La patinoire s’est vidée pour ce deuxième match qui oppose les deux équipes a priori les moins fortes du tournoi. Au vu des résultats de la veille, ce match s’annonce déjà décisif pour le maintien.
Chacun sa moitié de tiers
Le rythme est bien moins élevé que pour le premier match du jour. Les premières minutes sont assez équilibrées et l’Italie tente quelques essais de loin. Il ne se passe pas grand chose, jusqu’à la 5e minute. Lancsar déborde à gauche en infériorité et envoie un bon tir croisé. Aucun coéquipier n’a vraiment suivi pour le rebond. Une minute plus tard, même type de tentative par de Luca, puis tour de cage de Barnabo…
Bon début de l’Italie, qui reçoit une supériorité pour une faute de Shtefan. Le jeu de puissance ne s’installe pas vraiment, même si le palet tourne dans le camp kazakh. Le retour à 5 contre 5 ne change pas la donne. Les Transalpins dominent toujours les débats. Une pénalité contre de Luca donne un peu d’air au Kazakhstan. Lancsar, encore lui, intercepte et tente de s’échapper. Il récupère chanceusement le palet au cercle gauche et sa passe ne trouve personne.
Les minutes défilent sans grande occasion à se mettre sous la dent. La partie s’est équilibrée et les duels se multiplient. Le temps fort kazakh finit par payer. Koshelev s’infiltre et décoche un tir dans l’axe. Treibenreif repousse sur sa droite et le palet arrive dans le cercle, où Presnov envoie un palet précis entre les jambières. Le disque glisse ras glace derrière la ligne (0-1 à 16’46 »). La fin de tiers se joue dans le camp italien, sous la pression kazakh. Treibenreif résiste et son équipe n’a qu’un but de retard à la pause.
Une seule équipe sur la glace
Le deuxième tiers reprend sur les mêmes bases avec une domination kazakh. Les attaquants combinent bien, cherchant des remises vers un joueur positionné entre les cercles. Après six minutes, l’Italie n’a passé la ligne bleue adverse qu’une fois, pas très longtemps. Pris de vitesse par les attaquants kazakhs, les Italiens concèdent finalement une pénalité. Dantone brise sa crosse sur un cinglage net. Le jeu de puissance exploite rapidement l’opportunité. Un tir puissant de la bleue offre un rebond caviar pour Medvedev. Il ne rate pas l’aubaine (0-2 à 26’30 »). De toute façon, Presnov et lui étaient libres de tout marquage sur ce rebond.
L’Italie réagit par un débordement à droite de de Luca, dont le tir croisé est sorti de la botte par le gardien. Le Kazakhstan réplique dans la foulée : Shtefan triple la mise sur un service de Kiselyov (0-3 à 27’32 »).
La partie perd en rythme. Il ne se passe plus grand chose… Jusqu’au quatrième but kazakh, signé Panyukov au cercle droit sur un service d’Amanov (0-4 à 32’50 »). Démonstration des blancs dans ce match, avec un très bon jeu collectif.
Illustration deux minutes plus tard avec un jeu de passe conclu ras glace par Tolepbergen. Treibenreif sauve de la botte. Puis, c’est Panyukov qui est servi au deuxième poteau sur un deux-contre-un. Le portier italien a bien suivi et contrôle de la mitaine. Il faut attendre la 17e minute du tiers pour voir enfin un tir italien. Barnabo sort laborieusement du marquage et tente sa chance du cercle gauche, sans réussite. Ce sera la seule action italienne d’un tiers copieusement dominé par le promu. 4-0 à la sirène, autant dire que les chances de maintien italiennes ont pris du plomb dans l’aile…
Un dernier tiers sans enjeu
Le tiers débute mieux pour l’Italie, soudain plus concernée. Elle se montre plus présente en attaque sous l’impulsion de Lancsar et Cordin. Cette bonne présence pousse le grand (1m98) Lobanov à la faute. Le jeu de puissance italien met du temps à s’installer, mais il convertit sa chance. Ustinovich couvre mal son poteau et se fait piéger de près par Lambacher (1-4).
L’Italie, le retour improbable ? Tué dans l’oeuf. Dans la minute qui suit, Yadryshnikov, lancé comme une balle dans la neutre, prend de vitesse toute la défense italienne et se présente seul devant le gardien. Il glisse tranquillement le disque entre les jambières de Treibenreif (1-5). La première ligne kazakh enchaîne avec des combinaisons bien travaillées, des déviations… Tir d’Asetov, sauvé, puis essai de déviation de Presnov qui manque de surprendre le gardien. La créativité des Kazakhs met la défense au supplice. Treibenreif s’emploie et sa mitaine est juste assez présente pour sortir un lancer dans l’axe de Shtefan. Les lignes kazakhs s’enchainent et portent toutes le danger. Shetle, à son tour, initie un deux-contre-un, sort une feinte technique spectaculaire et sert Amanov, qui ne cadre pas.
À la mi-période, un quatre-contre-quatre survient lorsque Conci et Omelyanovich sont punis simultanément. Cela revient presque à un jeu de puissance kazakh. Presnov et Neznamov tournent et Treibenreif doit couvrir son poteau. Le gardien de Ritten Sport bloque un peu plus tard un lancer d’Asetov, lancé en contre par Koshelev. Ce même Asetov est à la réception d’une passe de Presnov en deux-contre-un. Treibenreif s’en sort. Il est tout heureux de s’en sortir aussi bien peu après, lorsque Koshelev ne parvient pas à lever assez son palet sur un rebond au deuxième poteau.
Ce sera la dernière occasion de ce match globalement à sens unique. De loin, pas le meilleur match du tournoi. Une rencontre qui a de grandes chances de sonner le glas des espoirs italiens. Deux défaites contre les deux rivaux directs – a priori – cela complique la tâche… Le Kazakhstan a confirmé son bon match d’hier, sans réel passage à vide. Mieux, le coach Alexander Linyov a pu faire tourner ses quatre lignes et économiser ses meilleurs joueurs. Toujours bon à prendre dans un tournoi aussi intense.
Les joueurs
Côté italien, impossible de sortir un joueur du lot après une performance aussi décevante. Lancsar et Lambacher auront au moins un peu tenté, mais cela reste peu de choses. Harrasser et son shoot ont été utiles en début de match.
Côté kazakh, la première ligne Presnov-Koshelev-Asetov a plutôt brillé. Ils ont beaucoup créé en attaque, même si leur jeu a été jalonné de petites erreurs une fois le score acquis. Les autres lignes se sont toutes mises en valeur. Une victoire collective, bien gérée.
Italie 1-5 Kazakhstan (0-1, 0-3, 1-1)
Lundi 14 avril 2014, 16h. Patinoire Jean-Bouin de Nice.
Arbitrage de Robin Sir (Rép. Tchèque) assisté de Orjan Ahlen (Suède) et Florian Widmann (Autriche)
0-2 à 26’30 » : Medvedev assisté de Koshelev (sup. num.)
0-3 à 27’32 » : Shtefan assisté de Kiselyov et Panyukov
0-4 à 32’50 » : Shetle assisté de Amanov
1-4 à 42’26 » : Lambacher assisté de Conci et Lancsar (sup. num.)
1-5 à 43’00 » : Yadryshnikov assisté de Lobanov
Italie
Gardien : Hannes Treibenreif
Défenseurs : Antonio Marcello (A) – Daniel Spimpolo ; Dominic Bernard – Jonas Steiner ; Gianluca March – Tobias Brighenti ; Markus Trenkwalder.
Attaquants : Davide Conci – Luca Barnabo (C) – Matteo Dantone ; Maximilian Lancsar – Alex Lambacher (A) – Ivan de Luca ; Markus Spinell – Martin Graf – Simon Harrasser ; Federico Cordin – Samuel Moroder – Matthias Mantinger ; Andrea Maino.
Accrédité pour les Mondiaux IIHF depuis 2014, Nicolas Leborgne a couvert plus de 300 matchs de Championnats du monde hommes et femmes. Depuis 2001, il écrit sur la NHL et les Mondiaux juniors.
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