Les Boxers ont pris un sérieux ascendant sur la victoire finale. Vainqueurs 4-3 puis 5-1 lors des matchs 3 et 4 à Mériadeck, ils mènent désormais 3 matchs à 1 dans la série et ont trois opportunités de remporter la première coupe Magnus de leur histoire. Un avantage qu’ils comptent bien concrétiser dès ce soir à Pôle Sud même si les Brûleurs de Loups feront tout pour les pousser à disputer un match 6. Mais les Grenoblois seront-ils capables de repousser l’échéance qui semble inéluctable tant ils ont semblé au bout du rouleau physiquement et mentalement lors du match 4 ? À l’inverse, les Boxers semblent surfer sur une confiance inébranlable qui les a vus perdre seulement deux fois depuis le début des play-offs.
Le match 4 a des conséquences puisque Pierre Crinon et Valentin Grossetête ont écopé d’une suspension importante (respectivement 9 et 5 matchs) suite à deux mauvaises charges (balayage et charge contre la bande). À la suite de la charge de Grossetête, Julien Guillaume est sorti sonné de la patinoire et n’est pas aligné ce soir (protocole commotion). Ce sera le seul absent bordelais alors que Grenoble est toujours privé de Mallet, Bachelet et Weigel.
Les Boxers allument la première mèche avec un débordement de Giroux côté gauche mais il ne cadre pas son tir. Les Bordelais ont la mainmise sur le palet et l’initiative du jeu alors que les Grenoblois sont plus frileux et ont beaucoup de mal à approcher la cage de Papillon. Il faut une mitaine sûre de Pintaric pour geler le palet sur un lancer de Beaudry. La pression bordelaise s’intensifie au fil des minutes, un tir de Pageau est difficilement contrôlé par Pintaric alors que Tomasino était prêt à prendre le rebond. Mais sur une contre-attaque, Papillon doit repousser un gros lancer de Dair et geler le palet devant Leclerc, présent sur le rebond. Cette première double grosse occasion réveille le public grenoblois.
Loïc Farnier récupère un palet derrière la cage grenobloise et sert en retrait Beaudry qui renvoie le palet devant la cage où Leborgne le rabat dans la cage. La crosse de l’attaquant bordelais semblait haute mais après revue vidéo, les arbitres décident d’accorder quand même le but à Bordeaux (0-1, 06’24). Beauchemin tire dès le coup d’envoi pour essayer de ramener le jeu dans la zone bordelaise mais ce n’est que de courte durée car les Boxers jouent plus vite. Puffer face à la cage manque de peu de redresser le palet pour prendre un tir. La défense grenobloise est aux abois. Morin lance dans l’axe mais le palet est bloqué par Pintaric.
Toujours dominés, les Brûleurs de Loups s’en remettent à Pintaric pour que le score ne prenne pas d’ampleur. Sacha Treille essaie de montrer l’exemple avec une contre-attaque rapidement jouée suivie d’un tir de Kulbis-Marino détourné par Papillon. C’est en contre-attaque que les Isérois se montrent le plus dangereux à l’image d’une nouvelle remontée de palet d’Aurélien Dair suivie d’un centre pour Fertin dans l’axe mais le tir du défenseur grenoblois est contré. Une passe mal ajustée entre Karlsson et Prissaint est récupérée par Pompei dont le lancer dans l’axe est dévié au passage par Guidoux sur la trajectoire du palet (0-2, 14’43). Avec un pressing haut et une présence systématique devant la cage, les Boxers ont mis leurs adversaires en difficulté.
La défense grenobloise est prise en défaut sur une passe en profondeur de Leborgne pour Farnier qui se présente seul devant la cage mais Pintaric s’oppose à son ancien coéquipier. En difficulté dans leur zone défensive, les joueurs de Terglav continuent de subir le jeu mais sont soulagés par un surnombre bordelais. Le jeu de puissance grenoblois est installé mais la défense bordelaise laisse peu d’espace et les tirs à la cage sont rares. Bordeaux rentre donc au vestiaire avec deux buts d’avance à l’issue d’un premier tiers-temps copieusement dominé (15 tirs cadrés à 7), dans la continuité du match 4.
Les Boxers reprennent vite le contrôle du palet à 5 contre 5 en deuxième période. Plus mobiles, ils tournent autour de la cage grenobloise et Pintaric repousse un tir de Giroux. Grenoble essaie de porter le danger en zone offensive, De Smitt tente une petite déviation devant la cage mais Papillon est vigilant. Bordeaux maintient tant que possible le jeu dans la zone offensive et la défense locale a du mal à se dégager. Un tir de Koudri est bien bloqué par Papillon. Sur un bon décalage de Tomasino, Morin passe devant Kulbis-Marino et se présente face à Pintaric qui gèle le palet. La situation se tend entre Zajac et Pompei qui se cherchent près de la cage bordelaise. Sur un palet laissé en retrait par Kindl dans la zone bordelaise, Beauchemin surgit et vient se présenter devant le slot sous le regard de Pageau. Le top scorer grenoblois de ces play-offs termine l’action en glissant le palet du revers sous la botte de Papillon (1-2, 27’03). Cette réduction du score grenoblois survient sur la première vraie opportunité des hommes de Terglav dans ce deuxième tiers-temps.
Nullement déstabilisés, les Boxers reprennent le contrôle du jeu. Ils sont tout près d’égaliser dans la foulée avec Poudrier laissé tout seul devant Pintaric mais le capitaine bordelais manque son contrôle. Puis c’est au tour de Puffer de s’avancer vers la cage pour un tir détourné par Pintaric. Grenoble réagit bien avec Boivin qui décale Treille dans l’axe de la cage mais le tir du capitaine grenoblois n’est pas cadré. Boivin tente sa chance à son tour mais Papillon repousse sans difficulté. Et sur un tir anodin de Lamarche, Poudrier, bien positionné devant le slot, parvient à dévier le palet au fond des filets au grand dam de Pintaric (1-3, 29’49).
Tout est à refaire pour Grenoble alors que les Boxers semblent ne pas vouloir laisser la moindre chance de revenir à leurs adversaires. À deux reprises, Pintaric repousse des lancers de Morin alors que les Grenoblois semblent sans solution offensive. Le travail de sape inlassable des Boxers en zone offensive finit par payer lorsque Kulbis-Marino y fait trébucher Guidoux. Les Bordelais font circuler le palet. Lamarche décale Beaudry dont le one timer transperce Pintaric (1-4, 32’24). La coupe Magnus se rapproche pour Bordeaux avec ce but en supériorité numérique.
Les Grenoblois n’y croient plus beaucoup et se déconcentrent à l’image d’une passe ratée de Kulbis-Marino dans la palette de Leborgne qui n’en profite pas car Pintaric était vigilant. Il ne se passe plus grand-chose. Les jeux semblent faits et les Boxers contrôlent une équipe grenobloise inoffensive. Un tir de Prissaint en bonne position est dévié au-dessus de la cage mais le palet revient inlassablement dans la zone grenobloise. Sur un joli jeu à trois entre Lamarche, Morin et Pelletier, les Boxers auraient même pu rajouter un cinquième but dans la dernière minute. Mais le score en reste là, avec un matelas confortable de trois buts avant le dernier vingt, résultat d’une domination toujours sans partage de Bordeaux (18 tirs cadrés à 8).
Il reste vingt minutes à tenir pour les Bordelais avant de pouvoir soulever leur première coupe Magnus. Les Brûleurs de Loups, qui semblent plus que jamais amorphes et fatigués,ne semblent pas en mesure de remonter leur handicap. Pintaric bloque de la mitaine un tir de Dusseau puis Papillon s’oppose avec a propos à un tir de Matima en très bonne position. Cette fois les Boxers sont plus prudents défensivement et laissent le contrôle du palet aux Brûleurs de Loups qui n’arrivent pas à mettre beaucoup de vitesse pour déstabiliser une équipe bien en place. Treille cherche la déviation de Boivin juste devant la cage mais le tir n’est pas cadré. Finalement la bonne séquence grenobloise est récompensée sur un but du revers de Treille, bien positionné devant le slot à la réception d’un centre de Kulbis-Marino (2-4, 43’45).
Le but de l’espoir pour Grenoble ? Il n’en est rien car vingt secondes plus tard Bruche récupère un palet laissé libre par Fertin dans la zone défensive, efface Koudri trop statique et vient de près doucher les derniers espoirs grenoblois (2-5, 44’05). L’équipe bordelaise intraitable a une réussite insolente… celle d’un (futur) champion. Le reste du tiers ne sera qu’une grande marche en avant vers le titre pour une équipe bordelaise bien plus motivée par la perspective du trophée face à une équipe grenobloise déjà résignée et sans intention.
Les Boxers ont la mainmise sur le palet, Pintaric sauve encore ce qui peut l’être à l’image d’une belle mitaine sur un tir lointain de Beaudry puis sur un lancer de Boscq. Beauchemin tente de tout de même de réveiller son équipe avec un tir contré par Papillon. Encore un des Grenoblois les plus actifs à ce moment du match, Beauchemin commet une faute en zone offensive en plaquant Tomasino sur la glace. es Boxers profitent du power-play pour faire circuler le palet dans la zone grenobloise tout en tentant quelques lancers pas toujours cadrés mais qui mettent la pression sur la cage. Papillon se fait tout de même peur sur une relance approximative interceptée par Leclerc qui arrive à donner à Deschamps mais le portier bordelais se rattrape en bloquant le palet. Pintaric s’interpose face à Poudrier et Gren0bnle parvient finalement à tuer cette pénalité.
Un tir de Dair à cinq contre cinq passe de peu à côté de la cage bordelaise. Un des derniers barouds d’honneur grenoblois dans cette rencontre qui a perdu tout suspense depuis de nombreuses minutes. Les Boxers font tourner le chrono en attendant la délivrance, les Brûleurs de Loups attendent que le match se termine le plus tôt possible. Et même avant le coup de sirène, tous les joueurs bordelais montent sur la glace pour célébrer cette victoire historique !
Il n’y a pas eu de miracle pour Grenoble ce soir qui n’a pas eu l’énergie nécessaire pour pousser Bordeaux à jouer un match 6 sur sa patinoire. Comme lors des derniers matchs de la série, les Brûleurs de Loups se sont retrouvés très vite menés et n’ont pas réussi à réduire l’écart concédé en début de match. L’équipe d’Edo Terglav a semblé usée ce soir, sans ressort psychologique et ni suffisamment d’énergie pour renverser une équipe bordelaise en pleine confiance. Même Pintaric a été en dessous de ses standards habituels, malgré quelques arrêts clés, et la défense a été trop passive, laissant les Boxers s’installer devant la cage pour chercher des déviations opportunes. Seul Beauchemin a vraiment surnagé comme sur l’ensemble de la série.
La demi-finale en 7 matchs contre Angers aura pesé lourd face à une équipe au complet et bien plus fraîche physiquement. Privés de 6 joueurs (4 blessés + 2 suspendus) ce soir, les Brûleurs de Loups se sont vite résignés et s’inclinent pour la deuxième fois en finale cette saison après l’échec à Bercy face à Rouen fin janvier. L’éviction inattendue et décriée de Per Hånberg après cette finale de coupe n’aura finalement pas permis de remobiliser les joueurs grenoblois pour aller chercher le titre de champion. Un pari pris par le président Reboh pour provoquer un électrochoc dans une équipe qui semblait sans ressort et qui, malgré des résultats en dents de scie, est tout de même parvenue à se hisser en finale. Il restera de cette saison un parcours exceptionnel en CHL qui a vu les Grenoblois battre Bremerhaven, Berlin et Lausanne pour atteindre les huitièmes de finale où ils ont tenu tête au futur vainqueur Frölunda en l’emportant même à l’extérieur au match retour. Entre temps, il s’est passé beaucoup de choses et la morosité a laissé place à l’euphorie en cette fin de saison moins festive que la précédente.
Les Boxers pour leur part ont réalisé des play-offs quasi parfaits en ne concédant que deux défaites (une face à Marseille et une aux tirs au but contre Grenoble lors du match 2) pour 12 victoires. Un petit exploit pour une équipe qui ne s’était classée qu’à la quatrième place de la saison régulière mais qui a tout de suite trouvé la bonne carburation en play-offs. Avec un effectif épargné par les blessures et une confiance accumulée au fil des matchs, les Bordelais ont dominé de la tête et des épaules la rencontre, prenant rapidement les devants et imposant un pressing constant dont la défense grenobloise n’a pas su se défaire.
Opportunistes devant la cage, collectifs dans la construction de leur jeu et solides défensivement, les Boxers ont posé énormément de problème aux Grenoblois. Le tempo supérieur imposé par les hommes d’Olivier Dimet mais aussi la variété des dangers offensifs (encore cinq buteurs différents ce soir) ont fait la différence sans oublier Beaudry en sniper à la ligne bleue. À chaque fois qu’ils encaissaient un but, les Boxers marquaient tout de suite derrière comme pour envoyer le message que rien ne pouvait leur arriver ce soir, ni dans cette finale. Les Boxers peuvent donc tout à fait logiquement soulever la Coupe Magnus pour la première fois de leur histoire !
Désignés meilleurs joueurs du match : François Beauchemin (Grenoble) et Loïk Poudrier (Bordeaux).
MVP de la finale : Quentin Papillon (Bordeaux)

Commentaires d’après-match :
Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « Il faut féliciter Bordeaux qui a fait de super play-offs et une super finale. Ils ont fait des choses simples et on n’a pas trouvé de solutions. Le palet étant plus présent devant notre gardien que le leur. On sentait qu’il manquait de l’énergie à la fin. On n’a pas eu assez de fraîcheur ni de profondeur de banc pour gagner ce match. On perdait des joueurs chaque match. Il y avait toujours des choses qui sont arrivées. Sur la remise des médailles, on a vu qu’il y avait plus de joueurs blessés que de joueurs sur la glace. On a fait 17 matches en 35 jours avec des absents comme je l’ai dit. Et on a eu une grosse demi-finale aussi… On a beaucoup joué sur les mêmes gars parce qu’il manquait un peu de profondeur. Je n’ai rien à reprocher aux joueurs. Ils ont tout donné jusqu’à la fin. C’est comme ça… C’est dur en plus car on a perdu cette finale chez nous. On espérait au moins aller à Bordeaux et avoir un autre match. Mais on n’a pas pu en faire assez ce soir… Les regarder fêter, c’est… On était à leur place la saison passée. On est maintenant dans l’autre situation. C’est le sport. On a vécu des super choses cette saison. Que ce soit en CHL ou les deux finales. On peut garder la tête haute, mais de l’autre côté, trop de choses se sont passées tout le long de l’année. L’équipe n’était pas calme. Mais on a beaucoup appris aussi. Je vais retenir que les gars ont toujours été capables de garder le vestiaire, d’être dans le positif et d’aller chercher les bonnes émotions. On a eu beaucoup de matchs où on est revenu par derrière, ça montre le niveau d’expérience dans cette équipe. On avait du caractère. Forcément, ce qui manque, c’est de ne rien avoir gagné. On est à Grenoble ! C’est une saison d’échec. Ici, on doit gagner. Connaissant les gens autour de moi, ils veulent revenir plus fort l’année prochaine. »
Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « On n’a pris qu’un match sur cette finale donc tout le mérite revient à Bordeaux. On a manqué un peu de jus sur cette dernière rencontre mais notre motivation aurait dû masquer notre fatigue. On était moins frais qu’eux mais cela ne s’est pas joué là-dessus. On a manqué un peu de tout après avoir connu une saison compliquée. On n’a rien corrigé de nos défauts, on n’a pas su s’adapter et nos matches se ressemblaient les uns aux autres. On a fait sans cesse les mêmes erreurs. C’est frustrant. Nous, on a dû beaucoup travailler pour marquer des buts, et de notre côté, on leur a fait beaucoup de cadeaux. On est passé à côté de cette finale, je trouve. »
Stéphan Tartari (manager de Bordeaux) : « J’ai porté le maillot de Grenoble donc être sacré ici, cela fait vraiment quelque chose. Même si je suis un gars de Clémenceau plus que de Pôle sud ! C’est dur de réaliser. Sur le contenu des matches, je pense que c’est mérité, que ce soit en quart, en demie ou en finale. On avait construit une équipe pour titiller ce niveau. Je suis très heureux car cela fait 30 ans que je suis à Bordeaux. Ce titre, c’est la consécration après beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. On était en D3 et on a remonté le club petit à petit. Finir champion, c’est une récompense pour tout un club donc je suis très fier. Inscrire son nom sur la coupe, cela restera à jamais. C’est bien aussi pour la Ligue, cela fait des nouveaux clubs qui arrivent. Même si désormais, il faut s’inscrire dans la durée. »
Grenoble – Bordeaux 2-5 (0-2, 1-2, 1-1)
Samedi 18 avril 2026 à 20h15 à Pôle Sud. 4208 spectateurs.
Arbitres : Cyril Debuche et Julien Peyre assistés de Quentin Ugolini et Quentin Cady
Pénalités : Grenoble 4’ (0’, 2’, 2’) ; Bordeaux 2’ (2’, 0’, 0’)
Tirs : Grenoble 25 (7, 8, 10) ; Bordeaux 41 (15, 18, 8)
Engagements : Grenoble 26 (8, 11, 7) ; Bordeaux 29 (9, 9, 11)
Évolution du score :
0-1 à 06’24 : Leborgne assisté de Beaudry et Farnier
0-2 à 14’43 : Guidoux assisté de Pompei
1-2 à 27’03 : Beauchemin
1-3 à 29’49 : Poudrier assisté de Puffer et Lamarche
1-4 à 32’24 : Beaudry assisté de Lamarche et Morin (sup. num.)
2-4 à 43’45 : Treille assisté de Kulbis-Marino et Beauchemin
2-5 à 44’05 : Bruche
Grenoble
Attaquants :
Christophe Boivin – François Beauchemin (2’) – Sacha Treille (C)
Guillaume Leclerc – Nicolas Deschamps (A) – Martin Karlsson
Rudy Matima – Adel Koudri – Aurélien Dair
Sacha De Smitt – Hugo Nogaretto – Hugo Raveaud
Maxime Toukmatchev
Défenseurs :
Nolan Zajac – Andrius Kulbis-Marino (2’)
Antoine Fertin – Pontus Englund
Axel Prissaint – Juho Rautanen (A)
Gardien :
Matija Pintarič
Remplaçant : Cebald Debiak (G). Absents : Jakub Štěpánek (surnuméraire), Théo Gueurif (commotion), Matias Bachelet (épaule), Fredric Weigel (blessé), Alexandre Mallet (blessé), Valentin Grossetête (suspendu), Pierre Crinon (suspendu).
Bordeaux
Attaquants :
Craig Puffer – Loïk Poudrier (C) – Baptiste Bruche
Tommy Giroux – Pierre-Olivier Morin – Quentin Tomasino
Mathieu Pompéi (A) – William Pelletier – Tom Guidoux
Aina Rambelo – Kaylian Leborgne – Loïc Farnier
Défenseurs :
Kévin Dusseau (A) – Maxim Lamarche
Jules Boscq – Jérémy Beaudry
Nick Pageau – Jakub Kindl
Ulysse Tournier
Gardien :
Quentin Papillon
Remplaçants : Ewan Barrier (G). Absents : Alex Dubeau (surnuméraire), Julien Guillaume (protocole commotion), Enzo Carry (bras), Esteban Ragot.















































