Battus à Cergy samedi lors du match 3 de cette demi-finale (2-4), les Brûleurs de Loups se sont bien repris lors du match 4 dimanche (5-2) ce qui leur permet de mener 3-1 dans la série avec une possibilité de conclure ce soir à domicile. Une dernière marche qu’il faudra franchir pour éviter de retourner à l’Aren’Ice vendredi et disputer un match 6 de tous les dangers.
Jyrki Aho récupère Pierre Crinon de retour de suspension mais aussi – et c’est la grande nouvelle du jour – Joël Champagne et Adel Koudri qui effectuent leurs débuts dans la série après une absence sur blessure. De quoi apporter de la fraîcheur et de la profondeur au banc grenoblois ce qui permet à Aho de mettre Baylacq au repos. L’infirmerie grenobloise s’est bien vidée puisqu’il n’y reste plus que Malo Ville et Markus Poukkula.
Les Brûleurs de Loups débutent par un bon pressing en zone offensive mais le premier tir cadré est à l’actif de Hordelalay pour Cergy, Stepanek repoussant de la jambière. Ylönen est sollicité à son tour par un bon lancer de Crinon de la ligne bleue puis par un tir du poignet d’Onno. Aku Kestilä tente une déviation mais c’est une glissade de Jalasvaara qui sème le trouble dans la défense grenobloise car le palet est récupéré par Kestilä qui peut remettre à Diffley face à la cage. Il faut un gros arrêt de Stepanek pour éviter l’ouverture du score des Jokers. Ces derniers semblent en confiance avec Tait qui se retourne pour prendre un bon lancer bloqué une nouvelle fois par Stepanek. Après avoir subi quelques minutes, les Brûleurs de Loups mettent enfin le turbo pour prendre possession de la zone offensive. Et c’est avec la quatrième ligne sous l’impulsion de Flavian Dair et Tartari qu’ils arrivent à prendre deux tirs coup sur coup. Ylönen parvient à s’en sortir mais la défense cergypontaine a souffert sur cette action.
Les Jokers continuent tout de même de pousser et Melin obtient une faute de Fleury. Le jeu de puissance de Cergy s’installe bien mais n’arrive pas à trouver de situation de tir malgré une bonne circulation du palet. À cinq contre cinq, Grenoble repart à l’attaque avec une bonne opportunité pour Rouhainen. Cergy continue malgré tout de se montrer dangereux avec Rajamäki bien présent en ce début de match. Mais les contre-attaques grenobloises font mal : bien lancé par Deschamps, Fleury se présente face à la cage mais ne cadre pas son tir. Puis c’est au tour d’Aurélien Dair de prendre un bon lancer. La défense cergypontaine recule et finit par céder sur une bonne entrée en zone de Valier. Son revers est repoussé par Ylönen mais Champagne est présent sur le rebond pour pousser le palet au fond (1-0, 12’08).
Ce but donne confiance aux Brûleurs de Loups qui continuent de mettre au supplice la défense des Jokers avec une grosse accélération de Flavian Dair qui bute sur Ylönen. Les Jokers continuent tout de même d’y croire avec une belle action d’Abramov qui aurait pu aller jusqu’au bout sans l’intervention de Stepanek. Alors que Cergy occupe bien la zone offensive, une perte de palet provoque une contre-attaque grenobloise avec Deschamps et Fleury mais ce dernier tire au-dessus.
Tait est obligé de faire trébucher Valier le long de la bande, ce qui permet aux Brûleurs de Loups de bénéficier de leur première supériorité numérique. En retournant chercher le palet dans sa zone, Hardy manque sa relance et se fait intercepter par Franck qui part défier Stepanek. Le portier grenoblois sort à la rencontre de l’attaquant cergypontain et réalise un arrêt plein d’autorité mais Hardy commet la faute en voulant revenir. Tir de pénalité pour Cergy, tenté par Hordelalay qui tire au-dessus du cadre. Après cette frayeur, les Brûleurs de Loups sont toujours en supériorité numérique : Fleury s’avance sur la droite, lance à la cage, Ylönen freine le palet mais Treille arrive à la faire glisser derrière la ligne (2-0, 17’18). La vidéo confirme que le palet a bien franchi la ligne. En l’espace de quelques secondes, on est passé d’un potentiel 1-1 à 2-0 pour Grenoble. Cergy s’offre une dernière opportunité avec Abramov bien placé devant la cage mais Stepanek fait la différence. À l’issue du premier tiers, les Brûleurs de Loups ont déjà pris un ascendant.
En rentrant sur la glace au début du deuxième tiers, les Brûleurs de Loups ont sûrement en tête le match 3 où ils avaient dilapidé une avance de 2-0 avant de s’incliner. C’est donc avec sérieux qu’ils entament cette période mais aussi avec la volonté d’enfoncer le clou. Sur une contre-attaque, Deschamps sert idéalement Fleury qui n’arrive pas à feinter Ylönen. Puis c’est Flavian Dair qui prend un bon lancer sur la cage, repoussé par Ylönen mais Champagne ne parvient pas à capter le rebond. Sacha Treille est sanctionné pour une faute sur Paul Schmitt ce qui permet à Cergy de venir enfin porter le danger en zone offensive. Mais la défense des Jokers est fébrile et laisse Valier tirer à la cage alors que les contre-attaques grenobloises se multiplient avec Fleury d’abord puis Aurélien Dair qui arrivent à porter le danger sur la cage des Jokers à quatre contre cinq.
La pénalité s’achève sans que Cergy ne se soit vraiment installé. Et dès le retour de Treille sur la glace, les Brûleurs de Loups enfoncent le clou sur un deux contre un parfaitement joué entre Deschamps et Fabre qui crucifie Ylönen (3-0, 25’30). Cergy accuse le coup : Crinon décale parfaitement Flavian Dair qui se présente face à la cage : son tir n’est pas cadré.
Au plus fort de la domination grenobloise, Hordelalay parvient tout de même à s’échapper en breakaway et défie Stepanek qui bloque le palet d’une mitaine autoritaire. Il repousse ensuite de la jambière un tir de Kearney. Deux belles occasions sauvées grâce à une bonne présence du portier grenoblois. Treille prend à son tour un bon lancer bien bloqué par Ylönen. Sur un bon décalage, Owre se retrouve libre de tout marquage à gauche de la cage grenobloise mais Stepanek ferme encore une fois bien l’angle. Le temps fort de Cergy semble se dessiner avec une pénalité sifflée contre Lamarche pour une charge avec la crosse sur Kearney. Cela ressemble à la supériorité numérique de la dernière chance pour Cergy : après un gros lancer à la ligne bleue de Hordelalay, la défense grenobloise met du temps à se dégager. Cette fois le palet circule bien sur le jeu de puissance de Cergy, Kauppila lance à son tour mais Stepanek ne laisse rien passer. Finalement la pénalité est tuée.
Dorey est pris pour avoir accroché Kyle Hardy à la ligne bleue. À leur tour en supériorité numérique, les Grenoblois font circuler le palet avec Deschamps à la baguette qui trouve l’ouverture au centre pour Sacha Treille lequel s’avance démarqué et ne laisse aucune chance à Ylönen (4-0, 33’46). Les Brûleurs de Loups continuent de dérouler, Ylönen doit repousser un gros lancer de la ligne bleue de Jalasvaara. Deschamps décale Aurélien Dair qui se présente face à Ylönen mais ne parvient pas à le tromper. Sur une relance manquée de Crinon, Hordelalay décale Owre qui prend un énorme lancer, repoussé magistralement par Stepanek. La réaction grenobloise est immédiate : un gros lancer de Fleury transperce les jambières d’Ylönen et glisse doucement derrière la ligne (5-0, 36’56). Les Brûleurs de Loups ont cette fois définitivement fait le trou et peuvent déjà entrevoir la finale.
Avec un tel écart au score, difficile d’attendre beaucoup de jeu et de suspense dans la troisième période. Jonathan Paredes a décidé de remplacer Ylönen par Munson pour les vingt dernières minutes. Alors que les minutes s’égrènent doucement, Owre entre en collision avec Jalasvaara et a besoin d’être accompagné pour sortir de la glace, touché à la jambe. Aucune pénalité n’est sifflée sur l’action. Le jeu reprend sans qu’aucune des deux équipes ne fasse le forcing pour aller marquer. Mais sur une accélération, Aurélien Dair contourne la défense des Jokers pour se présenter face à la cage et glisser le palet au fond d’un petit tir du poignet bien croisé (6-0, 47’12).
Munoz fait trébucher Sherbinin derrière la cage gardée par Munson, ce qui donne deux minutes de répit à Cergy. La pénalité est tuée facilement par Grenoble. Peter Valier réalise une grosse accélération sur l’aile gauche et se fait faucher par Melin au moment de tirer. Une pénalité est appelée et les Brûleurs de Loups jouent pendant une minute à six contre cinq avec la sortie de Stepanek. Finalement c’est un tir de pénalité qui est sifflé contre Melin. Un penalty très bien transformé par Valier lui-même qui se fait justice (7-0, 53’06). Une pénalité anecdotique contre Tuppurainen ne change pas l’issue d’un match qui est connue depuis longtemps…. Stepanek fera tout de même ce qu’il faut pour préserver son blanchissage jusqu’au bout face aux derniers lancers cergypontains.
Les Brûleurs de Loups ont parfaitement géré ce match 5 après une première période pourtant indécise et équilibrée. Le tir de pénalité manqué par Hordelalay et le deuxième but de Treille ont permis à Grenoble de faire le break au premier tiers-temps avant de plier le match au cours du deuxième tiers temps. Les Grenoblois ont fait la différence sur les unités spéciales avec un power-play redoutable et un boxplay qui n’a pas laissé grand-chose aux Jokers, à la peine en supériorité numérique. Stepanek a été performant, empêchant Cergy de revenir sur les quelques opportunités obtenues au second tiers. L’attaque grenobloise a fait une démonstration de force avec six buteurs différents, fêtant ainsi le retour de Champagne et de Koudri. Qualifiés pour la finale en cinq manches, les Brûleurs de Loups attendent maintenant leurs adversaires qui continuent de batailler dans une série très disputée.
Pour les Jokers, c’était sans doute le match de trop après une très belle performance lors des quatre premiers matchs. Pourtant Cergy s’est montré entreprenant au premier tiers mais n’a pas su marquer pour faire douter une équipe de Grenoble qui s’est transformée en rouleau compresseur. L’efficacité a manqué aux attaquants cergypontains, à l’image d’un Denny Kearney très discret pour son dernier match professionnel alors qu’il a été un des grands animateurs de cette série. Quant à la défense, elle a laissé, comme lors du match 2, beaucoup trop d’espaces aux Grenoblois. Malgré tout, les Jokers peuvent être fiers de leur saison avec une quatrième place et un beau parcours en play-offs qui les a menés jusqu’en demi-finale.
(Photos de Philippe Crouzet et Emmanuel Giraudeaux)
Commentaires d’après-match :
Jyrki Aho (entraîneur de Grenoble) : « On doit respecter le fait qu’on va en finale. C’était une série difficile, Cergy a des attaquants rapides… Même aujourd’hui le score de 7-0 ne reflète pas vraiment ce qui s’est passé. On a encore eu trop de pénalités ce soir… Si on regarde sur l’ensemble de la série, Cergy a tiré et marqué le plus souvent en power-play. Ils ont un bon power-play, ils ont des gars qui trouvent des trous. On a eu des pénalités mais on a fait le job en PK et on a toujours besoin d’un bon gardien pour jouer derrière notre défense et on l’a eu ce soir. Pour la finale, on espère que la patinoire sera pleine et qu’il y aura beaucoup d’engouement. Angers-Rouen, c’est une série difficile, on verra de qui on héritera. La défaite à Cergy était importante pour nous, elle nous a donné l’occasion de parler de certaines choses, et on reviendra sur ce match en préparant notre finale. Les gens attendent qu’on gagne tout le temps mais ça ne marche pas comme ça… Il y a toujours un adversaire qui fait l’effort et donne son meilleur. Il n’y a pas de victoire facile mais si parfois on en a l’impression. La finale sera un monde complètement différent. La troisième et la quatrième lignes ont été très importantes aujourd’hui, les lignes de Koudri et Tartari ont bien géré à certains moments du match et c’est aussi grâce à eux qu’on a eu ce score aujourd’hui. C’est important d’avoir eu des joueurs de retour. Joël [Champagne] est notre capitaine, c’est un très bon joueur et une très bonne personne, un grand leader dans le vestiaire et à la façon dont il joue le match, il sait bien gérer les situations et garde un niveau élevé jour après jour, bien sûr on a besoin de ce genre de joueurs. »
Adel Koudri (attaquant de Grenoble) : « On a tous travaillé dur pour en arriver là, c’est ce qu’on cherchait tous. Personnellement c’est ma première finale comme c’était mes premiers quarts et mes premières demi-finales donc je suis très heureux de la faire avec Grenoble. On commence à vraiment bien se connaître, on se trouve bien sur la glace, les trios marchent bien, les paires de défenseurs aussi, je pense que c’est ça qui fait notre force et j’espère qu’on va aller jusqu’au bout avec cette équipe. Que ce soit le nouveau staff ou les nouveaux joueurs qui sont arrivés, tout le monde s’entend bien. La sauce a pris direct et pour le moment ce n’est que du bonheur. On va continuer à travailler dur encore pour voir où ça nous mène mais on ne va rien lâcher. Le groupe tourne bien, les blessés sont revenus, tout le monde est au top de sa forme, on va avoir quelques jours avant d’avoir à préparer les finales. Il faut qu’on fasse attention à notre deuxième tiers qui est parfois compliqué, il faut qu’on bosse notre jeu défensif. Peu importe l’adversaire qu’on va avoir, on va bosser de la même manière. »
Sacha Treille (attaquant de Grenoble) : « C’est une très bonne chose de faite. On ne voulait pas faire un voyage à Paris supplémentaire, on sait que les nuits dans le bus sont de plus en plus dures à prendre pour le corps donc c’est parfait. C’est exactement le plan de match qu’on voulait faire. On voulait montrer à tout le monde, envoyer un message dans la ligue que maintenant on est prêt pour ces finales. Il y a encore beaucoup de choses à travailler, les finales c’est encore autre chose. On va pouvoir recharger les batteries et travailler fort pour le premier match. Ça fait deux ans qu’on n’a pas joué de playoffs en entier, on sait que ce sont les meilleurs moments de la saison. La place en finale était notre premier objectif, on ne le cachait pas depuis le début de saison donc maintenant on a une chance de réaliser l’objectif le plus important. On attend notre adversaire mais quoi qu’il arrive, ça va être du super hockey. Cette année la mayonnaise a tout de suite pris, on a fait une saison plus que solide et régulière, on arrive avec pas mal de confiance dans le groupe et c’est ça qui va être important. On va travailler très fort cette semaine pour être le plus prêt possible. Cergy a été bien présent, c’est une très belle équipe avec beaucoup de vitesse qui nous a posé beaucoup de problèmes défensivement donc ça nous a amené à travailler certains aspects du jeu et ça va être très important pour la suite. La finale, on va y aller pour la gagner, c’est sûr qu’on la veut. »
Kyle Hardy (défenseur de Grenoble) : « On est heureux mais on n’a rien gagné encore, on a encore notre objectif en face de nous. On peut être content de notre série contre Cergy mais on pense déjà à notre finale qui commence mardi prochain. C’était bien d’avoir notre capitaine avec nous, Koudri aussi, on était chez nous avec supporters, notre public… L’idée c’était de bien jouer défensivement et de marquer quelques buts. On a fait le job ! On a une équipe expérimentée, un peu de repos nous fera du bien. On a une équipe avec beaucoup de profondeur. Aujourd’hui nos jeunes ont été incroyables, on voit qu’on a été dangereux dans tous les sens, notre gardien a fait des arrêts incroyables, donc pour l’instant ça va bien. On est concentré sur notre objectif depuis le début de l’année, avancer chaque jour et gagner la coupe. Ça fait deux ans qu’on voulait gagner la coupe, c’était nous les derniers champions et je pense qu’on avait l’équipe pour le faire. Pour les supporters, les joueurs, c’est super de jouer les playoffs, c’est comme Noël, c’est le meilleur temps de l’année. On va prendre chaque jour pour profiter mais aussi être concentré sur notre but. Des gars comme Christophe [Tartari] et Julien [Baylacq], c’est leur club, ce sont eux qui montrent les valeurs à des gars comme moi, il y a aussi mon ami Bis [Bisaillon] qui prend sa retraite alors c’est un peu triste mais on sait ce qu’on peut faire cette année pour eux et pour tout le monde. C’est spécial comme playoffs. Mentalement, c’était un réveil d’avoir perdu un match à Cergy, on était très énervé. Il y a tellement d’émotion dans les playoffs qu’après le match perdu samedi soir, on s’est parlé, je pense que tout le monde s’est remis en question, on a réagi dimanche et encore ce soir. »
Jonathan Paredes (entraîneur de Cergy) : « J’ai dit aux gars à la fin de ne pas oublier tout ce qu’on a fait cette saison, forcément il y a beaucoup de déception. Quand on est compétiteurs, on veut aller le plus loin possible. À la fin, sur 12 équipes, il n’y a qu’un seul content. On va prendre le temps de réfléchir mais je pense qu’on va se rendre compte qu’on a fait une saison bonne mais on a encore plus d’exigence que ça. On va se relever très vite, voir et analyser ce qu’on peut faire pour aller plus haut. Il faut qu’on continue à travailler sur notre dynamique, qu’on continue à structurer le club, c’est quelque chose d’important parce qu’on sera attendu au tournant même si on commençait à l’être. Sur la saison, au-delà des résultats c’est la qualité de jeu produite de manière offensive qui m’a plu, il faut qu’on continue dans ce sens-là. On voulait offrir un match 6 pour y aller par étapes, mais voilà… À 3-0, je pense que la messe était dite parce qu’on savait que ça allait être compliqué d’en marquer quatre à Grenoble, en plus à Grenoble. Le résultat reste anecdotique parce qu’une fois qu’on est submergé par l’émotion, qu’on sait que pour certains joueurs c’est leur dernier match, c’est humain. On a vécu 64 matchs ensemble avec la pré-saison, donc il y a un moment où on a été tellement exigeant avec eux que la déception l’emporte sur le match en lui-même et ça crée l’écart. Grenoble est une très très belle équipe, on était content de les accrocher à notre tableau de chasse samedi dernier, je pense qu’on n’était pas loin de réaliser un autre coup dimanche dernier, aussi sur le premier match de la série… Hormis ce soir, je pense que ça se joue à pas grand-chose, mais voilà il faut féliciter Grenoble qui fait un super parcours… Il nous a peut-être manqué un peu d’expérience sur ce genre de match, on fera le bilan après. 7-0, ça fait lourd dans la balance, mais au-delà du score, c’est la physionomie du match qu’il faudra qu’on retienne pour faire un bilan plus clair. Je m’appuierai plutôt sur la manière d’attaquer le match, la manière dont on a joué… À 5-0 on sait que c’est fini même si on a beau y croire tout le temps, j’ai dit aux garçons de prendre plaisir sur cette dernière période, de juste être réaliste et de profiter de ces derniers instants de la saison. C’est hors de question qu’on mette à la poubelle tout ce qu’on avait bien fait cette saison pour le score de ce soir. Denny [Kearney] est certainement l’un des meilleurs joueurs que j’ai pu coacher de ma jeune carrière de coach, c’est un leader dans l’âme. Il est venu avec un rôle différent à Cergy que ceux qu’il a pu avoir par le passé, mais c’est une vraie bonne personne, je ne pourrai qu’avoir des mots gentils envers lui. Je pense qu’il a pris beaucoup de plaisir cette saison. Son expérience nous a beaucoup aidés cette année et j’espère qu’on arrivera à faire venir des joueurs de son calibre. Je pense qu’il reste un des meilleurs joueurs du championnat ces dernières années et il l’a encore prouvé cette année… Il a eu une saison un peu plus difficile l’an dernier mais il a totalement prouvé que c’est un des joueurs les plus intelligents sur la glace que je connaisse. Je suis fier qu’il finisse sa carrière à Cergy et je lui souhaite tout le bonheur pour la suite, il va entamer un nouveau rôle d’assistant-coach, je suis persuadé qu’il va réussir. »
Grenoble – Cergy-Pontoise 7-0 (2-0, 3-0, 2-0)
Mardi 29 mars 2022 à 20h15 à Pôle Sud. 3351 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez et Nicolas Cregut assistés de Quentin Ugolini et Nicolas Constantineau
Pénalités : Grenoble 10’ (2’, 4’, 4’), Cergy-Pontoise 4’ (2’, 2’, 0’)
Tirs : Grenoble 38 (17, 13, 8), Cergy-Pontoise 23 (11, 9, 3)
Engagements : Grenoble 26 (8, 9, 9), Cergy-Pontoise 30 (13, 12, 5)
Évolution du score :
1-0 à 12’08 : Champagne assisté de Treille et Valier
2-0 à 17’18 : Treille assisté de Fleury et Rouhiainen (sup. num.)
3-0 à 25’30 : Fabre assisté de Deschamps et Jalasvaara
4-0 à 33’46 : Treille assisté de Deschamps et Champagne (sup. num.)
5-0 à 36’56 : Fleury assisté de Rouhiainen et Onno
6-0 à 47’12 : A.Dair assisté de Champagne et Treille
7-0 à 53’06 : Valier (tir de pénalité)
Grenoble
Attaquants :
Aurélien Dair – Nicolas Deschamps – Damien Fleury (A) (2’)
Sacha Treille (2’) – Joël Champagne (C) – Jani Tuppurainen (2’)
Dylan Fabre – Adel Koudri – Peter Valier
Flavian Dair – Christophe Tartari – Julien Munoz (2’)
Défenseurs :
Jere Rouhiainen – Janne Jalasvaara (A)
Kyle Hardy – Maxime Lamarche (2’)
Pierre Crinon – Sébastien Bisaillon
Lucien Onno
Gardien :
Jakub Stepanek
Remplaçant : Raphaël Garnier (G). Absents : Malo Ville (épaule), Markus Poukkula (bras), Julien Baylacq.
Cergy-Pontoise
Attaquants :
Aku Kestilä – Tuukka Rajamäki – Dennis Kearney (A)
Pierre-Charles Hordelalay – Steven Owre – Ryan Tait (2’)
Norbert Abramov – Charles Levesque (A) – Thomas Suire
Louis Petit – Kévin Da Costa (C) – Timothée Franck
Paul Schmitt
Défenseurs :
Brien Diffley – Vincent Melin
Brayden Sherbinin – Aurélien Dorey (2’)
Antti Kauppila – Jules Lefebvre
Gardien :
Sebastian Ylönen puis à 40’00 Patrick Munson