Les Suisses, blanchis deux fois pour démarrer ce tournoi, reçoivent à Riga les Kazakhs, pour tenter de faire la passe de trois. Pour les Kazakhs, glaner des points devient de plus en plus important dans la course au maintien.
Les premières minutes offrent une ronde d’observation, les deux équipes luttant pour le contrôle de la rondelle. Les Kazakhs tentent de se loger en zone offensive mais le jeu se cantonne en zone neutre. La première véritable occasion de cette partie est à mettre au compte de la Nati. Marco Miranda porte le palet en zone offensive, trouve Gaëtan Haas qui tente sa chance. Andrey Shutov s’impose mais le rebond laissé par le gardien profite à Tobias Geisser qui ouvre la marque (1-0 à 04’48). Le but sonne complètement les Kazakhs, qui peinent à réagir.
Difficile de lutter face à cette sélection suisse impressionnante depuis le début du Mondial. Les vagues rouges se succèdent sur la zone offensive. Alors que la fin du tiers temps se profile, Dinmukhamed Kaiyrzhan est chassé pour accrocher (16’20). Les tirs pleuvent sur la cage kazakhe mais Shutov, aidé par une unité défensive solidaire et efficace, fait front et permet aux siens de regagner les vestiaires avec seulement un but de retard. Les Suisses se procurent d’innombrables occasions (17 tirs sur le but) mais devront donc concrétiser cette domination au retour des vestiaires pour ne pas le regretter en cas d’égalisation.
De retour sur la glace de la capitale lettone, la domination suisse reprend. Nino Niederreiter offre un caviar à Enzo Corvi devant la cage mais le gardien kazakh vient voler tout espoir de but d’un arrêt du plastron (20’42). À l’instar du premier tiers, les visiteurs du soir tentent de sortir de leur zone défensive mais ont toutes les peines du monde à se créer la moindre occasion franche.
De son côté, la Nati n’a pas besoin de forcer son hockey. Damien Riat tente sa chance, c’est repoussé de l’épaule par Shutov. Michael Fora récupère et trouve Fabrice Herzog à la bleue qui allume la mèche et prend à revers le gardien (2-0 à 27’34). La mi-match s’annonce et les rouges occupent toujours la zone offensive. Fabrice Herzog, buteur, se mue en passeur. Il trouve Tanner Richard derrière le but. Richard patiente, feinte à gauche et repique à droite, servant Damien Riat dans l’enclave pour porter l’écart à trois buts (3-0 à 30’59). Les Suisses ajoutent un quatrième but mais celui-ci est refusé par les arbitres pour une interférence sur le gardien (35’46). La fin de tiers voit les azur et blanc tenter tant bien que mal de récupérer la rondelle, confisquée par les coéquipiers de Nino Niederreiter, qui rentrent aux vestiaires désormais confortablement aux commandes.
L’ultime tiers n’échappe pas à la logique sportive des deux premiers. Samat Daniyar fait trébucher Nieddereiter et la Nati dispose de sa deuxième supériorité numérique (40’30). Dean Kukan et Denis Malgin combinent à la bleue, trouvent Nino Niederreiter dans l’enclave et le capitaine suisse aggrave le marque (4-0 à 40’44). Les azur et blanc souffrent et ne peuvent que partiellement sortir de leur zone défensive. Les choses se compliquent encore un peu plus pour les Kazakhs alors qu’Adil Beketayev est chassé pour cinglage (46’06). Malgré une domination sans crier gare, les Suisses ne trouvent pas la solution en supériorité numérique.
Les minutes se font longues pour les coéquipiers d’Andrey Shutov, qui subissent, retranchés dans leur zone défensive. Une contre-attaque rapide et Sven Senteler tente sa chance, le rebond navigue de l’autre côté de la glace et Roman Loeffel s’en saisit pour ajouter un cinquième but (5-0 à 49’31). Les affaires du Kazakhstan vont de mal en pis. Le chronomètre défile et les azur et blanc adressent enfin leur premier tir du tiers sur le but gardé par Leonardo Genoni (55’25). Le tir n’inquiète pas le gardien suisse qui permet aux siens de repartir de l’avant. La sirène vient mettre fin au calvaire du Kazakhstan.
Pour la troisième fois en autant de rencontres, les Suisses sont blanchis. Seule la Russie avait disposé d’une telle performance lors d’un mondial élite, c’était en 2018 au Danemark. Pour les Kazakhs, il faudra repartir de l’avant dès demain pour aller à la conquête de leur maintien.
Désignés hommes du match : Dean Kukan (Suisse) et Samat Daniyar (Kazakhstan)
Commentaires d’après-match :
Patrick Fischer (entraîneur de la Suisse) : « Cela n’aurait pas pu mieux démarrer, 15 buts sans en prendre un seul… La façon dont nous avons joué pendant 60 minutes m’a plu. Le premier forechecker met la pression, chacun a travaillé derrière, personne n’a merdé, cela rend aussi les choses plus faciles pour les défenseurs. C’était très bien défensivement et nous n’avons pas fait de cirque offensif, nous avons essayé de mettre le palet à la cage avec du trafic dans le slot. Nous savons tous qu’on attendait ces trois victoires de nous et que les tâches difficiles commencent. Nous avons essayé diverses combinaisons et nous avons décidé de placer Fiala avec Malgin, un duo vraiment dangereux. Nous avons déjà une idée d’où jouera Hischier, vous le verrez demain à l’entraînement. »
Crédit photo : IIHF
Suisse – Kazakhstan 5-0 (1-0, 2-0, 2-0)
Mardi 16 mai 2023 à l’Arena Riga. 2792 spectateurs.
Arbitres : Sean Macfarlane (USA) et Liam Sewell (GBR) assistés de Jake Davis (USA) et Tarrington Wyonzek (CAN)
Pénalités : Suisse 0′ (0′, 0′, 0′) ; Kazakhstan 2′ (2′, 0′, 4′)
Tirs : Suisse 36 (17, 12, 7) ; Kazakhstan 13 (4, 8, 1)
Evvolution du score :
1-0 à 04’48 : Geisser assisté de Haas et Miranda
2-0 à 27’34 : Herzog assisté de Fora et Riat
3-0 à 30’59 : Riat assisté de Richard et Herzog
4-0 à 40’44 : Niederreiter assisté de Malgin et Kukan (sup. num.)
5-0 à 49’31 : Loeffel assisté de Senteler
Suisse
Attaquants :
Nino Niederreiter (C) – Enzo Corvi (+1) – Andres Ambühl (A, +1)
Kevin Fiala – Denis Malgin – Christoph Bertschy
Marco Miranda (+1) – Gaëtan Haas (+1) – Dario Simion (+1)
Fabrice Herzog (+2) – Tanner Richard (+2) – Damien Riat (+2)
Sven Senteler (+1)
Défenseurs :
Christian Marti (A) – Dean Kukan (+1)
Romain Loeffel (+1) – Michael Fora (+2)
Tobias Geisser (+2) – Andrea Glauser (+2)
Gardien :
Leonardo Genoni (13 arrêts)
Remplaçant : Joren van Pottelberghe (G). Non alignés : Robert Mayer (G), Janis Moser (D, malade), Calvin Thürkauf (A, opération de l’épaule).
Kazakhstan
Attaquants :
Roman Starchenko (C) – Arkadi Shestakov – Evgeni Rymarev
Batyrlan Muratov (-1) – Maksim Mukhametov (-1) – Nikita Mikhailis (A, -1)
Kirill Savitski – Alikhan Omirbekov – Mikhail Rakhmanov
Maxim Musorov (-3) – Abay Mangisbayev (-3) – Dinmukhamed Kaiyrzhan (-3, 2′)
Défenseurs :
Adil Beketayev (A, 2′) – Samat Daniyar (2′)
Valeri Orekhov (-1) – Kirill Polokhov
Tamirlan Gaitamirov – Artyom Korolyov
Madi Dikhanbek (-3) – Danil Butenko (-4)
Gardien :
Andrey Shutov (31 arrêts)
Remplaçant : Nikita Boyarkin (G). Non alignés : Maksim Pavlenko (G), Dmitri Grents (A), Alikhan Asetov (A, blessé).