Plus que six jours avant le début des championnats du monde à Paris. La pression monte et l’équipe de France vit sa dernière répétition avant le grand évènement.
Les deux rencontres à Bordeaux sont les premières avec l’effectif au complet, dans lequel le meneur défensif Yohann Auvitu vient tout juste d’arriver. Il restera un arrière à retrancher pour lui faire place. Même si la liste n’a pas un caractère définitif, l’heure des choix est passée, du moins en attaque. Maurin Bouvet, Peter Valier et le vétéran Yorick Treille ont été coupés.
Une réponse a donc été apportée à la question que tous les fans de hockey français se posaient : oui, le grand espoir de 17 ans Alexandre Texier est en passe d’être sélectionné pour le championnat du monde. Celui qui pourrait devenir en juin le premier joueur de NHL drafté depuis la Ligue Magnus a droit ce soir à une belle place en deuxième ligne entre Sacha Treille et le buteur Damien Fleury. Ne nous y trompons pas toutefois : Stéphane Da Costa est toujours ménagé, et c’est son frère Teddy qui occupe « sa place » en première ligne avec les deux attaquants de NHL Roussel et Bellemare. Par conséquent, Texier reste plutôt une alternative, mais c’est bien dans ce rôle qu’on pourrait l’imaginer aux Mondiaux, où le calendrier serré obligera à faire souffler les cadres sur certaines rencontres.
Malheureusement, cette hypothèse séduisante risque fort de tomber à l’eau. Texier quitte ses coéquipiers peu après le début de match, avec une épaule apparemment luxée. Loïc Lampérier prend alors sa place… et participe alors au premier but. Lancé paar Fleury, il se fait enlever le palet par le défenseur face au but, mais Sacha Treille a suivi et tire en lucarne (1-0). Les jeunes joueurs qui entourent le capitaine Laurent Meunier en troisième ligne enchaînent : passe de derrière la cage de Jordann Perret reprise dans le cercle gauche par Floran Douay (2-0). Efficacité maximale des Bleus jusqu’à présent, avec deux buts en deux grosses occasions.
L’indiscipline s’invite à la partie : Antonin Manavian donne une série de charges avec la crosse dans le dos de Sharangovich, puis Floran Douay fait trébucher un adversaire. La France joue alors 1’26 » à 3 contre 5. Elle se dégage plusieurs fois, mais au moment où Manavian rentre, Nikolaï Stasenko feinte le lancer et sert son collègue Roman Graborenko pour un slap gagnant (2-1). Les Bleus tirent un peu la langue en fin de période mais rejoignent la pause avec un petit avantage.
Hormis une supériorité numérique non exploitée après une crosse de Pavlovich dans les patins de Bellemare, la France subit fortement la deuxième période. Heureusement que Cristobal Huet est là pour tenir le fort en ce milieu de match. Aleksandr Pavlovich signe un très beau une-deux avec Andrei Stas pour mettre dans le vent Hecquefeuille, mais vient ensuite buter dans les jambières de Huet. Ce même Pavlovich commet ensuite un excès d’altruisme en ne prenant pas sa chance après une erreur défensive de Hecquefeuille… qui vit décidément un deuxième tiers très difficile et perd encore un palet à la ligne bleue défensive sur la sirène !
La France parachève sa victoire en avantage numérique au début de la troisième période. Nicolas Besch, le défenseur des Boxers de Bordeaux, marque devant son public avec un lancer axial de la ligne bleue, grâce à Antoine Roussel qui a repris son rôle favori d’écran devant la cage.
Dans ce troisième tiers-temps, Pierre-Édouard Bellemare et Antoine Roussel ont semblé trouver leur rythme, alors qu’ils étaient logiquement en rodage pendant quarante minutes après de longues semaines sans compétition. Bellemare sert trois bons palets à Roussel : un centre devant la cage, un 2 contre 1 en infériorité et un palet glissé dans le dos de la défense qu’il a fixée. L’attaquant de Dallas n’arrive toutefois pas à conclure.
L’équipe de France conserve son succès en maîtrisant son adversaire qui n’est plus dangereux. La victoire, malheureusement troublée par la blessure de Texier, se conclut par une séance d’entraînement aux tirs au but, que les Bleus remportent 3 à 2 (Bellemare, Treille, Rech). Ils auront décidément fait preuve de la plus grande efficacité ce soir.
Si la mauvaise nouvelle se confirme pour Texier, il reste à savoir si le groupe continuera tel quel avec 9 défenseurs et 13 attaquants – en comptant sur la polyvalence de Raux – ou si un des joueurs retranchés (Yorick Treille ?) sera appelé pour compléter les 14 attaquants.
Désignés meilleurs joueurs du match : Floran Douay pour la France et Evgeni Lisovets pour le Bélarus.
France – Bélarus 3-1 (2-1, 0-0, 1-0)
Dimanche 30 avril 2017 à 15h00 à Mériadeck, Bordeaux. 3250 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Garbay et Jimmy Bergamelli (FRA) assistés de Yann Furet et Gwilherm Margry (FRA).
Pénalités : France 12′ (4′, 4′, 4′), Bélarus 12′ (4′, 2′, 6′).
Tirs : France 18 (7, 5, 6), Bélarus 25 (11, 12, 2).
Evolution du score
1-0 à 10’40 » : S. Treille assisté de Lampérier et Fleury
2-0 à 14’32 » : Douay assisté de Perret et Chakiachvili
2-1 à 17’58 » : Graborenko assisté de Stasenko (sup. num.)
3-1 à 44’00 » : Besch assisté de Bellemare et Huet (sup. num.)
France
Attaquants :
Antoine Roussel – Teddy Da Costa – Pierre-Édouard Bellemare (A)
Sacha Treille (+1) – Alexandre Texier puis à 07′ Loïc Lampérier (+1, 4′) – Damien Fleury (+1)
Jordann Perret (+1) – Laurent Meunier (C, +1) – Floran Douay (+1, 4′)
Anthony Rech – Nicolas Ritz – Valentin Claireaux
Défenseurs :
Olivier Dame-Malka – Kévin Hecquefeuille
Nicolas Besch – Antonin Manavian (4′)
Jonathan Janil (+1) – Damien Raux (+1)
Florian Chakiachvili (+1) – Teddy Trabichet (+1)
Gardien :
Cristobal Huet
Remplaçant : Ronan Quemener (G). En réserve : Florian Hardy (G), Yohann Auvitu (D, vient d’arriver), Stéphane Da Costa (A, épaule).
Bélarus
Attaquants :
Sergei Kostsitsyn (2′) – Evgeni Kovyrshin (2′) – Andrei Kostsitsyn
Charles Linglet (-2) – Andrei Stas (C, -2) – Aleksandr Pavlovich (A, -2, 2′)
Aleksandr Kogalev – Egor Sharangovich – Mikhail Stefanovich
Artyom Demkov – Aleksandr Kulakov – Sergei Drozd
Maksim Parveyevets (2′)
Défenseurs :
Evgeni Lisovets (-1) – Dmitri Korobov
Vladimir Denisov (A) – Roman Graborenko (-1, 2′)
Oleg Yevenko – Nikolai Stasenko (-1)
Pavel Vorobey (-1, 2′)
Gardien :
Mikhaïk Karnaukhov [sorti à 59’23 »]
Remplaçant : Vitali Trus (G). En réserve : Kevin Lalande (G), Ilya Shinkevich, Kristian Khenkel (D), Artyom Volkov, Danila Karaban (A).