S’étant emparé de la tête de la poule A le week-end dernier, Châlons en Champagne avait une place à défendre ce samedi sur la glace de Rouen 2, qui a enfin débloqué son compteur. Le CHAR faisait même un bon début de match puisqu’il était en tête après vingt minutes grâce à Maxime Dordet et Anton Kebets qui ont répondu à l’ouverture du score de Théo Perrenoud. Mais les Gaulois vont inverser la tendance au cours de la période suivante grâce à Samuli Yliniva et William Fällman, puis Roope Markula parachèvera le succès en fin de partie (2-4). Cinq victoires consécutives pour les Châlonnais qui conservent la tête, tandis que Rouen occupe la neuvième place.
Changement de dauphin en revanche au sortir de la rencontre entre Courbevoie et Reims. Un revirement de situation comme pour le match en Normandie avec cette fois un excellent départ des Phénix, qui menaient rapidement de deux buts grâce à Blake Kleiner et Björn Robinson. Les visiteurs ont longtemps tenu cet avantage, puisqu’il a fallu attendre les dix dernières minutes pour voir les Coqs réagir jusqu’à changer le cours du match. Alec Douville a d’abord réduit l’écart avant l’égalisation deux minutes plus tard par Maxime Leroux. Et c’est finalement Atte Peltonen qui inscrira le but vainqueur, sur un tir de pénalité à cinq minutes de la sirène (3-2). Coup d’arrêt pour Reims qui glisse à la quatrième place, Courbevoie suit à un point mais avec un match de retard.
C’est Paris qui a retrouvé la seconde place, à l’issue d’un match ébouriffant sur la glace de Wasquehal. Sept buts ont été marqués dans le seul premier acte, émaillé également de bagarres, ce qui est peu courant aussi tôt dans un match. Si les Lions ont pu être devant au score dans la première partie du match, les Français Volants sont progressivement parvenus à inverser la tendance après le changement de gardien intervenu à la 33e minute. Théo Florchinger ne concèdera lui qu’un seul but alors que les Parisiens en inscriront cinq, dont le dernier en cage vide par Mans Papaux (7-9). Avec trois points personnels, Oleg Kuzmin prend la tête du classement des marqueurs, et Paris celle des équipes les plus pénalisées, avec 109 minutes et malgré un match en moins ! Mais les Parisiens sont aussi à deux points du leader, alors que Wasquehal reste huitième.
Avec le même total de points que Paris mais à jour de calendrier, Évry-Viry accueillait la lanterne rouge Dijon. Il a fallu moins d’une minute aux Jets pour ouvrir la marque par Clément Lallemand, mais les Dijonnais égalisaient en début de deuxième période par Josef Teuber. Malheureusement pour les Ducs, les locaux accéléraient alors en inscrivant trois buts par Yaniss Moktari, Adam Emery et un tir de pénalité de Jared Christy. Moktari s’offrira un doublé à dix minutes du terme, et si Dijon n’abdiquait pas avec Tristan Valtat et Aymerick Geantet, la réaction s’avèrera insuffisante pour changer le sort de la partie (5-3). Toujours pas de victoire pour les Bourguignons, qui auront fort à faire encore la semaine prochaine en se rendant à Paris.
Du suspense enfin au Luxembourg où le Tornado accueillait les Renards d’Orléans. Chaque équipe a eu ses temps forts dans la rencontre, à l’instar des locaux qui ont brillé dans le deuxième acte, inscrivant trois buts pour passer en tête après un premier acte dominé par les Orléanais. Il n’y avait alors rien d’étonnant à voir le Russe Eduard Shibelbein amener les acteurs en prolongation sur un but inscrit à la 46e minute. Dans cette configuration, Maxime Rolland n’a eu besoin que de quatorze secondes pour marquer le but de la victoire, et ce sont les Renards qui repartent avec la victoire (5-6 a.p.). Troisième défaite de rang pour les Luxembourgeois qui cèdent la sixième place à l’adversaire du soir.
Quatre matchs au programme de la poule B, la rencontre entre Roanne et Vaujany-Grenoble ayant été reprogrammé au 14 février 2025.
Le choc de la journée était bien évidemment le match entre le leader Montpellier et son dauphin Toulouse-Blagnac. Les Vipers tenaient là l’occasion de s’envoler en tête de la poule, mais ce sont les Bélougas qui démarraient mieux, avec un but de Zach Shankar dans le premier acte. L’inévitable Tigran Petrosian égalisait à la reprise, mais les frères Audisio, Lucas puis Valentin, permettaient aux visiteurs de repasser devant. Dans la foulée Théo Lobstein maintenait les hommes de Jan Tlacil en vie, mais l’équipe dominante était bien celle de Toulouse. Loin de trembler, les visiteurs parachevaient un succès finalement logique dans le dernier acte, grâce à Clément Blaser, Jorgen Grondahl malgré une infériorité numérique et Valentin Audisio dans les derniers instants (2-6). Dernière équipe invaincue en Division 2 avant cette sixième journée, Montpellier s’incline et cède pour un point la première place à Toulouse, qui reste sur cinq succès depuis la défaite inaugurale.
Entre la quatrième et la sixième place, trois équipes se tiennent à dix points en six matchs. Parmi celles-ci Clermont Ferrand et la Roche sur Yon qui s’affrontaient hier, et ce constat au classement n’est que la résultante du succès du HOGLY en Auvergne. Dans le premier tiers, François Faure répondait à l’ouverture du score de Baptiste Caboche, mais les Yonnais prenaient le meilleur dans le deuxième acte sur des réalisations de Matthieu Joerger et Artem Garifulin. Ces deux buteurs doubleront leur mise dans le dernier acte, et si le meilleur marqueur de la poule Tuomas Välirinne pensait alléger la note, c’est finalement Hugo Laporte qui sera le dernier à inscrire son nom sur la feuille de match, exception faite des pénalisés sur une bagarre en fin de rencontre (2-6). Avec le même bilan, ces deux équipes présentent la particularité de n’avoir alterné précisément que victoire et défaite depuis le début de saison. De bon augure pour Valence qui jouera le HOGLY samedi prochain, et de mauvais pour Toulouse qui recevra les Clermontois ?
Bilan comptable similaire mais trajectoire différente pour Lyon, qui a mis fin à une série de trois revers sur la glace de l’infortunée Annecy, toujours à la peine en dépit du changement de tacticien, Cédric Boldron ayant été écarté et remplacé par Thomas Lapointe, justement ancien entraîneur en mineur à Lyon. Yoan Colomban avait pourtant permis aux rouges de remporter le premier acte, mais les Lions viraient en tête dans le T2 par Ranel Vafin, Rocco Andreacchi et Enzo Baravaglio, et si Jami Tuokkola chercha à réagir, Andreacchi lui répondait trois minutes plus tard. Le polyvalent joueur de l’Ontario se mettra en évidence dans le dernier acte en complément finalement un quadruplé, parachevant le succès lyonnais malgré un doublé de Tuokkola (3-6). Toujours pas de victoire pour Annecy, qui voyait dans le même temps deux concurrents directs s’affronter.
Anglet 2 accueillait effectivement Valence dans un important duel de bas de tableau. Aleksei Baskov ouvrait le score après onze secondes de jeu, imité plus tard par Kévin Richard. Les affaires basques ne s’arrangèrent guère à la reprise du deuxième tiers qui verra les Lynx creuser l’écart par Jules Plenet, Otto Pitkanen et Dmitrii Dudkin. Le changement de gardien avec l’entrée en jeu de Max Kleiber aura au moins le mérite de stopper l’hémorragie, et Anglet trouvera enfin la faille en fin de période, par Paul Baron. Du mieux dans le dernier acte pour les locaux avec des buts de Nicolas Arrossamena et Martin Trecu, mais le Valence de Baskov finalement auteur d’un doublé remporte cette rencontre très importante (3-6). Les Drômois comptent à présent deux victoires respectivement contre Anglet 2 et Annecy, et prouvent ainsi leur capacité à remporter les confrontations directes.
(Illustration d’article : Amy Vanhaezebrouck)