C’était la dernière soirée de ce championnat 2024-2025 pour les Titans colmariens face aux Graoulys messins. Si avec le gain de ce match, les Mosellans possédaient encore une infime chance de participer aux play-offs, les Haut-Rhinois, eux, n’avaient plus rien à espérer du résultat. Ils venaient en effet de recevoir la confirmation que leur rétrogradation volontaire de D2 en D3 n’avait pas été du goût de tout le monde, et notamment de l’instance fédérale, laquelle rejetait l’appel formulé par le président des Titans quant à la non-participation de son équipe aux play-offs ainsi qu’à l’amende pour non-respect des règles en vigueur.
Qu’importe, l’objectif de cette dernière partie était avant tout de remercier le public venu durant toute cette saison du renouveau et de prendre plaisir à évoluer ensemble sur la glace.
Il valait mieux ne pas arriver en retard pour le coup d’envoi. En effet, nous n’avons encore pas dépassé la deuxième minute de jeu que 4 buts ont déjà été marqués, chaque équipe se répondant du tac au tac. Metz, et notamment son meneur Lukas Zeliska, profite que son hôte n’est pas encore bien en place au niveau défensif pour revenir au score à chaque fois.
La physionomie va cependant progressivement se dessiner avec des locaux bien en mouvement, prompts à se projeter devant et conclure, notamment sur ce centre en retrait joliment fini par Jérémy Miclo (3-2 à 2’58”). Ça y est, le match est enfin lancé et c’est ensuite un déluge de tirs qui va s’abattre sur la cage messine. À commencer par ce tir de Joan Koenig qui allume de près, une nouvelle fois, Tristan Thévenot, lequel, dépité et peu en réussite, laisse promptement sa place à son partenaire Raphaël Henrottay (4-2 à 4’50”).
Le portier belge sera d’ailleurs sursollicité durant cette période, quelque fois avec brio devant cette triplette avortée d’Édouard Alves, (13’37”) ou cette cage grande ouverte (19’35”). Il devra toutefois s’incliner deux fois sur un breakaway de Jonathan Boehrer (5-2 à 6’58”) puis un tir à mi-distance de Victor Patois (6-2 à 18’37”).
Quatre buts d’écart, c’est beaucoup, certes, mais en hockey, tout va vite. Un simple but adverse peut tout remettre en cause, surtout quand il reste encore deux tiers à jouer. D’ailleurs, les Mosellans viennent juste de remonter sur glace que la transversale d’Enak Sturm résonne du lancer de Zeliska (20’37”), confirmant que les visiteurs ne comptent pas abdiquer.
Leur détermination va cependant être progressivement étouffée par la tactique de harcèlement prônée par le banc colmarien. Une nouvelle réalisation des frangins Studer (Renaud pour Léo, bien déterminé dans son face-à-face) reconcentre le collectif (7-2 à 23’15”). Le jeu colmarien, diablement en mouvement et bien maillé, s’écarte sur toute la patinoire. Les Lorrains, venus à deux lignes, commencent à s’épuiser et compensent par des fautes leurs retards et leurs mauvaises passes, quasiment toutes coupées par le positionnement local. Antoine Dauthier, réaliste, enfonce le huitième clou durant cette seconde période globalement maîtrisée par les Alsaciens.
Il n’y a probablement plus rien à espérer de l’ultime période pour les lorrains, surtout quand Bastien N’Guiamba la débute par une neuvième réalisation de près (9-2 à 40’31”). Metz entretient toutefois l’illusion durant sa seule double supériorité numérique mais Sturm s’interpose (44’27”), avant que Boehrer, à l’affût, n’enfonce avec brio un dixième pic dans la paroi adverse (10-2 à 45’08”).
La partie ne perd pas en intensité car Metz continue de lancer quelques raids, sur lesquels Sturm continue de s’illustrer, notamment en bloquant sur sa ligne (49’54”), avant de laisser, dans la foulée, sa place à Quentin Hartmann. La doublure aura d’ailleurs, elle aussi, l’occasion de s’illustrer, sur deux lancers successifs mosellans (51’00”), avant de s’incliner sur un rebond-pétard mouillé de Léo Renard (56’17”). Il reste aux locaux à conclure la soirée sur un nouveau travail des Studer Bros (11-3 à 59’01”) avant de fêter joyeusement la fin de cette saison par une photo du collectif en allégresse.
Le public colmarien va donc désormais se retrouver en diète de hockey pendant 5 bons mois puisque les grandes vacances sont désormais de mise pour l’équipe fanion. En faisant abstraction de l’issue de la farce administrative qui vient d’être confirmée, et hormis deux trois défaites de rang frustrantes quant à leur dénouement final, on admettra que le dernier cru colmarien aura livré de nombreux et bons moments de mouvements collectifs et surtout beaucoup d’enthousiasme. Au final, il aura manqué trois points à Colmar pour que les trois équipes alsaciennes figurent en play-offs. Le club va maintenant pouvoir se concentrer sur l’organisation de ses tournois mineurs, renforcer son organisation administrative et, espérons-le, travailler sur le prochain groupe Titans avec l’objectif de confirmer et même bonifier cet élan optimiste.
Colmar – Metz 11-3 (6-2, 2-0, 3-1)
Samedi 15 mars 2025 à 20h00 à la patinoire de Colmar. 412 spectateurs.
Arbitres : MM. Ludovic Pasian et Christophe Moncozet.
Pénalités : Colmar 8’ (2’, 0’, 6’) ; Metz 18’ (6’, 6’, 6’).
Tirs : Colmar 39 (22, 7, 10) ; Metz 24 (10, 6, 8).
Évolution du score :
1-0 à 00’17” : Strayer assisté de Dauthier et N’Guiamba
1-1 à 01’08” : Zeliska assisté de Lehéron
2-1 à 01’25” : Strayer assisté de N’Guiamba
2-2 à 01’46” : Lagoguey assisté de Zeliska et Hamri
3-2 à 02’58” : Miclo assisté de Leo Studer
4-2 à 04’50” : Koenig assisté de Boehrer
5-2 à 06’58” : Boehrer assisté de Koenig
6-2 à 18’37” : Patois assisté de Boehrer
7-2 à 23’15” : L. Studer assisté de R. Studer
8-2 à 32’35” : Dauthier assisté d’Alves et Maurer (sup num)
9-2 à 40’31” : N’Guiamba assisté de Strayer et Dauthier
10-2 à 45’08” : Boehrer (inf. num.)
10-3 à 56’17” : Renard assisté de Lehéron
11-3 à 59’01” : R. Studer assisté de L. Studer et Miclo
Colmar
Attaquants :
Joan Koenig (2’) – Victor Patois (2’) – Jonathan Boehrer
Rayen Strayer – Bastien N’Guiamba (C – 2’) – Antoine Dauthier
Léo Studer ou Alexandre Karcher – Jérémy Miclo – Renaud Studer
Défenseurs :
Lucas Maurer (C) – Édouard Alves
Éloi Lenner – Paul Fuchs (2’)
Iliann Eigelthinger – Romain Piazzon
Gardien :
Enak Sturm puis Quentin Hartmann à 49’54”
Metz
Attaquants :
Lukas Zeliska – Yannick Hamri (C, 2’) – Antonin Lagoguey
Léo Renard (2’) – Axel Berger (6’) – Enzo Fremiot
Gabin Lortet
Défenseurs :
Romain Mercier – Tehano Sebal
Bryan Lehéron (2’) – Maxime Preud’homme (6’)
Gardien :
Tristan Thevenot puis Raphaël Henrottay à 4’50”