Après la victoire française le jour précédent, voici la seconde manche de la double confrontation entre la France et la Biélorussie.
La patinoire est un peu moins remplie pour ce jour de Fête du travail, mais l’ambiance est au rendez-vous en espérant voir un second succès français à Mériadeck.
Cependant, une mauvaise nouvelle est tombée dans le camp tricolore : touché à l’épaule lors du premier match, Alexandre Texier doit déclarer forfait pour l’intégralité des championnats du monde. C’est un coup dur pour le jeune attaquant de 17 ans et pour l’équipe de France. Bien qu’ayant rejoint les Bleus en Gironde, Yohann Auvitu ne participe pas à la confrontation du soir.
Au chapitre des gardiens, Dave Henderson et Pierre Pousse ont décidé de confier le poste à Florian Hardy. Pour la Biélorussie, c’est Kévin Lalande qui garde le but.
La première période commence sur les chapeaux de roues avec un premier tir côté biélorusse par Andrei Stas. Les Français répliquent aussitôt : Teddy Da Costa et Kevin Hecquefeuille tentent leur chance mais ne trouvent pas le fond des filets. Même chose pour Sergei Kostitsyn qui ne trompe pas Hardy.
On joue la fin de la troisième minute et Laurent Meunier est envoyé en prison pour crosse haute. Mais une très bonne défense tricolore permet de tuer la pénalité. Alors que l’équipe de France revient au complet, Jordann Perret effectue une percée et part au but, mais Lalande est vigilant et stoppe la tentative. De même quelques secondes plus tard, Anthony Rech tire mais le gardien biélorusse détourne le tir. Antoine Roussel prend lui aussi sa chance, mais ça passe à côté.
Ce sont finalement les visiteurs qui vont ouvrir la marque. Une superbe combinaison entre Kovyrshin et Sergei Kostitsyn permet à ce dernier de battre Florian Hardy (0-1, 9’05 »). L’équipe de France tente de suite de revenir à la marque mais la frappe de Teddy Da Costa n’est pas cadrée.
En fin de tiers, c’est au tour de la Biélorussie d’être sanctionnée : le buteur Sergei Kostitsyn est envoyé en prison pour cinglage. Sur une mise au jeu disputée, Nicolas Besch tire mais Lalande capte bien le palet. Meunier tente une dernière fois d’égaliser, mais sans succès. La première période se termine alors, avec une courte avance de la Biélorussie.
Au retour des vestiaires, Pierre-Édouard Bellemare voit son tir dévié par le gardien adverse, de même que celui de Sacha Treille. Les Biélorusses répliquent par Maxim Parfeyevets mais Hardy est vigilant.
On assiste à un temps fort français. Bellemare tente une incursion, mais perd le palet devant les cages. Treille tente de glisser le palet sur le côté du but mais le gardien ferme bien l’angle. Teddy Da Costa ne cadre pas sa frappe et Damien Fleury voit la sienne stoppée par le portier.
Puis c’est au tour de la Biélorussie de connaître une bonne séquence. Successivement, Yevgeni Kovyrshin, Charles Linglet, Pavel Vorobey et Andrei Kostitsyn par deux fois vont se heurter à un très bon Florian Hardy, très vigilant et très présent qui permet à la France de n’être menée que d’un but.
Alors que l’on joue la huitième minute de cette deuxième période, Andrei Kostitsyn est envoyé en prison pour deux minutes, lui aussi pour cinglage. Nicolas Besch tente de suite de trouver l’ouverture mais son tir est dévié par le gardier adverse. Puis c’est au tour de Kévin Hecquefeuille d’échouer devant Lalande. La Biélorussie défend bien et permet de garder son but inviolé pendant la supériorité numérique française.
Le staff de l’équipe de France décide alors d’effectuer un changement de gardien. Florian Hardy laisse sa place à Ronan Quemener qui restera en place jusqu’à la fin du match. Il est tout de suite testé par Nikolai Stasenko et Roman Graborenko qui tirent à côté. Hecquefeuille tente alors sa chance d’un superbe tir mais Kévin Lalande était vigilant.
Les Biélorusses remettent la main sur le palet et Stas tente le tir. Quemener pense l’avoir arrêté mais le palet est en fait derrière lui ! Pavlovich est le premier dessus et le pousse au fond des filets (0-2, 33’14 »). C’est peu après que les esprits s’échauffent, avec notamment un début d’altercation entre Karaban et Roussel. La fin de cette période va être tendue entre les deux équipes.
Antoine Roussel est sanctionné pour une obstruction sur Lalande. Shinkevich veut faire la différence mais Quemener stoppe sa tentative, ainsi que celle de Stefanovich. Mais une seconde avant la fin de la pénalité de Roussel, Kovyrshin sert Stefanovich qui marque (0-3, 37’04 »). Les choses se compliquent de plus en plus pour l’équipe de France.
La fin de période voit les Bleus bénéficier d’une supériorité numérique, Oleg Yevenko étant sanctionné pour dureté sur Roussel. Ce dernier et Bellemare vont essayer, mais sans succès, de marquer le premier but français. La fin de la deuxième période est sifflée et, même si la France a eu de belles occasions, c’est la Biélorussie qui mène grâce à son réalisme devant les filets.
Le troisième tiers-temps démarre, mais il faut attendre la quatrième minute pour voir une action dangereuse. Damien Raux tente, depuis la ligne bleue, de marquer mais sa tentative passe à côté du but des visiteurs.
Quelques secondes plus tard, Sacha Treille part au but mais est accroché par un joueur adverse ! L’arbitre accorde alors un tir de pénalité que Treille va tenter. Il s’avance et réussit à tromper Lalande (1-3, 44’05 »). Suite à ce but, la Biélorussie se trouve dans un temps fort, avec notamment un tir de Graborenko, mais la défense tricolore résiste bien à la pression.
Mériadeck donne alors de la voix pour encourager l’équipe de France. Bellemare, juste devant les cages de Lalande, ne réussit pas à trouver le fond du filet. Puis c’est au tour d’Hecquefeuille, servi par Treille, de voir son tir stoppé par le gardien biélorusse.
On joue la onzième minute, Andrei Kostirsyn retourne faire un tour en prison pour cinglage. Damien Fleury tire alors, mais Lalande capte le palet. Olivier Dame-Malka essaye lui aussi, mais la défense biélorusse, bien en place, repousse sa tentative. Le retour de Kostitsyn marque un nouveau temps de domination pour les Biélorusses : l’équipe met la pression mais Artem Volkov tire au dessus et d’autres tentatives butent sur Quemener.
Juste avant la dernière minute de jeu, la France demande un temps mort. Quemener sort alors pour que la France tente d’inscrire un dernier but. Mais le palet est récupéré par la Biélorussie et Charles Linglet inscrit le quatrième but de son équipe en cage vide (1-4, 59’41 »).
Les étoiles du match sont Sacha Treille pour la France et Andrei Kostitsyn pour la Biélorussie.
La France s’incline donc pour son dernier match de préparation aux championnats du monde. Dès le samedi 6 mai, elle joue sa première partie dans la compétition contre la Norvège et va retrouver son adversaire du soir le vendredi 12 mai.
Réactions d’après-match :
Dave Henderson (entraîneur de l’équipe de France) : « On a fait une petite contre-performance contre une équipe qui a mieux joué qu’hier. Ce n’est jamais plaisant de voir ça mais on a encore 5 jours pleins pour se ressourcer et peaufiner ce qui n’a pas marché aujourd’hui. »
Damien Fleury (attaquant de l’équipe de France) : « Ils ont été plus forts dans les duels que nous, c’est ce qui a fait la différence ce soir. On sait à quoi s’attendre au Mondial et qu’il faudra être prêts dès le début des matchs. On a fait de gros matchs contre de grosses nations pendant cette préparation, c’est de bon augure, on est sur de bons rails. »
France – Bélarus 1-4 (0-1, 0-3, 1-1)
Lundi 1er mai 2017, 18h à la patinoire Mériadeck de Bordeaux. 2320 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Garbay et Jimmy Bergamelli assistés de Yann Furet et Gwilherm Margry
Tirs : France 25 (5, 12, 8), Bélarus 20 (3, 11, 6)
Pénalités : France 4′ (2′, 2′, 0′), Bélarus 8′ (2′, 4′, 2′)
Évolution du score
0-1 à 09’05 » : Serguei Kostitsyn assisté de Kovyrshin et de Denisov
0-2 à 33’14 » : Pavlovich assisté de Stas et Linglet
0-3 à 37’04 » : Stefanovich assisté de Kovyrshin (supériorité numérique)
1-3 à 44’05 » : Treille (tir de pénalité)
1-4 à 59’41 » : Linglet (cage vide)
France
Attaquants :
Pierre-Édouard Bellemare (A) – Antoine Roussel – Teddy Da Costa
Sacha Treille – Loïc Lampérier – Damien Fleury
Florian Douay – Laurent Meunier (C) – Jordann Perret
Anthony Rech – Nicolas Ritz – Valentin Claireaux
Défenseurs :
Olivier Dame-Malka – Kevin Hecquefeuille (A)
Nicolas Besch – Antonin Manavian
Damien Raux – Jonathan Janil
Florian Chakiachvili – Teddy Trabichet
Gardien :
Florian Hardy puis à 24’58 » Ronan Quemener [sorti à 58’55 »]
En réserve : Cristobal Huet (G), Yohann Auvitu (D, vient d’arriver), Stéphane Da Costa (A, épaule)
Bélarus
Attaquants :
Charles Linglet – Andrei Stas – Aleksandr Pavlovich
Sergei Kostitsyn – Andrei Kostitsyn – Yevgeni Kovyrshin
Artyom Volkov – Maksim Parfeyevets – Danila Karaban
Mikhail Stefanovich – Yegor Sharangovich – Aleksandr Kogalev
Défenseurs :
Kristian Khenkel – Ilya Shinkevich
Pavel Vorobey – Oleg Yevenko
Vladimir Denisov – Roman Graborenko
Nikolai Stasenko
Gardien :
Kevin Lalande
Remplaçant : Vitali Trus (G). En réserve : Mikhail Karnaukhov (G).