Au cours de celle-ci, les deux présidents, Rodolphe Intsaby et Vincent Paillas, ont tenu à faire le point sur ce qu’ils estiment être avant tout une « communication maladroite » de la part de la commission. En effet, le premier communiqué, paru sur le site de la fédération française de hockey sur glace, évoquait l’invalidation du dossier du club, sans différencier la partie professionnelle de la partie associative.
Or, c’est bel et bien la partie associative, dirigée par Vincent Paillas, qui n’a pas répondu aux attentes de la commission. En cause, un plan de retour à l’équilibre des comptes de l’association jugé pas assez rapide. « Le plan à 2028 comme terme. On savait que nos comptes étaient à l’équilibre mais pas assez positifs. Pour autant, l’invalidation n’a jamais été citée dans les potentielles sanctions. Nous aurions proposé davantage de choses si nous avions su que l’on risquait l’invalidation », assure-t-il.
Pour autant, il dresse un portrait positif des comptes de l’association. Si cette dernière possédait déjà de faibles capitaux propres, les deux saisons post-covid auraient troué ces capitaux propres. Arrivé en 2023 dans un rôle de « cost killer » le président de l’AHCA explique avoir réduit les coûts de fonctionnement de la structure de « près de 130 000 euros. » Une baisse encourageante mais pas suffisante pour permettre à l’association de répondre aux exigences de la CNSCG : « Aujourd’hui, la structure dispose d’un bilan positif de 1 583 euros sur l’exercice comptable. Dans le même temps, l’objectif pour 2028 est un excédent de 38 000 euros. On en est loin et la CNSCG a raison sur ce point : nos exercices comptables doivent être meilleurs. »
Si les deux présidents estiment que la perte de la subvention de la région, estimée à 33 000 euros, n’a pas aidé l’association à redresser ses comptes, tous deux évoquent chercher activement des solutions en interne et avec leurs partenaires. « L’idéal serait dé générer une économie autour de notre centre de formation » explique Rodolphe Intsaby, avant d’expliquer que, la convention liant les deux entités, permet en effet à la SA les Ducs d’Angers, de pouvoir injecter des fonds au sein de l’AHCA en cas de besoin, insistant néanmoins sur le caractère non viable de cette solution.
Même si la SA a terminé l’exercice comptable en positif d’une « somme à six chiffres » le président Intsaby rappelle la dynamique de développement du club et des enjeux financiers qui se présentent à lui dans une économie compliquée. « On commence à avoir maximisé le produit sur l’ensemble d’une saison de Ligue Magnus. Il est essentiel que nous trouvions d’autres entrées économiques si l’on souhaite rester compétitifs. »
En outre, les deux présidents s’affichent sereins sur l’appel qu’ils enverront dès lors qu’ils auront terminé de rédiger leur plan d’action pour se conformer aux exigences de la commission. « Salariés, licenciés, partenaires, abonnés et suiveurs ne doivent pas s’inquiéter. Il n’y a pas de raison pour que nous ne soyons pas engagés dans nos championnats respectifs. Nous regrettons les inquiétudes que cette annonce maladroite a provoquées », concluent-ils.






































