Les Wildcats d’Épinal
C’est la deuxième qualification en finale d’Épinal depuis son retour en D1. Bien que les ambitions de monter en ligue Magnus aient en interne solidement achoppé, l’équipe fait preuve d’une grande motivation et de dévouement pour obtenir le titre de D1 après avoir fini première de la série régulière.
Des joueurs tels que Sabatier, Rapenne et Rudzan se sont illustrés en se sacrifiant pour le collectif. Matus Rudzan, en particulier, s’est aussi distingué en inscrivant 4 buts en 8 matches de play-offs. Le vétéran Florian Sabatier, 33 ans, brille également dans les statistiques. L’ex-défenseur amiénois, Tomas Nechala, joue un rôle clé dans le jeu de transition, tandis que son compatriote slovaque, Dominik Fujerik, se démarque aux mises en jeu. Le joker-médical tchèque, Michal Chmel, a été véritablement héroïque devant sa cage, signant deux blanchissages qui ont permis d’assurer la qualification en finale.
Cependant, l’incapacité à marquer régulièrement s’est révélée coûteuse pour l’équipe. Certains joueurs, ont été pointés du doigt en raison de leur manque d’implication ou d’efficacité depuis les quarts de finale. En revanche, le retour du défenseur tchèque Jakub Adamek au cours des séries éliminatoires a eu des effets positifs sur le plan physique.
L’équipe peut compter sur la fiabilité de joueurs français moins mis en avant par les statistiques comme l’ex-international junior Hugo Sarlin et le capitaine, formé au club, Martin Charpentier. Notons qu’Épinal excelle en infériorité numérique. Avec l’ambiance à domicile, la solidité de leur défense que leur gardien peut suppléer à tout moment, si les Spinaliens parviennent à améliorer leur réalisme offensif assez commun en play-offs et leur efficacité en supériorité numérique, les Wildcats seront des adversaires très coriaces en finale.
Les Drakkars de Caen
L’équipe de hockey sur glace de Caen, le HC Caen, se prépare pour une finale historique des playoffs de la Division 1, une première depuis sa relégation de Magnus en 2015. Cette équipe montre un caractère et une détermination impressionnants, ne jamais abandonner et se battre jusqu’au bout. La qualification en finale a été rendue possible grâce à une attaque solide, notamment en l’absence du gardien Ronan Quemener, mettant en lumière le talent offensif des Caennais.
Les attaquants Tommi Niskanen, Samy Paré et Quentin Berthon, presque muets en supériorité ne manquent pas, par contre, d’efficacité à cinq contre cinq. La ligne de centre des Drakkars est homogène et ne manque pas de profondeur. Evgenii Nikiforov, l’ex-joueur de Nice, excelle dans le trafic.
Les vétérans Pierre-Antoine Devin et Jonathan Janil, qui ont tous deux commencé leur carrière à Caen, s’apprêtent à prendre leur retraite après avoir fait leur retour au sein des Drakkars ces dernières années. Ils sont expérimentés et galvanisés. L’excitation règne aussi parmi les fans, comme en témoigne le succès populaire en demi-finale avec la vente rapide des 1000 places mises en vente sur internet.
L’équipe de Caen est réactive et peut parfois être victime de frustrations, mais elle peut compter sur des joueurs clés tels que le Canadien Marc-André Pépin pour manœuvrer à la ligne bleue, Jonathan Janil et le Slovaque Filip Hudac comme piliers fiables, ainsi que le jeune défenseur Gabriel Lehmann qui joue avec une maturité impressionnante à seulement 19 ans.
Avec Ronan Quemener (rétabli de sa blessure ?), Caen, en améliorant son PK, possédera alors tous les atouts pour briller en finale et viser la victoire.
Confiance de Caen & pression sur Épinal ?
Avec deux victoires sur Epinal cette saison, Caen a l’avantage psychologique et pourrait entrer dans la finale avec plus de confiance. Les Normands sauront qu’ils peuvent rivaliser avec Épinal et qu’ils ont su le faire avec succès récemment. De plus, en finissant troisième du championnat régulier, les Drakkars pourraient se sentir comme les outsiders, ce qui pourrait leur donner une motivation supplémentaire pour prouver qu’ils peuvent battre le favori naturel de la finale.
Épinal devra surmonter le défi de ne pas avoir été en mesure de battre Caen en phase régulière. Les Wildcats devront se concentrer sur les leçons tirées de ces matchs et ajuster leur stratégie en conséquence. Épinal, en tant que champion de la saison régulière, aborde la finale avec une certaine confiance, mais cela peut aussi signifier que les Vosgiens doivent gérer des attentes élevées.
Cependant le fait que les deux dernières rencontres aient été très disputées (un match à 1-0 et un autre décidé aux tirs au but) laisse présager que la finale pourrait également être très serrée. Les équipes devront être prêtes à gérer la pression et à capitaliser sur chaque occasion.
Les deux équipes ayant joué des séries très disputées, elles sauront gérer la pression en finale. Épinal sort d’une victoire solide contre Tours, tandis que Caen est sur une dynamique de deux séries très serrées. Les deux équipes arriveront avec une certaine confiance. Les leçons tirées de ces séries pourraient influencer les stratégies employées en finale. Les entraîneurs auront probablement identifié des faiblesses à exploiter dans les deux équipes . Cela s’annonce comme une finale palpitante entre deux équipes qui ont de réelles hautes ambitions !