Les Brûleurs de Loups ont fait le plein au Coliseum lors des matchs 3 et 4 avec deux victoires (5-3 et 7-1) qui les placent désormais en position idéale pour se qualifier pour la finale avec une avance de 3 victoires à 1. Avec ce match 5 à domicile, la qualification est dans toutes les têtes face aux Gothiques qui ont montré pour la première fois de la série des signes de fatigue lors du troisième tiers du match 4 « lâché » 5-0. Reste-t-il encore assez de jus à cette équipe amiénoise qui a trois matchs de plus dans les jambes depuis le début des play-offs ? C’est la principale question ce soir sachant que les Amiénois sont désormais dos au mur s’ils veulent retourner à Amiens pour le match 6. C’est ce qu’ils ont fait en quarts de finale en l’emportant aux tirs au but à Rouen lors du match 5 après avoir remonté deux buts de déficit dans les dix dernières minutes pour finalement remporter la série.
Méfiance donc pour les Grenoblois car cette équipe accrocheuse des Gothiques est encore capable d’un nouvel exploit. Mais en plus de la fatigue de ses joueurs, Mario Richer doit composer avec les absents (Lepage, Djemel et Lavigne ce soir) alors que Per Hånberg compte sur un effectif au grand complet et peut se permettre de laisser au repos Jordon Southorn et Théo Gueurif pour faire rentrer Samuel Regis (dont c’est le premier match dans ces play-offs) et Loïc Farnier (absent lors du match 4). Côté gardien, pas de surprise : Taran Kozun fait son retour devant la cage amiénoise à la place de Clément Fouquerel qui a passé une soirée difficile lors du match 4 et Matija Pintaric est reconduit devant la cage grenobloise comme depuis le début de la série.
Les Brûleurs de Loups prennent immédiatement les choses en main avec une grosse présence en zone offensive et deux lancers de Deschamps sur la cage, repoussés tour à tour par Kozun. Les Grenoblois mettent une grosse pression sur la cage amiénoise avec un palet envoyé par Crinon, Dair présent au rebond glisse le palet juste à côté du poteau. Ça chauffe pour la défense amiénoise en ce début de match et la domination grenobloise est finalement récompensée par une pénalité pour un cinglage de Besson sur Regis dans la zone défensive amiénoise. Beauchemin tente une première incursion qui l’amène jusqu’à la cage gardée par Kozun mais ce dernier ferme la porte. Bachelet hérite du palet sur une bonne passe de Boivin et place un tir magnifique en lucarne opposée (1-0, 04’44). Grenoble prend les devants au tableau d’affichage grâce à ce power-play bien concrétisé.
Dans la foulée, les Brûleurs de Loups tentent de faire le break avec Koudri à la réception d’une passe bien dosée d’Aurélien Dair. Laissé tout seul, il prend sa chance mais Kozun réalise un arrêt décisif. Un tir croisé de Dair est aussi détourné par Kozun. Sur un engagement gagné, Boivin teste directement Kozun qui repousse le palet. Très sollicité, le portier amiénois, au cours de ces dix premières minutes, car son équipe a beaucoup de mal à franchir la ligne rouge pour porter le jeu en zone offensive. Aurélien Dair tente une déviation du revers à bout portant mais Kozun est encore une fois présent tout comme sur un lancer de Grossetête quelques instants plus tard, dévié de la mitaine. Boivin tire au-dessus de la cage. Il faut attendre 12 minutes pour voir Pintaric effectuer son premier arrêt sur une déviation de Matima bien placé devant le slot.
Les Gothiques peuvent souffler lorsque Fleury est pénalisé pour une charge contre la bande sur Phelan. Amiens peut enfin déplacer le jeu en zone offensive. Mais cela aurait pu tourner court car une charge avec la crosse de Phelan sur Hilderman n’est pas sanctionnée au grand dam des Grenoblois. Le power-play amiénois peut continuer mais sur une contre-attaque, Aurélien Dair met le palet à la cage, il n’est pas contrôlé par Kozun et glisse dans le slot… Grossetête, à la lutte avec Maia, est tout près de le pousser au fond du revers mais le palet vient mourir sur le poteau. Gros coup de chaud pour Amiens alors que les esprits s’échauffent entre Larinmaa et Hilderman d’un côté et entre Grossetête et Phelan de l’autre. Sur un engagement, Dair se fait sanctionner pour une charge avec la crosse sur Phelan. Amiens se retrouve en double supériorité numérique et Bergeron prend tout de suite un tir, dévié par Phelan, qui retombe à quelques centimètres du poteau. Magovac lance sur la cage grenobloise, Phelan est là pour prendre le rebond mais les esprits s’échauffent entre les deux équipes suite à l’arrêt de Pintaric.
Les Gothiques prennent un nouveau lancer sur Pintaric avant une nouvelle échauffourée cette fois entre Binner et Larinmaa qui sont envoyés se calmer en prison. Les débats sont houleux à chaque arrêt de jeu entre les deux équipes. Le jeu revient à cinq contre cinq mais s’est nettement équilibré avec deux équipes qui vont d’une cage à l’autre. Un lancer de Brittain est bien repoussé par Pintaric dans la dernière minute. À l’issue d’une première période dominée avant d’être hâchée par les pénalités, les Brûleurs de Loups mènent logiquement d’un but face à des Gothiques qui n’ont pas su concrétiser leurs supériorités numériques.
Les Brûleurs de Loups tentent de remettre la pression au début de la seconde période et s’installent dans la zone offensive. Mais Fleury se fait sanctionner pour une dureté sur Roussel. Les Gothiques arrivent à s’installer en jeu de puissance sans prendre de tir alors que le boxplay grenoblois est bien en place. Grenoble reprend sa domination à cinq contre cinq avec un lancer de la ligne bleue de Regis mais Kozun arrive à geler la rondelle. Amiens lance sur la cage plus régulièrement à l’image d’un tir de Cepon qui crée le trouble dans la défense grenobloise. Et cette petite domination amiénoise est finalement concrétisée par Magovac qui passe entre Hardy et Binner pour se présenter tout seul face à Pintaric et marquer d’un tir précis en lucarne (1-1, 26’23). Pris à froid par cette égalisation amiénoise, Boivin tente de ramener les Grenoblois dans le bons sens en étant présent au rebond mais il n’arrive pas à déjouer Kozun. Hardy lance Deschamps en profondeur, l’accélération de l’attaquant grenoblois lui permet de se présenter face à Kozun qui une nouvelle fois réalise un arrêt décisif.
Grenoble réagit enfin avec une nouvelle phase de domination offensive, Koudri prend un lancer précis détourné de peu par Kozun. La pression est de nouveau forte sur la cage amiénoise, Boivin prend un puissant tir en pivot puis c’est Deschamps qui déborde pour un bon lancer repoussé par Kozun mais perd le palet dans la foulée et offre un contre à Maia qui va défier Pintaric. Ce dernier réalise un arrêt important à ce moment du match. Les deux équipes ont l’opportunité de marquer dans un match qui ne demande qu’à basculer. Boivin prend sa chance sur un palet dégagé dans l’axe par Brittain. Mais sur un palet remis plein centre par Regis dans la zone défensive, Cepon remet sur Tessier qui se retrouve tout seul face à la cage et fusille Pintaric de près (1-2, 33’01). Ce marquage défensif déficient côté grenoblois relance complètement les Gothiques qui prennent pour la première fois les commandes.
Les Brûleurs de Loups se jettent à l’offensive pour égaliser avec Leclerc qui prend un tir repoussé par Kozun puis avec Binner de la ligne bleue. Les Grenoblois monopolisent le palet et tentent leur chance de loin. Leclerc, sonné dans un choc en milieu de glace avec Phelan, peine à se relever et regagne le banc avec difficulté. Suite à une relance rapide de Schmitt, Boivin arrive à se frayer un passage jusqu’à la cage amiénoise pour un tir repoussé par Kozun. Le portier amiénois est encore une fois incroyable sur un décalage de Boivin vers Binner car le tir sur réception du défenseur suédois est repoussé par Kozun. Sur l’action, une charge incorrecte de Cepon sur Mallet le long de la bande permet à Grenoble d’obtenir une supériorité numérique. Treille prend un one timer sur l’engagement. Dair prend un tir à son tour mais sur un palet perdu par Deschamps, Svanenbergs et Plagnat ont l’occasion de marquer en infériorité numérique, le tir de Svanenbergs étant dévié par Pintaric. Alors que le jeu de puissance est installé, Beauchemin adresse une passe lumineuse pour Mallet, laissé tout seul devant le slot, qui ne se prive pas pour marquer à bout pourtant dans la cage grande ouverte (2-2, 38’14).
Les Brûleurs de Loups reviennent de loin et terminent le tiers avec le vent en poupe. Les tirs se multiplient sur la cage amiénoise avec Binner, Schmitt et Bachelet qui lancent sur Kozun, encore une fois très sollicité. Il repousse du bout de la crosse une tentative de Mallet alors que Boivin était présent au rebond. Les deux équipes rejoignent le vestiaire dos à dos alors que les Brûleurs de Loups ont réussi à forcer la décision pour revenir au score.
Dès l’entame de la troisième période, Beauchemin prend un tir sur réception repoussé par Kozun. Une première alerte alors que Fleury fait le tour de la cage et tente de remettre mais il ne surprend pas Kozun. Mais le gardien ne peut rien sur un tir de Crinon dévié par Bachelet qui remet les Grenoblois devant au tableau d’affichage (3-2, 41’35). Les Brûleurs de Loups semblent avoir fait le plus dur et continuent de porter le jeu à l’avant pour tenter de se mettre à l’abri.
Amiens essaie de rééquilibrer le jeu en revenant dans la zone offensive. Maia prend un lancer contré par Grossetête avant que Besson n’obtienne une grosse opportunité avec un tir du revers devant le slot repoussé par Pintaric. Mais Grenoble continue d’attaquer avec un gros lancer de Fleury sur un décalage de Bachelet, Kozun repousse le palet de la jambière. Un gros choc entre Cepon et Aurélien Dair le long de la bande laisse le Grenoblois sur la glace pendant quelques instants avant un retour difficile vers le banc. Kozun repousse un tir de Crinon alors que la pression se fait de plus en plus forte sur la cage amiénoise. Les minutes défilent en faveur des Brûleurs de Loups alors que les Gothiques semblent sans solution dans ce troisième tiers-temps. Les meilleures opportunités sont même grenobloises avec Mallet et Boivin qui tour à tour tentent de marquer le but du KO mais Kozun parvient à repousser leurs tentatives.
Pintaric repousse un tir de la ligne bleue de Cepon. Maia hérite du palet en bonne position face à la cage mais son tir est détourné par Pintaric. Sacha Treille part en échappée à moins de quatre minutes de la fin, mais il est repris irrégulièrement par Cepon ce qui provoque un tir de pénalité tenté par le capitaine grenoblois lui-même. Après un beau geste, il parvient à déjouer Kozun mais le palet heurte le poteau sans rentrer. Grenoble continue de pousser, Boivin sert Beauchemin en excellente position mais le tir de ce dernier finit dans le petit filet. Binner prend un tir sur engagement mais il est contré par Tessier. Les engagements se multiplient dans la zone offensive grenobloise. Mais sur une contre-attaque, Tessier parvient à décaler Larinmaa qui prend un gros lancer détourné de justesse pas Pintaric.
Dans les deux dernières minutes, Mario Richer demande un temps mort et sort Kozun pour tenter le tout pour le tout. Cette fois Amiens arrive à mettre la pression sur la cage grenobloise : Tessier prend un bon tir, repoussé par Pintaric qui laisse un rebond que Svanenbergs n’arrive pas à reprendre face à une cage ouverte. Suite à un engagement, Bergeron prend un gros lancer de la ligne bleue, contré par Christophe Boivin qui reste sur la glace, touché au niveau des côtes. Le top scorer se redresse et revient sur le banc mais l’inquiétude était de mise côté grenoblois alors que le dernier engagement permettait à Grenoble de valider son ticket pour la finale.
Les Brûleurs de Loups s’imposent dans la douleur dans ce match 5 mais assurent l’essentiel, à savoir la qualification pour la finale. Mais tout ne fut pas simple pour Grenoble qui avait pourtant pris les choses par le bon bout avec une domination sans partage au cours des dix premières minutes. L’ouverture du score semblait mettre les coéquipiers de Sacha Treille sur les bons rails mais les Brûleurs de Loups relançaient les Gothiques au deuxième tiers temps sur deux erreurs défensives bonifiées par Magovac et Tessier. Au pied du mur, Grenoble s’en remettait à son power-play (deux buts ce soir) et au duo Beauchemin-Mallet pour revenir dans le match. Un succès confirmé au troisième tiers-temps par Bachelet et une défense plus solide que lors des matchs précédents et surtout un Pintaric décisif dans les moments les plus chauds.
Il a manqué à Amiens un peu de souffle et de profondeur de banc pour aller chercher Grenoble dans le troisième tiers mais les Gothiques se sont battus jusqu’au bout pour essayer de revenir à hauteur et forcer la tenue d’un match 6. Kozun a été encore une fois exemplaire avec 36 arrêts alors que Tessier a été une nouvelle fois le leader de cette équipe accrocheuse qui s’incline avec les honneurs. Alors qu’une interrogation subsiste sur l’état de santé de trois joueurs touchés en cours de match (Leclerc, Dair et Boivin), les Brûleurs de Loups peuvent désormais se préparer à rencontrer leurs dauphins de la saison régulière, Angers, pour la finale attendue entre deux équipes très proches tout au cours de la saison. Avec aussi un certain esprit de revanche pour Grenoble, récemment battu en finale de la coupe de France par les Ducs alors que ces derniers viseront le doublé.
Désignés meilleurs joueurs du match : Matias Bachelet (Grenoble) et Aleksandar Magovac (Amiens)
Commentaires d’après-match :
Mario Richer (entraîneur d’Amiens) : « Il y a des erreurs qu’on ne peut pas faire, comme donner des avantages numériques en partant. Surtout contre eux, ils marquent deux buts en avantage numérique. On sait leur force, il faudra faire attention à ça. On a créé un upset en battant Rouen, il fallait le faire, c’est un derby des plaines, on a réussi à battre l’équipe qui a gagné le championnat les deux dernières années donc c’est une grosse chose pour nous. En plus c’est Rouen. Battre Rouen, c’est déjà une bonne chose. Et là battre Grenoble, c’est un autre gros défi. Mais on a essayé, pour moi c’est ça le principal. La saison prochaine on verra, pour l’instant elle est loin. »
Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « On voulait faire ce gros match pour nous éviter de retraverser la France et de retourner à Amiens pour un match 6 et de potentiellement créer de la fatigue en cas de victoire là-bas. C’est un gros YES de satisfaction, c’était un match un peu en dents de scie mais au final on a rempli l’objectif de finir cette série. Maintenant c’est Angers en finale avec une petite semaine de repos pour recharger les batteries. Et en avant pour une nouvelle finale ! On va être en mode relax pendant quelques heures mais il va vite falloir revenir au boulot pour préparer ça au mieux. S’il y a une image à retenir, j’ai envie de retenir le sacrifice de notre Top scorer qui va balancer son corps pour contrer un shoot qui potentiellement rentre. C’est le chemin à suivre pour aller au bout, ça va prendre des gros sacrifices de ce genre. Et c’est une très bonne image. Si repart deux ans en arrière, on avait eu une demi-finale sans vraiment d’adversité alors que là ils nous ont donné vraiment du fil à retordre donc c’est positif pour nous pour arriver à cette fameuse finale. Je pense qu’Angers, on va leur laisser le statut de favori, ils ont repris l’avantage dans les matchs entre nous, c’était 2-2 dans la saison régulière, ils ont gagné la coupe de France. Je plaisante mais c’est vrai que c’est une belle équipe, ça va être du beau hockey, encore une fois ça va être une belle pub pour le hockey français, c’est la finale que tout le monde attendait quelque part. On espère pouvoir enfin débloquer un titre cette saison car c’est vrai que pour l’instant on a été malheureux sur nos finales. Les play-offs, c’est toujours aussi incroyable. On ferait cinq-six play-offs dans la même saison, ça serait tellement bon… C’est incroyable de pouvoir enchaîner les matchs comme ça… On fait ce sport pour pouvoir jouer des matchs et les play-offs ça enchaîne vite, il y a énormément d’émotion et au fil des années c’est un réel kif. »
Per Hånberg (entraîneur de Grenoble, photo ci-dessus) : « Je me sens fier de mon équipe. Je suis fier de tout le monde dans l’organisation, nous nous sommes bien battus. Ça a été une série difficile. Aujourd’hui c’est plus un soulagement après coup. Mais je suis fier de l’équipe. Au cours des 5 matchs, nous en avons gagné 4. Le quatrième à gagner peut être toujours le plus compliqué. Amiens a bien joué, ils ont joué juste, dur, c’était typiquement un match de hockey de play-offs. Ce n’était pas forcément du beau hockey mais il y avait beaucoup de batailles, le palet allait dans toutes les directions, c’était comme ça. Mais nous avons trouvé un moyen de gagner. Et il y a des joueurs qui ont élevé leur niveau et se sont montrés en marquant sur le power-play. Et je pense que l’habileté offensive a fait la grande différence à la fin, nous avons marqué les buts et c’est ça le hockey. Pinta a été bon devant le filet, la défense a bien joué, elle s’est sacrifiée en bloquant des tirs, et c’est ce que vous devez faire pendant les play-offs. En power-play, on a fait ce qu’il fallait… Le but de Mallet positionné au second poteau avec la passe de Beauchemin à travers le slot, c’est un but magnifique, j’aime voir ça. Et Bachelet qui marque aussi, je suis content pour lui, c’est un jeune joueur de Grenoble qui fait une belle série. On est content des unités spéciales. Quand on regarde les chiffres, le power-play n’a pas été aussi bon qu’en saison régulière mais cela s’améliore et le PK a été presque parfait. Quand on est en finale, on a un but : la gagner. Nous savons qu’Angers est une bonne équipe mais nous le sommes aussi. Notre équipe peut encore élever son niveau de jeu. On peut dire qu’on va se concentrer sur notre performance, sur ce que nous savons faire. On ne peut pas contrôler l’autre équipe, on sait comment elle joue, nous ferons tout pour être prêts vendredi soir. Nous serons prêts et nous nous battrons, nous ne sommes pas prêts à sonner la cloche. L’argent c’est bien, mais l’or c’est mieux. Pour la troisième fois cette saison, je veux avoir une médaille d’une autre couleur. Nous sommes une équipe très offensive, c’est pour cela que nous devons passer beaucoup de temps à parler de la défense. Ce soir ils ont marqué deux buts, lors du dernier match un seul, cela montre qu’on revient au rythme de la saison régulière où nous avons encaissé seulement 2,11 buts par match. L’attaque c’est bien mais au final, c’est la meilleure défense qui gagne la course. C’était une belle bataille, peut-être que nous avons pris le dessus sur l’aspect technique, avec la grande profondeur de banc que nous avons, mais ce sont des petits détails qui font la différence à la fin. C’est ce que font les bonnes équipes : elles trouvent toujours un moyen de gagner les matchs. »
Matias Bachelet (attaquant de Grenoble) : « Personne dans le groupe n’a douté, et c’est ça qui nous tire depuis le début de saison. On a confiance en nous, dans le groupe, dans nos coéquipiers et au final on a réussi à gagner quatre matchs d’affilée, des matchs serrés contre une belle équipe d’Amiens qui a fait un parcours assez remarquable. Mais on est très content d’avoir réussi à plier cette série ce soir à Grenoble. On est allé la chercher, ça ne nous a pas été donné, loin de là. Ils ont vraiment une belle équipe et surtout ils ont un beau système qui nous a mis en difficulté. Mais on s’en sort bien et c’est une bonne chose de finir ici. C’est clair que ça va être une finale serrée contre une belle équipe qui a terminé deuxième de la saison régulière et qui nous a donné beaucoup de mal cette année. Maintenant qu’on est dedans, on a juste envie de commencer, que ça arrive. Je pense qu’ils avaient un peu plus de mal sur les troisièmes périodes à garder le rythme, ils ont moins de joueurs, ils ont une profondeur d’effectif un peu moins importante que la nôtre mais voilà, on a aussi fait les bonnes choses et surtout on n’a pas douté de nous. Je suis content d’avoir mis deux buts, c’est toujours agréable d’aider l’équipe à gagner mais le mieux ce soir c’est d’avoir plié la série, on n’avait vraiment pas envie de repartir à Amiens après le match. »
Julien Tessier (attaquant d’Amiens) : « Je suis extrêmement fier du parcours qu’on a eu en play-offs, ces quarts-de-finale contre Rouen, cette rivalité au nord, et puis revenir de l’arrière 3-1 pour remporter la série. Et même dans cette série-là, on a livré un très bon combat, il y a des matchs où on aurait pu avoir un meilleur sort, surtout les matchs 3 et 4 à domicile. Dans le hockey ça ne tourne pas toujours de ton côté mais je suis extrêmement fier de ce groupe. Aujourd’hui, c’est serré, on a eu des occasions de marquer, Grenoble c’est une puissance offensive mais je crois qu’on a fait un très bon match dans l’ensemble, c’est sur l’avantage numérique qu’ils ont réussi à marquer deux buts, c’est difficile d’arrêter l’équipe de Grenoble. C’est décevant mais avec du recul je crois qu’on peut être fier de ce qu’on a accompli, pour nous-mêmes et pour la ville d’Amiens. Même si on jouait avec un effectif réduit aujourd’hui, on était bien en jambes. À la fin, on a eu des opportunités, il y a des palets qui ont été mis à la cage et sur lesquels on aurait pu avoir les retours. Mais Grenoble a très bien défendu, nous avons eu nos chances mais on n’a pas réussi à capitaliser. Je suis très fier de l’équipe ce soir. C’est peut-être sur les matchs à domicile où il y a le plus de regrets, sur les troisièmes tiers qu’on a échappés. Mais on n’a vraiment aucun regret, on s’est battu jusqu’au bout. Si on regarde nos play-offs, le mot-clé est qu’on a été combatif jusqu’à la toute fin. »
Grenoble – Amiens 3-2 (1-0, 1-2, 1-0)
Samedi 22 mars 2025 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitres : Clément Goncalves et Jérémy Rauline assistés de Viny Bergamelli et Nicolas Constantineau
Pénalités : Grenoble 10’ (8’, 2’, 0’) ; Amiens 8’ (6’, 2’, 0’)
Tirs : Grenoble 43 (17, 17, 9) ; Amiens 22 (6, 10, 6)
Engagements : Grenoble 42 (13, 15, 14) ; Amiens 39 (9, 17, 13)
Évolution du score :
1-0 à 04’44” : Bachelet assisté de Boivin et Binner (sup. num.)
1-1 à 26’23” : Magovac assisté de Mony et Maia
1-2 à 33’01” : Tessier assisté de Cepon et Matima
2-2 à 38’14” : Mallet assisté de Beauchemin et Binner (sup. num.)
3-2 à 41’35” : Bachelet assisté de Crinon et Deschamps
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin – François Beauchemin – Alexandre Mallet
Nicolas Deschamps (A) – Guillaume Leclerc – Damien Fleury (A) (4’)
Sacha Treille (C) – Adel Koudri – Aurélien Dair (2’)
Loïc Farnier – Matias Bachelet – Valentin Grossetête
Défenseurs :
Kyle Hardy – Alexis Binner (2’)
Jacob Andersson – Jarod Hilderman (2’)
Charles Schmitt – Pierre Crinon
Samuel Régis
Gardien :
Matija Pintaric
Remplaçants : Kirill Dorofeev (G). Absents : Jakub Štěpánek, Jordon Southorn, Théo Gueurif, Hugo Nogaretto, Antoine Fertin (surnuméraires).
Amiens
Attaquants :
Rudy Matima – Janis Svanenbergs – Antonin Plagnat
Gauthier Gibert – Julien Tessier – Bastien Maia (A)
Noa Besson (2’) – James Phelan (C) – Jesper Larinmaa (4’)
Raphaël Opoma Ngombo – Ugo Tocquin
Défenseurs :
Justin Bergeron (A) – Mathieu Mony
Kristjan Cepon (2’) – Aleksandar Magovac
Guillaume Roussel – Joshua Brittain
Gardien :
Taran Kozun [sorti de 58’40” à 60’00”]
Remplaçants : Clément Fouquerel (G), Rafael Duvallon. Absents : Jordan Lepage, Ilies Djemel, Zachary Lavigne (blessés).