L’équipe de France se rassure

Après l’inquiétante défaite face au Danemark, qui a mis en lumière des carences techniques et des failles défensives, l’équipe de France doit se racheter dans le match pour la troisième place. L’adversaire, la Norvège, aligne à chaque regroupement une composition solide. Elle ne compte qu’un seul débutant, Esbjørn Fogstad Vold (joueur de 22 ans qui profite d’une licence helvétique pour faire son trou en LNB suisse). La défense a toutefois perdu Alexander Bonsaksen, qui effectue une forte saison en Finlande mais s’est blessé mercredi avec son club KooKoo. Auparavant, Stefan Espeland avait déclaré forfait, remplacé par Max Krogdahl. Quant à Erlend Lesund, il est bien là mais se plaint d’avoir perdu ses crosses durant le voyage et d’un approvisionnement de matériel annulé par l’épidémie de coronavirus en Chine…

La Norvège a aussi perdu sa demi-finale contre l’Autriche (0-2) et son sélectionneur était particulièrement mécontent d’un début de match raté. Ses joueurs répondent en dominant la France d’entrée. Thomas Olsen attaque fort la cage pour une première occasion. Le jeu de puissance norvégien avait fait bonne impression la veille, sans marquer, mais les Bleus parviennent à tuer une première pénalité contre Anthony Guttig. Ils se remettent alors dans le match après un début hésitant et approximatif. Les hommes de Philippe Bozon menacent à leur tour le gardien adverse Lars Volden. La première période aura finalement été équilibrée.

En deuxième période, la Norvège démarre fort de nouveau. Michael Haga est tout proche de marquer. La France subit et accumule les pénalités (charge contre la bande de Gaborit, retenir de Thiry, charge avec la crosse de Chakiachvili). La domination scandinave, nette, ne se dément donc pas. Samuel Solem, isolé dans le cercle gauche, prend un tir à 5 mètres que repousse Florian Hardy. Le gardien d’Angers s’interpose aussi devant Jørgen Karterud et Tobias Lindstrøm. Il fait un match plus solide que Buysse en demi-finale.

Les attaquants norvégiens sont frustrés après cinq périodes sans le moindre but à se mettre sous la dent. Et comme souvent, c’est le Suédois naturalisé Tobias Lindström qui apporte l’efficacité défaillante pendant une phase de jeu à 4 contre 4. Il reste alors dix minutes à jouer, et c’est maintenant la France qui passe à l’attaque pour égaliser. À quatre minutes de la fin, un lancer de la ligne bleue d’Antonin Manavian trompe Volden : une belle revanche pour le défenseur grenoblois qui avait récolté une fiche de -3 la veille le jour même où il atteignait le cap symbolique des 200 sélections ! Loïc Farnier récolte au passage son premier point en bleu pour sa quatrième sélection. Le quatrième bloc, à vocation plus défensive, aura réalisé un bon tournoi.

L’équipe de France domine la prolongation mais sans arriver à concrétiser malgré une pénalité norvégienne pour surnombre. Elle finit quand même par s’imposer aux tirs au but. Valentin Claireaux est crédité du pénalty gagnant. Un succès rassurant contre une équipe de l’élite mondiale. Prochain défi des Bleus, y retourner…

Commentaires d’après-match

Philippe Bozon (entraîneur de la France) : « Le bilan est mitigé sur le plan des résultats. Le match contre le Danemark a été décevant, mais on a quand même fait une bonne semaine au niveau des entraînements. On a aussi fait beaucoup de réunions qu’on peut appeler de préparation mentale, même si c’est plus de la gestion de projet de groupe. Ces réunions ont pris de l’énergie aux joueurs et expliquent peut-être notre mauvais premier tiers contre le Danemark, mais le match contre la Norvège et le reste de la semaine étaient de bonne qualité. »

 

Norvège – France 1-2 après tirs au but (0-0, 0-0, 1-1, 0-0, 0-1)
Samedi 8 février 2020 à 16h15 à Klagenfurt. 200 spectateurs.
Arbitrage de Christian Ofner et Christoph Sternat (AUT) assistés de David Nothegger et Elias Seewald (AUT).
Pénalités : Norvège 22′ (2′, 0′, 8’+10′, 2′) ; France 22′ (2′, 6’+10′, 4′, 0′).
Tirs : Norvège 25 (8, 11, 6, 0) ; France 27 (10, 4, 8, 5).

Évolution du score :
1-0 à 49’26 : Lindström
1-1 à 56’09 : Manavian assisté de Douay et Farnier
Tir au but gagnant : Claireaux

Norvège (2′ pour surnombre)

Attaquants :
Mathias Trettenes (2′) – Michael Haga (-1) – Tommy Kristiansen (-1, 2′)
Sondre Olden (+1) – Tobias Lindström (A, +1) – Ludvig Hoff
Jørgen Karterud – Gustav William Borvik – Thomas Olsen
Samuel Solem (-1, 2′) – Eirik Salsten (2’+10′) – Esbjørn Fogstad Vold
Magnus Brekke Henriksen (-1)

Défenseurs :
Mattias Nørstebø – Jonas Holøs (C, +1)
Erlend Lesund – Johannes Johannesen (2′)
Christian Bull – Christian Kåsastul
Max Krogdahl

Gardien :
Lars Volden

Remplaçant : Henrik Holm (G). En tribune : Thomas Valkvæ Olsen.

France

Attaquants :
Sacha Treille (2′) – Damien Fleury – Peter Valier
Robin Gaborit (-1, 2’+10′) – Valentin Claireaux – Anthony Rech (-1)
Rudy Matima – Anthony Guttig (2′) – Guillaume Leclerc
Loïc Farnier (+1) – Eliot Berthon – Floran Douay (+1)
Cédric Di Dio Balsamo

Défenseurs :
Thomas Thiry (2′) – Kévin Hecquefeuille
Hugo Gallet – Antonin Manavian (+1)
Florian Chakiachvili (4′) – Maxime Moisand

Gardien :
Florian Hardy

Remplaçant : Henri-Corentin Buysse (G). En tribune : Teddy Trabichet.