Lors de leur dernière campagne en CHL en 2022/23, les Brûleurs de Louos de Grenoble avaient perdu leurs six rencontres sur des scores parfois lourds, déclenchant certains sourires en coin de leurs détracteurs dans un contexte de rivalités franco-françaises enflammées. Malgré la mégalomanie qu’on lui reproche parfois, le président Jacques Reboh avait pourtant tenu à l’époque un discours réaliste lors du tirage au sort et savait pertinemment que le niveau était au-dessus de son équipe.
Redevenu champion, Grenoble n’a pas été plus gâté au tirage cette année, sans adversaire prenable (autrichien). Pour la diversité proposée aux spectateurs isérois, on repassera : la patinoire Polesud accueillera trois clubs suisses ! Premier voisin à se réjouir d’un déplacement intra-alpin aussi court, Berne. Les Ours de la capitale helvétique ont vécu des saisons de vaches maigres depuis leur titre 2019 et n’ont plus atteint la moindre demi-finale. Ils ont néanmoins retrouvé une voie de progrès et se sont qualifiés en CHL par leur troisième place en saison régulière, en sacrifiant au style défensif voulu par l’entraîneur finlandais Jussi Tapola… qui s’était justement rendu célèbre en remportant cette même CHL avec Tappara.
Les BDL se sont préparés la semaine dernière… en Suisse (1-2 en prolongation contre Fribourg puis une gifle 0-6 à Genève). Ils y ont perdu Adel Koudri blessé. Quant aux deux victoires en aller-retour face à Chamonix (5-2 et 5-3), elles ont été plutôt laborieuses. Les Brûleurs de Loups n’ont donc pas vraiment brillé, mais leur nouveau profil, moins talentueux (sans Hardy) mais plus organisé à la relance, est peut-être mieux taillé pour le défi européen.
C’est un round d’observation qui s’engage entre deux équipes bien en place. Individuellement, Grenoble n’arrive évidemment pas à faire la différence. Au contraire, Fabian Ritzmann se procure la première occasion après avoir débordé Pontus Englund. La pression suisse s’accentue peu à peu. À mi-tiers, Matija Pintarič se penche vers la gauche pour lire et à capter dans sa mitaine le tir de Joel Vermin malgré l’écran de Tristan Scherwey.
C’est Alexis Binner qui a un temps de retard sur la première attaque suisse surnuméraire, à 2 contre 1, mais le lancer de Marc Marchon est trop centré sur Pintarič. Le compteur total de tirs affiche alors 17 (dont 8 non cadrés) à 1 pour Berne, mais la défense locale n’a été déstabilisée qu’en de rares occasions. Jusqu’ici, Pintarič voit toujours bien la rondelle et est égal à lui-même sans avoir à faire de miracles.
Les Grenoblois abattent le travail collectif nécessaire pour tenir le plus longtemps possible et pointent même le bout de leur nez en zone offensive. Marco Müller retient François Beauchemin dans l’enclave pour l’empêcher de dévier l’envoi d’Englund de la ligne bleue. Sur cette première pénalité du soir, la meilleure chance est pour Berne en infériorité numérique avec un tour de cage de Waltteri Merelä. Une courte passe de Beauchemin reprise de volée par Sacha Treille oblige tout de même le gardien suédois Adam Reideborn à son meilleur arrêt.
À trente secondes de la pause, la première faille s’ouvre, béante, dans le jeu bernois. Miro Aaltonen et l’attaquant tout juste reconverti en défense Joel Vermin sont restés un peu trop haut quand la longue relance de Pierre Crinon lance un 2 contre 1 où Aurélien Dair dévie en une touche avant la bleue pour Guillaume Leclerc. La conclusion du numéro 22 est néanmoins détournée par la botte droite de Reideborn. La dernière impression avant la pause est favorable à Grenoble et le 0-0 donne confiance. Seul (gros) problème : les BDL comptent un blessé de plus, Nicolas Deschamps, remplacé par Valentin Grossetête sur le deuxième trio.
Les champions de France refont le dos rond à la reprise mais c’est sur leur première séquence en zone offensive que Treille se fait pénaliser pour avoir retenu Marco Lehmann. Mais un palet traînant dans le slot et 48 secondes plus tard… c’est ce même Lehmann qui le rejoint en prison en accrochant Weigel en zone neutre. Prudent à 4 contre 4, Grenoble passe à l’assaut pendant le court avantage numérique et garde le momentum à 5 contre 5.
La pause publicitaire survient toutefois sur un engagement dans la zone iséroise et le milieu de match appartient ensuite à Berne. Waltteri Merelä se dirige sans opposition jusqu’à la cage et reçoit le centre de Marco Müller qui a débordé la recrue norvégienne Petter Birkheim Andersen (0-1). Dix-huit secondes plus tard, la mitaine de Pintarič est trop courte sur le one-timer d’Anton Lindholm après une passe transversale de Marchon (0-2). Le double coup de massue sur deux transitions rapides !
Difficile de se remettre d’une telle déconvenue, quand plus de trente minutes d’effort semblent anéantis en moins de vingt secondes. Et cela aurait même pu faire 0-3 : Fabian Ritzmann se plaint d’avoir lancé vers une cage déplacée, mais après avoir consulté la vidéo, les arbitres expliquent à Tapola que la cage est sortie loin de ses gonds bien avant le déclenchement du tir.
Une pénalité peut remettre Grenoble en selle : Louis Füllemann fait trébucher Christophe Boivin. Mais Aaltonen dégage son camp au bout de 25 secondes et les bleus n’arrivent jamais à y revenir, victimes notamment du bon travail de Marco Müller qui nettoie les palets en entrée de zone. Le second retour aux vestiaires et plus morose car les champions de France n’existent plus depuis douze minutes.
Le troisième tiers-temps débute par un spectaculaire arrêt-mitaine de Pintarič devant Miro Aaltonen, qui a débordé Binner. Il faut vite retrouver sa concentration. Grenoble se réorganise mais continue de subir le jeu. On entre dans les dix dernières minutes et Tristan Scherwey est vraiment tout proche de marquer, seul face à la cage au rebond d’un tir de Yakovenko. L’international autrichien se permet un dribble spectaculaire devant Gueurif avant de contourner la cage sur son revers, mais cette action flashy est sans conséquence.
François Beauchemin s’infiltre juste dans l’enclave à trois minutes de la fin pour sans doute le tir grenoblois le plus dangereux. Les BDL luttent jusqu’à la fin. Per Hånberg sort son gardien en fin de match et son équipe peut même jouer 30 secondes à 6 contre 4 car Baumgartner part en prison pour un cross-check qui a déclenché une bagarre avec Mallet, mais sans plus rien changer. Les Ours peuvent fêter devant leur kop aux torses nus, pendant que le public grenoblois applaudit ses joueurs qui le méritent aussi.
La soirée s’est déroulée en deux temps. Après une évaluation sans surprise de la tâche à accomplir et du niveau de l’adversaire, les Brûleurs de Loups auront donné de plus en plus d’espoir à leur fans par leur dévouement à un plan de jeu clair et à une organisation précise. Les deux buts consécutifs à la mi-match ont tout brisé. Il était clair que les Grenoblois pourraient difficilement remonter deux buts de retard. Il leur est très difficile de se procurer de grosses occasions à ce niveau sans se compromettre. 1 but en 185 minutes contre des adversaires de la National League suisse, cela fait très peu, mais il est difficile d’imaginer une autre voie possible pour les accrocher. Les équipes de Tapola ne sont pas du genre à se laisser aller. Le prochain adversaire Zoug a plutôt plus de talent offensif et n’autorisera pas plus d’écart.
Désignés joueurs du match : Matija Pintarič pour Grenoble et Waltteri Merelä pour Berne.
Réactions d’après-match :
Edo Terglav (entraîneur-adjoint de Grenoble) : « On sait que Berne est une équipe avec des transitions rapides et on a pris deux buts sur leur point fort. À ce niveau là il faut jouer 60 minutes, on a peu arrêté de patiner, un peu triché parce qu’on voulait aller chercher ce premier but et derrière on s’est pris deux buts. C’est vraiment dommage parce qu’en troisième période, on a fait notre meilleure période parce que les gars n’étaient pas contents, on savait qu’on était capable de faire mieux, ce qui est un bon signe qui montre qu’on peut jouer contre ces équipes-là. On savait que la possession du palet serait différente de ce qu’on vit dans nos championnats. On s’est préparé à être plus intelligents, plus patients et tenter nos chances, on en a eu sur le power-play. On est allé chercher quelques grosses occasions sur la fin de match, c’est une bonne chose mais c’est dans ces moments-là qu’il faut qu’on soit plus structurés, plus prêts à se sacrifier pour les autres. […] Chaque fois qu’un joueur se blesse, c’est une chance pour les autres… Aujourd’hui c’est Nico [Deschamps], depuis 2-3 semaines on n’a plus Adel Koudri, les jeunes sont là, ils font le boulot, je pense que c’est super de voir qu’ils sont capables de jouer à ce niveau-là. On va travailler avec eux parce qu’ils ne sont pas loin de cette équipe-là. Nico, je ne sais pas ce qu’il a, on n’a pas encore vu les médecins. […] Ce sont des joueurs de plus haut calibre que nos joueurs . Ils ont plus l’expérience du haut niveau, ça va plus vite, les passes, les lancers… Ils font moins d’erreurs, et quand on perd le palet, ce manque de concentration se paie cash, ces joueurs-là sont capables de faire la différence. Parfois on peut rester une minute dans notre zone avant de sortir, on le savait, c’est le plus haut niveau, ces équipes-là sont capables de garder le palet, de créer des 2 contre 1, c’est super dur mais ça va arriver à tous les matchs… Il faut juste qu’on soit patients, et ce n’est pas grave s’ils gardent le palet à l’extérieur, on protège bien devant la cage, et le palet va sortir et on va jouer en zone neutre. C’est comme ça, il faut l’accepter. C’est toujours dur de rentrer dans le rythme, maintenant on a le rythme pour les trois prochains matchs. Zoug est une équipe plus technique encore donc ça va être encore plus dur de jouer dans la zone défensive mais il faut vraiment s’occuper de nous avant de penser aux autres, voir ce qui nous manquait aujourd’hui, et ce qu’on est capable de faire mieux, de récupérer le corps pour être prêt pour samedi. »
Jussi Tapola (entraîneur de Berne) : « J’ai l’expérience de beaucoup de ligues en Europe et tout d’abord je dois souligner la super atmosphère ici à Grenoble, merci à nos fans qui sont venus de Berne voir le match et les fans de Grenoble ont été super. Souvent on crée de l’offensive, on ne marque pas et ensuite on peut rapidement se frustrer, perdre son équilibre et l’adversaire en profite. Nous donnons beaucoup de crédit à Grenoble, on sait qu’il y a beaucoup de bonnes équipes en CHL donc je pense que c’était vraiment un match de hockey normal, bien sûr on poussait plus et on avait plus le palet mais dans ce sport, l’adversaire a toujours une chance de gagner. Prenons les derniers championnats du monde, Danemark-Canada, c’était 2-1, c’est le hockey et ça peut se produire en CHL aussi. Nous avons été patients, on ne s’est pas frustrés, en particulier dans la deuxième période, on poussait, c’était une bonne période de notre part. Je ne suis pas très content des dix dernières minutes, nous avons commencé à être trop passifs et à prendre des mauvaises décisions donc on a donné les clés à Grenoble pour leur permettre de revenir dans le match. À ce moment de la saison, c’est important de se concentrer surtout sur notre propre jeu, on regarde bien sûr ce que fait l’adversaire mais pas tellement à ce moment. Nous avons beaucoup de travail avec notre propre jeu et c’est la chose la plus importante maintenant. »
Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « Si on regarde sur l’ensemble du match, on est dominés mais on est dans notre système, on fait très peu d’erreurs, Pinta sort aussi un très gros match qui nous aide énormément et puis vient ce petit moment de flottement avec deux grosses erreurs de système qu’on paie cash à ce niveau. C’est à nous d’en tirer les leçons de ce soir pour être encore plus affûtés pour le prochain match qui sera encore d’un niveau au-dessus. Nous on y a cru depuis le début, on a travaillé fort depuis le mois de juillet pour ce match, l’objectif c’était d’être le plus prêts possible contre Berne. Je pense qu’on n’est pas si loin, il y a encore des choses à améliorer, on sait que ça va vite et que la moindre erreur peut être fatale. On va amener ça au prochain match, en tout cas c’était un match très très fun à jouer, de pouvoir se comparer avec ce qui se fait de mieux au niveau européen. Ça fait partie de nos objectifs aussi, on est là pour représenter la Ligue Magnus, et on doit ne jamais rien lâcher dans des moments comme ça, le caractère de l’équipe a montré ça justement. On s’est interdit de baisser les bras et on a travaillé jusqu’au bout, à la fin on a quelques belles petites occasions. C’est super important pour notre Ligue qui est en pleine progression, essayer de gagner du respect face aux grandes équipes et je pense que c’est chose faite. Même si on a connu deux matchs de ce niveau contre Genève et Fribourg, ça prend quelques matchs pour avoir les yeux qui travaillent de la bonne manière, tout va plus vite, les espaces sont réduits. Dans le vestiaire, comme je l’ai dit, il ne faut pas baisser la tête, on n’a rien à leur envier, on sort un bon match, on mesure la différence de niveau mais si on arrive avec le mindset de jouer notre meilleur hockey, on est capable de rivaliser avec ces gars-là. C’est encourageant et on est motivés pour le prochain match qui sera encore d’une qualité supérieure parce que Zoug a de très bons importés. C’est une super opportunité pour tout le monde, pour les vieux comme moi, pour les jeunes, de pouvoir se comparer avec ce qui se fait de mieux dans le hockey européen avec la Suède. Juste l’ambiance qu’il y avait sur cette Marseillaise, ça faisait des frissons donc on remercie tout le monde, on sait en plus que c’est la fin des vacances donc parfois les budgets sont un peu serrés, merci à tous ces gens présents ce soir et on espère leur apporter une victoire dans cette Ligue… très prochainement. »
Guillaume Leclerc (attaquant de Grenoble) : « On est tombé sur une équipe bien en place, on a fait aussi notre match, on a eu un petit moment d’égarement, ils ont su prendre le match et le gagner dans ces quelques instants. On est tombé sur une équipe un peu plus forte que nous mais on était pas mal. Dans le vestiaire, sur la glace, sur le banc, tout le monde y croit, le match n’était pas plié tout de suite, on est resté dedans, c’est vrai qu’il y a de la qualité en face mais on est capables aussi de créer des choses. Par moments, on a su montrer un beau visage mais ce n’était pas suffisant pour chercher une victoire. On a eu la chance d’avoir une bonne préparation, que ce soit sur la glace ou dans les oppositions. Là c’est un match officiel donc forcément c’est une autre intensité mais c’était bien de rejouer, il n’y avait pas de nervosité. Il y avait beaucoup de qualité en face, forcément ce sont des bons joueurs, ils ont un bon coaching. Nous devons jouer aussi avec nos qualités mais c’est sûr qu’il y a moins d’espaces, moins de choses à faire que dans notre championnat domestique. Mais il faut continuer, s’appuyer sur les détails, on aura moins de chances mais il faudra les saisir dans cette compétition. On n’avait pas fait un très bon match à Genève dans la préparation, on voit que si on n’est pas près à 100% contre des équipes de ce calibre, c’est compliqué. On essaie de se préparer au mieux et de montrer un beau visage sur mais ce n’était pas suffisant ce soir. On va analyser le match, se reposer, prendre soin de nos corps et demain on va ajuster les petites erreurs faites ce soir et arriver samedi avec un nouveau plan de match. »
Axel Prissaint (défenseur de Grenoble) : « C’est un autre niveau, on s’y attendait, un peu frustrant quand on est à 2-0, qu’on a des occasions pour les faire douter en fin de match et que ça ne va pas au fond… C’est dommage mais on savait que ça allait être à un niveau supérieur et on va prendre le positif. C’était compliqué, ils pressent fort, on le savait. Ils ont de la qualité, par moment on était un peu à court d’oxygène pour faire les bons choix donc c’était compliqué de sortir les palets mais on a réussi à faire le dos rond et à ne pas donner trop d’occasions quand on était bloqués en zone. À nous de faire mieux sur le prochain match. L’équilibre, il est quand on ne prend pas de but mais c’est bien aussi d’aller les chercher, il faut essayer de le faire un peu plus intelligemment sans leur donner de grosses occasions, parce qu’on sait qu’avec la qualité qu’il y a en face on les paie cash. On l’a vu, en trente secondes, c’est deux buts. Il faut s’ajuster et continuer quand même avec l’intensité et l’envie qu’on met. Ça fait plaisir, on sent le public derrière nous même si c’était un peu compliqué parce qu’on était dominés. Dans les dix dernières minutes quand on arrive à mettre pas mal de présence autour de leur cage, il y a la patinoire qui pousse… ça nous aide beaucoup. On espère qu’au prochain match, on arrivera à faire plaisir au public avec un meilleur résultat et plus de buts de notre part. »
Grenoble – Berne 0-2 (0-0, 0-2, 0-0)
Jeudi 28 août 2025 à 20h15 à Pôle Sud. 4206 spectateurs.
Arbitres : Jérémy Rauline et Cyril Debuche assistés de Quentin Cady et Quentin Ugolini.
Pénalités : Grenoble 7’ (0’, 2’, 5’) ; Berne 33’ (2’, 4’, 2’+5’+20’).
Tirs : Grenoble 18 (7, 2, 9) ; Berne 29 (11, 10, 8).
Évolution du score :
0-1 à 31’29” : Merelä assisté de Müller et Untersander
0-2 à 31’47” : Lindholm assisté de Marchon et Scherwey
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin (-1) – François Beauchemin (-1) – Alexandre Mallet (-1, 5’)
Sacha Treille (C, -1, 2’) – Fredric Weigel (-1) – Nicolas Deschamps [puis Grossetête]
Aurélien Dair – Matias Bachelet – Guillaume Leclerc
Sacha De Smitt – Théo Gueurif – Valentin Grossetête (-1) puis Hugo Raveaud
Défenseurs :
Alexis Binner – Pontus Englund
Axel Prissaint (-1) – Petter Birkheim Andersen (-1)
Juho Rautanen (-1) – Pierre Crinon (-1)
Antoine Fertin
Gardien :
Matija Pintarič [sorti à 58’47”]
Remplaçant : Jakub Štěpánek (G). Absent : Adel Koudri (bas du corps).
Berne
Attaquants :
Victor Ejdsell – Miro Aaltonen – Marco Lehmann (2’)
Marc Marchon (+1) – Benjamin Baumgartner (+1, 2’+5’+20’) – Tristan Scherwey (+1)
Levin Moser (+1) – Marco Müller (+1, 2’) – Waltteri Merelä (+1)
Mats Alge – Fabian Ritzmann – Thierry Schild
Défenseurs :
Anton Lindholm – Aleksandr Iakovenko
Louis Füllemann (+1, 2’) – Ramon Untersander (C, +1)
Hardy Häman Aktell – Joël Vermin
Simon Kindschi (+1)
Gardien :
Adam Reideborn
Remplaçants : Sandro Zurkirchen (G), Nils Rhyn (D). Absents : Romain Loeffel, Samuel Kreis (?), Emil Bemström (blessé), Alain Graf (surnuméraire).



















































