Grenoble dans la douleur
Sévèrement battus (0-4) à Bordeaux, il y a une semaine, les Brûleurs de Loups ont vite redressé la tête. En s’imposant d’abord vendredi dans un match sérieux face aux Pionniers (4-1) puis en allant chercher une victoire marquante à Rouen (2-0). Une victoire face à une équipe du Top 5 qui fait du bien au classement et dans les têtes après les défaites face à Gap puis Bordeaux. Désormais replacé à la quatrième place, Grenoble ne peut plus laisser filer des points en route surtout face à des équipes du bas de tableau alors que le sprint final de la saison régulière est lancé.

Visiblement les Brûleurs de Loups ne se sont pas encore remis de leur fructueux déplacement à Rouen. Bonvalot, titularisé dans la cage grenobloise ce soir après le gros match de Horak à Rouen, se retrouve sous pression d’entrée. Fébriles en défense, les Grenoblois ne facilitent pas la tâche de leur « back-up », obligé de s’interposer suite à une mauvaise relance. Kuralt ne trouve pas le cadre sur une des premières actions offensive grenobloise. Grenoble est plus présent en attaque au fil des minutes et finit par obtenir une pénalité de Patrick White. Une première supériorité numérique pour les locaux qui installent leur power-play mais ne se montrent dangereux que sur un tir de Bisaillon de la bleue qui ne surprend pas Buysse. Les Brûleurs de Loups ne capitalisent pas à cinq contre quatre mais Chouinard oblige Buysse à s’interposer. C’est le sauve qui peut devant la cage de Dijon mais Buysse reste impeccable.



Les Brûleurs de Loups ont du mal à passer la vitesse supérieure dans cette rencontre. Une pénalité d’Andersson en début de troisième tiers pour un cinglage sur Kuralt leur donne pourtant l’occasion de prendre les devants. Sur le power-play, Kyle Hardy multiplie les tirs sur Buysse mais ce dernier ne laisse rien passer. Les Grenoblois continuent de manquer de précision dans la transmission du palet et ce surplus de déchet permet aux Dijonnais de se montrer dangereux en contre-attaque. Lorsque Favarin part en prison, la tension est palpable sur le banc grenoblois d’autant que les Ducs mettent une grosse pression sur la cage grenobloise. Bonvalot doit encore s’employer face à White notamment. Finalement Dijon laisse passer l’occasion. Un regret pour Jonathan Paredes et ses joueurs car Grenoble bénéficie à son tour d’une supériorité numérique lorsque Miettinen est accroché par Melin.


Du côté des Ducs, on peut nourrir beaucoup de regrets ce soir car Dijon aurait mérité au moins un point ce soir. Nettement plus combatifs que lors de leurs précédentes sorties à Pôle Sud, ils ont affiché l’image d’une équipe qui veut sauver sa peau. Protégés par un Buysse excellent ce soir, il ne leur a manqué finalement qu’un soupçon de réalisme en attaque pour créer une grosse surprise. Décevant comptablement mais encourageant moralement pour la lanterne rouge de la Ligue Magnus.
Désignés meilleurs joueurs du match : Antoine Bonvalot (Grenoble) et Julien Laplace (Dijon)
(Photos Philippe Crouzet)
Commentaires d’après-match :

Jonathan Paredes (entraîneur de Dijon) : « Par rapport à la dernière rencontre ici, ce n’est pas la même équipe, on a récupéré une bonne partie de nos attaquants. Aujourd’hui, c’était trois défenseurs qui nous manquaient, quatre avec Alex Rindall qui est blessé depuis le début de la saison. On est arrivé ici un peu affaiblis défensivement, pourtant le match a été plutôt correct de notre part défensivement. On a été plus propres même si on prend un but sur une infériorité numérique suite à une pénalité de fainéant un peu, on n’a pas à se lâcher comme ça dans le troisième tiers… ça faisait quatre pénalités d’affilée qu’ils avaient donc forcément ça craque. Leur premier but est heureux, on peut sortir à 1-0 voire un peu plus puisqu’on a eu des chances de marquer intéressantes… Antoine Bonvalot a fait une bonne prestation, il ne faut pas lui retirer, mais c’est un peu notre mal, de provoquer, de marquer plus de buts en ce moment. Il faut qu’on continue à travailler fort, la confiance va revenir en travaillant. La différence en fin de saison se fera en se sacrifiant, en bloquant des lancers, en payant le prix. Les matchs de fin de classement ça se joue comme ça. Les équipes de haut de tableau ont un potentiel technique supérieur, nous on a une meilleure homogénéité cette année. On a des joueurs techniquement meilleurs, ce soir on a vu des joueurs se sacrifier, notamment Stefishen en fin de première période qui nous a fait un peu peur. On est sur la bonne voie, c’est dur mentalement parce qu’on enchaîne les défaites d’un but mais il faut relever la tête. »
Eric Chouinard (capitaine de Grenoble) : « A ce moment de l’année, tous les points sont importants vu le classement. On savait que c’était un match piège après une grosse victoire émotive à Rouen. Ce soir c’était important d’aller chercher ces trois points-là, on est content de l’avoir fait. On savait qu’il leur manquait des défenseurs, donc si on leur mettait la pression tout au long du match, vers la fin du match ça allait être un peu plus compliqué pour eux et c’est ce qui est arrivé ce soir, on a bien joué en troisième période pour l’emporter. Je suis très chanceux de jouer avec Bostjan qui travaille très fort sur la glace, est toujours bon sur l’échec avant et fort sur la rondelle, et avec David qui est un gars très intelligent sur la glace, posé, il essaie toujours de faire les bons choix sur la glace. »
Grenoble – Dijon 3-1 (0-0, 1-1, 2-0).
Mardi 24 janvier 2017 à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3 013 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion assisté de Matthieu Barbez et Gwilherm Margry
Pénalités : Grenoble 8′ (0’, 2’, 6’), Dijon 14’ (4’, 2’, 8’)
Tirs : Grenoble 32 (8, 15, 9), Dijon 23 (8, 7, 8)
Évolution du score :
0-1 à 24’32 » : Laplace assisté de Silvennoinen et White
1-1 à 28’12 » : Miettinen assisté de Scolari et Gautier
2-1 à 50’02 » : Chouinard assisté de Gauthier et Rodman (sup. num.)
3-1 à 53’31 » : Goličič assisté de Chouinard
Grenoble
Attaquants :
Eric Chouinard (C) – Boštjan Goličič – David Rodman
Camilo Miettinen – Sébastien Gauthier – Anže Kuralt
Quentin Scolari [puis Mathias Arnaud] – Alexandre Texier – Norbert Abramov
Julien Baylacq – Sébastien Rohat – Mathias Arnaud (2’) [puis Antoine Torres]
Défenseurs :
Kyle Hardy – Sébastien Bisaillon
Nicolas Favarin (2’) – Aziz Baazzi
Teddy Trabichet (A) (4’) – Stéphane Gervais
Gardien :
Antoine Bonvalot
Remplaçants : Lukáš Horák (G), Pierre Robert. Absents : Christophe Tartari, Rhett Bly (ligaments du genou)
Dijon
Attaquants :
Anthony Guttig – Mathias Månsson (A) (2’) – Taylor Stefishen
Robin Lamboley (2’) – Patrick White (2’) – Mike Fallon
Jimmy Jensen – Johan Andersson (2’) – Julien Laplace
Fabien Métais – Anthony Goncalves
Défenseurs :
Riku Silvennoinen – Matthew Maher
Benoît Quessandier (C) (2’) – Spencer Edwards (A)
Vincent Mélin (2’) – Marek Kolba (2’)
Gardien :
Henri-Correntin Buysse
Remplaçants: Pierre Pawelek (G), César Joffre, Alois Franzino. Absents: Giffen Nyren, Arnaud Lazzaroni, Aleksander Rindal (blessés), Maxime Ritz, Flavien Fondadouze.









































