Lyon : les Lions assument leur statut de favori
Contrariés dans leurs ambitions de montée en D2 aux portes du carré final l’année passée, les Lions ont reconduit l’essentiel de leur effectif de 2021/22 et sont intelligemment renforcés en intégrant des joueurs rodés aux joutes dans les étages supérieurs à l’image de Jonathan Estienne (en D1 à Dunkerque l’année passée) meilleur compteur des Lions à date avec 13 points (ex-aequo avec Martin Kulha).
Les joueurs de Damien Raux ont réalisé un parcours parfait jusqu’à présent. Passés près du faux-pas en ouverture de saison à domicile face à Briançon II (après vu les Hauts-Alpins prendre l’avantage à la 55e minute), les pensionnaires de Charlemagne ont ensuite assuré face à Villard-de-Lans II (4-1 à André-Ravix), puis se sont départis des rugueux Nîmois à domicile (5-0) puis dans le Gard (9-2). Samedi dernier, les Lyonnais ont fait le métier en déplacement à Albertville face au HC73 en s’imposant 6 buts à 3 avec un doublé de Mattéo Baravaglio ainsi que 3 points pour Romain Ginier et Maxence Dopeux.
Après 5 rencontres et autant de victoires, Lyon est leader de la Poule D avec la meilleure attaque (31 buts marqués), la meilleure défense (12 buts encaissés… dont 6 lors du 1er match face à Briançon II).
Nice II : en position précaire au classement
Vainqueurs du derby de la Côte d’Azur pour leur premier match de la saison (5 à 3 à Toulon), les Aigles ont ensuite enchaîné trois défaites de rang (contre Nîmes à Jean-Bouin puis en back-to-back face à Briançon II) en encaissant 18 buts avant de relever la tête à Villard-de-Lans II. L’éclaircie fut de courte durée puisque les Niçois se sont de nouveau inclinés lors de la dernière journée en prolongation à domicile face aux Boucaniers de Toulon. Actuels 5e de la poule D avec 7 points, les Aigles restent sous la menace de Briançon II (6 points) et de Toulon (5 points et 1 match en moins). C’est donc une équipe azuréenne en mal de points qui se déplace ce samedi entre Rhône et Saône.
Le match n’a commencé que depuis 27 secondes que les arbitres sifflent la première pénalité. Les Lyonnais veulent mettre la pression d’entrée mais emporté par son élan, le capitaine Kysilka est puni pour faire trébucher. Les Niçois peinent à s’installer et la meilleure occasion à porter au crédit de Mouret. En contre il oblige d’abord Fulconis à un arrêt du plastron puis il récupère son rebond et tente un tour de cage que le portier des Aigles contre du bout de la botte. L’indiscipline devient lyonnaise avec une crosse haute de Kubovčík (2’+2’), rejoint 14 secondes plus tard par Guennelon au banc d’infamie (retenir). À 3 contre 5, les hommes de Damien Raux font preuve de d’abnégation et de sacrifice pour repousser leurs adversaires. Meilleur compteur de la poule D avec 16 points (dont 8 buts), Macon fait parler sa technique de patinage et déborde la défense en solo mais se heurte à Clément Ginier.
Enfin éloignés du banc des pénalités, les Lyonnais mettent la main sur le jeu et Kubovčík manque de peu d’ouvrir la marque en contre après avoir déposé sur place sur toute la défense des Aigles. Fulconis sauve à plusieurs reprises les siens mais doit capituler sur une mise en jeu gagnée en zone offensive par Jonathan Estienne. Kubovčík remet immédiatement à son compatriote Kulha positionné en haut du slot pour l’ouverture du score (1-0, 13’27’’). La domination de Lyon pousse Nice à la faute : Kuzkin est sanctionné de 2’+2’ pour cinglage. En territoire offensif, Franzino gagne la mise au jeu. Kubovčík remet encore en arrière à Kulha dont le lancer est dévié victorieusement par Franzino (2-0, 15’28’’). Décidemment inflexibles, les arbitres infligent à Baravaglio 2’+2’ pour cinglage. Le jeu de puissance azuréen peine encore à s’installer et les Aigles doivent s’en remettre une nouvelle fois à la vista de Macon qui tente de forcer la décision mais Clément Ginier stoppe la tentative sans laisser de rebond.
Déjà frustré par deux fois par le portier Lyonnais en première période, Macon échouera une troisième fois sur Clément Ginier dès le début du deuxième tiers. Déjà passablement indisciplinés jusque-là, les pensionnaires de Charlemagne sont encore punis, cette fois pour surnombre. Mais ils conservent leur emprise sur le jeu même à court d’un homme, à l’image de Kysilka qui annihile une contre-attaque d’un superbe jeu défensif conclu par une relance pour Kubovčík qui bute en contre sur le portier niçois. L’abattage de Lions use les Aigles qui enchaînent les pénalités. Kuzkin est d’abord sanctionné pour un faire trébucher, Lyon bourdonne autour de la cage et en contrant un tir, Borel reste étendu sur la glace. Grace aux parades de son gardien, Nice éloigne le danger. De retour à 5 contre 5, Kuzkin perd la maîtrise de ses nerfs et se voit infliger 2’+2’ pour charge incorrecte. À force d’être pressés, les Niçois finissent par céder. Fulconis multiplie les parades à 4 contre 5 mais Kulha trouve la mire d’un maître tir (3-0, 34’48’’).
Une fois de plus à court d’un homme (crosse haute de Marchant), les Niçois vont encaisser le 4-0 de la crosse de Kubovčík qui marque du revers à la suite d’un excellent service de Baravaglio depuis l’arrière de la cage (4-0, 37’23’’). Alors qu’il avait longtemps retardé l’échéance, Fulconis est battu une cinquième fois lorsque Lamothe parvient à loger le palet dans un trou de souris sur un tir en angle (5-0, 39’07’’).
Les Aigles procèdent à un changement de gardien pour la dernière période, Dorian Rollet venant en relève de Fulconis. Le gardien niçois est rapidement mis à l’épreuve par Filipi puis Jonathan Estienne. Macon tente de sonner la révolte pour les siens mais il bute encore sur Clément Ginier, impérial dans sa cage. Sur une action démarrée derrière le but lyonnais, Guennelon remet à Kulha qui déborde le long de la bande. Arrivé à la ligne bleue offensive, le Slovaque fait mine de repiquer vers le centre et transmet à l’opposée à Kubovčík qui renverse immédiatement pour Franzino au second poteau (6-0, 43’38’’). Nice sauve finalement l’honneur par Banáš en supériorité numérique.
Usés par plus de 45 minutes à patiner derrière les Lions, les Aigles négocient mal un changement de ligne et laissent Franzino aller affronter seul Rollet. Le numéro 25 ne manque pas l’occasion de s’offrir le triplé au plus grand bonheur des 2155 spectateurs venus remplir les travées de Charlemagne (7-1, 46’19’’). Un peu chanceux lorsque Kuzkin touchera la barre supériorité numérique, Clément Ginier se montre une nouvelle fois intraitable de la mitaine face à Macon. Alors qu’il reste un peu plus de cinq minutes à écouler et que Lyon évolue en infériorité numérique, le portier des Lions rentre au banc en raison d’un problème au niveau d’une jambière. David-Thivent est appelé en renfort le temps que Clément Ginier résolve ses difficultés d’équipement. Le back-up – aidé de ses défenseurs – finit de tuer la pénalité. En territoire défensif, Franzino gagne la mise au jeu consécutive au retour de Clément Ginier sur la glace. Kubovčík récupère le palet et repère Franzino qui part en contre. L’ex-pensionnaire de Dijon en Magnus (saison 2016/17) renverse vers Kulha qui s’offre le triplé d’un one-timer du point d’engagement qui passe entre les jambes de Rollet (8-1, 57’20’’).
Dominateurs à 5 contre 5, les Lyonnais remportent un large succès devant leur public venu une nouvelle fois en nombre à Charlemagne. Kulha (3 buts et 2 assistances), Kubovčík (1 but et 4 assistances) et Franzino (3 buts et 1 assistance) auront régné sur la rencontre. Une nouvelle fois solides défensivement (seulement 7 buts encaissés lors des 5 dernières sorties), les hommes de Damien Raux continuent leur série victorieuse et font le plein de confiance avant d’aller défier les Castors d’Avignon dans la Cité des Papes samedi prochain (26/11).
Illustrations : Nicolas Puccio
Lyon – Nice II 8-1 (2-0, 3-0, 3-1)
Samedi 19 novembre à 20h30 à la patinoire Charlemagne. 2155 spectateurs.
Arbitres : Didier Agopian et Éric Brondex.
Pénalités : Lyon 20’ (12’, 2’, 6’), Nice II 16’ (6’, 8’, 2’)
Évolution du score
1-0 à 13’27’’ : Kulha assisté de Kubovčík*
2-0 à 15’28’’ : Franzino assisté de Kubovčík et Kulha (sup. num.)
3-0 à 34’48’’ : Kulha assisté de Baravaglio (sup. num.)
4-0 à 37’27’’ : Kubovčík assisté de Jonathan Estienne (sup. num.)**
5-0 à 39’07’’ : Lamothe assisté de Petrozzi et Robert
6-0 à 43’48’’ : Franzino assisté de Kubovčík et Kulha
6-1 à 45’13’’ : Banáš assisté d’Henot (sup. num.)
7-1 à 46’19’’ : Franzino assisté d’Alexandre Estienne
8-1 à 57’20’’ : Kulha assisté de Franzino et Kubovčík
*la feuille de match omet une assistance pour J.Estienne
**la feuille de match omet une assistance pour Baravaglio
Lyon
Attaquants :
Martin Kulha – Jonathan Estienne – Dávid Kubovčík
Aloïs Franzino (A) – Léo Filippi – Mattéo Baravaglio
Romain Ginier (A) – Rémi Mouret – Maxence Dopeux
Hugo Petrozzi – Pavel Alexandre Voitik – Benjamin Robert
Défenseurs :
Dominik Kysilka (C) – William Lamothe
Xavier Carrichon – Clément Guennelon
Axel Fanget – Alexandre Estienne
Marcell Szélig
Gardiens :
Clément Ginier, remplacé par Sydney David-Thivent de 55’22 à 57’06’’
Absents : Florian Portier, Sylvain Loua, Hugo Gaillochet
Nice II
Attaquants :
Cédric Cheylan – Fabien Henot – Aurélien Macon (A)
Thomas Bottone – Audric Papin –Pierre Carreton (C)
Antonin Clerc – Nolann Chamard – Axel Bienaime
Adam Chignard
Défenseurs :
Alexei Kuzkin – Tomáš Banáš
Romain Borel – Nathan Marchant
Mickaël Mahaut – Joey Gadea
Gardien :
Kévin Fulconis puis à 40’00’’ Dorian Rollet
Absents : Matthieu Perry, César Fleury, Anthony Monsara-Karsenti, Thomas Puech