La trente-deuxième finale de la Coupe de France se dispute cet après-midi entre les Rapaces de Gap et les Ducs d’Angers, au terme d’une compétition émaillée de diverses péripéties liées à la situation épidémique : il a fallu jongler avec les dates des demi-finales, délocaliser l’évènement au regard de la jauge à 2000 spectateurs, inadaptée avec une tenue à Bercy, mais le trophée Pete Laliberté sera bien soulevé sur la glace de Cergy-Pontoise à l’issue de cette affiche inédite, pour la première fois depuis deux ans.
Côté Rapaces, il s’agirait d’une première ! Les Haut-Alpins n’ont en effet jamais remporté de Coupe de France, bien qu’ils aient été les finalistes les plus récents. En 2018, ils ont échoué face à Lyon (0-2). Arnaud Faure, Romain Gutierrez et Dimitri Thillet étaient déjà de l’aventure, Julien Correia et Arturs Mickevics évoluaient dans le camp d’en face, tandis que Maurin Bouvet (absent le jour de la finale 2018), Marius Serer ou Cédric Di Dio Balsamo retournent en finale… mais sous le maillot des Ducs d’Angers.
Des Angevins qui disposent déjà d’un palmarès dans la compétition, avec deux finales perdues (contre Rouen en 2011 puis contre Briançon en 2013) mais également deux succès en 2007 (4-1 face à Épinal) et en 2014 (4-0 face à Rouen). Le dernier rescapé de cette époque est Robin Gaborit, tandis que des anciens Dragons sont passés désormais à Gap.
Pour les forces en présence, les deux effectifs furent préservés des absences ces dernières semaines. Les Gapençais doivent composer depuis de longs mois et jusqu’à la fin de saison sans Raphaël Faure, alors que Mathieu Mony apparait en surnuméraire. Chez les hommes d’Ethan Goldberg, Antonin Manavian n’est pas équipé comme dernier arrivé dans l’effectif aujourd’hui au complet, et les jeunes Baptiste Couturier et Axel Tarabusi ont été laissés à la disposition de Cholet ce week-end (matchs samedi et dimanche).
Le premier lancer du match est au crédit des Angevins avec Ritz qui sollicite Junca, imité sur le rebond par Manning. L’entame est progressive, avec un palet qui circule de part et d’autre. Halley prend de la vitesse pour lancer au premier poteau mais le gardien des Rapaces est vigilant, puis sur un palet perdu par Cirgues, Bouchard se retrouve en position préférentielle. Sans doute surpris, il n’en profite pas. La domination est alors plutôt angevine mais Gap parvient à réagir avec Mickevics qui trouve le gant de Cowley. C’est ensuite Correia qui le sollicite, mais c’est capté. La troisième sera la bonne : au terme d’un travail sur le côté, Lorraine repique et vient tromper en force le gardien canado-américain pour l’ouverture du score (1-0, 08’46).
Les Rapaces désirent capitaliser et se portent vers l’avant avec Lagarde puis Sosunov, mais Angers prend ensuite plusieurs lancers sur lesquels Junca intervient. Il s’impose également devant Gaborit, auteur d’un tour de cage. Le jeu s’anime et Chapuis trouve un bon lancer non converti. Gap s’est alors installé et va en profiter de nouveau : le palet est récupéré par Julien Correia qui trouve le trou de souris dans le slot, Goličič n’a plus qu’à transformer l’offrande pour doubler la mise (2-0, 13’52).
Angers trouve une occasion de réagir avec la première pénalité du match appelée contre Faure. Ils se montrent patients et Bouchard s’essaie, Gaborit tente de reprendre le rebond sans succès. En fin de situation, Torquato n’a guère plus de réussite et les Rapaces blanchissent l’infériorité. Ce ne sera que partie remise pour Angers qui reste en zone offensive : Smith prend un lancer touché plusieurs fois qui échoue sur Halley, mettant fin à l’invincibilité de Junca (2-1, 18’02). Cela relance complètement les Ducs qui parviendront à revenir à hauteur. Ils font tourner le palet sur la reprise, trouvent Bouchard qui est solide sur ses appuis dos à la cage, se retourne et offre l’égalisation (2-2, 19’01).
Au terme de ce premier acte spectaculaire, chaque formation aura eu ses temps forts et le score vierge est finalement logique.
Quelques secondes suffisent à la reprise pour un premier lancer de Gaborit. Les deux équipes repartent avec les mêmes intentions et Lorraine est proche de réussir un superbe dribble qui le conduisait à la cage. On retrouve ce même Lorraine avec un lancer depuis la bleue que Thillet ne dévie pas assez pour tromper Cowley. Les Haut-Alpins ne relâchent pas pour autant et Joubert met le gardien à contribution, puis Mickevics après une mise au jeu remportée. Les Ducs ressortent et Dusseau prend un lancer de loin. Sur la mise au jeu, Llorca tente sa chance et le cafouillage qui s’en suit conduit Junca derrière sa cage. Le temps de se replacer, Angers profite de l’occasion pour prendre l’avantage pour la première fois de la partie, grâce à Sarliève (2-3, 25’38).
Les Ducs seraient inspirés de creuser l’écart, mais Junca capte le lancer de Ritz. L’objectif sera atteint deux minutes plus tard, après un travail dans la bande et Manning trouvé seul à mi-zone, pour le quatrième but (2-4, 29’15).
Éric Blais appelle un temps mort pour remobiliser ses joueurs. Mais la réponse est d’abord timide avec une combinaison initiée par Colotti qui ne trouve pas suite. Lorraine prend un lancer qui n’inquiète pas Cowley. Il faut ensuite une superbe défense de Sosunov pour annihiler un 2 contre 1 angevin, puis un Junca solide devant Ritz. Pour la première fois de la partie, Angers est sanctionné en la personne de Nicolas Ritz qui prend 2’+10′ sur une lourde charge, pour offrir une phase très importante aux gapençais, alors que Prissaint regagne péniblement le banc. Il faut bien une minute pour se mettre en position, mais cela s’avérera payant avec Lagarde qui décoche un tir dans la lucarne de Cowley (3-4, 35’27). Et Gap de faire connaître à Angers le scénario inverse du premier tiers car ils remonteront à leur tour de deux buts en moins d’une minute, sur une remontée à deux conclue par Correia (4-4, 36’09).
Les Rapaces ne souhaitent s’arrêter en si bon chemin et Lagarde met à mal Cowley qui résiste, tout comme la défense devant Langlais, permettant de laisser le score nul. Les esprits s’échauffent sur la sirène, augurant une âpre reprise pour cette partie indécise.
Un peu plus d’observation à l’entame du troisième tiers-temps, et une première belle opportunité à mettre au crédit de Bouvet qui trouve la base du poteau de Junca, qui avait bien couvert son angle. Thillet porte ensuite le danger de l’autre côté, sans convertir. Après un superbe mouvement collectif, le très en jambes Di Dio Balsamo prend le shoot mais bute dans les patins adverses, alors que Cowley est vigilant sur un lancer depuis sa zone du capitaine Gutierrez. Le chassé croisé continue et le gardien gapençais « boxe » un lancer de Ritz.
Il reste alors dix minutes et tout à faire pour décider du sort de cette rencontre, qui peut véritablement basculer des deux côtés dans cette période sans réelle domination. Après un travail de Correia, Langlais prend un tir laser mais Cowley dévie de la botte. Puis décalé intelligemment, Cirgues s’essaie à son tour sans tromper le natif de Cranbrook.
Dans les cinq dernières minutes, Angers se bat pour maintenir un palet dans la zone offensive, mais Gap ressort et Robert échoue en contre. Puis Goličič est trouvé en entrée d’enclave, sans plus de réussite. Les Ducs tentent sur des phases installées, et d’autres plus directes comme avec Gaborit. Junca doit encore intervenir devant Giroux mais rien ne sera marqué conduisant ce match en prolongation.
La prolongation débute avec un départ d’Halley projeté dans la cage par Langlais. Halley et Gutierrez seront finalement envoyés tous deux en prison. Junca prend alors un risque assez inconsidéré en jouant un palet derrière la cage, mais il se rattrape sur le repli. Une alerte qui sera suivi d’effets décisifs car sur la phase de jeu suivante, Gaborit prend le temps de conduire la rondelle et de trouver sa meilleure position pour terminer le travail et offrir à Angers la troisième coupe de France de son histoire (4-5, 62’43).
Quel spectacle à l’Aren’Ice cet après-midi ! Dans cette finale extrêmement serrée, les Ducs soulèvent le trophée devant des Rapaces qui l’auraient mérité tout autant, mais il fallait un vainqueur et il sera Angevin. Nous ne pouvons que remercier les deux formations pour cette très belle publicité offerte pour le hockey français.
Désignés joueur de la finale : Philippe Halley (Angers)
(Illustrations : Anthony Mangeard)
Réactions d’après match :
Éric Blais (entraîneur de Gap) : « Il est vraiment important que l’on ait de la compacité devant notre gardien à la prise de rebond, en infériorité numérique mais aussi à cinq. Cela nous a fait défaut et on doit encore progresser là-dessus. Pour les recrues, je suis content pour Johan (Lorraine). Il nous est arrivé en forme, il monte crescendo, c’est un joueur intéressant et intelligent. Quant à Oleg (Sosunov), puisqu’il fait 2m06, tout le monde se demandait pourquoi je suis allé chercher un gars comme ça, je pense qu’aujourd’hui vous avez vu pourquoi il est là. S’il avait plus de mains, il serait en NHL ou en Ligue Américaine et il ne serait pas à Gap ! Par contre, dans le rôle qui lui est attribué – être solide défensivement et gagner des duels – il est là, c’est un super défenseur avec un super état d’esprit.
Pour le match prochainement face à Angers, émotionnellement je n’aurais pas besoin d’appuyer trop pour motiver les joueurs. »
Ethan Goldberg (entraîneur d’Angers) : « Je suis juste heureux pour les joueurs, ils ont travaillé fort et trouvent la récompense de leur travail. C’est une équipe qui réagit bien dans toutes les situations, une équipe facile à coacher. J’aurais aimé que ce soit facile de gagner ce match, mais ça ne l’était pas ! C’était un très bon match contre un adversaire fantastique. Gap possède de très bons joueurs, donc deux bonnes équipes pour une belle partie. À aucun moment, j’ai pensé le match gagné. En entrant en prolongation, il suffit d’un tir, et le jeu va dans les deux sens. Je sais le niveau des joueurs et le travail du staff, donc j’avais de la confiance, mais en même temps on ne peut pas être convaincu de l’issue du match. Nous avons plutôt fait une bonne entame, avant de concéder deux buts puis de revenir. L’inverse s’est produit au deuxième tiers-temps. Dans ce match, nous avons eu le momentum, Gap a eu le momentum, etc… C’était vraiment serré. Ce fut à la fois un match fou et un match de contrôle. Je suis très heureux pour Robin (buteur décisif), il travaillait énormément depuis plusieurs matchs. Lors des derniers entraînements, j’ai essayé plusieurs combinaisons dans les alignements. L’objectif était de parer à toute éventualité, et cela a fonctionné pour nous. »
Romain Gutierrez (capitaine de Gap) : « Un match très intéressant pour les spectateurs, en termes d’engagement et de bon hockey. Il faut un gagnant et un perdant et cela s’est joué à pile ou face en prolongation. Je n’ai rien à reprocher aux joueurs, on s’est battu jusqu’à la fin. Il faudra bâtir à partir de ça, se remotiver pour aller le plus loin possible en championnat. On est très déçu, on voulait écrire l’histoire des Rapaces, malheureusement ça ne se fera pas même si on a tout donné. Dans le troisième tiers c’était la guerre, il y avait un peu moins de chance pour les deux équipes, un jeu un peu plus fermé, mais dans l’ensemble ce fut vraiment une belle finale. Nous avons mis beaucoup d’énergie, d’emprise, de vitesse à l’entame, peut-être un peu de relâchement en fin de premier tiers avec quelques petites erreurs. Puis les deux équipes se sont lancé la balle, dix minutes par dix minutes, jusqu’à la fin. »
Julien Correia (attaquant de Gap) : « Pendant 63 minutes, c’était incroyable ! Le dénouement est très cruel mais nous nous attendions à ce genre de match. Sur deux ans nous nous sommes beaucoup joués avec Angers et à chaque fois ça se joue à très peu. C’était un match très très agréable à jouer, ça jouait propre dans les deux sens, après à trois contre trois il faut un vainqueur, félicitations à eux. Nous avons un peu les mêmes identités de jeu, ça patine fort et met de gros échecs-avants, donc la moindre erreur se paye cash. Avec le surplus d’émotion de surcroît, il y a l’effort extra qui fait qu’on peut battre son défenseur. Ce sont des matchs plaisants à jouer, c’est pour ce genre de match qu’on fait du hockey, c’est évidemment plus cool quand il y a la coupe à la fin mais ça reste de bons souvenirs. […] Notre groupe bouge très peu depuis trois ans, les coachs travaillent bien avec nous, nous sommes une bonne bande de copains, et ça se voit dans les efforts que l’on fait sur la glace les uns pour les autres. La saison n’est pas finie, même si la Magnus c’est une autre étape, nous avons déjà battu tous les gros et on croit qu’on peut le faire sinon ça ne sert à rien d’y aller. Donc on va essayer d’aller chercher autre chose. »
Patrick Coulombe (capitaine d’Angers) : « On a kiffé à la vue du résultat forcément, mais cela aurait pu tourner d’un côté comme de l’autre jusqu’à la toute fin. Ça a fait un beau spectacle pour les supporters, beaucoup d’émotions pour eux comme pour nous. Il fallait garder la tête froide au vu du scénario mais c’était un beau match. Je lève mon chapeau aussi à Gap qui a pratiqué un gros hockey. Évidemment c’est beaucoup de travail, la route a été longue, mais nous sommes fiers de ramener la coupe à Angers, collectivement et même individuellement, car c’est ma première coupe depuis que je suis à Angers. […] Nous sommes des professionnels donc il fallait garder son sang-froid dans un tel match, nous ne savions pas comment ça allait tourner. Sur le dernier but je sortais de la glace, et je me suis empressé de rentrer à nouveau pour célébrer. Nous étions tous sur les nerfs, on se devait de garder notre concentration car cela se jouait à des détails à cet instant-là, puis Robin nous a libérés. C’est un beau travail d’équipe, une belle récompense. […] Les deux dernières années furent compliquées, sans play-offs, sans coupe de France l’année dernière… Nous avions hâte de regoûter à tout ça. On va prendre quelques heures pour célébrer mais il va falloir tourner la page très rapidement, cela nous donne de l’énergie pour le championnat. C’est complètement différent, il faut travailler, rebâtir, mais avec une certaine confiance et le sentiment du devoir accompli pour ce qui est de la coupe. Nous nous mettons une certaine pression à chaque saison. Remporter le championnat est le but ultime en tant que joueur de hockey. Ce n’est pas parce qu’on a gagné la coupe que nous sommes la meilleure équipe du championnat, il y a de grandes équipes, mais tout le monde peut battre tout le monde donc c’est à nous de rester bien concentrés. »
Robin Gaborit (attaquant d’Angers) : « Quand ça tourne en ma faveur, je le prends ! Je vais m’en souvenir longtemps, c’est le but le plus important de ma carrière. Pouvoir offrir cette victoire, c’est magnifique ! Ce sont deux équipes de caractère qui ne voulaient rien lâcher. Comme une finale se joue sur des détails, ça aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre mais je suis très heureux que ça ait basculer du nôtre ! […] Le club m’a donné et me donne énormément, ça fait dix ans que je suis là, j’aime ce club et je me battrai pour ce maillot, gagner en le portant est un sentiment phénoménal. La consigne à 3 contre 3 est de garder le palet et de prendre les lancers dans le milieu, dans la zone dangereuse, pour ne pas perdre le palet pour rien. Il a fallu que je revoie le but à l’écran pour m’en rappeler. Je sais que j’arrive en zone neutre, je veux faire une passe pour Giroux mais je n’y parviens pas car le palet saute dans ma palette donc c’est à moi de faire le jeu. Je suis un peu sur l’extérieur et je vois que devant moi c’est un attaquant, donc forcément moins habitué à défendre. Je tente un truc au milieu pour rentrer dans le slot, et j’envoie. Peut être avais-je vu le trou ? […] Cette coupe est totalement différente de celle de 2014, ce sont des groupes tellement différents. À l’époque c’était un groupe de potes magnifique, des mecs avec qui je jouais depuis longtemps, devenus des amis pour la vie. Créer cela avec un nouveau groupe c’est top, notamment pouvoir donner du bagage aux plus jeunes. On espère pouvoir encore vivre plein de moments comme ça. […] Nous arrivons avec de bonnes intentions, mais Gap presse très fort. C’est une équipe avec beaucoup d’énergie, et sans leur manquer de respect car ils jouent vraiment bien, je pense que nous avons plus de talent. Simplement Gap a travaillé tellement fort pour en arriver là. On ne s’est pas fait surprendre car nous savions cela, mais c’est encore une preuve que sans le travail, on ne va nulle part. Ils nous ont emmerdés jusqu’au bout avec leur acharnement, chapeau à eux, pour une belle finale il faut deux belles équipes. »
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Gap – Angers 4-5 après prolongation (2-2, 2-2, 0-0, 0-1)
Dimanche 30 janvier 2021 à 15h15 à l’Aren’Ice de Cergy-Pontoise. 2000 spectateurs.
Arbitrage de Damien Bliek et Pierre Dehaen assistés de Nicolas Constantineau et Clément Goncalves
Pénalités : Gap 4’ (2’, 0’, 0’, 2), Angers 14’ (0’, 2’+10′, 0’, 2′)
Tirs : Gap 28 (12, 10, 6, 0), Angers 44 (8, 18, 15, 3)
Évolution du score :
1-0 à 08’46 : Lorraine assisté de Rohat et Thillet
2-0 à 13’52 : Goličič assisté de Correia et Colotti
2-1 à 18’02 : Halley assisté de Bouvet et Smith
2-2 à 19’01 : Bouchard assisté de Dusseau et Llorca
2-3 à 25’38 : Sarlieve assisté de Farnier et Torquato
2-4 à 29’15 : Manning assisté de Di Dio Balsamo et Serer
3-4 à 35’17 : Lagarde assisté de Thillet (sup. num.)
4-4 à 36’09 : Correia assisté de Goličič
4-5 à 62’43 : Gaborit assisté de Manning
Gap
Attaquants :
Benjamin Lagarde – Romain Gutierrez (C, 2′) – Artūrs Mickēvičs
Julien Correia – Boštjan Goličič (A) – Fabien Colotti
Johan Lorraine – Romain Chapuis – Paul Joubert
Dimitri Thillet – Sébastien Rohat – Pierre Robert
Défenseurs :
Oleg Sosunov – Chad Langlais
Arnaud Faure (2′) – Axel Prissaint
Louis Cirgues – Fabien Bourgeois (A)
Gardien :
Julian Junca
Remplaçant : Jimmy Darier (G). Absents : Raphaël Faure (saison terminée), Mathieu Mony et Maxence Bortino (surnuméraires).
Angers
Attaquants :
Tommy Giroux – Philippe Halley (2′) – Maurin Bouvet
Loïc Farnier – Nicolas Ritz (2’+10′) – Robin Gaborit (A)
Danick Bouchard – Zachary Torquato – Teo Sarliève
Cédric Di Dio Balsamo – Marius Serer – Riley Guenther
Défenseurs :
Patrick Coulombe (C) – Connor Hardowa
Kévin Dusseau – Vincent Llorca (A)
Neil Manning – Jerret Smith
Gardien :
Evan Cowley
Remplaçant : Julian Barrier (G). Absents : Baptiste Couturier, Antonin Manavian, Axel Tarabusi (surnuméraires).