Après Caen en Coupe de France et Lyon en ouverture du championnat, et en attendant la réception d’Épinal, les Remparts de Tours rendent visite à un autre grand nom de la D1, des Corsaires de Dunkerque auréolés d’un premier gain chez leur ancien entraîneur Jonathan Lafrance. Ces derniers inaugurent à la maison de nouveaux maillots bleus et blancs aux numéros bien visibles, qui tranche avec un effectif amoindri par les défections de Jeremiah Luedtke, Matéo Bussat, Lubomir Dinda et Léandre Muchery. Cette situation oblige Mario Richer à placer Martin Poirier à son poste d’origine en défense. L’attaque peut de toute façon compter sur Léo Quemion, jeune représentant des Dragons de Rouen, attendus en Coupe de France d’ici quelques jours.

Trois buts en moins de cinq minutes, le public de Raffoux est servi… La suite du tiers sera moins prolifique mais nullement dénuée d’occasions. Peter Bourgaut emploie encore Bertein, obligé d’intervenir en deux temps, et le jeu de passes tourangeau perturbe le dispositif bleu. Le gardien se rend coupable d’une hésitation du gant, et sécurise les siens sur une relance plein axe de Peszek, avant une intervention acrobatique face à Larroque. Elie Raibon sur une mise au jeu et l’arrière Whittaker sans contrôle sont aussi menaçants. Le capitaine Thomas réveille ses troupes d’une charge appuyée aux dépens de Liam Whittaker, sonné dans le coin. Seuls des tirs de loin occupent cependant Fontaine avant un coup de genou de Desrochers sur Deni Elabiyev, aidé de ses partenaires pour regagner le banc.
La pénitence se termine sans conséquences fâcheuses à la reprise et la pression change de camp : Surriyuth et Whittaker attaquent l’enclave, vers laquelle Léo Bertein plonge, sécurisant un temps des lignes arrières vite défiées. Le HGD s’en remet au trio de Radek Veselý, à la vision de jeu létale, et à Elabiyev, dont le lancer est contré, signe d’un dispositif défensif sérieux, loué par Stéphane Gros à l’issue de la préparation. Et lorsque le Tchèque arrivé de Caen bénéficie d’une occasion idéale dans le slot, un réflexe sauve les Remparts. Une percée de Daneau et les efforts de Quemion, qui tente sa chance de la droite, n’y changent rien. Tours connaît même une bonne séquence à la mi-match, Armand Jayat se montre incisif, œuvrant notamment du revers de la droite, et Samy Paré fait retentir le métal (34’13″). Les Corsaires sont toutefois plus dominants en fin de période, d’abord de façon inattendue sur une relance ratée devant Gravel, ensuite sur une accélération de Rayan Belharfi devant Christophe Tiramani, duel d’anciens Amiénois terminé par une intervention salutaire de Fontaine. Hélas pour les représentants de l’Indre-et-Loire, ils sont pris à défaut par un jeu à trois initié par Veselý, transité par Belharfi et conclu au centre par Zachary Gravel, dont le tir fait mouche au moment où retentit la sirène. Le court conciliabule entre les arbitres valide le but (3-1 à 40’00″).
Sonnés, les Remparts ne tardent pas à riposter au début du troisième acte. Plus tard désigné meilleur joueur des siens, Andrew Suriyuth teste l’épaule de Léo Bertein. Las, Quemion et Roussel combinent pour mettre à mal leur défense et isoler Cruchandeau, une faute de Desrochers s’en suit. Son compatriote à peine assis en geôle, Zachary Gravel s’empare du disque à proximité de la bleue, cherche et trouve la faille d’un lancer tendu (4-1 à 43’22″). Les passes tourangelles sont désormais moins assurées, Gravel nullement rassasié insiste, et dans le dos du portier trouve Belharfi. La confiance dans les échanges en zone offensive se traduit par une multitude de tentatives, comme celle de Germond en angle avec l’écran du revenant Kuronen. Involontairement, du dos, Gravel entrave même la relance de Paré. Dans la tempête, le portier est aidé du physique de Tiramani pour empêcher Villain, habile dans la conservation du palet, de le défier ; ce n’est que provisoire, l’indiscipline exposant un peu plus les Remparts. Le faire-trébucher de Kiss est suivi d’un rebond victorieux pour Daneau (5-1 à 51’27″). Le coach demande son temps-mort ; rien ne change car s’en suit une obstruction de Williamsson en zone offensive… et sur le jeu de puissance un nouveau rebond, exploité cette fois par Kebets (6-1 à 52’33″).
Avec plus de sept minutes à faire, on craint un score encore plus lourd, quasiment un an après un déplacement déjà difficile. La suite y ressemble car à peine 17 secondes s’écoulent avant le septième filet ; Léo Quemion alerte Deni Elabiyev à la bleue, le défenseur au numéro 39 déboule en puissance pour trouver la faille en force (7-1 à 52’49″). S’en suivent deux dégagements interdits, autant d’opportunités pour permettre aux Nordistes de reprendre leur ouvrage. Dans une position qu’il apprécie, derrière la cage, Radek Veselý trouve Zachary Gravel, qui prend le soin de contrôler et mieux tromper Jean-Philippe Fontaine, signant le quadruplé (8-1 à 54’20″).
À l’inverse des chants de leurs supporters, constants, les forces tourangelles se sont amoindries au cours de ce dernier acte ponctué de 19 lancers locaux, à qui ils ne purent en opposer que cinq. Du côté des Corsaires, malgré les absences, ce festival offensif personnifié par une performance de taille de Zachary Gravel lance parfaitement la saison à domicile.
Désignés meilleurs joueurs de la rencontre : Andrew Suriyuth pour Tours et Zachary Gravel pour Dunkerque.
Dunkerque – Tours 8-1 (2-1, 1-0, 5-0)
Samedi 10 octobre 2026 à 19h30 à la patinoire Michel Raffoux. 1 417 spectateurs.
Arbitres : Samuel Fessier et Charles-Édouard Salmon assistés d’Aymeric Hocquet et Paul Fonteneau.
Pénalités : Dunkerque 4′ (4’, 0’, 0’), Tours 10’ (4’, 0’, 6’).
Tirs : Dunkerque 35 (12, 10, 13), Tours 24 (11, 8, 5).
Évolution du score :
1-0 à 00’39″ : Veselý assisté de Lanvers et Belharfi
2-0 à 04’16″ : Gravel assisté de Belharfi et Guillemot
2-1 à 04’34″ : Suriyuth assisté de Kiss et Palat
3-1 à 40’00″ : Gravel assisté de Belharfi et Veselý
4-1 à 43’22″ : Gravel assisté de Villain (sup. num.)
5-1 à 51’27″ : Daneau assisté de Kebets et Gravel (sup. num.)
6-1 à 52’33″ : Kebets assisté de Villain et Daneau (sup. num.)
7-1 à 52’49″ : Elabiyev assisté de Quemion et Thomas
8-1 à 54’20″ : Gravel assisté de Veselý et Villain
Dunkerque
Attaquants :
Clément Thomas (C) – Corentin Cruchandeau – Léo Quemion
Zachary Gravel – Radek Veselý – Rayan Belharfi
Konstantin Kebets – Mikael Kuronen – Zackary Daneau (A)
Antonin Germond, César Peszek
Défenseurs :
Guillaume Roussel – Timothé Guillemot
Deni Elabiyev – Théo Lanvers
Martin Poirier – Lucas Villain
Gardien :
Léo Bertein
Remplaçant : Thomas McCollum. Absents : Jeremiah Luedtke, Matéo Bussat. Lubomir Dinda, Léandre Muchery.
Tours
Attaquants :
Vince Tartari – Jagger Williamson (A) – Liam Kindree
Samy Paré – Quentin Jacquier – Andrew Suriyutyh
Peter Bourgaut – Léo Lesage – Armand Jayat
Elie Raibon, Théo Larroque
Défenseurs :
Antoine Desrochers – Liam Whittaker
Andrea Palat (C) – Philip Kiss (A)
Christophe Tiramani – Milo Avoine
Théo Le Dantec
Gardien :
Jean-Philippe Fontaine.
Remplaçant : Thomas Aliphat-Dufour (G). Absents : Matthieu Frécon, Sébastien Raibon.
































