Voici notre dernier volet de la présentation KHL, celui qui nous amène jusqu’à la mer du Japon :
- Comment la star la mieux payée de KHL s’est gravement blessée au milieu de l’été
- Comment le Kazakhstan s’accommode du rallongement de la saison jusqu’à fin mai, après les championnats du monde
- La volonté du Sibir de rétablir les ponts avec son club amateur qui rappelle un peu la réorganisation de… l’Hormadi.
Avangard Omsk : blessé juste après avoir signé un énorme contrat
Les excellentes passes latérales de Vladimir Tkachyov sont un peu l’incarnation du hockey offensif qui plaît tant aux supporters de l’Avangard Omsk. Le perdre aurait été impensable. Quand le natif de la ville a envisagé de retenter sa chance en NHL, les dirigeants du club ont réglé la question en un quart d’heure en lui proposant un pont d’or : un contrat qui en fait de loin le joueur le mieux payé de la ligue et qui – en prime – est conclu pour une durée de 5 ans ! Pour relativiser ce salaire (120 millions de roubles par an, soit 1,2 million d’euros), on peut remarquer qu’il représente un plus faible pourcentage de la masse salariale maximale (13%) que ceux des stars de NHL (plus de 15% pour le dernier contrat signé par Leon Draisaitl et jusqu’à 20% autorisés).
Mais il y a une différence notable de règlement entre les deux ligues : en NHL, un joueur blessé est retiré de la masse salariale. Pas en KHL. Or, deux mois après avoir apposé sa signature sur son contrat, le malheureux Tkachyov – on a failli dire mais on ne dira pas le pauvre Tkachyov – s’est rompu le tendon d’Achille sur un exercice d’accélération en s’entraînant fin juillet. Il est en convalescence post-opératoire en Allemagne et ne sera pas de retour avant le Nouvel An. Point positif des règles KHL : personne n’accusera l’Avangard de tricher comme lorsque Tampa Bay avait été champion avec le joker blessé revenu « hors plafond » en play-offs Nikita Kucherov. Point négatif : Omsk est lourdement handicapé. Un autre ailier gauche tirant de la droite, Stanislav Galiyev, a été instantanément recruté pour boucher le trou, mais il n’est ni aussi efficace ni aussi spectaculaire que Tkachyov.
Contrairement aux années précédentes, l’Avangard avait fixé comme condition que tous les joueurs devraient être présents à l’ouverture du camp d’entraînement le 1er août, même les étrangers, arrivés le 30 juillet pour un examen médical dans l’intervalle. Y compris Cole Cassels, que sa femme et sa fille née en tout début d’année ne rejoindront qu’en octobre. Centre défensif polyvalent, Cassels n’est pas un joueur de première ligne mais le fait qu’il soit un ex-coéquipier en AHL de Reid Boucher a facilité sa venue. Boucher, c’est l’autre attaquant-phare de l’équipe avec son one-timer. Et devinez se qui s’est passé au premier match de pré-saison contre Minsk. Non, quand même pas ? Et si : lui aussi s’est blessé…
Dans son malheur, l’Avangard a eu la chance qu’il y ait pas mal de bons joueurs russes encore sans contrat en août, contrairement à l’an passé, du fait de l’augmentation du quota d’étrangers. Là encore, dès qu’ils ont appris que Boucher serait absent plus d’un mois, les dirigeants ont très vite réagi – en deux heures à peine – en engageant Aleksei Makeev, qui venait de connaître sa meilleure saison à 32 ans (deuxième marqueur de l’Avtomobilist en playoffs avec 11 points) mais qui pointait au chômage, apparemment viré pour un incident survenu justement pendant ses séries. Makeev est un patineur intense et un finisseur au bon timing sur les rebonds.
Néanmoins, l’Avangard sans Tkachyov manque de créativité. Le 20 septembre, il a donc annoncé le retour du technique Ryan Spooner, non conservé de la saison dernière, mais avec un salaire plus modeste, juste ce qui restait sous le plafond. Au complet, l’équipe est ainsi redoutable sur le papier. Elle a plus de défenseurs offensifs, et le capitaine Damir Sharipzyanov a dû abandonner son statut de numéro 1 à la ligne bleue en powerplay à Darren Dietz, recruté grâce au « délit d’initié » du centre Linden Vey qui a appris avant tout le monde que son ex-coéquipier au Barys devrait quitter le CSKA. Un autre défenseur droitier expérimenté – profil convoité – est arrivé en la personne de Pavel Koledov, mais ce joueur polyvalent semble avoir été payé bien cher pour ne même pas jouer en avantage numérique. En tout cas, Omsk a gagné en profondeur, y compris dans les cages avec l’arrivée de Mikhaïl Berdin (qui, vous allez rire, est blessé).
En playoffs, Omsk s’annonce redoutable. Son problème, c’est de tenir jusqu’au retour de Tkachyov en assurant une place correcte en saison régulière. L’entraîneur Sergei Zvyagin, qui laisse beaucoup de libertés à ses joueurs, va peut-être devoir adapter son modèle sans son meneur offensif. Il a déjà survécu à une série de 7 défaites en septembre (dont 5 à l’extérieur), grâce à la circonstance atténuante de l’absence de son meilleur joueur. Mais cela ne pourra pas durer éternellement, d’autant que Boucher est revenu pour la dernière tournée et que Spooner s’ajoute pour les matches suivants à domicile.
Salavat Yulaev Ufa : le club des cinq
Éliminé deux fois de suite au premier tour, le Salavat Yulaev a pourtant maintenu sa confiance à son entraîneur Valeri Kozlov, en promettant que ses échecs rendraient l’équipe encore plus motivée. Cette patience est inhabituelle en KHL, et elle s’explique parce que les stars nord-américaines Joshua Leivo et surtout Alexander Chmelevski (« J’ai un respect incroyable pour cet homme et je veux pour lui) ont conditionné leur resignature au maintien de l’entraîneur. L’Américain Chmelevski a même été rejoint en Russie par son frère Ilya, qui ne vient que de junior A et qui a logiquement été envoyé dans l’équipe-ferme du Toros Neftekamsk, mais qui s’y attendait.
Le club de la ville d’Oufa a beaucoup investi dans ses Nord-Américains. C’est le club qui leur verse les plus gros salaires, et qui compte sur eux pour contrôler le palet. Utilisé dans toutes les situations de jeu, la recrue Sheldon Rempal doit accélérer les actions offensives. Avec le nouveau centre Nathan Todd, ils s’occupent pour ainsi dire de tout. En compagnie de l’ailier russe Aleksandr Sharov, ils sont cinq attaquants alignés ensemble en jeu de puissance ! Le Salavat Yulaev n’a en effet jamais remplacé le défenseur offensif Nicolas Meloche (parti à Minsk), ne trouvant pas le profil idéal. Il visait assez haut, en l’occurrence un certain Tyson Barrie, finalement pris à l’essai par Calgary. Il reste toujours une cinquième poste d’étranger libre, pour la fin des camps NHL…
Ce sera certainement un recours car le Salavat Yulaev a été dépouillé dans son contingent russe à l’intersaison. Il a subi – et n’a pas égalé – une offre agressive de Magnitogorsk sur l’agent libre restreint Danil Bashkirov, qui a augmenté son salaire chez le champion… mais diminué son temps de jeu. Il a surtout échangé au CSKA Moscou (contre trois jeunes et un dédommagement financier) l’attaquant biélorusse Ivan Drozdov, qui tenait un rôle offensif très important (48 points en saison régulière et surtout 8 points en 6 matches de play-offs). C’est peut-être une vente forcée : le sponsor majeur du Salavat Yulaev, la compagnie pétrolière locale Bashneft, est une filiale de Rosneft qui est propriétaire du CSKA…
La profondeur reste donc faible dans les cages (tout repose sur Aleksandr Samonov), en défense, et même en attaque. Il n’y a pas vraiment d’ailier de deuxième ligne pour compléter le top-6 avec les cinq indéboulonnables du powerplay. Ce rôle a été tenu en début de saison par Gleb Kuzmin, un travailleur dévoué, mais le pauvre a été évacué sur civière mi-septembre contre Omsk en heurtant la balustrade la tête la première après une collision avec Dietz. Comme pour les Finlandais « avant-guerre » (quand le club passait au moins un ou deux tours), il semble peu probable que les Nord-Américains puissent faire gagner le Salavat tout seuls.
Sibir Novosibirsk : comment former des jeunes sans adversité locale ?
Les 4 points perdus pour sanction administrative (dépassement par erreur du quota d’étrangers) n’ont pas seulement coûté les play-offs à Novosibirsk la saison passée. Ils ont aussi mis fin à une époque. Cela faisait 14 ans que le Sibir était dirigé par un seul homme au grand pouvoir, Kirill Fastovsky, officiellement directeur général, en pratique aussi directeur sportif, en plus d’avoir un siège au conseil d’administration de la KHL. Son temps a pris fin. Les représentants du gouverneur de la région de Novosibirsk ont engagé Viktor Merkulov : comme Fastovsky à l’époque, c’est un Moscovite n’ayant jamais joué au hockey qui a été sélectionné pour réorganiser le club. Ancien manager du Dynamo, Merkulov (37 ans seulement) présidait depuis un an et demi l’association des agents de joueurs de KHL et sera un vrai directeur sportif, chargé de négocier les contrats et de constituer l’équipe.
Le gouverneur – qui est in fine le patron décisionnaire et financeur – ne cesse de dire que le club devrait se concentrer sur ses joueurs locaux. Or, l’école de hockey du Sibir était une entité indépendante avec laquelle l’interaction était désespérément faible. Un seul joueur de la génération 2007 a ainsi intégré l’équipe junior de MHL, qui dépend de la structure professionnelle ! C’est pourquoi Lev Krutokhvostov, l’ancien directeur de l’école de hockey, a été nommé nouveau directeur général du club pro pour rétablir la pyramide de formation jusqu’en haut.
Nommé « directeur du scouting », l’ancien joueur Yuri Butsaev a été chargé de développer les jeunes locaux, plus que de dépister des talents lointains. Le gros problème de Novosibirsk est que la ville est située dans une Région (« Sibérie ») très faible où il n’y a presque pas d’adversité : l’Avangard n’y fait jouer que sa réserve et a obtenu que sa meilleure équipe de chaque classe d’âge parte jouer dans une zone plus forte (« Oural – Sibérie Occidentale », voir botre page des championnats russes de jeunes). Forcément, les meilleurs jeunes s’en vont pour progresser. Le Sibir en a conscience mais veut au moins qu’ils reviennent ensuite quand ils sont en âge junior et que leur club peut leur mettre le pied à l’étrier en équipe première.
Le nouvel entraîneur, Vadim Epanchintsev, a été choisi pour sa capacité à travailler avec les jeunes, mais aussi parce qu’il prône un hockey offensif qui convient au toujours très enthousiaste public sibérien. La première question qu’Epanchintsev dit s’être posée était la recherche d’un attaquant pour compléter le centre Andy Andreoff et l’ailier Trevor Beck, qui forment le duo offensif majeur. Le coach a d’abord opté pour la recrue de 38 ans Sergei Shirokov, ancien champion olympique et doublé champion du monde, nommé capitaine comme dans ses deux clubs précédents (Spartak et Avtomobilist). En fin de compte, il a séparé ses deux Canadiens. Il a aligné Beck avec Valentin Pyanov, qui doit démontrer aux côtés de cet ailier individualiste ses qualités défensives pour effacer sa fiche de -19 de la saison passée à Omsk (fiche qui a bien aidé le Sibir à réembaucher ce joueur formé au club à un salaire inférieur à celui d’avant son départ), et un joker de dernière minute, Vladislav Kara.
Né sur les rives du fleuve Amour, formé de 6 à 12 ans à Salekhard sur le cercle polaire, passé par la Slovaquie en junior, Vladislav Kara a un parcours un peu atypique. Critiqué début septembre par son entraîneur au Vityaz, il a été envoyé quelques jours plus tard au Sibir alors que la saison avait déjà commencé. Il a mis un but à son premier match, puis deux buts à son deuxième match… sans sourire et sans les célébrer. Epanchintsev a ensuite expliqué que Kara dédiait ces buts à sa mère qui venait de décéder, et que le club lui avait accordé un congé de deuil. Condoléances à lui et à sa famille.
Amur Khabarovsk : un mariage fait pour durer ?
Andrei Martemyanov est un entraîneur bien perçu, par ses discours pleins d’éloquence et d’émotions, mais aussi par ses résultats : il avait toujours atteint les playoffs les cinq années précédentes… mais Khabarovsk jamais avant son arrivée. Dans leur mariage, c’est lui qui apporté la dot à l’Amour : la qualification tant attendue. Mais jusqu’ici, les années à play-offs y étaient toujours sans lendemain. Il est difficile de durer en Extrême-Orient car les joueurs ne tiennent pas longtemps le rythme des voyages et du décalage horaire.
Cette fois les bases restent. Après une saison solide, le gardien Igor Bobkov est toujours là. Plus aucune nouvelles en revanche de Jānis Kalniņš, qui a perdu sa place de titulaire à son profit et qui est persona non grata en Lettonie après sa signature en KHL. La défense non plus n’a pas changé. Alors, c’est vrai, les deux attaquants majeurs, Yegor Korshkov et Stanislav Bocharov, sont partis. Mais grâce à l’augmentation du quota de 3 à 5 étrangers, ils ont été remplacés par deux Nord-Américains connaissant déjà la ligue, et sachant très bien où ils mettent les pieds : dans les avions.
Ces deux renforts sont Devin Brosseau, le meilleur marqueur du Kunlun Red Star, et surtout Alexander Galchenyuk. L’Américain de 30 ans, qui était un parmi d’autres au SKA Saint-Pétersbourg, sera ici la star la mieux payée de son équipe. Mais l’amélioration de l’offensive doit surtout passer par un meilleur rendement des deux autres gros salaires. Alex Broadhurst avait vu sa saison hachée par les blessures, et s’il a prolongé de deux ans, c’est que le club est persuadé qu’il sera performant s’il reste en santé. Cela reste en revanche à confirmer pour le technique Aleksandr Khoklachev, qui n’avait inscrit que 24 points quand on en attendait deux fois plus.
Admiral Vladivostok : la saison de la vérité
Après un exceptionnel deuxième tour de playoffs en 2022/23 et une non-qualification en 2023/24, qu’attendre de l’Admiral Vladivostok pour la troisième saison pleine de l’entraîneur Leonids Tambijevs ? De nouveau, l’effectif a tourné à plus de 50%. Seul un des quatre meilleurs marqueurs est resté (Daniil Gutik). Néanmoins, l’arrivée d’un agent libre de 30 ans comme Sergey Shmelyov dément les craintes d’un effet repoussoir du coach trop exigeant Tambijevs. Une douzaine de joueurs ont été pris à l’essai au camp, une façon de faire devenue désuète dans le hockey russe.
Le joueur-clé est toujours là : c’est le capitaine et défenseur tchèque Libor Šulák, revenu de quelques mois à Omsk en novembre dernier. Pour qu’il puisse exprimer son potentiel offensif, on lui adjoint un partenaire à vocation strictement défensive, Mário Grmán. L’international slovaque est aussi un des trois seuls droitiers de l’effectif – chiffre incroyablement bas – avec Gutik et le centre Jack Rodewald.
L’Admiral s’était plein de la réduction des étrangers et on attendait qu’il profite du relâchement de la contrainte. Mais le petit gabarit Austin Ortega (Munich) a été viré mi-août après seulement 15 jours de pré-saison (!) au motif qu’il ne correspondait pas au profil espéré, destiné au top-6 offensif. Ortega a reçu une compensation financière pour rupture de contrat… et n’a pas même été remplacé. Il faut dire que l’attaque semble fonctionner. Tambijevs, qui avait bâti son succès sur la défense, a peut-être encore de la ressource.
Barys Astana : 7 matches, et le premier entraîneur viré
La prolongation de la saison KHL jusqu’au 31 mai, après les championnats du monde, place le Kazakhstan dans une position délicate : que se passera-t-il si son club-phare, le Barys Astana, va loin en play-offs ? Les internationaux devront-ils partir ou choisir ? La direction de l’équipe évacue le sujet comme s’ils n’occupaient pas de postes-clés, même si un de plus est rentré cet été avec Maksim Mukhametov, vainqueur de la coupe Gagarine au printemps à Magnitogorsk.
La volonté politique du Kazakhstan de ne plus dépenser de fonds publics pour recruter des sportifs professionnels étrangers n’a pas eu d’effet visible sur la composition du Barys Astana. Il bâtit toujours son effectif sur deux premières lignes importées. Ce qui a surpris la KHL, c’est que des joueurs russes de renom ont pris la direction d’Astana. Le défenseur Viktor Antipin revient ainsi dans son pays natal avec lequel il n’avait aucune attache : il n’avait surtout pas le choix. Après avoir vu lui aussi son contrat tardivement résilié par le Traktor, son ex-coéquipier Anton Burdasov a pris le même chemin.
La recrue russe la plus marquante est le technique Damir Zhafyarov, qui avait connu ses plus belles saisons (troisième marqueur de la ligue en 2020/21) au Torpedo Nijni Novgorod, alors entraîné par David Nemirovsky. S’il a choisi le Barys, c’est pour retrouver Nemirovsky, le coach canado-russe qui devait concilier les deux cultures dominantes et s’entendre aussi avec les Nord-Américains.
Sauf que le rêve de revivre les grandes années du Barys est vain. Les Nord-Américains recrutés aujourd’hui n’ont pas du tout le même niveau – car pas le même salaire – que ceux qui avaient été naturalisés autrefois par l’argent public. Les recrues engagées par le manager général Oleg Bolyakin paraissent faibles. Le seul qui soit vraiment de haut niveau, c’est Michael MacLeod, mais on sait pourquoi : parce qu’il n’a guère de débouché ailleurs dans l’attente de son procès pour viol.
MacLeod devra repartir au Canada en avril pour être jugé avec ses cinq collègues champions du monde juniors 2018. Cela ne posera pas problème car il est improbable que le Barys soit en play-offs assez longtemps pour provoquer le moindre conflit de calendrier. À peine Nemirovsky a-t-il eu le temps de récupérer une grande partie de ses joueurs – menés par le sélectionneur inattendu Bolyakin au tournoi de qualification olympique – que la rumeur de son renvoi courait déjà. Dès le septième match (et la sixième défaite), sur la glace de Balashikha, Bolyakin est allé voir la tribune des supporters visiteurs et a jeté l’opprobre sur son entraîneur : on pouvait déjà le pressentir, Nemirovsky était viré, ce qui fut officiel deux jours plus tard.
Son remplaçant sera Vyacheslav Butsayev, qui avait déjà pris le CSKA en cours de saison et qui avait mené Sotchi et le Vityaz en playoffs. Mais on lui souhaite bon courage pour faire pareil dans le contexte sensible d’Astana, où personne ne tire dans le même sens.