Larges vainqueurs lors de la première rencontre hier soir (6-1), les Brûleurs de Loups retrouvent les Boxers de Bordeaux pour la deuxième manche, toujours à Pôle Sud avant trois matchs consécutifs en Gironde. Seul changement dans l’alignement grenoblois : le retour de Maxim Lamarche qui retrouve sa place dans la défense grenobloise. Fabre, Poukkula et Aurélien Dair sont toujours absents alors que Garnier enchaîne avec un deuxième départ consécutif, Stepanek étant insuffisamment remis d’une grippe. Du côté bordelais, Lamboley et Caudron ne jouent pas ce soir et Olivier Dimet a fait tourner au poste de gardien : Fouquerel, extrêmement sollicité hier, laisse sa place ce soir à Gaëtan Richard qui avait brillé lors de la dernière venue des Boxers à Pôle Sud (défaite aux tirs au but).
Garnier se rassure dès le début du match avec un premier arrêt face à Belisle. Les Brûleurs de Loups reprennent vite l’initiative avec Champagne puis Valier qui se retrouvent en bonne position face à la cage. Les Boxers ne sont pas en reste et Guillaume met la pression sur Garnier en déviant le palet sur un lancer de Boscq. Le palet va assez rapidement d’une cage à l’autre. Gaëtan Richard repousse un bon lancer de Hardy. Garnier est aussi sollicité par Spinozzi, auteur d’un bon lancer dont il a le secret. Grenoble essaie d’accélérer à l’image de Valier qui déborde sur l’aile droite mais manque le cadre. Bisaillon prend un lancer lointain au milieu du trafic mais Richard ne se laisse pas surprendre.
Le danger se rapproche avec une percée plein axe de Fleury suivie d’un lancer qui finit sur la barre. Les Brûleurs de Loups monopolisent le palet au fil des minutes. Tuppurainen puis Valier essaient de faire la différence mais se heurtent à Richard, déjà très sollicité. Sur une relance manquée d’Andrea Palat derrière la cage, Deschamps intercepte le palet et le glisse à Fleury qui ajuste Richard à bout portant (1-0, 10’36).
Les Boxers doivent réagir et s’offrent quelques minutes intéressantes dans la zone grenobloise. Sur un retard de placement de la défense iséroise, Poudrier parvient à se démarquer pour lancer sur Garnier qui relâche le palet entre ses jambes mais parvient à le geler. L’égalisation n’était pas loin mais Guillaume est sanctionné pour avoir retenu Lamarche en zone offensive. Une mauvaise pénalité qui permet à Grenoble de bénéficier de sa première supériorité numérique de la rencontre. Le jeu de puissance s’installe rapidement : Hardy décale Champagne sur la gauche, le tir croisé du capitaine grenoblois est imparable (2-0, 14’22). Les Brûleurs de Loups qui s’installent tranquillement aux commandes de cette rencontre.
À peine le coup d’envoi donné, Champagne lance un palet au milieu du trafic que Richard capte avec difficulté. En fin de tiers, les Boxers poussent pour réduire le score. Mais Garnier repousse un lancer de Belisle sur… Wideman qui se retrouve seul face à la cage mais ne parvient pas à déjouer le portier grenoblois, resté bien sur ses appuis pour bloquer le tir. Alors que Grenoble contrôle les dernières minutes, Garnier repousse de nouveau un lancer de Wideman pour permettre aux Brûleurs de Loups de rentrer au vestiaire avec deux buts d’avance.
Les Boxers sont au pied du mur en début de deuxième période et prennent rapidement position en zone offensive. Boscq prend un lancer intéressant de la bleue, bien bloqué par Garnier, et Palat obtient une pénalité après s’être fait accrocher par Valier. Première supériorité numérique de la rencontre pour Bordeaux qui se fait surprendre sur un palet mal contrôlé par Spinozzi qui permet à Koudri de prendre un gros lancer plein axe, repoussé par Richard. Fébriles défensivement, les Bordelais n’arrivent pas à s’installer. Le boxplay grenoblois arrive à tuer tranquillement la pénalité.
Peter Valier relance l’offensive grenobloise sur deux actions très nettes mais il manque de réussite dans le dernier geste. En contrôle, les Grenoblois continuent d’avancer par vagues vers la cage grenobloise. Koudri tente sa chance en s’approchant de la cage puis en tirant du revers. Les Boxers arrivent à se procurer quelques accélérations à l’image de Wideman qui déborde sur l’aile droite et prend un bon lancer que Garnier parvient à bloquer. Sur l’action, Tartari est pénalisé pour un accrocher. Cette fois, le jeu de puissance est mieux installé, Boscq tente sa chance du revers mais Garnier ferme l’angle. En fin de pénalité, Munoz parvient à récupérer le palet dans la crosse de Spinozzi, il décale Tuppurainen qui a de l’espace devant lui et prend un lancer splendide en lucarne (3-0, 30’24).
Après une revue vidéo du but, une pénalité est donnée pour retard de jeu contre Bordeaux ce qui permet aux Brûleurs de Loups d’enchaîner avec une supériorité numérique. Rouhiainen prend un gros lancer qui passe juste au-dessus de la cage. Champagne s’essaie à son tour mais sans réussite. À cinq contre cinq. les Brûleurs de Loups continuent d’avoir la maîtrise du palet en zone offensive et font circuler le palet de la même manière. Un tir de Kyle Hardy est bloqué entre les jambières par Richard.
Sur un engagement en zone offensive, Enzo Carry et Christophe Tartari s’accrochent avec un échange de cinglages. Le premier est sanctionné par une pénalité mineure et le second par une pénalité majeure (!) assortie d’une méconduite de match, décision arbitrale difficile à comprendre. La défense bordelaise semble désorganisée à 4 contre 4. Hardy récupère un palet mal dégagé et tente de déjouer du revers Richard, qui s’impose. Les Boxers se retrouvent ensuite en supériorité numérique pendant trois minutes. L’occasion pour Spinozzi de prendre un très bon lancer qui est difficilement capté par Garnier. Grenoble répond en infériorité avec un tir du revers de Champagne, repoussé par Richard. En toute fin de tiers, alors que Grenoble est toujours à 4 contre 5, Deschamps récupère le palet en zone offensive, il combine avec Tuppurainen qui parvient à retrouver aux abords du slot Deschamps. Celui-ci pousse le palet sous Richard et la vidéo confirme que la rondelle est bien passée derrière la ligne (4-0, 39’29).
Avec quatre buts d’avance, les jeux semblent faits, on voit mal comment les Boxers pourraient renverser la tendance. Dès le début de la troisième période, les Brûleurs de Loups occupent la zone bordelaise, montrant qu’ils ne veulent pas reculer. Les occasions bordelaises sont sporadiques, Carry tire au-dessus, Wideman prend un lancer détourné par Garnier, peu inquiété dans ce tiers. Bien présents au forecheck, les Brûleurs de Loups contiennent les Boxers dans leur zone et font défiler tranquillement le chrono. Treille et Champagne tentent tour à tour de marquer une nouvelle fois mais Richard s’y oppose. Garnier n’est pas en reste avec un gros arrêt réflexe face à Wideman.
Vitou fait sauter la crosse de Munoz, ce qui lui vaut deux minutes de pénalité. Les Grenoblois peuvent dont évoluer en supériorité numérique mais sans trop insister pour marquer à tout prix. Suite à une bonne combinaison en zone offensive, Fleury parvient tout de même à prendre un bon lancer bloqué par Richard. Rouhiainen manque le cadre sur un lancer de la ligne bleue alors que Deschamps tente de trouver un espace au milieu du trafic. En gestion tranquille pendant cette fin de match, les Brûleurs de Loups continuent de se montrer dangereux. Flavian Dair prend un lancer en bonne position puis remet ça avec une accélération en zone offensive, le palet ressort à la ligne bleue pour Sébastien Bisaillon qui clôt la marque d’un lancer au milieu du trafic qui surprend Richard (5-0, 58’53).
Les Brûleurs de Loups obtiennent assez facilement un deuxième succès en deux jours face à une équipe bordelaise diminuée qui s’est progressivement éteinte. L’essentiel était déjà fait au premier tiers avec deux buts de Fleury et Champagne mais les Grenoblois ont enfoncé le clou en marquant deux buts au deuxième tiers en situation d’infériorité numérique grâce à un excellent Tuppurainen, buteur puis passeur décisif pour Deschamps. La défense grenobloise a encore tenu bon, maintenant Bordeaux à moins de vingt tirs cadrés pour la deuxième fois de suite. Le gardien remplaçant Raphaël Garnier a confirmé sa bonne prestation de la veille avec cette fois un blanchissage à la clé. Une belle récompense après avoir annihilé les rares occasions bordelaises qui auraient pu permettre aux Boxers de se relancer. Les Boxers ont maintenant trois matchs à domicile pour essayer de se relancer dans cette série bien mal engagée pour eux.
(Photos de Philippe Crouzet et Emmanuel Giraudeaux)
Commentaires d’après-match :
Nicolas Deschamps (attaquant de Grenoble) : « C’était très important pour nous d’aller chercher les deux matchs à la maison comme ça. On sait que le troisième va être plus compliqué, devant leurs partisans il vont regagner un peu d’énergie donc l’important pour nous sera d’être prêts dès le début du match. C’était important de ne pas les laisser repartir avec l’avantage, on a fait le boulot les deux matchs, on a réussi à bien les contenir et on marque les buts quand il faut donc c’est encourageant pour la suite. On a eu de l’adversité toute la saison avec les blessés et les joueurs qui nous manquent donc le groupe est assez soudé, on sait qu’on peut y arriver avec n’importe quel alignement. Pour nous, l’important est d’être le plus confiant possible tout en respectant notre adversaire. Boulot accompli pour les deux matchs ici, maintenant on va aller là-bas pour essayer de faire la même chose. On repart en même temps qu’eux pour avoir le même repos, on va dormir dans le bus tranquillement et demain on aura le temps de récupérer à Bordeaux. »
Grenoble – Bordeaux 5-0 (2-0, 2-0, 1-0)
Samedi 12 mars 2022 à 20h15 à Pôle Sud. 3649 spectateurs.
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Jérémy Rauline assistés de Nicolas Constantineau et Jason Thorrignac
Pénalités : Grenoble 29’ (0’, 4’+5’+20’, 0’), Bordeaux 8’ (2’, 4’, 2’)
Tirs : Grenoble 34 (14, 9, 11), Bordeaux 18 (9, 5, 4)
Engagements : Grenoble 31 (8, 8, 15), Bordeaux 35 (17, 11, 7)
Évolution du score :
1-0 à 10’36 : Fleury assisté de Deschamps et F.Dair
2-0 à 14’22 : Champagne assisté de Hardy et Koudri (sup. num.)
3-0 à 30’24 : Tuppurainen assisté de Munoz et Bisaillon
4-0 à 39’29 : Deschamps assisté de Tuppurainen (inf. num.)
5-0 à 58’53 : Bisaillon assisté de F.Dair et Baylacq
Grenoble
Attaquants :
Flavian Dair – Nicolas Deschamps – Damien Fleury (A)
Sacha Treille – Joël Champagne (C) – Jani Tuppurainen
Julien Munoz – Adel Koudri – Peter Valier (2’)
Julien Baylacq – Christophe Tartari (2’+25’)
Défenseurs :
Jere Rouhiainen – Janne Jalasvaara (A)
Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon
Pierre Crinon – Lucien Onno
Maxim Lamarche
Gardien :
Raphaël Garnier
Remplaçant : Loïc Corvez (G). Absents : Malo Ville (épaule), Dylan Fabre (pied), Markus Poukkula (bras), Aurélien Dair (pied), Jakub Stepanek (malade).
Bordeaux
Attaquants :
Aina Rambelo (A) – Julien Guillaume (2’) – Enzo Carry (2’)
Louis Belisle – Loïk Poudrier (A) – Alexandre Wideman
Louis Vitou (2’) – François Paquin – Vince Tartari
Esteban Ragot
Défenseurs :
Jules Boscq – Marc-André Levesque (C)
Kévin Spinozzi – Bastien Lemaître
Andrea Palat – Maxime Moisand
Gardien :
Gaëtan Richard
Remplaçants : Clément Fouquerel (G), Mattéo Caudron. Absents : Austin Fyten, Maxime Legault, Alexandre Mulle, Robin Lamboley.