La victoire d’Asnières à Strasbourg a vu les Franciliens reprendre la huitième place de la poule à quelques encablures de la ligne d’arrivée. Pour éviter la poule de maintien, Wasquehal n’a donc plus le choix : alors que se profilent de périlleux déplacements à Amnéville et Paris, la victoire semble impérative ce soir face à l’Entente Évry-Viry.
Problème : cette dernière apparaît comme l’élève en forme de la poule, auréolé de sept gains de rang, série lui permettant de prendre place sur le podium. La troupe de Sébastien Roujon ne tarde d’ailleurs pas à confirmer ses bonnes dispositions.
Révélation de la saison essonnienne, Clément Lallemand se charge de tempérer l’ambiance que l’ancien président Guy Decock s’était évertué à faire monter. À l’affût d’un palet mal relancé, aux abords du cercle droit, il trouve la lucarne d’un lancer aussi précis que soudain (0-1 à 00’56″) et provoque dès le réengagement la faute de Thomas Suire. De volée, Kevin Ledoux vise lui aussi le haut du but, Corentin Cunsolo dévie.
Aligné chez les Lions aux côtés de Suire et Coulaud, l’Amiénois Rudy Matima semble poursuivre sur sa lancée d’une fin de match épique pour Dunkerque samedi dernier. Sa première accélération est annihilée par un hors-jeu de Loïc Coulaud, à l’origine de la faute de Bittner, désemparé face à la fougue du jeune Picard. Martin Domian prend le relais sur le jeu de puissance, met le feu à la zone sans succès car Évry-Viry sort indemne des deux minutes. Matima revient à la charge et subit la faute de Ledoux dans le coin droit. Wasquehal n’est pas plus inspiré en attaque massive, passant même près de la correctionnelle sur deux échappées de Matus Hanes. Le Slovaque, visant la gauche de la cage, manque son duel avec Cunsolo, puis subit un retour propre de Prissaint.
Les Lions attendent le retour à forces égales pour recoller : Coulaud transmet à Matima dans le coin droit, le palet revient vite devant la cage où Suire surgit (1-1 à 11’52″). Sur la lancée, Zajac trouve le casque de Melin, le trio gothique se montrant encore dangereux pour offrir une bonne opportunité à Prissaint, monté lui prêter main-forte. L’Entente, toujours volontaire dans le pressing et l’engagement, retrouve le contrôle du disque dans la zone offensive. Marouillat y dévie dangereusement l’essai de Vidal, puis un centre de Blossier occasionne une frayeur dans la défense, secourue par un plongeon de Cunsolo devant le menaçant Gautron. La mise au jeu est remportée par les locaux, Prissaint en profite pour accélérer côté droit et centrer pour Matima, la paire Brittner – Gamiette ne pouvant que constater les dégâts (2-1 à 17’08″). Wasquehal regagne le vestiaire sur ce court avantage, son troisième jeu de puissance, né d’une faute sur Suire, se montrant stérile.
Le deuxième acte débute comme le précédent, par un tir tendu de Clément Lallemand, capté par Cunsolo. La faute de Blossier au pressing ralentit les Jets, toutefois dangereux sur une contre-attaque menée par Marouillat, dont le centre n’est pas repris par Tellier, rattrapé par la défense. De volée, Aurélien Zajac ne trouve que le patin de Louf, puis un troisième Dunkerquois d’origine, Angielczyk, subit un cinglage. Une trentaine de secondes de double supériorité ne permet pas aux hommes de Fabien Chardon de se donner de l’air. Blinka est à son tour surpris par Juan, parti défier un Cunsolo solide, dont la mitaine capte par ailleurs l’essai de la droite de Ledoux. Solide en infériorité et agressif, Évry-Viry obtient la récompense de sa reprise sérieuse, de façon certes fortuite car François Piquet dévie dans sa cage la passe de Lallemand (2-2 à 26’14″). De plus en plus gênés dans la relance par le pressing francilien, les Lions apparaissent sans solutions et perdent plusieurs palets. La tendance s’inverse au moment où Julien Roullier prend possession de la cage adverse…
Sur la gauche, Thomas Suire dépose Edwin Gamiette et centre pour Coulaud. La botte du nouvel entrant fait obstacle, mais Rudy Matima suit (3-2 à 29’49″). Excédé par la virtuosité des jeunes assaillants, Kevin Ledoux perd ses nerfs et assène un coup de crosse à Loïc Coulaud, son nouveau compagnon de geôle. Avec quatre hommes dans chaque camp, Wasquehal monopolise le palet. Blinka rôde aux abords d’une cage contournée par Martin Domian, qui parvient à surprendre Roullier dans son dos (4-2 à 30’31″). Sébastien Roujon prend son temps-mort, électrochoc pour ses hommes, proches de recoller dans les secondes suivantes : à l’affût d’un palet perdu aux abords du but, Clément Lallemand manque le triplé face à Cunsolo, qu’il percute. À l’issue de l’échauffourée subséquente, les visiteurs se retrouvent en infériorité. À la bleue, Martin Domian guette la montée de Loïc Coulaud, devant qui un boulevard s’ouvre sur la gauche. Le numéro 18 prend le temps d’ajuster Roullier en lucarne (5-2 à 35’06″).
En situation favorable lors des réceptions des Français Volants et de Cergy, rencontres terminées dans la frustration, les Lions parviendront-ils à maintenir cette avance de trois buts ? Un premier indice se dessine rapidement car N’Guyen renverse Hanes à l’entrée de la zone. Les jaunes et bleus se montrent hésitants mais une deuxième occasion se présente à la faveur d’un cinglage de Matima. Kevin Ledoux allume cette fois la mèche, le palet demeure dans les bottes de Cunsolo avant d’être dégagé pour un court répit. Juan le renvoie vite vers la cage, où une nouvelle échauffourée éclate. Cette fois les locaux laissent des plumes car Benjamin Louf, à la lutte avec Jan Brittner, est doublement sanctionné.
À la reprise, une faute contestée de Zajac place les Jets en double supériorité, une aubaine pour Mickaël Marouillat, véritable poison dans ces situations, et à l’affût du lancer de son fidèle compère Ledoux (5-3 à 41’29″). Il faut dire que la paire a régulièrement inscrit son nom au pointage depuis cinq sorties, le premier poussant la statistique jusqu’à compter au moins un point à chacune de ses douze dernières sorties… La partie, spectaculaire, s’affole un peu plus. À une possibilité pour Benjamin Tellier, repris par Coulaud, répond une montée de Simon Angielczyk, curieusement laissé libre sur l’aile droite, d’où il sert Charley Marcos (6-3 à 49’34″).
La rencontre peut définitivement basculer car Hanes fait trébucher N’Guyen dans le coin. Martin Domian lance en force, Roullier repousse vers les airs un palet repris par Benjamin Louf. Le but est invalidé pour crosse haute, décision contestée avec véhémence par Zajac, renvoyé au vestiaire. Une nouvelle opportunité se présente à Matej Blinka, à la réception d’une passe hasardeuse, que, à genoux suite à une faute de Ledoux, il ne peut convertir. En double supériorité, Domian cherche la lucarne, protégée par Roullier. La nouvelle faute de Brittner n’est pas plus convertie par les Métropolitains, malgré de bonnes séquences de leurs renforts.
Il ne reste que trois minutes à l’Entente, auteure de cinq maigres lancers depuis le début du troisième acte, pour prolonger sa série. Jeannette déviant sur la barre transversale l’essai de Ledoux, on donne peu de chances à un retour, mais les Essonniens s’entêtent ; la passe en profondeur de Dimitri Juan vers Hanes est parfaite, le Slovaque ne galvaude pas l’opportunité de remporter un nouveau duel avec Cunsolo (6-4 à 58’17″). Et quand Mans Papaux expédie le palet vers une enclave prise d’assaut, d’où Jeannette l’expédie au fond des filets, le doute gagne tout un camp (6-5 à 58’55″).
Sébastien Roujon rappelle son portier à 57 secondes du buzzer. Mickaël Marouillat travaille toujours derrière le but, dont il ne trouve que l’extérieur du filet. Hanes manque ensuite son contrôle à la ligne bleue, le caoutchouc arrive sur Rudy Matima, auteur du triplé dans une cage désertée (7-5 à 59’38″).
Fin de série pour des Essonniens inconstants, tantôt bien placés et harceleurs dans le pressing, tantôt pris de vitesse par la jeunesse gothique, grande artisane de la victoire « made in Hauts-de-France ». 5 des 7 filets wasquehaliens ont en effet été signés par des représentants de la capitale régionale du hockey, le sixième étant l’œuvre d’un certain Charley Marcos, au patronyme si célèbre du côté du Coliseum…
Wasquehal – Évry/Viry 7-5 (2-1, 3-1, 2-3).
Samedi 28 janvier 2017 à 18h40 à la patinoire Serge Charles. 385 spectateurs.
Arbitrage d’Armand Bornais assisté d’Alban Delsarte et Maxime Laboulais.
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