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Analyse KHL (fin) : passations de pouvoir

Marc Branchu par Marc Branchu
mercredi 10 juillet 2019 - 18:49
dans KHL / Russie
Temps de lecture: 14 mins
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CSKA Moscou (1er) : le grand retour du club dominateur

1989. Champion d’URSS pour la treizième fois consécutive (!), le CSKA voyait partir ses meilleurs joueurs – Fetisov et la KLM – vers la NHL tandis que le système soviétique commençait à s’effondrer de l’intérieur. L’ancien club de l’Armée rouge – référence ultime dans le hockey mondial – a alors sombré dans l’oubli et dans la crise. Trente ans plus tard, le voici redevenu dominant. Un succès qui ne souffre aucune contestation car le CSKA a établi son règne sur tous les plans. Prouvons-le point par point.

Incapable d’aller au bout ?
En dix années de KHL, aucun vainqueur de saison régulière n’avait réussi ensuite à soulever la Coupe Gagarine remise au triomphateur des play-offs. De 2015 à 2017 (les trois années avec Stéphane Da Costa), il avait terminé premier mais avait été éliminé en séries. En 2016, le titre de champion de Russie avait été remis au vainqueur de la saison régulière, mais il lui avait manqué la consécration au septième match de la finale. Risquait-il encore d’être prêt trop tôt ? Entre mi-septembre et mi-décembre, il a obtenu 30 victoires en 31 rencontres ! Cela ne l’a pas empêché d’être performant au bon moment. Le CSKA a été le premier club à remporter une finale de KHL en quatre manches sèches. Et Ilya Sorokin, MVP des play-offs, a été le premier gardien à signer deux blanchissages de suite en finale. Autant de grandes premières.

Un club ennuyeux ?
Si le CSKA était synonyme de beau jeu léché à l’époque soviétique, on lui reproche depuis des années un jeu moins spectaculaire. C’est vrai, l’entraîneur Igor Nikitin a bâti son équipe sur la meilleure défense de la ligue. Mais avec de nouveaux adjoints plus expérimentés (Yakubov et Koreshkov), il a laissé cette saison plus de place à l’improvisation. L’arrivée du centre canadien Linden Vey, un joueur qui a un vrai don dans sa vision de jeu, a permis cette évolution : même si Nikitin a souvent changé ses trios, c’est lui qui a le mieux complété les ailiers Mikhaïl Grigorenko et Kirill Kaprizov sur la plus belle ligne, et la plus souvent décisive. Le jeu de possession du CSKA a été dominant, pas toujours par du beau jeu, mais aussi et surtout à l’usure : il était très difficile de lui reprendre le palet tant il disposait de beaux gabarits solides dans les coins.

Un titre acheté ?
Quand une équipe domine autant, on lui reproche forcément d’avoir tué le suspense. Le CSKA dépasse le plafond salarial et paye la « taxe de luxe » instaurée par la KHL, mais il a surtout sur-payé des revenants de NHL pour les faire revenir en Russie. Il ne s’est pas arrogé toutes les vedettes, en tout cas moins que du temps de l’ex-URSS. Dans les dix plus gros salaires de KHL, on ne recense qu’un seul joueur du club champion, Aleksei Marchenko : sans doute trop cher pour un défenseur qui a perdu sa place en équipe nationale et semblait en régression, mais il a atténué ce reproche en retrouvant un niveau très solide en play-offs. Le CSKA n’a pas dépensé des millions sur une vedette comme ses concurrents mais a construit une équipe homogène : le buteur en or olympique Kirill Kaprizov, qui n’est pas dans les huit joueurs les mieux payés de l’équipe, a même joué la finale sur la 4e ligne aux côtés du percutant Ivan Telegin !

Un gâcheur de talents ?
C’était le reproche majeur fait en 2017 quand le CSKA avait acheté à tout va au point d’avoir six lignes. Il aurait enterré la carrière des joueurs qu’il recrutait, tel le jeune Sibérien Konstantin Okulov envoyé en équipe-ferme de VHL. Okulov est revenu encore plus fort cette saison (20 buts et 7 en play-offs, records de carrière) et sa capacité à effectuer des mouvements non conventionnels est intacte. Le CSKA a développé sa pyramide et il utilise pleinement son équipe ferme (Zvezda, l’étoile) qu’il rapatriée cette saison à Moscou dans sa patinoire historique. L’exemple criant est Maksim Mamin – rentré d’une expérience moyenne en NHL fin novembre – qui a commencé les play-offs en VHL avant d’être rappelé : après seulement 3 points en saison régulière, il en a mis 5 de plus dans les séries… dont le but du titre en prolongation. C’est un symbole car Mamin a été entièrement formé au club. Le CSKA se vante d’avoir formé une douzaine des joueurs champions. Certains sont certes arrivés sur le tard, mais le meilleur marqueur de l’équipe Grigorenko, s’il a posé ses premiers coups de patin à Khabarovsk, portait déjà les couleurs du club moscovite à 9 ans.

Un club sans public ?
La dichotomie entre le niveau de jeu du CSKA et ses tribunes trop souvent vides était la plus navrante du hockey mondial. En s’installant dans la belle patinoire du parc des légendes, le club moscovite a plus que doublé son affluence (8448 spectateurs de moyenne). Bien sûr, les ultras lui reprocheront de s’être coupé de ses supporters, mais il est devenu tendance auprès d’un public plus m’as-tu-vu. Le Premier Ministre Dmitry Medvedev, pas connu comme amateur de hockey contrairement à son président, est ainsi venu plusieurs fois en play-offs. Bon, le terme de club « populaire » serait mal choisi quand le parking est rempli de voitures de luxe de type Bentley ou Maserati, mais ce n’est pas une trahison de l’histoire du club : à la fin de l’époque soviétique, quand le CSKA gagnait tout, il n’y avait plus en tribunes qu’un public d’apparatchiks.

 

Avangard Omsk (2e) : la patte Bob Hartley

Ce n’est que la deuxième fois que l’Avangard passe deux tours de play-offs en onze ans de KHL, et pour la seconde fois il est allé en finale. Après des saisons de changements incessants d’entraîneur, Bob Hartley a donc très vite imposé sa marque. Ce changement de culture ne tient cependant pas qu’à lui.

Le T-shirt du patron
Dès son arrivée à la direction du conseil d’administration de l’Avangard Omsk, Aleksandr Krylov s’est fait connaître en apparaissant en public avec un T-shirt portant l’inscription « Mikheev est l’Avangard ». Des mots, il est passé aux actes en conservant Ilya Mikheev, arraché aux griffes du SKA : ce joueur-symbole formé au club est resté le meilleur marqueur de l’équipe (même s’il partira cet été tenter sa chance en NHL). Krylov est un homme de réseaux, déployés non seulement chez le sponsor majeur Gazpromneft (son ancien employeur) pour augmenter le financement du club, mais aussi au sein de la KHL dont il a déjà rejoint le conseil d’administration. Il a rapidement annoncé vouloir changer la culture de négativité du club. Il a pu s’appuyer sur un staff nord-américain qui a instauré une culture de confiance, avec un programme hebdomadaire planifié, y compris des jours de repos, au lieu d’un contrôle permanent.

À quoi tient une saison
L’entraîneur canadien Bob Hartley lui-même a pointé combien les beaux succès obtenus par son club en play-offs avaient tenu à peu de choses. Il a rappelé l’avant-dernier match de la saison à Astana où son coach vidéo (celui de l’équipe de Lettonie également entraînée par Hartley, Aldis Abolins) lui a recommandé de tenter un « challenge » car il y avait une petite chance que le but encaissé en prolongation soit hors-jeu. À quelques centimètres près, le but a été invalidé, et le point ainsi récupéré a permis à l’Avangard Omsk de devancer Kazan. Avec l’avantage de la glace au premier tour des play-offs, les aigles ont démoralisé tout de suite leur adversaire chez eux. Omsk n’avait jamais éliminé Kazan en play-offs. La victoire sèche en quatre manches contre une référence de la ligue, certes payée avec la blessure du capitaine Evgeni Medvedev (il reprendra certes le jeu quelques semaines plus tard mais avec un temps de glace réduit et sans le C laissé à Emelin), a lancé des play-offs de toute beauté. Même le 0-0 de plus de 109 minutes au match 6 de la finale de conférence contre Ufa n’a jamais été ennuyeux malgré le score. C’est Aleksei Bondarev, un défenseur vétéran de 35 ans pas toujours titulaire, qui a marqué le but de la qualification en finale, son premier but depuis plus de deux ans !

Shumakov ou la bonne leçon
Deux recrues ont transformé l’équipe en cours de saison. Taylor Beck est la pièce manquante qui a transformé le jeu de puissance, passé ainsi à quatre attaquants. Mais la Russie a surtout associé Bob Hartley à la réhabilitation de Sergei Shumakov. Cet attaquant, qui avait été écarté pendant les play-offs par le CSKA pour une incartade dans sa chambre d’hôtel, paraissait perdu pour la cause lorsqu’il avait choisi le bras de fer avec son club au lieu de s’excuser. N’ayant d’autre choix que de partir à un camp NHL, sans l’habituelle préparation des clubs russes et dans une forme rédhibitoire (taux de masse graisseuse de 14%), il avait été ballotté entre deux équipes en jouant seulement en AHL. L’Avangard a insisté auprès du CSKA pour obtenir ses droits par échange, et Bob Hartley s’en est alors occupé. Après avoir étudié le cas, il confiait à Sport Express : « Sergei travaille très sérieusement pour retrouver la forme. Mais quand tu essaies de le faire en février quand le reste de la ligue l’a fait en juillet ou en août, tu ne rattrapes pas le retard. Shumakov doit donc oublier la saison 2018/19 et la prendre comme une leçon. Il est encore très jeune et je pense qu’il comprend maintenant combien il est important de suivre sa condition physique. Au moins, nous avons essayé d’ajouter à son live une page intitulée ce que signifie être professionnel’ D’un autre côté, s’il brille en play-offs, la saison régulière sera oubliée. » Cette dernière phrase était prémonitoire : Shumakov a marqué les play-offs avec ses 12 buts, sans cesser dans le même temps d’être accusé de simulations ou d’attitudes arrogantes.

Le style Bob Hartley
Le hockey de l’Avangard était à haute intensité, un 1-2-2 très agressif où les trois attaquants pressent haut, avec énormément de patinage et une forte condition physique. Ce ne sont pas les joueurs étrangers – en particulier les deux Québécois transparents David Desharnais et Maxime Talbot – qui l’ont le mieux incarné. La meilleure recrue de l’intersaison aura été un joueur venu d’un petit club chassé de KHL (le Lada Togliatti), Denis Zernov. Longtemps utilisé au centre avant de passer à l’aile parce qu’il était handicapé par une épaule souffrante en attente d’opération, ce petit gabarit de 1m75 utilise sa grande rapidité aussi bien avec le palet que sans : c’est le deuxième joueur qui a donné le plus de mises en échec après un pur amateur de la chose (Aleksei Emelin). Quel était le point faible ? On soupçonnait la mobilité défensive en début de saison, mais un Cody Franson ne s’est pas montré si lent à pivoter sur grande glace. La faiblesse du powerplay et le manque de buteurs ont été corrigés par Beck et Shumakov. En fin de compte, face à un adversaire en finale qui forecheckait autant qu’elle, l’équipe sibérienne a surtout succombé par ses gabarits par trop inférieurs.

L’Avangard reviendra-t-il à Omsk ?
Le club reviendra-t-il un jour dans la ville qui l’a vu naître ? Ou son exil dans la banlieue moscovite, à Balashikha, arrange-t-il tout le monde ? Krylov a promis que l’Avangard retournerait dans sa terre d’origine, mais l’Arena-Omsk, victime de fissures structurelles, est à jamais inutilisable. Et ce n’est pas forcément la faute des constructeurs autrichiens car il semble que le terrain choisi sur les bords de l’Irtysh était un peu trop mouvant… Le démantèlement du bâtiment vieux d’à peine quinze ans a en tout cas commencé. On ne sait pas où ni quand une nouvelle patinoire pourra voir le jour. Mais le président de la fédération russe Vladislav Tretiak a promis qu’Omsk se verrait attribuer la co-organisation du Mondial junior 2023, organisation initialement attribuée à la seule Novosibirsk. Les lobbys des deux villes s’affrontent, mais ce qui est sûr est que le temps presse pour être prêt pour une échéance aussi rapprochée.

 

SKA Saint-Pétersbourg (3e) : il voit grand… mais pas tout de suite

Le SKA Saint-Pétersbourg a connu son grand moment en organisant deux matches de suite dans le stade de football de la Gazprom Arena, un Russie-Finlande puis le match au sommet SKA-CSKA (67 770 spectateurs). Il a ainsi préparé le terrain à la plus grande patinoire intérieure du monde, celle qui sera installée pour les championnats du monde 2023 (attribués à Saint-Pétersbourg) et qui dépassera le Forum de Montréal. Mais ce match SKA-CSKA a aussi été nettement perdu, la septième défaite de suite contre l’adversaire majeur. Malgré leurs grands projets, les Péterbourgeois ne sont plus dans l’immédiat la force dominante de la KHL. Le pouvoir est retourné à Moscou. Même s’il a établi le record d’assistances de la KHL (65, dépassant les 60 passes de Radulov), le talent pur Nikita Gusev était une star un peu trop seule.

Le SKA a même failli tomber d’encore plus haut en commençant les play-offs par deux défaites à domicile contre le Spartak : n’était-il pas pris en flagrant délit d’arrogance et de complexe de supériorité ? L’entraîneur Ilya Vorobyov a aussitôt exigé plus de physique et d’agressivité. Il a augmenté le temps de jeu de son attaquant le plus actif physiquement Sergei Plotnikov et a rappelé de la tribune Viktor Tikhonov jr, au détriment des « techniciens ». Le symbole des maux du SKA est devenu malgré lui Andrei Kuzmenko, le joueur échangé du CSKA à l’intersaison : ses voltes virevoltantes dans les coins étaient très belles mais elles n’amenaient pas de butin concret. Limité dans le jeu sans le palet, il a perdu sa place dans l’effectif.

L’effectif du SKA avait peu de ressources pour produire du jeu. Il disposait de deux centres défensifs (Jarno Koskiranta sur la troisième ligne et Ilya Kablukov sur la quatrième ligne) mais avait peu de créativité sur le top-6. Quand Pavel Datsyuk s’est blessé (une perspective dont la probabilité n’était pas faible vu l’historique du vétéran…), le SKA a aligné au centre du premier trio Mikhaïl Maltsev, un jeune joueur local de 21 ans qui a passé l’essentiel de la saison en réserve. Les alternatives étaient Nikolai Prokhorkin, joueur polyvalent qui n’était pas au mieux en play-offs, et Aleksei Byvaltsev, qui s’est un peu réveillé sans compenser une saison très déclinante par rapport au niveau entrevu l’an passé à Khabarovsk.

Si le SKA ne s’est finalement qualifié face au Spartak puis au Lokomotiv, c’est sans briller à cinq contre cinq, uniquement par son efficacité en supériorité numérique. Néanmoins, s’il a été éliminé en finale de conférence face au CSKA, il a livré un bien meilleur duel. Il a poussé le futur champion au septième match et a gagné chaque rencontre devant son public. Cette résistance a en fin de compte réhabilité Ilya Vorobyov : il restera à la tête du SKA, tout comme de l’équipe nationale. Mais sa tâche s’annonce délicate car ses meilleurs joueurs – en particulier Gusev et le défenseur Vladislav Gavrikov – ont succombé aux sirènes de la NHL.

 

Salavat Yulaev Ufa (4e) : cinq étrangers dominants

Le 11 octobre 2018, un nouveau président a été nommé à la tête de la République du Bashkortostan, Radiy Khabirov. Au nouvel an, le Salavat Yulaev Ufa a alors pu faire l’objet d’une purge interne, quand le directeur général Tahir Ibrahimov et le directeur sportif Roman Belyaev ont été virés. Tous les « extérieurs », ou soupçonnés proches de l’ancien pouvoir, ont été écartés au profit de gens bien implantés dans le club. Belyaev, dont le poste restait vacant, restera cependant comme l’homme qui a eu l’idée de recruter un certain Metsola…

Le gardien finlandais Juha Metsola est l’un des meilleurs de KHL depuis plusieurs saisons à Khabarovsk, mais il avait fait peu parler de lui avant les play-offs 2019. Ceux-ci avaient commencé part deux erreurs : un palet relâché de la mitaine qui a fait perdre le match 1 contre Magnitogorsk à la 100e minute, puis une déviation de la crosse contre son camp sur un palet envoyé de derrière la ligne de fond par Ellison au match 3, erreur finalement rattrapée. Mais ces petites fautes ont été complètement oubliées par des performances de plus en plus exceptionnelles pendant trois tours de play-offs, jusqu’à un dernier match contre Omsk perdu 0-1 à la 110e minute après 69 arrêts consécutifs, et avec trois joueurs devant lui pour lui masquer la vue. Avec sa mitaine rapide comme l’éclair, le petit Metsola a fini ces play-offs avec 95,6% d’arrêts.

Ces play-offs ont complètement transformé la perception de l’entraîneur inexpérimenté Nikolai Tsulygin. Critiqué au début de l’hiver, son système assez passif a fait merveille en séries : son équipe compacte a bloqué beaucoup de tirs avec un très bon effort défensif, à l’instar d’un Aleksandr Kadeikin, considéré comme un des meilleurs centres défensifs du pays et testé en équipe nationale.

Néanmoins, la production offensive est restée très dépendante d’une seule ligne. Quand le club était en crise à l’automne, il se disait que les joueurs russes étaient jaloux du temps de jeu privilégié des étrangers, en particulier en avantage numérique. Mais les play-offs ont démontré que l’équipe était portée à bout de bras par les étrangers : Metsola d’une part, mais aussi la ligne dominante Linus Omark – Joonas Kemppainen – Teemu Hartikainen, qui mène souvent ses attaques à quatre hommes avec le défenseur offensif danois Philip Larsen. Ce sont eux qui impriment le tempo offensif. Mais le Salavat n’avait pas de deuxième ligne russe capable de suivre, encore moins avec la blessure du meilleur buteur Anton Burdasov, victime d’une charge genou contre genou de Rylov au deuxième match des play-offs.

 

Avtomobilist Ekaterinbourg (5e) : une transparence salariale subie

18 victoires d’affilée. La série exceptionnelle de l’Avtomobilist en début de saison a mis en lumière l’entraîneur Andrei Martemyanov. En 2015, sa carrière paraissait finie quand il s’était fait virer après 7 matches d’Orsk en VHL, pris en grippe par les joueurs et les supporters qui le traitait d' »entraîneur pour enfants » (que ce soit devenu une insulte en Russie en dit long sur une certaine perte de valeurs…). Mais il a ensuite réussi au niveau supérieur, en KHL, où les joueurs se prennent moins pour des stars et acceptent que tout le monde soit traité à équivalence. À Khabarovsk puis dans sa ville natale d’Ekaterinbourg, Martemyanov a mis en place un jeu rapide et direct à la cage.

La première anicroche est survenue en novembre avec la publication des salaires de l’équipe dans la presse. Le club n’a pas du tout apprécié cette violation des standards éthiques de la KHL. Ce qui est une habitude en NHL est moins commun en Europe. On a donc appris que Nigel Dawes était de loin le plus payé avec 2 millions d’euros de salaire de base alors qu’un Stéphane Da Costa ne dépasse le million qu’avec les bonus. Dawes mérite après tout sa rémunération puisqu’il a été le leader de l’équipe et a mené le meilleur powerplay de la ligue, de loin. Les quatre plus gros salaires étaient ceux de la première ligne Dawes – Da Costa – Sexton et du gardien Jakub Kovar, ce qui n’a rien d’étonnant. L’Avtomobilist est un « nouveau riche », il n’a jamais racheté les droits d’aucun joueur russe, et il a donc investi dans les étrangers pour progresser.

Malheureusement, ces étrangers ont buté au deuxième tour des play-offs sur leurs homologues d’Ufa. Stéphane Da Costa a pâti de mauvaises pénalités. Il a manqué le premier match parce qu’il avait expulsé pour une charge à la tête au tour précédent contre le Traktor (facilement passé 4 manches 0), et il a encore été renvoyé au dernier match pour un coup de crosse à l’entrejambe sous les yeux de l’arbitre. Au quatrième match, c’est Dawes qui était malade. Et entre-temps, au troisième match perdu en prolongation, l’Avtomobilist a joué de malchance puisque Belousov et Da Costa ont tiré sur la barre transversale. À l’inverse du Salavat, la saison si bien commencée s’est donc mal terminée.

Avec le retour à la maison enfin concrétisé de Pavel Datsyuk (qui remplacera Da Costa en partance vers Yaroslavl), les ambitions de l’Avtomobilist restent intactes. Anatoli Golyshev, devenu l’attaquant au temps de jeu le plus élevé de l’équipe depuis qu’il a complété sa palette en jouant en infériorité numérique, a resigné pour quatre ans le lendemain de l’élimination (et les New York Islanders qui l’ont appelé le jour suivant se sont entendus répondre qu’ils venaient trop tard). Et avec son taux de remplissage de plus de 98%, Ekaterinbourg attend avec impatience sa nouvelle patinoire qui doit ouvrir dans deux ans et demi.

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