Il y a un an, alors que Chamonix espérait encore une nouvelle patinoire de 3000 places, que se profilait une salle de 4000 places à Dunkerque et que les Jeux olympiques à Nice devaient laisser un héritage de plus de 5000 places, on entendait qu’il faudrait une capacité de 2500 à 3000 spectateurs pour exister en Ligue Magnus à horizon 2030, l’année fixée pour le « lancement sur orbite » de la ligue autonome. Pour les clubs de Division 1, comme pour ceux du bas de tableau de Magnus, c’était un peu « faire construire ou mourir ».
En un an, que les choses ont changé ! Les élections municipales sont passées par là, et ce ne sont pas les porteurs de projet qui ont été élus. Le nouveau maire de Chamonix a fait campagne contre la nouvelle patinoire ; les Pionniers ne pourront compter que sur la rénovation de l’existant. Idem à Nice où la patinoire reste promise, mais certainement plus pour 2029 puisqu’il faut reprendre techniquement le projet à zéro. Ce retournement de la municipalité a remis en cause tout l’équilibre des Jeux olympiques des Alpes 2030, portés initialement par deux régions qui avaient poussé le projet en se partageant les sports moitié/moitié, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes. L’une a travaillé pour presque rien (le ski acrobatique et le snowboard autour de Briançon), l’autre récupère presque tout, avec Lyon en nouveau pôle du hockey.
Le dernier clou a été planté à Dunkerque, où il n’y a pas eu de changement de bord politique mais où la Communauté Urbaine a subi de plein fouet la réduction de 14 millions d’euros des financements de l’État et a donc réduit son grand projet Boréal, où aucune glace ne sera installée. La conjoncture ne se prête plus aux grands projets neufs pour les collectivités publiques. Il est dorénavant clair qu’une jauge de 2000 ou 2500 places sera bien suffisante pour accéder à la Ligue Magnus. Lyon et Épinal ont déjà des affluences moyennes à 2500, Dunkerque, Tours et Caen peuvent agrandir l’existant pour s’en approcher. C’est une perspective plus réaliste, dans laquelle il sera plus facile de se projeter, et qui est atteignable pour beaucoup de monde. Il faut un peu arrêter de rêver, mais aussi arrêter de se faire peur. Cela permettra de reconstruire une passerelle de promotion/relégation.
- Quelles sont alors les ambitions de chacun à court et moyen terme ?
- Qui sont les favoris dans cette division 1 toujours extrêmement compétitive et indécise ?
- Qui sera à la lutte pour les play-offs ou le maintien ?
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