Dijon 20% – Amiens 80% : difficile de se remettre d’une finale de Coupe de France et de se lancer tout de suite dans les play-offs, avec le risque de jouer demain leur dernier match devant leur public. C’est tout le danger pour les Dijonnais face à la deuxième attaque de Ligue Magnus, qui les a écrasés à l’aller et au retour. Il faudra que l’équipe de coupe se transforme en équipe de play-offs. Au meilleur des trois manches (mardi, vendredi, samedi), il suffit après tout de deux victoires…
Chamonix 20% – Épinal 80% : on est un peu dans le même cas pour les Chamoniards, eux aussi nettement battus à l’aller puis au retour. Leur chance, c’est que la situation de favori est totalement nouvelle pour Épinal en play-offs. Si Heinonen a la pleine confiance de son coach, les Vosgiens ont quant à eux la difficulté de devoir trancher entre leurs deux gardiens. Eero Väre a concurrencé Petrik, alors qu’il avait peu de partisans au départ, mais ses deux erreurs de mardi dernier ont relancé le débat, et les débats sont toujours passionnés à Poissompré.
Tours 40% – Strasbourg 60% : la dernière fois que Bob Millette avait laissé son équipe perdre pour choisir son adversaire en play-offs, c’était l’an dernier et « l’adversaire espéré » (Briançon) le lui avait fait chèrement payer. Le coach canadien a pourtant remis ça samedi, sans se cacher. Les faits peuvent lui donner raison puisque le match aller (avec polémique sur le recrutement de Périard) et le match retour (avec feuille de match perdue et Hiadlovsky qui nargue son ancienne équipe) ont été équilibrés. Il est vrai qu’il valait mieux pour Tours éviter Morzine après la défaite là-bas la semaine dernière. Mais, forcément, Daniel Bourdages va se servir de la volonté adverse de rencontrer Strasbourg comme d’une motivation pour ses joueurs, même si Millette a été plus prudent dans ses propos en disant simplement que son équipe avait plus de chances contre les Alsaciens et que ce serait du 50/50.
Villard-de-Lans 45% – Morzine-Avoriaz 55% : le duel le plus « tricolore », avec trois étrangers au total sur la glace (tous villardiens bien sûr), et deux entraîneurs français, Stéphane Barin et Stéphane Gros. Le duel le plus incertain aussi. Chaque équipe a gagné chez elle en saison, et l’avantage de la glace pourrait encore favoriser les Morzinois, offensivement en pleine confiane.
Le barrage de maintien (à partir de vendredi) Neuilly-sur-Marne 45% – Saint-Gervais/Megève 55% : à quel point la blessure de Numa Besson infligée par T.J. Caig au match retour influera-t-elle dans les têtes à Mont-Blanc ? Le gardien Radek Lukes, qui a comme seul souvenir de Neuilly son départ catastrophique au match aller, sera-t-il préféré au jeune Guillaume Richard, de plus en plus fréquemment titulaire ? Il subsiste beaucoup d’interrogations entre deux équipes qui semblent tous deux prêtes et qui ont récupéré leurs blessés au bon moment pour ce barrage de relégation qui sent la poudre, au meilleur des cinq manches.