L’affaire Hockey Canada a choqué le monde du hockey et mis en lumière le sujet des agressions sexuelles dans le sport. Tout au long du mois d’août, nous vous proposerons trois entrevues dont l’objectif est d’adopter un angle plus large, celui des zones d’ombre dans la culture du hockey junior.
À la fin de ce premier entretien, réalisé avec le député Sébastien Lemire, nous vous proposons un récapitulatif complet en dates qui permet de comprendre l’affaire depuis le début.
Sébastien Lemire, député d’Abitibi-Témiscamingue, a été l’un des premiers à dénoncer le manque de transparence de Hockey Canada. C’est lui qui a convoqué les dirigeants de la Fédération devant le Comité du patrimoine canadien en 2022, au moment où éclatait l’affaire des allégations d’agressions sexuelles. Il revient sur les moments-clés de ce dossier.
Vous avez présenté une motion le 2 juin 2022, adoptée à l’unanimité par la Chambre des communes, afin de convoquer Hockey Canada devant le comité du patrimoine canadien dans le cadre des allégations d’agression sexuelle de 2018 et du manque de transparence de la fédération. Aviez-vous des appréhensions à l’idée d’interroger le comité directeur ?
Hockey Canada est sans doute l’une des organisations les plus puissantes au pays. Mais dans un comité parlementaire, nous avons l’autorité de convoquer les gens et d’exiger des documents. Ce pouvoir-là est très clair. C’était tout de même intimidant lorsqu’ils sont venus au Parlement, car leur attitude était très nonchalante. C’était comme s’ils nous disaient : « Ça ne nous intéresse pas d’être ici. » Cette posture a contribué à éveiller de sérieux soupçons. Nous les avons d’ailleurs reconvoqués, car nous n’étions pas satisfaits de leurs réponses. Nous avions le sentiment qu’il existait des conflits d’intérêts ou qu’il y avait un important manque de transparence au sein de la Fédération et de la Fondation Hockey Canada.
Puis est arrivée la découverte des fonds cachés…
C’est là que la défense de Hockey Canada a commencé à s’effondrer. Nous avons découvert l’existence d’un fonds destiné à acheter le silence des victimes présumées d’agressions sexuelles. Ce fonds était alimenté, en partie, par l’argent des parents du hockey mineur à travers le pays. C’est probablement l’un des aspects les plus choquants de cette affaire. Comment une organisation peut-elle entretenir une telle culture du silence autour d’allégations d’agressions sexuelles, se protéger elle-même et utiliser l’argent des familles pour étouffer ces allégations ? Cela donne matière à réflexion.
Le 20 juin 2022, lors des travaux du comité, vous avez activement mené les échanges. Vous attendiez-vous à ce que le gouvernement fédéral suspende le financement de Hockey Canada peu après ?
Oui, c’était l’une de nos revendications. Nous voulions mettre la pression rapidement. Mais nous savions aussi que Hockey Canada disposait d’énormes ressources financières. Ce qui a véritablement changé la donne, c’est lorsque les partenaires de Hockey Canada ont commencé à se retirer à partir de la deuxième semaine de juillet. En plus, le Canada accueillait les Championnats du monde junior cet été-là, donc le timing a amplifié la pression. C’est à ce moment-là que nous avons senti un changement d’attitude de leur part, avec un mea culpa et une lettre d’excuses. Mais soyons clairs : je ne crois pas que ces excuses auraient été rendues publiques sans le retrait des sponsors.
Vous parlez de la lettre du 14 juillet 2022, dans laquelle Hockey Canada exprimait ses regrets quatre ans après les faits présumés. Était-ce trop tard ?
Absolument. C’était trop peu, trop tard. Leur premier réflexe a été de camoufler l’affaire et d’acheter le silence de la victime présumée. Ce n’est pas pour rien que le comité a poursuivi ses travaux afin de faire toute la lumière sur ces mécanismes. De façon générale, il est inacceptable qu’un sportif, quel que soit son statut, son argent ou sa célébrité, soit au-dessus de la loi.
Aviez-vous le sentiment d’un rapport de force de type David contre Goliath en interrogeant Hockey Canada ?
Pas du tout. Nous étions soutenus par les règles parlementaires et le privilège parlementaire. Et nous savions qu’ils défendaient l’indéfendable. Il y avait également un fort sentiment d’indignation dans la population. C’est l’une des commissions les plus suivies des dernières années à la Chambre des communes. Nous savions que nous devions aller au bout. J’ai aussi profité de ce contexte pour rencontrer la ministre des Sports, Pascale St-Onge.
Il a été révélé que le Fonds national d’équité et le Fonds en fiducie pour l’héritage des participants étaient utilisés pour régler des cas liés à des allégations d’agressions sexuelles. Lors de l’audience de juin, les dirigeants de Hockey Canada ont admis conclure en moyenne deux ententes de ce type par an. Comment avez-vous interprété cette information ?
Comme une banalisation de la violence sexuelle. Et c’était extrêmement choquant. Dans le cadre parlementaire, les témoins doivent témoigner sous serment. Cela nous permettait d’aller plus loin, car il est très grave de mentir devant le Parlement. Nous avons donc utilisé pleinement ces leviers pour aller au fond des choses.
Justement, quelle a été votre réaction lorsqu’ils ont dit conclure en moyenne deux ententes de ce type par an ?
C’était le signe que le problème était profondément enraciné. On ne crédibilisait pas les victimes présumées ou les personnes plaignantes, on cherchait plutôt à acheter leur silence et à protéger l’organisation. Cela montre que le système était malade.
Que pensez-vous des efforts entrepris par Hockey Canada depuis juillet 2023 ?
Ce sont de beaux efforts, mais je doute qu’ils aient été faits de leur propre initiative. Je crois que la pression publique, politique et médiatique a été déterminante. Le rôle des médias a été crucial. Rick Westhead, qui a révélé l’affaire, et Martin Leclerc au Québec notamment ont été des acteurs clés du changement.
Cette affaire est-elle révélatrice d’un malaise plus large dans le sport ?
Oui, mais elle révèle aussi un malaise dans notre société. Les valeurs que nous inculquons à travers le sport ne sont pas toujours les bonnes. Nous mettons trop de pouvoir entre les mains de personnes qui ne devraient pas en avoir autant, simplement pour atteindre la victoire à tout prix. On dit que « la victoire n’a pas de prix », mais elle en a un : combien d’athlètes terminent leur carrière brisés ou blessés ? Je n’ai rien contre les médailles d’or, bien au contraire. Mais il faut changer de culture : rendre le sport plus accessible, plus sain, et réduire l’impunité de ceux qui abusent de leur pouvoir. Les affaires comme celle de Hockey Canada, aussi choquantes soient-elles, peuvent déclencher ce changement dans notre société. Mais cela doit aussi passer par un changement de culture.

Comprendre le procès d’Équipe Canada junior en dates
Le procès impliquant les 5 joueurs d’Équipe Canada junior de 2018 a été long et découle de révélations faites en 2022. Voici les dates clés à retenir pour comprendre les différents développements de l’affaire.
- 5 janvier 2018 : Le Canada gagne les Championnats du Monde Juniors en l’emportant 3-1 face à la Suède à Buffalo. C’est le 17e titre pour l’équipe canadienne junior.
- 18 juin 2018 : Le Gala et tournoi de golf de la Fondation Hockey Canada se déroule à London, Ontario. Les joueurs vainqueurs du Championnat du Monde Junior sont célébrés.
- Soirée du 18 juin 2018 : Les joueurs se rendent au Jack’s bar de London. Ils rencontrent une femme. Celle-ci rentre avec Michael McLeod à l’hôtel Delta Hotels London Armouries.
- 19 juin 2018 : McLeod et la femme ont des relations intimes consenties dans la chambre 209. À 3h25 du matin, une vidéo est prise par le téléphone de McLeod où la femme déclare que la relation était consensuelle. Une deuxième vidéo est prise à 4h26 du matin où elle réitère ses propos. Par la suite, la femme a affirmé avoir été agressée sexuellement par plusieurs joueurs. Dans la journée, le beau-père de la femme informe Hockey Canada des allégations. Hockey Canada informe la police de London qui ouvre une enquête. La Fédération ouvre également sa propre enquête en faisant appel à un cabinet d’avocats de Toronto.
- Juin 2018 : Hockey Canada informe Sport Canada, la branche du gouvernement canadien, de l’incident présumé.
- Février 2019 : La Police de London clôt son enquête car, selon elle, il n’y a pas suffisamment de preuves pour engager des poursuites.
- Septembre 2020 : Hockey Canada clôt son enquête.
- 20 avril 2022 : La femme dénommée E.M. intente une action en justice contre Hockey Canada, la Ligue canadienne de Hockey et huit joueurs anonymes pour 3,55 millions de dollars.
- Mai 2022 : Le PDG de Hockey Canada, Tom Renney, contacte Pascale Saint-Onge, la Ministre des Sports de l’époque. Il l’informe que TSN va révéler l’affaire. Selon Pascale Saint-Onge, c’est la première fois qu’elle prend connaissance de l’incident présumé.
- 26 mai 2022 : Rick Westhead, de TSN, informe que Hockey Canada a réglé une poursuite avec la femme pour des faits présumés d’agression sexuelle pour un montant non divulgué. L’affaire éclate.
- 2 juin 2022 : La Ministre des Sports Pascale St-Onge demande un audit financier pour savoir si Hockey Canada a utilisé l’argent des contribuables pour régler l’action en justice. Hockey Canada étant une organisation qui reçoit un financement de la part du gouvernement fédéral. Une motion proposée par le Bloc Québécois a par ailleurs été adoptée à la Chambre des communes afin de convoquer Hockey Canada devant le Comité du patrimoine canadien à ce sujet.
- 15 juin 2022 : Gary Bettman, commissaire de la NHL, parle de l’enquête menée par la NHL sur cette affaire et promet que la ligue sera « transparente » quant à ses conclusions.
- 20 juin 2022 : Les dirigeants de Hockey Canada sont convoqués devant une commission parlementaire : le Comité permanent du patrimoine canadien. C’est la première d’une série d’audiences, pour répondre aux questions sur la manière dont l’organisation a traité la plainte. Selon Hockey Canada, les fonds publics qui servent à financer l’organisme n’ont pas été utilisés ni pour les frais judiciaires ni pour régler l’entente hors cours.
- 22 juin 2022 : Le gouvernement fédéral gèle le financement de Hockey Canada. À savoir que Hockey Canada a reçu 14 millions de dollars d’Ottawa en 2020 et 2021, dont 3,4 millions en subventions liées à la COVID-19. Les élus de la Chambre des communes demandent à l’unanimité une enquête indépendante sur la façon dont Hockey Canada a géré l’affaire de viol collectif présumé. Cette motion, présentée par le député du Parti Québécois Sébastien Lemire a été adopté par un consentement unanime entre les partis.
- 28 juin 2022 : La banque Scotiabank suspend son sponsoring de Hockey Canada.
- 1er juillet 2022 : Scott Smith devient Président et chef de la direction de Hockey Canada
- 14 juillet 2022 : La Fédération Hockey Canada a fait une série d’annonce aux Canadiens dans une lettre de trois pages. Elle relance notamment l’enquête concernant les allégations d’agression sexuelle impliquant des membres de l’équipe nationale junior de 2018, qui sera menée par un tiers indépendant. Hockey Canada a précisé que la participation de tous les joueurs concernés est obligatoire (auparavant, elle a été facultative), ajoutant que toute personne qui refuse sera bannie de toutes les activités et de tous les programmes avec effet immédiat.
- 19 juillet 2022 : Le Globe and Mail révèle l’existence d’un fonds caché de plusieurs millions de dollars de Hockey Canada (appelé Fonds national d’équité) est utilisé pour payer les règlements dans les affaires d’agression sexuelle. Il est financé en partie par les frais d’inscription, à l’insu des parents et des joueurs. Le Premier Ministre Justin Trudeau déclare que la situation est « absolument inacceptable ».
- 22 juillet 2022 : La Police de Halifax rouvre une enquête criminelle de 2003. Ce sont des allégations d’agression sexuelle liées à l’équipe canadienne du Mondial junior de l’époque. Le député conservateur John Nater a dit s’être entretenu avec une source qui lui a dit avoir visionné une vidéo de l’incident présumé. TSN a interviewé indépendamment cette source, qui a contacté John Nater ainsi que deux autres sources. Le récit a été corroboré.
- 26 juillet 2022 : Le comité permanent du Patrimoine canadien de la Chambre des communes entend une dizaine de témoins pour faire la lumière sur la gestion par Hockey Canada de l’affaire de London. Les dirigeants de la fédération sportive, la ministre des Sports Pascale St-Onge, des fonctionnaires de Patrimoine canadien mais aussi les commissaires des trois grandes ligues de hockey junior majeur au pays (La LHJMQ, la OHL et la WHL) comparaissent devant des élus fédéraux. Devant un comité parlementaire, il est dit que Sport Canada (qui distribue des financements aux fédérations sportives comme Hockey Canada) a été mis au courant le 26 juin 2018 de la supposée agression sexuelle. Cependant, ils n’ont pas réprimandé Hockey Canada ni assuré un suivi de l’affaire. L’organisme se défend de cela car une enquête policière et indépendante était en cours.
- 27 juillet 2022 : L’audience continue au comité permanent du Patrimoine canadien de la Chambre des communes. Pascale Saint-Onge demande des actions de la part du bureau dirigeant d’Hockey Canada : « J’en appelle aujourd’hui au conseil d’administration de Hockey Canada d’évaluer si les personnes en place sont les bonnes personnes pour opérer le changement de culture qui est réclamé par la population canadienne. » Scott Smith, grand patron de la Fédération, refuse de démissionner. Dans le même temps, il est révélé que près de 8,9 millions de dollars ont été payés par Hockey Canada pour des affaires d’agressions sexuelles depuis 1989. Sur ces 8,9 millions de dollars, 7,6 millions de dollars viennent du fonds « caché », le Fonds national d’équité. Le montant n’inclut pas le montant payé à la plaignante de l’affaire de London. Selon Brian Cairo, dirigeant principal des finances de Hockey Canada, 6,8 millions de dollars utilisés depuis le Fonds national d’équité sont liés à l’affaire Graham James. Entre 1980 et 1999, l’ancien entraîneur junior avait agressé sexuellement des joueurs, dont des mineurs. James avait plaidé coupable et a été condamné.
- 6 août 2022 : Michael Brind’Amour, président du conseil d’administration de Hockey Canada, démissionne, c’est le premier de plusieurs dirigeants de la fédération à quitter ses fonctions.
- 9 août 2022 : Andrea Skinner est nommée Présidente intérimaire du conseil d’administration de Hockey Canada.
- 3 octobre 2022 : Le Globe and Mail informe qu’un deuxième fond nommé “Participants Legacy Trust Fund“ (fonds en fiducie pour l’héritage des participants) existe. Ce fond a été créé en 1999 en utilisant 7,1 millions de dollars du Fond national d’équité. Il servait à couvrir les abus sexuels d’une période allant de 1986 à 1995 ou les blessures non-couvertes par l’assurance d’Hockey Canada à l’époque. Les parents et les joueurs n’en étaient pas informés.
- 5 octobre 2022 : La branche québécoise de Hockey Canada, Hockey Québec, retire son financement à Hockey Canada (3 dollars à chaque inscription par joueur sont transférés à Hockey Canada).
- 6 octobre 2022 : Telus, Tim Hortons et Scotiabank suspendent leur sponsoring de Hockey Canada. Canadian Tire annonce arrêter de sponsoriser Hockey Canada de manière permanente.
- 7 octobre 2022 : Nike suspend son sponsoring de Hockey Canada.
- 8 octobre 2022 : Andrea Skinner démissionne de Hockey Canada.
- 11 octobre 2022 : Hockey Canada annonce la dissolution de son conseil d’administration et le départ du chef de la direction, Scott Smith. La marque Bauer met en pause son partenariat avec Hockey Canada.
- 16 avril 2023 : Pascale St-Onge rétablit le financement de Hockey Canada.
- Juillet 2023 : Hockey Canada recrute une nouvelle directrice générale, Katherine Henderson. La marque Nike arrête de manière définitive son sponsoring de Hockey Canada.
- 14 décembre 2023 : Tim Hortons, Telus et Esso renouent leur partenariat avec Hockey Canada.
- 21 janvier 2024 : Les Calgary Flames annoncent que Dillon Dubé a obtenu un congé indéfini pour des problèmes de santé mentale et qu’il est pris en charge par des professionnels.
- 23 janvier 2024 : Les Philadelphia Flyers annoncent que Carter Hart a été libéré pour une durée indéterminée.
- 24 janvier 2024 : Le Globe and Mail rapporte que cinq membres de l’équipe canadienne des championnats du monde juniors 2018 ont été sommés de se rendre à la police pour faire face à des accusations d’agression sexuelle. Les New Jersey Devils annoncent que Cal Foote et Michael McLeod ont obtenu des congés et le club suisse HC Ambrì-Piotta accorde un congé à Alex Formenton.
- 28 janvier 2024 : Alex Formenton se rend au siège de la police de Londres et ses avocats déclarent qu’il plaidera non coupable.
- 30 janvier 2024 : Les avocats confirment que Michael McLeod, Cal Foote, Dillon Dubé et Carter Hart font également l’objet d’accusations. Les avocats affirment qu’ils ont l’intention de se défendre vigoureusement contre ces allégations.
- 31 janvier 2024 : Les accusations sont officiellement présentées devant le tribunal. L’acte d’accusation précise que chaque joueur est poursuivi pour une charge d’agression sexuelle. Il est également indiqué que Michael McLeod fait face à une seconde accusation pour avoir été « impliqué dans l’infraction ».
- 5 février 2024 : Les avocats des cinq joueurs se présentent pour la première fois devant le tribunal de Londres depuis l’annonce des inculpations. Plus tard dans la journée, la police londonienne organise une première conférence de presse sur le dossier, au cours de laquelle le chef Thai Truong présente ses excuses publiques à la plaignante pour la durée excessive de l’enquête.
- 22 avril 2025 : Le procès débute à Londres et les cinq prévenus plaident non coupables. L’affaire est entendue devant un jury.
- 25 avril 2025 : La juge Maria Carroccia déclare le procès nul seulement quelques jours après son ouverture. Cette décision découle d’un échange inapproprié entre un avocat de la défense et un juré, en violation des règles du tribunal. Un nouveau jury est alors constitué.
- 28 avril 2025 : Les audiences reprennent avec le nouveau jury en place.
- 2 mai 2025 : La plaignante, identifiée sous les initiales “E.M.”, témoigne pour la première fois. Son audition dure au total neuf jours, dont sept consacrés au contre-interrogatoire.
- 16 mai 2025 : Afin d’éviter une seconde annulation, le procès se poursuit sans jury. La juge Maria Carroccia renvoie les jurés après qu’une note lui a été adressée par l’un d’eux, indiquant que certains membres estimaient être tournés en dérision par deux avocats de la défense à chaque comparution.
- 13 juin 2025 : Les plaidoiries du procès se concluent.
- 24 juillet 2025 : La juge Carroccia juge non-coupable les cinq accusés.







































