Après une belle série de cinq succès dont un dernier flamboyant 6-0 face à Nice vendredi, les Brûleurs de Loups vont maintenant pouvoir se tester face à leurs deux principaux rivaux, Angers et Rouen, qu’ils reçoivent en l’espace de quatre jours, deux matchs entrecoupés d’un déplacement à Mulhouse. La première rencontre entre les Brûleurs de Loups et les Ducs cette saison avait vu les champions de France s’imposer à l’issue des tirs au but (4-3) le 23 octobre. Une rencontre serrée à l’image des rencontres de la finale de la saison dernière entre deux prétendants qui se retrouveront à Angers le 4 janvier pour une demi-finale de la coupe de France qui s’annonce explosive. En attendant, cette rencontre sera l’occasion de jauger les forces en présence car les Ducs, outre leur qualification pour la finale de la coupe continentale, restent également sur une très belle série de sept succès en Ligue Magnus n’ayant plus perdu depuis le 25 octobre face à Rouen. Ils viennent d’enchaîner trois succès à l’extérieur à Cergy (6-4), Nice (5-4 tab) et Anglet (8-1) vendredi dernier. Ils chercheront donc à réaliser la passe de quatre en déplacement ce soir à Pôle Sud. Pour cette rencontre, Jyrki Aho est toujours privé de Janne Jalasvaara et Brent Aubin alors que Mario Richer doit composer sans Robin Gaborit ni Kévin Dusseau.
Les deux équipes entrent tout de suite dans le vif du sujet avec une première tentative de Halley sur la cage grenobloise à laquelle répond Rouhiainen qui parvient à se frayer un chemin jusqu’à Evan Cowley qui bloque de la jambière la tentative du défenseur grenoblois. Adel Koudri tente sa chance également mais Cowley reste vigilant. Les Brûleurs de Loups réalisent plutôt une bonne entame mais se voient freinés par une pénalité contre Damien Fleury, coupable d’une faute en zone offensive sur Tommy Giroux. Première supériorité numérique donc pour Angers qui excelle dans ce domaine. Le power-play est installé, le palet circule bien et les Angevins ne font pas mentir leur réputation en ouvrant le score sur un lancer de Nick Ross dévié juste devant le slot par Brendan Harms (0-1, 04’26). Ce but galvanise les visiteurs qui mettent la pression dans la zone grenobloise pendant plusieurs minutes au point que les Grenoblois ont du mal à porter de nouveau le danger sur la cage angevine. Les locaux procèdent même par contre à l’image d’une belle accélération de Flavian Dair qui sert Fleury dont la reprise est repoussée par Cowley. Les Brûleurs de Loups insistent avec une bonne présence en zone offensive de la première la ligne grenobloise. Deschamps centre devant la cage puis prend sa chance de loin. Les Ducs sortent indemnes de cette séquence et repartent à l’offensive avec un bon mouvement de son premier bloc qui obtient une faute de Koudri sur Meija.
Deuxième supériorité numérique consécutive pour Angers qui a l’occasion de faire le break. Charbonneau annonce la couleur avec un lancer non cadré mais cette fois le boxplay grenoblois arrive mieux à contrer le jeu de puissance angevin et la pénalité est tuée sans avoir concédé de grosses occasions. A cinq contre cinq, Angers continue de travailler dans la zone offensive, un lancer lointain de Llorca est bien bloqué par Stepanek sans rebond. Grenoble procède une nouvelle fois par contre-attaque, Treille tente un tour de cage mais Cowley ne se laisse pas surprendre. Fleury est déséquilibré par Harms mais la réaction de l’attaquant grenoblois lui vaut également une pénalité ce qui fait que les deux équipes continuent à quatre contre quatre. Une situation favorable à Grenoble qui exerce un bon forecheck en zone offensive avec Treille et Champagne. Le capitaine grenoblois récupère le palet à la lutte avec Halley et parvient à le glisser derrière la ligne après un joli tour de passe-passe (1-1, 14’46).
Une fois la pluie de peluche tombée sur Pôle Sud dans le cadre d’une opération caritative pour le Secours populaire, le jeu peut reprendre à quatre contre quatre. Llorca prend un gros lancer sur la cage, bloqué par Stepanek malgré le trafic. Mais sur l’engagement qui suit, Halley glisse à Charbonneau qui prend un tir instantané et trouve un espace entre Stepanek et le poteau (1-2, 16’57). Dans la foulée, Poukkula se fait sanctionner pour une charge en dehors du jeu. Les Ducs peuvent enchainer avec une nouvelle supériorité numérique. Le power-play est bien installé par les Ducs qui font bien circuler le palet. Torquato prend un bon lancer, repoussé par Stepanek. Rouhiainen est pénalisé à son tour pour avoir réclamé une faute contre Champagne, non sifflée par les arbitres. Pendant 45 secondes, les Ducs peuvent donc évoluer en double supériorité numérique. Stepanek multiplie les arrêts face à Charbonneau puis Meija, le boxplay grenoblois parvient à dégager le palet et revient à quatre avant la fin du tiers qui s’achève avec beaucoup de frustration côté grenoblois par rapport aux décisions arbitrales alors qu’Angers, dominateur dans ce tiers, mène logiquement à la pause.
Angers débute la seconde période en supériorité numérique pendant quelques secondes. Prapavessis prend un lancer de la ligne bleue repoussé par Stepanek mais les Grenoblois parviennent à tuer la pénalité. Sur une contre-attaque, Treille est bien contré par Ross. Les Brûleurs de Loups de retour à cinq contre cinq tentent de reprendre le fil de la rencontre avec un gros pressing en zone offensive et surtout moins de frustration. Manning expédie un lancer hors du cadre alors qu’il était en bonne position. Flavian Dair puis Quattrone prennent deux bons lancers consécutifs sur la cage, repoussés par Cowley. En maîtrise du palet, les Brûleurs de Loups multiplient les mouvements dans la zone offensive mais ne trouvent pas l’ouverture. Rouhiainen manque de peu la déviation devant le slot. La séquence grenobloise s’achève par un one timer de Kyle Hardy qui transperce toute la défense angevine, Cowley compris (2-2, 26’48). Une égalisation logique compte tenu du pressing grenoblois depuis quelques minutes. Ce but relance complètement les Brûleurs de Loups qui continuent d’accélérer avec une contre-attaque de Champagne qui temporise pour servir parfaitement Treille, oublié par la défense angevine (3-2, 27’16).
Avec ces deux buts grenoblois marqués en trente secondes, le score est complètement renversé par Grenoble qui passe de chasseur à chassé. Le coup est dur à encaisser pour les Ducs, désormais obligés de repartir à l’offensive. Mario Richer demande un temps mort pour relancer son équipe qui bénéficie d’une pénalité contre Damien Fleury, coupable d’une crosse haute sur Harms. Une supériorité numérique bienvenue pour les Ducs qui se retrouvent en position d’égaliser sur ce power-play mais la défense grenobloise repousse le danger pendant deux minutes malgré une dernière opportunité de Halley pour Giroux. De retour à égalité numérique, Fleury centre pour Deschamps qui reprend sans contrôle mais ne cadre pas son tir. La pression est de nouveau sur la cage des Ducs. Un tir de Munoz en bonne position est contré. Mais Stepanek se jette en travers de Giroux suite à un bon mouvement offensif et se retrouve sanctionné à son tour. La pénalité est effectuée par Aurélien Dair. L’occasion est belle pour les Brûleurs de Loups mais sur un palet perdu en zone offensive Fabre lance une contre-attaque et joue parfaitement le deux contre un avec Fleury qui conclut l’action (4-2, 33’46).
Pour la septième fois cette saison, les Brûleurs de Loups marquent en infériorité numérique et s’échappent au tableau d’affichage ! Ils sont tout près de remettre ça quelques secondes plus tard cette fois avec Deschamps qui sert Hardy devant le slot angevin mais le palet est repoussé in extremis par Cowley. En fin de supériorité numérique, Angers semble revenir au score sur un palet lancé à la cage par Prapavessis et repris au rebond par Harms. Le but est finalement refusé après revue vidéo car marqué du patin. Les Ducs manquent une belle occasion de se relancer dans cette rencontre. Les Brûleurs de Loups retrouvent la zone offensive avec un lancer de Deschamps non cadré puis une tentative de Fleury repoussé par Cowley. Ils finissent très fort ce deuxième tiers-temps en monopolisant la rondelle et en continuant d’attaquer la cage angevine. Onno arrive lancé et prend un gros tir sur Cowley qui repousse, Champagne est présent au rebond mais manque le cadre. Au supplice en cette fin de tiers, les Ducs limitent la casse mais se retrouvent menés de deux buts après avoir subi la furia grenobloise pendant 20 minutes (trois buts encaissés pour 19 tirs cadrés contre 4 seulement à Angers).
Les Brûleurs de Loups peuvent voir venir au début de la troisième période avec leurs deux buts d’avance. Cela ne les empêche pas de continuer à attaquer à l’image d’un tir de Raymond qui passe de très peu à côté du poteau. Mais les affaires angevines se présent mal car Manavian se fait sanctionner pour un cinglage sur Koudri ce qui offre à Grenoble sa toute première supériorité numérique de la rencontre. Le jeu de puissance peine à s’installer côté grenoblois mais Prapavessis envoie le palet au-dessus du plexiglas ce qui offre une double supériorité numérique aux Brûleurs de Loups. L’occasion est trop belle pour enfoncer le clou : après des tentatives de Treille et Hardy, Koudri passe en retrait le palet à Sacha Treille qui expédie un one timer dans la lucarne (5-2, 44’09). Cette fois l’avance grenobloise semble définitive mais les Ducs continuent d’y croire. Ils laissent des espaces, notamment à Damien Fleury qui part dans le dos de la défense pour défier Cowley mais il ferme un peu trop son angle et perd son duel avec le portier angevin. Dommage pour Grenoble car les Ducs parviennent à trouver l’ouverture sur un lancer de Prapavessis dévié imparablement par Charbonneau (5-3, 47’23).
Avec ce but, les Ducs remettent la pression sur les Grenoblois mais ils doivent encore remonter deux buts ce qui permet à Deschamps de prendre l’espace pour un deux contre un avec Fleury. Cowley repousse le lancer du « casque d’or » grenoblois puis récidive face à Champagne quelques instants plus tard. Alors qu’Angers essaie de remettre la pression, les Brûleurs de Loups continuent à tenter d’exploiter le moindre contre. Cowley doit s’y prendre à deux reprises pour repousser des tentatives de Hardy et laisser son équipe dans le match. De l’autre côté de la glace, Charbonneau, le meilleur attaquant angevin ce soir, n’est pas loin du triplé mais il est contré par Lamarche. Sur une contre-attaque grenobloise, Aurélien Dair est repris irrégulièrement par Manavian ce qui met les Ducs en infériorité numérique au mauvais moment. Les Brûleurs de Loups cherchent surtout à gagner du temps et se voient repoussés par les Ducs auteurs d’une bonne performance défensive. Champagne a tout de même une belle opportunité sur un palet qui traîne devant le slot mais la pénalité est tuée assez facilement par le boxplay angevin. Les minutes défilent tout de même en faveur des Brûleurs de Loups qui se rapprochent de la fin de match. Une action d’Aurélien Dair pour Fabre aurait pu mettre fin au suspense mais Cowley étend sa jambière. A deux minutes de la fin, une pénalité de Halley à deux minutes de la fin pour une obstruction sur Sacha Treille empêche Mario Richer de sortir son gardien. Cowley réalise encore un double arrêt face à Fleury alors que les esprits s’échauffent entre Ross et Dair dans la dernière minute mais Grenoble tient son succès jusqu’au bout.
Après une mise en route difficile, les Brûleurs de Loups ont laissé leur frustration au vestiaire après le premier tiers et ont nettement haussé leur niveau de jeu à partir du deuxième tiers-temps pour remporter finalement ce choc face aux Ducs avec une nette domination lors des 2 derniers tiers-temps (41 tirs à 11 au cours des 40 dernières minutes). Même si l’indiscipline aurait pu leur coûter cher avec une succession d’infériorités numériques, ils ont pu compter sur un très bon boxplay qui leur a permis une nouvelle fois de marquer à quatre contre cinq à un moment très important. Mais ce sont surtout ces deux buts marqués à trente secondes d’intervalle au deuxième tiers qui ont fait basculer la rencontre de leur côté, passant le score de 1-2 à 3-2 pour ne plus se faire rejoindre. Sur le plan individuel on retiendra l’excellent match de Joël Champagne qui a montré beaucoup de caractère et qui a probablement livré là son meilleur match depuis longtemps. Sacha Treille a également fait parler ses qualités de finisseur avec deux buts marqués. Dans les cages, Stepanek a fait son match même s’il a encaissé 3 buts sur 20 tirs seulement. On notera également que Fleury, très nerveux ce soir, a enfin marqué alors qu’il manquait de réussite ces derniers temps. Les Brûleurs de Loups terminent donc leur semaine sur un sans-faute (3 victoires en 3 matchs) et consolident ainsi leur première place au classement. Le programme de la semaine prochaine s’annonce chargé avec un déplacement à Mulhouse chez l’équipe en forme du moment et la réception du grand rival, les Dragons de Rouen.
Les Ducs ont mis les ingrédients qu’il fallait au premier tiers-temps pour virer en tête mais ils n’ont pas réussi à reproduire leur effort pendant les deux autres tiers-temps, se mettant à subir puis à plier lorsque les Brûleurs de Loups sont montés en puissance, probablement pénalisés par une défense en effectif réduit ce soir. Evan Cowley a malgré tout réussi un très bon match alors que Jonathan Charbonneau a fait apprécier ses qualités de buteur mais cela n’a pas suffi. Cette première défaite en huit matchs fait l’affaire de Rouen dans la lutte pour la deuxième place alors que les Ducs reçoivent Gap mardi pour retrouver le chemin de la victoire.
Désignés meilleurs joueurs du match : Sacha Treille (Grenoble) et Jonathan Charbonneau (Angers)
(Photos de Philippe Crouzet)
Commentaires d’après-match :
Jyrki Aho (entraîneur de Grenoble) : « Bien sûr ce sont toujours trois points, les mêmes qu’on peut avoir à chaque match. De ce point de vue, c’est la même chose que pour les matchs précédents mais cette fois c’était face à une des meilleures équipes. J’ai aimé le niveau émotionnel que nous avons eu aujourd’hui et la façon avec laquelle on se battait et on réagissait à certaines situations aujourd’hui. On a vraiment puisé dans nos ressources profondes et parfois c’est encore plus important que certains aspects tactiques. La partie plus négative était qu’à 5-2, on a arrêté de jouer. On a arrêté de faire ces choses qu’on avait faites jusque-là et on leur a donné ce petit momentum à ce moment-là mais voilà c’est trois points et un match avec beaucoup d’émotion donc c’est bien. On a bien réagi positivement ce soir, en tirant de l’énergie de certaines choses qui se sont passées pendant le match et en montrant quelle équipe nous sommes et quel genre de joueurs nous avons et je suis vraiment fier de cela, c’est la façon avec laquelle nous devons gérer ce genre de situation, se mettre plus en avant et montrer que nous sommes bons. Physiquement, c’est aussi un des facteurs importants dans un match, quand vous gérer les choses de la bonne façon, vous mettez votre énergie dans vos jambes et vous en mettez plus dans le match. Le match était assez physique aujourd’hui. Et c’est le hockey que j’aime, il y avait des mises en échec, les deux équipes jouaient et patinaient à fond, c’est le genre de match qu’il nous faudrait jouer plus souvent. C’était notre septième but en infériorité numérique, c’est une des choses importantes cette année qui oblige l’adversaire à être plus méfiant parce qu’il sait qu’on peut marquer dans ces situations d’infériorité numérique. C’est bien même si le plus important ça reste de tuer les pénalités parce que le power-play et le PK s’équilibrent d’un point de vue du résultat final, les deux situations sont aussi importantes quand vous n’encaissez pas de but. Et si vous arrivez à marquer, c’est important également. Les deux situations sont importantes à gérer. »
Sacha Treille (attaquant de Grenoble) : « C’était très important pour nous, parce qu’on sait que dans un match il peut y avoir des tas de scenarios, et notamment les scenarios où on est menés au score et c’est important de savoir que le groupe est capable de réagir là-dessus. Donc le bon côté de ce match c’était la réaction du groupe. Eux étaient un peu shorts avec leur line-up, ils avaient 2 ou 3 blessés ou suspendus donc ils ont montré une grosse intensité au début, nous on a laissé passer l’orage et on a su vraiment réagir et à la fin on était dominants dans le jeu physique et dans le patin et ça a payé. Je fais l’effort sur une belle passe de Joël et c’est récompensé donc tant mieux. Ce sont les matchs qu’on aime jouer, quand la patinoire est remplie c’est encore mieux, je pense qu’il y a eu un beau spectacle, de bons rebondissements et ça a fait plaisir à tout le monde, au public, à nous et voilà. On a cœur de rester premiers, c’est important pour les play-offs, nous l’objectif c’est de rester en haut pour avoir après l’avantage de la glace sur les play-offs, on n’en est pas encore là mais on garde un œil là-dessus et on avance match par match. A la maison, on se doit de montrer de belles performances, on a réussi et là il y a encore des beaux matchs avant la trêve. Dans le vestiaire au premier tiers, on s’est dit qu’on était impuissant de toute manière par rapport aux décisions arbitrales, quand un arbitre prend une décision, on doit l’accepter. On s’est dit qu’il fallait qu’on se calme parce qu’on partait un peu dans tous les sens, dans la frustration… Et on s’est remis à jouer au hockey tout simplement. Il y a eu beaucoup de réactions qui ont été très positive ce soir, notamment la remontée au score et la gestion de nos émotions. »
Damien Fleury (attaquant de Grenoble) : « C’est une grosse victoire pour nous, Angers c’est une très bonne équipe, du haut de tableau et on avait à cœur de faire un bon match. Et d’offrir cette victoire à notre public et ce soir c’est chose faite, maintenant il faut vite oublier et se pencher sur le match de mardi parce que ça va venir vite. On savait qu’ils allaient arriver fort, c’est vraiment leur force les entames de match. Et ça a été le cas, nous on n’a rien lâché, on s’est accroché et on a su faire la différence au deuxième tiers et physiquement on était prêts alors que eux ils arrivaient d’Anglet donc ils avaient pas mal de nuits dans le bus et c’est sûr que ça les a pas aidés sur ce coup-là donc tant mieux pour nous. Ça m’a fait du bien de marquer, déjà je l’attendais depuis un bout de temps et après c’est sûr que j’ai pas mal d’occasions et j’en mets peu au fond donc c’est sûr que là ça fait du bien et ça a fait du bien à l’équipe de prendre un peu l’air donc c’est très satisfaisant. Avec Dylan, on est deux joueurs qui ont pas mal de vitesse et là on essaie de l’utiliser, quand on récupère le palet dans notre zone, on essaie de pas le balancer n’importe comment mais d’essayer de se trouver et là j’ai une belle passe de Bobby, je vois que Dylan est à deux mètres de moi, je lui donne et il utilise sa vitesse, je le suis et derrière il me fait une belle passe donc oui c’est cool et j’espère que c’est pas le dernier ! »
Nicolas Ritz (attaquant d’Angers) : « On attendait ce match mais en ce moment on subit un peu le calendrier en ce moment, nous on passe un peu notre vie sur la route donc on enchaîne les matchs et on essaie de tenir le mieux possible, après ce soir c’est un match qui compte un peu plus contre une équipe de haut de tableau. Je pense qu’on est assez bien sortis au début et après on a un peu de mal à enchaîner sur le deuxième tiers quand ils accélèrent et c’est là qu’on voit un peu les limites qu’il faut qu’on travaille et c’est là aussi qu’on ressent la fatigue du groupe qui nous plombe un peu pour re-réagir quand ils se réveillent au deuxième tiers. Ils ont vraiment accélérer au deuxième tiers et les power-plays ou PKs changent pas mal le rythme du match, il y en a énormément ce soir des deux côtés. Ils ont été opportunistes sur leurs occasions assez rapidement pour changer le score du match quand ils ont accéléré et après on a eu un peu de mal à réagir à 3-2 pour relancer tout de suite. On attaque ce match comme on attaque les matchs d’habitude, je pense qu’est la meilleure façon d’attaquer les matchs, de sortir le plus fort possible et de ne pas être en réaction donc c’était plutôt bien et positif en début de match de mettre le rythme dès le début mais voilà c’est 60 minutes et il faut qu’on soit capables de tenir cela sur plus longtemps. On a Robin qui était suspendu, on a aussi un nouveau joueur qui vient d’arriver qui doit s’intégrer à notre équipe et trouver ses marques, on joue avec cinq défenseurs derrière parce que Kévin n’est pas là donc tout ça accumulé plus l’enchaînement des voyages et le calendrier qu’on a eu, ça se ressent sur la deuxième partie de match et c’est là qu’on n’arrive pas à réenclencher la vitesse qu’il faudrait pour rivaliser avec eux quand ils ont accéléré au deuxième tiers. Ca a enchaîné vite et prendre un but en power-play sur le quatrième ce n’est pas évident et après on a un but refusé et c’est compliqué, pour le coup ils ne le voient pas sur la vidéo et nous on a vu que le palet a été retouché par la crosse mais c’est un fait de jeu, ce n’est pas ça qui change le match mais du coup le 4-2 en pp nous fait mal, le 4-3 nous aurait fait vraiment du bien pour mettre un momentum dans l’autre sens, on ne l’a pas eu et je pense qu’après on a eu du mal à trouver les ressources pour repasser par-dessus. Par rapport à la demi-finale, il y a du temps, il y a une trêve, il y a de la préparation, et une compétition différente, la coupe de France c’est autre chose, c’est un match couperet, ce sera un différent, ce sera chez nous aussi et on espère que l’issue sera meilleure mais ce sera un autre combat en coupe de France. La finale de la coupe continentale, c’est surtout une belle récompense pour le club, les bénévoles, tous ceux qui font ce travail-là, nous on l’a vu de l’intérieur, on a vu les championnats du monde féminins qui ont été organisés à Angers, même si c’est pas nous qui l’avons organisé, il y avait les championnats de France de patinage et on a eu le premier tour de la ContiCup et c’est vrai qu’il y a un gros travail de l’ombre qui est fait, il y a beaucoup de monde qui font que notre outil qui est déjà un outil de qualité est bien utilisé dans ces moments-là et c’est une bonne récompense de la jouer chez nous surtout qu’on a vu l’organisation à Cardiff, on a joué un tour là-bas et l’organisation n’avait rien à voir avec ce qui avait été fait par nos bénévoles sans être chauvins et côté sportif ça va être un beau moment à partager avec nos fans et trois gros matchs et ça va être une belle finale je pense. »
Grenoble – Angers 5-3 (1-2, 3-0, 1-1)
Dimanche 4 décembre 2022 à 18h15 à Pôle Sud. 4097 spectateurs.
Arbitrage de Damien Bliek et Nicolas Barbez assistés de Gwilherm Margry et Jérémie Douchy
Pénalités : Grenoble 16’ (10’, 4’, 2’), Angers 12’ (2’, 0’, 10’)
Tirs : Grenoble 46 (5, 19, 22), Angers 23 (12, 4, 7)
Engagements : Grenoble 35 (10, 14, 11), Angers 30 (9, 9, 12)
Évolution du score :
0-1 à 04’26 : Harms assisté de Ross et Torquato (sup. num.)
1-1 à 14’46 : Champagne
1-2 à 16’57 : Charbonneau assisté de Halley
2-2 à 26’48 : Hardy assisté de Koudri et Munoz
3-2 à 27’16 : Treille assisté de Champagne et Crinon
4-2 à 33’46 : Fleury assisté de Fabre et Raymond (inf. num.)
5-2 à 44’09 : Treille assisté de Koudri et Deschamps (sup. num.)
5-3 à 47’23 : Charbonneau assisté de Prapavessis et Halley
Grenoble
Attaquants
Dylan Fabre – Nicolas Deschamps (A) – Damien Fleury (A) (6’)
Sacha Treille – Joël Champagne (C) – Aurélien Dair (4’)
Markus Poukkula (2’) – Adel Koudri (2’) – Julien Munoz
Flavian Dair – Timothée Quattrone
Défenseurs :
Bobby Raymond – Jere Rouhiainen (2’)
Kyle Hardy – Maxim Lamarche
Pierre Crinon – Lucien Onno
Gardien :
Jakub Stepanek
Remplaçants : Raphaël Garnier (G), Alexandre Pascal. Absents : Janne Jalasvaara (genou), Brent Aubin (blessé).
Angers
Attaquants :
Cédric DiDio Balsamo – Nicolas Ritz (C) – Gints Meija
Jonathan Charbonneau – Philippe Halley (2’) – Tommy Giroux
Maurin Bouvet – Zack Torquato – Brendan Harms (2’)
Marius Serer – Téo Sarliève
Défenseurs :
Neil Manning – Antonin Manavian (4’)
Nick Ross (2’) – Vincent Llorca (A)
Matt Prapavessis (2’)
Gardien :
Evan Cowley
Remplaçant : Julian Barrier Heyligen (G), Pierre Byé, Ethan Gourbil. Absents : Kévin Dusseau, Baptiste Couturier, Robin Gaborit (suspendu).