la Métropole Européenne de Lille, Eric Skyronka. Il déborde la défense pour terminer l’action par une passe en retrait ne trouvant pas preneur. Aleksandrs Zaprivoda lui répond sans transition. Si les interventions des portiers sont encore rares, un pressing du capitaine Casini derrière la cage nordiste se conclut par une intervention illicite de la crosse de Yaïno Adamczak. La plaque de Tristan Mareschal dévie le tir de Loïc Chapelier, puis Villiot tente un lancer dangereux dans le trafic.
Les Lions retrouvent leur effectif au complet, non sans un tir tendu du même Chapelier frôlant le poteau droit. Ils s’approchent d’une cage devant laquelle Kévin Igier tente de faire le ménage, empoignant Zaprivoda. Un palet lancé de loin transite dans le dos du titulaire du jour Mickaël Doré, Clef et Polakovs en profitent et servent Zaprivoda pour l’ouverture du score de près (1-0 à 08’58″). La pression demeure et le gant de Doré calme les ardeurs de Toneatto.
Les Diables Rouges repartent de l’avant par Colomban, qui décale Thibaut Farina de la droite, pour un lancer aussi précis que puissant (1-1 à 10’01″). Mareschal s’ajoute un surcroit de travail en dégageant dix secondes plus tard le disque au-dessus du plexi ; masqué, il oppose la botte à Issertine, lit bien le lancer précis de Villiot et réalise une nouvelle parade difficile quand Guiberteau croit conclure la montée de ce même Villiot, très actif. Ses équipiers pilonnent ensuite son alter-ego : Zaprivoda hérite d’une deuxième opportunité devant le slot, cette fois écartée comme son lancer dans les secondes suivantes, Doré cherchant un temps la rondelle du regard. La mitaine calme ensuite le numéro 11 balte, pas plus heureux en dirigeant un lancer soudain. Il est vrai qu’entretemps Briançon a contré plusieurs transmissions grâce à un positionnement efficace.
Passé près de la correctionnelle sur un palet mal négocié au moment où rôde le casque blanc de Gaëtan Villiot, Wasquehal se rend coupable par Zajac d’un deuxième dégagement en-dehors de l’aire de jeu. Loïc Chapelier prend position dans le cercle droit, il est déjoué. Farina se casse les dents sur la défense, et Villiot prend de la vitesse depuis son camp pour faire retentir le métal. Ce jeu de puissance très dynamique trouve la solution sur une salve de Kévin Igier, Hugo Casini transforme le rebond (1-2 à 23’01″). L’ancien défenseur international n’est pas rassasié et contraint Tristan Mareschal à sauver ses couleurs dans une position inconfortable. En puissance, Villiot trouve la mitaine, dans une rencontre aussi indécise qu’un palet navigant d’un côté à l’autre. Wasquehal ajoute de l’intensité physique sans pour autant trouver la faille, malgré les combinaisons lettones et un coup de semonce de Diedrichs. Un faire-trébucher très contesté de Polakovs fait rugir l’assistance, d’autant qu’un coup de coude d’Igier sur Lucas Clef n’attire pas l’attention des arbitres.
Bien positionné, Mareschal bloque la salve d’Issertine et la montée de Colomban en fin de sentence. Sorti de geôle, le numéro 9 s’illustre d’une passe vers Thomm, occasion pour Mickaël Doré de confirmer par l’usage de la mitaine sa bonne prestation de la fin d’après-midi. Lancé dans le dos d’Aymard, Otto Polakovs s’en rend compte à son tour, tout comme son compatriote infatigable relanceur de la défense. La dernière combinaison à droite entre les deux cadors de l’attaque nordiste ne permet pas de revenir avant la deuxième sirène, face à des Briançonnais toujours létaux par une force de frappe éprouvée quelle que soit la position de tir.
La charge contre la balustrade de Simanovičs n’est pas contestable. Exposé à un trafic intense, Mareschal ne voit pas le lancer de Kevin Igier frôlant le but. Du 1-3, la marque aurait toutefois pu passer à 2-2 sans un plongeon haut-alpin pour contrer les velléités des duettistes Zaprivoda et Polakovs. La précision manque par deux fois à Hugo Casini et quand Marcialis parvient à contourner la cage son préposé plonge opportunément. Les Diables maintiennent la pression, mais ils sont surpris par une passe très en retrait de Polakovs ; le palet est contrôlé par Toneatto, qui le transmet rapidement à Martin Lagrise dont la reprise fait lever la foule (2-2 à 47’44″).
Chauffé une fois de plus par Polakovs, vers qui Doré se jette au sol, Briançon reprend le contrôle de la rondelle, la faisant circuler dangereusement dans la zone. Par ailleurs, les palabres à chaque arrêt de jeu rappellent les atermoiements de la rencontre de l’après-midi, particulièrement saccadée, d’autant que les duels sont de plus en plus intenses. Villiot bombarde Mareschal, sans obtenir le rebond tant convoité. En face, Lucas Clef tente de déborder Karim Marcialis qui le fait trébucher. Les Lions ne laissent pas filer ce premier jeu de puissance, intervenu après plus de 53 minutes de jeu. Si le rebond du tir de Simanovičs part dans les airs et si Cédric André se sacrifie, Aleksandrs Zaprivoda entre dans la zone par la droite et vient battre Doré (3-2 à 54’58″).
Le banc alpin réclame son temps-mort et les tirs s’accumulent, y compris à la périphérie par Bastien Colomban. Posté dans le dos du gardien local, Villiot trouve Casini arrivé en soutien, sans plus de réussite. L’ire briançonnaise est palpable à l’encontre des arbitres, illustrée par leur capitaine, qui discutera longuement avec eux à l’issue de la rencontre, et par Colomban, dépossédé de son bâton. Mickaël Doré rappelé au banc, Gaëtan Villiot multiplie ses efforts, sans parvenir à maintenir le palet dans la zone de vérité. Un dégagement interdit à cinq secondes de la fin des soixante minutes offre la dernière chance aux Diables Rouges. Le lancer de Loïc Chapelier file toutefois trop à gauche, libérant des Wasquehaliens de plus en plus proches de leur objectif après une intense bataille.
Photos Alexandre Caffiaux
Wasquehal – Briançon II 3-2 (1-1, 0-1, 2-0)
Samedi 9 mai 2026 à 18h00 à la patinoire Serge Charles. 440 spectateurs.
Arbitres : Mattéo Germond assisté d’Alexandre Rosca et Quentin Scolari.
Pénalités : Wasquehal 10′ (4’,4’, 2’) ; Briançon II 2’ (0’, 0′, 2’).
Tirs : Wasquehal 41 (19, 14, 8) ; Briançon II 48 (14, 17, 17).
Évolution du score :
1-0 à 08’58″ : Zaprivoda assisté de Polakovs et Clef
1-1 à 10’01″ : Farina assisté de T. André
1-2 à 23’01″ : Casini assisté d’Igier et Villiot
2-2 à 47’44″ : Lagrise assisté de Toneatto et Polakovs
3-2 à 54’58″ : Zaprivoda assisté de Polakovs et Toneatto (sup. num.)
Wasquehal
Attaquants :
Aleksandrs Zaprivoda – Otto Polakovs – Lucas Clef
Martin Lagrise (A) – Aurélien Zajac – Hamish Diedrichs
Erwan Jean-Baptiste – Yaïno Adamczak (A) – Nathan Thomm
Défenseurs :
Alekss Simanovičs – Matteo Toneatto (C)
Marc-Antoine Herbet – Thibault Verschaeve
Gardien :
Tristan Mareschal
Remplaçants : Thomas Clef (G), Léo Studer. Absents : François Piquet, Raphaël Berquet.
Briançon II
Attaquants :
Cédric Guiberteau (A) – Hugo Casini (C) – Gaëtan Villiot
Karim Marcialis (A) – Celian Aymard – Kévin Chapelier
Thibaut André – Bastien Colomban – Thibaut Farina
Défenseurs :
Kévin Igier – Jonathan Issertine
Loïc Chapelier – Cédric André
Gardien :
Mickaël Doré (sorti à 59’21″)
Remplaçants : Hugo Ferrus (G), Kalvyn Soton, Quentin Attaba-Chaix, Milan Toubhans-Besnier. Absents : Théo Cointe et Alexandre Chedal-Anglay (blessés).











































