À quatre journées de la fin du championnat, les points valent de plus en plus cher en Division 1, en particulier dans la course aux play-offs ou à défaut l’assurance du maintien en évitant l’une des quatre dernières places. Quatre équipes sont particulièrement concernées par cette situation, pour deux confrontations directes ce week-end.
Dunkerque, dixième au coup d’envoi, pouvait passer devant Marseille en recevant les Provençaux pour débuter une série de trois matchs consécutifs à domicile. Le match démarre fort avec l’ouverture du score marseillaise par Henri Ruotsalainen sur un but casquette, mais le jeune Baptiste Léo égalise trente secondes plus tard. Dunkerque passe devant par Vit Budinsky, mais nouvelle égalisation cette fois pour la licence bleue Mathieu Mony. Joseph Broutin se charge tout de même de donner l’avantage aux Corsaires avant la sirène. Mais ces derniers perdent le fil durant la deuxième période, encaissant deux buts de Maxim Makarov et Colin Morillon. Dominateurs à la reprise du dernier acte, ils virent de nouveau en tête par un doublé d’Aleksandrs Visockis, mais Marseille n’abdique pas, égalise par Makarov et inscrta le but vainqueur par Ruotsalainen (5-6). Cette défaite est une très mauvaise opération comptable pour les Nordistes, privés de plusieurs cadres. Marseille enchaîne un second succès consécutif à effet immédiat.
Dans l’autre rencontre de ce groupe à quatre, Chambéry est l’équipe qui compte le plus de retard. Elle recevait celle qui tenait au coup d’envoi la dernière place aux play-offs, Strasbourg. Rapidement, les Éléphants ont pris la mesure de leur adversaire dans la partie, une Étoile Noire qui n’a pas été en possibilité de peser sur la rencontre. Flavian Dair s’est chargé de l’ouverture du score rapide, puis Edgar Protchenko doubla la mise. Dans le deuxième tiers, Flavian Dair porte l’avance à trois buts. Strasbourg parvient à débloquer le compteur dans la troisième période par Michal Duras, mais le but est rapidement « effacé » par deux nouveaux buts chambériens, par Zach Daneau et Protchenko. Louis Olive connaît un sort proche sur son but, car Wayne Letourneau réagit moins d’une minute plus tard, pour le dernier but de la rencontre (6-2). Une victoire logique pour des Savoyards dominateurs, engagés dans une remontée et qui comptent trois succès de rang.
Suite à cette double confrontation, les conséquences au classement sont directes : la huitième place qualificative est actuellement dans les mains de Marseille (22 matchs – 32 points), délogeant Strasbourg qui va devoir réagir après deux défaites (22 matchs – 31 points). Elle n’accroche pas encore les play-offs, mais Chambéry sort de la zone qui correspond à la poule de maintien, mais a contre elle le fait d’être la seule équipe du lot à jour de calendrier (23 matchs – 29 points). C’est donc actuellement Dunkerque qui occupe la plus mauvaise place, mais qui ne renonce pas aux play-offs à condition d’enchaîner désormais une série vertueuse (22 matchs – 28 points).
Loin de ces considérations, Brest étrennait son nouveau statut de leader à domicile contre Neuilly-sur-Marne. Les deux formations se sont longuement neutralisées : l’ouverture du score est locale avec Jakub Vrana, mais Rayan Belharfi égalise quelques secondes plus tard. La passe d’armes se poursuit durant le tiers médian : cette fois c’est Neuilly qui passe en tête par Aleksandrs Galkins, mais Gauthier Gibert se charge de remettre les compteurs à zéro avant que Vrana ne vienne redonner l’avantage à Brest, pour une nouvelle égalisation de Galkins. En double supériorité, Francis Drolet marque pour Brest, mais c’est également en supériorité, cette fois simple, que Zachary Masson vint égaliser. Le dernier tiers part sur les mêmes bases avec Neuilly qui repasse en tête grâce à son joueur espagnol Bruno Baldris, mais Vrana signe l’égalisation. Tout s’est donc joué dans les dix dernières minutes, et ce sont les Nocéens qui lâcheront à l’issue du marathon. Mathieu Tremblay inscrit le sixième but des Albatros, avant le but en cage vide de Vrana, pour un quadruplé personnel (7-5). Malmenés dans la partie, les Bretons ont su trouver les solutions et conservent leur place de leader et leur série de victoires consécutives, portée à sept désormais. Neuilly occupe toujours la septième place, et si elle conserve un matelas de cinq points d’avance sur l’arrière, il ne faudrait pas que la lutte effrénée dans son dos ne vienne porter un danger longtemps improbable.
Mont-Blanc pouvait espérer rester à égalité de points en s’imposant à domicile. Problème, les Yétis, en bleu et blanc pour leur match vintage, affrontaient une équipe de Nantes en grande forme actuellement. Dans un premier tiers calme, Frédéric Bergeron se chargea de l’ouverture du score pour les Nantais. Il fallut attendre la mi-match aux locaux pour revenir, et qui d’autre que leur serial buteur Éric Léger pour remettre le compteur à égalité. Mont-Blanc prend les commandes en début de troisième tiers grâce à Bastien Zago. Le hockey est bien singulier et les Corsaires le prouvent : dans leur période noire, bien des matchs furent perdus en craquant sur la fin. Désormais que les choses vont bien, Nantes se manifeste par le caractère totalement inverse en faisant les différences dans les derniers instants : Matthew O’Shaughnessy égalise puis Paul Schmitt donne l’avantage aux siens trente secondes plus tard. Un avantage qu’ils ne lâcheront plus en inscrivant quatre buts supplémentaires par O’Shaughnessy pour ses deuxième et troisième but de la partie, et Matthew Brenton pour un doublé (2-7). Mont-Blanc perd sa place de dauphin pour se retrouver troisième, juste devant Nantes passé quatrième, qu’un fossé sépare toujours (six points), mais attention au match de retard des Nantais et à la dynamique globale.
L’échec des Yétis pouvait profiter à Cholet, à condition de retrouver absolument le chemin de la victoire sur la glace de Tours. Si le match se lançait rapidement sur un but de Gage Torrel, il fallut ensuite attendre les sept dernières minutes pour revoir une réalisation, et ce fut une égalisation tourangelle en supériorité numérique par Mathieu Ayotte. On se dirigeait alors vers des prolongations, mais sur une dernière pénalité appelée contre Peter Bourgaut, Ville Vepsälainen libère les siens face à ses anciens coéquipiers, à l’amorce des deux dernières minutes (1-2). C’est encore poussif et la confiance n’est certainement pas revenue au sortir de cette rencontre, mais ces trois points après quatre défaites consécutives sont bien l’essentiel pour les Dogs, qui prennent désormais la deuxième place au classement, toujours à deux points de Brest mais un match de plus. Compétitifs dans cette partie, les Tourangeaux treizièmes continuent de préparer la poule de maintien à venir.
Une poule de maintien que cherche encore à éviter Montpellier, même s’il faudra désormais un alignement des planètes aux Vipers pour que cela se produise. En attendant, il y a toujours leur propre travail à faire, et cela passait par la réception de Caen au Végapolis. L’ouverture du score intervint en entame du deuxième acte par Daniel Svoboda, mais Kévin Lorcher se chargeait de remettre les Drakkars à niveau. Plus engagés, les Montpelliérains reprirent la tête avec un nouveau but de Svoboda, et une réalisation ensuite d’Erwan Plantrou. Le défenseur d’expérience Jyri Marttinen faisait naître l’espoir d’un retour caennais, mais la sortie de Ronan Quemener en fin de match n’y changea rien (3-2). Les Héraultais signent un très beau succès et reviennent à quatre points de Dunkerque et cinq de la dernière équipe hors zone de poule de maintien, Chambéry. Après une réaction dans la semaine, Caen perd de nouveau et se retrouve cinquième.
Les Drakkars sont désormais à égalité de points avec Épinal, qui n’a pas renoncé à atteindre le top 4. Les Spinaliens recevaient Clermont-Ferrand, et se sont mis rapidement à l’abri sur des buts de Deniss Baskatovs, Kévin Pernot et Dominik Fujerik. À mi-match, les Sangliers débloquent leur compteur grâce à Konsta Härkönen, mais Épinal n’est nullement fragilisée par cette réaction et Anthony Rapenne inscrit le quatrième but peu de temps après. Quatre autres buts sont ajoutés dans le dernier tiers, oeuvres d’Armand Jayat, Tomas Rusina, Victor Breton et Dominik Fujerik (8-1). Les Vosgiens alternent victoire et défaite ces derniers temps, mais demeurent à un point de Nantes. Il reste trois matchs aux Clermontois pour essayer de signer une deuxième victoire dans cette saison régulière, et pas des moindres en commençant par le leader Brest la semaine prochaine.
Meilleurs marqueurs :
1- Frédéric Bergeron (Nantes) – 42 points (22+20) / + un but
2- Sébastien Trudeau (Strasbourg) – 39 points (22+17)
3- Éric Léger (Mont-Blanc) – 38 points (26+12) / + un but
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(Illustration : Charlotte Rossignol)