Le 24 septembre marquait le début de saison en Division 3. Un championnat toujours aussi hétérogène où des formations ambitieuses de retrouver le haut niveau côtoient d’autres structures associatives modestes, où de jeunes joueurs qui complètent leur formation en se confrontant au hockey senior côtoient des joueurs amateurs et autres vieux briscards en fin d’une carrière longue et parfois brillante.
Nous revenons avec vous sur le début de saison avec un petit bilan d’étapes quant au décollage.
Cap à l’ouest pour évoquer la poule A, dont le grandissime favori est La Roche sur Yon. Les Aigles ambitionnaient la montée dès la saison dernière, mais le carré final à la maison n’aura pas tourné en faveur des Vendéens. Il faut donc repartir de zéro et le début est conforme aux attentes, avec une première place et un sans-faute (trois matchs, neuf points). Le HOGLY a commencé sa saison par une très large victoire face à Rennes (16-1), avant d’enchaîner avec un succès convaincant sur la glace d’Anglet 2 (1-5) puis un autre carton face à Limoges (12-2). Avec 33 buts marqués, ils comptent la meilleure attaque tous groupes confondus.
Derrière la Roche, nous retrouvons l’équipe de Brest 2 (quatre matchs, huit points), transfuge du groupe B de la saison dernière. Les joueurs de Serguei Toukmatchev ont commencé leur campagne en s’imposant face à Limoges (6-3), puis sont venus à bout de la partie marathon disputée à Poitiers, sur un tir de pénalité de Clément Gonzales (9-10 a.p.). Sans nul doute fatigués, ils s’inclinent le lendemain à Cholet (5-4) avant de se reprendre à domicile face à Bordeaux (6-1).
Le tombeur de Brest est justement à la troisième place du classement avec sept points pris en quatre matchs. Cholet 2 a en fait trouvé sa bête noire en la formation de Poitiers, affrontée deux fois en entame de saison pour deux défaites (5-6 a.p. et 8-5). La victoire contre Brest, associée à celle face à Rennes (6-3), constituent donc une reprise en main pour une équipe qui, à l’instar de la saison passée, semble fonctionner sur courant alternatif. Elle peut tout de même s’appuyer sur le meilleur marqueur du groupe et du championnat à l’issue du mois d’octobre, le Finlandais Joonas Parviainen, qui compte 14 points après quatre rencontres (3+11).
Bordeaux 2 et le relégué Poitiers, se partagent les quatrième et cinquième place avec six points en trois matchs. Avant de s’incliner à Brest, les Boxers s’étaient imposés par deux fois à Rennes (2-12) et Limoges (4-7). L’équipe conduite par Guy Dupuis n’a pas encore évolué dans son antre cette saison. Les Dragons ont quant à eux pris au moins un point à chaque match, comme vu auparavant.
Difficile d’analyser la situation de l’équipe la plus en retard de calendrier dans la poule, Anglet 2. Le participant surprise au dernier carré final n’a disputé que deux rencontres, dont une face à la Roche. Les Basques s’étaient avant cela imposés lors de leur déplacement à Limoges (2-4), mais il faudra attendre quelques matchs pour jauger des possibilités de cette équipe.
Tout en bas, Rennes (trois matchs, zéro point) et Limoges (quatre matchs, zéro point) attendent de pouvoir débloquer leur compteur.
(Illustration : Charlotte TacarLo)
Les six équipes franciliennes sont à présent réunies au sein de la poule B, mais elles sont pourtant toutes menées par les trois formations « provinciales » ! La tête est en effet partagée par un trio composé de Caen 2, Tours 2 et Orléans, comptant tous six points après quatre rencontres disputées. Le vainqueur du dernier championnat, Caen 2, qui n’a pu accéder à la Division 2 en raison de la présence de l’équipe première en Division 1 et n’a pas demandé de dérogation, a démarré sa saison par une courte défaite sur la glace de Champigny (4-3), avant de se reprendre à Garges (2-13), face à l’ACBB (8-2) et à domicile contre Garges (4-0). Meilleure attaque et meilleure défense de la poule, la formation normande tient la première place à l’issue du mois d’octobre, devant Tours 2 qui s’appuie entre autres sur le meilleur marqueur du groupe, le local Bryan Lévêque (13 points, 10+3). La réserve des Remparts ne présente pas la même fiche que les deux autres pensionnaires du podium : elle s’est tout d’abord imposée à Garges (3-8) puis a disposé de Cergy en prolongations, justement sur un but décisif de Lévêque (6-5 a.p.). Nouveau temps supplémentaire la semaine suivante sur la glace de Champigny, mais cette fois-ci les hommes de Normand Roy se sont inclinés (5-4 a.p.), puis ils ont renoué avec la victoire à domicile face à Boulogne-Billancourt (4-1). C’est la seule équipe du groupe à avoir pris des points dans chaque match. Elle devance à la différence de buts Orléans, au bilan similaire à celui de Caen. Les Renards ont débuté par une défaite (8-5 à Dammarie) avant d’enchaîner trois victoires (3-5 à Cergy, 5-8 à Asnières et 2-4 à Garges). Ils ne fouleront leur glace que le 12 novembre.
Ce sont donc les six équipes de région parisienne qui complètent le classement du groupe, en commençant par les Caribous de Dammarie-lès-Lys. L’une des équipes surprises du dernier championnat, deuxième de la très relevée poule C, signe un nouveau bon départ avec huit points en quatre matchs. Après la victoire inaugurale face à Orléans, les « Cabs » l’ont emporté aux tirs au but face à Asnières (8-7 t.a.b.), puis plus nettement contre ce même adversaire en déplacement (1-7) avant de se faire surprendre par Cergy à domicile (3-5). On retrouve la même fiche pour Champigny avec la victoire contre Caen, une autre à Boulogne-Billancourt (3-4), le succès en prolongations contre Tours, puis une défaite à Asnières (3-1).
Les deux équipes devancent Cergy 2 d’un point (quatre matchs, sept points). Les jeunes Jokers ont d’abord dominé Asnières (3-2), avant de perdre à Orléans, puis à Tours en prolongations et de s’imposer enfin à Dammarie. Parcours en dents de scie pour les joueurs du Val d’Oise, à l’instar de nombreuses équipes de la poule dont Asnières (cinq matchs, quatre points). Les Castors ont disputé le plus de matchs à date pour un bilan bien plus mitigé que la saison dernière, mais ils ont tout de même su performer en prenant un point à Dammarie ou en battant Champigny. La formation des Hauts-de-Seine n’a en outre pas encore affronté les deux équipes sans point de la poule, Boulogne Billancourt (trois matchs) et Garges-lès-Gonesse (quatre matchs). Au prochain bilan, le compteur sera débloqué pour au moins l’une des deux équipes, puisqu’elles s’affronteront le 19 novembre sur la glace des Grizzlys.
(Illustration : Roger Sauvageot)
Débarrassés de Lyon (et de Dammarie !), serait-ce la bonne année pour les Ducs de Dijon ? Il est sans doute trop tôt pour le dire après deux rencontres joués à l’issue du mois d’octobre, toujours est-il que les Bourguignons ont très bien débuté dans la poule C avec deux succès solides. Il a d’abord fallu battre Châlons à domicile (4-1), puis Compiègne sur le même score en voyage (1-4). Pour autant le classement de la poule demeure peu lisible au regard du faible nombre de matchs, d’une petite partie jusqu’à trois matchs, comme pour le dauphin actuel Châlons en Champagne (trois matchs, six points). Les Gaulois ont parfaitement réagi après la défaite à Dijon, puisqu’ils se sont imposés dernièrement face à Strasbourg (5-1) en ayant dominé Metz auparavant (2-5). Une équipe de Metz qui est justement en troisième position, avec ce même bilan de trois matchs et six points. Comme Châlons contre qui ils s’étaient inclinés, les Graoullys ont loupé l’entame avant de se reprendre, par un jeu blanc à Luxembourg (0-4) puis une seconde victoire face à ce même adversaire (7-2). Les Mosellans ont en outre conservé dans leurs rangs le prolifique Slovaque Lukas Zeliska, qui compte 8 points (5+3) à l’issue de ses trois premières rencontres.
Derrière ces trois équipes, il conviendra d’attendre pour déterminer le potentiel des autres formations. Bien provisoirement, nous retrouvons Compiègne à la quatrième place, avec deux matchs et deux points. Après la défaite contre Dijon, les Lions ont arraché la victoire en prolongations contre Annecy 2, sur un but de Tom Pagnod-Rossiaux (5-6 a.p.). Ils sont à égalité de points avec Luxembourg, qui en amont de la double opposition face à Metz avait battu Annecy 2 en prolongation (6-5 a.p.). Les Annéciens ont la particularité de compter certes deux défaites, mais toutes deux à un point. En dernière position, Strasbourg 2, défait à Châlons pour sa seule partie. Le prochain bilan sera bien plus éclairant.
La poule connaît une nouveauté cette saison, créée par contrainte de contexte : avec la défection tardive de l’équipe de Mulhouse 2, le groupe ne compte que sept équipes. Afin de combler ce manque de rencontres, la fédération a mis en place une compétition amicale, baptisée « trophée Patrick Muller ». La première phase se déroule en sept matchs. Chaque équipe dispute une rencontre à domicile et une autre à l’extérieur contre deux équipes différentes de la poule. À l’issue, un classement est établi et les deux premières équipes s’affronteront dans une finale prévue en mars.
Deux matchs ont déjà été joués, avec une victoire d’Annecy à Strasbourg (3-8) et Dijon face à Compiègne (4-3).
(Illustration : Amy Vanhaezebrouck)
La déception de la dernière campagne avortée digérée, c’est à présent au sein de la poule D que les Lions de Lyon préparent leur opération promotion. Invaincus en saison régulière l’année passée, les Rhodaniens ont démarré sur des bases similaires en comptant trois victoires en trois matchs contre Briançon (7-6), Villard (1-4) et Nîmes (5-0), avec en prime un jeu blanc pour Clément Ginier. Ce dernière adversaire qui fait office de surprise dans ce début d’exercice. En grande difficulté la saison passée, les Krokos semblent cette fois dans de bien meilleures dispositions car ils occupent la deuxième place du classement, avec neuf points en quatre matchs. C’est bien simple : la défaite face à Lyon constituait la première défaite d’une saison initiée par des succès à Avignon (2-4), Nice (2-5) et Briançon (6-1). La troisième place provisoire revient à Avignon (quatre matchs, six points). Le début fut difficile pour les Vauclusiens défaits par Nîmes puis l’entente de Savoie (5-2), mais l’équipe conduite par Jordane Fazende a pu réagir en dominant largement à domicile ce même adversaire (12-4), puis en battant Toulon (4-2).
Au revoir « Chambéry 2 », bonjour le HC 73 ! Gratifié de cette nouvelle identité, les Loups comptent six points en trois matchs, puisqu’avant la double opposition contre Avignon, ils avaient facilement dominé Villard (4-10). L’entente tient en leader offensif le meilleur marqueur du groupe à l’issue du mois d’octobre, l’expérimenté Fabien Marcon (11 points, 6+5).
Pour le mois de novembre, il faudra également compter sur l’équipe des Diables Rouges de Briançon 2 (quatre matchs, six points). Le représentant des Hautes-Alpes à présent que Gap ait retiré sa réserve de la compétition a loupé son entrée en matière par la défaite, avec les honneurs tout de même, à Lyon, puis celle à Nîmes. Mais les Briançonnais ont terminé novembre par deux victoires dans la double confrontation face à Nice (7-2 puis 4-6). Nice 2 justement qui suit Briançon, avec trois points à l’issue de ses quatre rencontres. Les Aigles ont enchaîné trois défaites (contre Nîmes et Briançon deux fois), mais avaient remporté leur premier match de la saison sur la glace de Toulon (3-5). Car si le départ de Nîmes, par rapport à la saison passée, constitue une bonne surprise, la logique est inverse pour les pensionnaires de La Garde, en avant dernière position provisoire avec trois points en trois matchs. Après la défaite face à Nice, les Boucaniers étaient parvenus à réagir à la maison face à Villard (8-2), mais ont trébuché de nouveau à Avignon. Il reste bien du temps aux Toulonnais dans cette première phase pour se refaire la cerise, un temps qui devient plus urgent encore pour Villard-de-Lans 2. Si l’équipe première réalise un très bon début de saison à l’échelon supérieur, la réserve souffre avec trois défaites sèches pour entamer 2022-2023. La très jeune formation iséroise, encadrée par Pierre-Antoine Simonneau sur le banc et Pierre Piquemal sur la glace, jouera déjà un prochain match primordial, contre Nice.
(Illustration : Aline Roul)
(Article rédigé avant les rencontres du week-end du 5 novembre, dont les résultats ne seront pris en compte qu’au prochain bilan)