Grenoble y croit encore…


Cueillis à froid, les Grenoblois peinent à réagir et à réellement approcher la cage de Sopko qui passe un début de match plutôt tranquille. Les Ducs semblent en contrôle de la rencontre mais Kevorkian accroche Amar en zone défensive et c’est au tour de Grenoble de bénéficier d’une supériorité numérique. Un power-play pour lequel Dufour choisit d’aligner trois…. défenseurs. Une option payante puisque Dufresne décale Amar à la ligne bleue. Amar centre pour Rouleau qui dévie le palet en direction de la cage mais Arnaud qui s’est jeté pour contrer le tir détourne la trajectoire du palet et prend Sopko à contre-pied (1-1, 08’51 »).

La bataille âpre entre les deux équipes reprend au deuxième tiers avec une féroce lutte dans les bandes pour le contrôle de la rondelle. La possession est grenobloise durant les premières minutes mais les tirs dangereux sur Sopko sont plutôt rares. Seul Desrosiers parvient à faire douter le portier slovaque mais cette période de domination reste stérile. Baylacq se fait prendre en zone défensive pour un faire trébucher qui lui vaut deux minutes de pénalité. Dijon installe le power-play et Raibon doit sortir un gros arrêt face à Jarvis, seul dans l’axe. Mais par la suite, Dijon n’arrive plus à s’installer dans la zone grenobloise et les Brûleurs de Loups reviennent à cinq sans avoir été réellement inquiétés. Et sur une attaque côté gauche, Desrosiers glisse le palet à Le Blond qui centre pour Tartari. La reprise de Tartari à bout portant est bien repoussée par Sopko mais Le Blond est le plus prompt à se saisir du rebond et à pousser le palet au fond des filets (2-1, 28’30 »).

On attend des Dijonnais très offensifs au début de ce troisième tiers-temps et ils le sont puisque Kyle Hardy prend l’initiative dès la reprise. Sous pression, Alexandre Rouleau est contraint de dégager directement dans les tribunes et se fait sanctionner par deux minutes de pénalité. L’occasion pour les Ducs d’accroître leur pression sur la cage de Sébastien Raibon. Les tirs les plus dangereux viennent de Guttig puis Riendeau qui reprend sans contrôle mais trouve Sébastien Raibon sur sa trajectoire. Le box play grenoblois tient bien le choc et résiste pendant deux minutes. Mais même de retour à cinq contre cinq, les Dijonnais maintiennent la pression à l’image d’Erwan Pain qui essaie de tromper la vigilance de Sébastien Raibon. Les Grenoblois essaient de desserrer l’étau mais ils adoptent clairement une attitude défensive depuis le début de la troisième période et attendent surtout les contre-attaques. Une belle occasion leur est fournie de prendre définitivement l’ascendant lorsque Ouimet vient perturber le jeu de Sopko derrière la cage. Le palet revient pour Aquino qui n’a plus qu’à envoyer le palet dans la cage vide mais il tergiverse trop et se fait contrer par les défenseurs dijonnais qui se sont jetés pour bloquer le palet.

Les dix dernières minutes de jeu sont stressantes avec chaque équipe qui peut tour à tour marquer : Sivic fait le tour de la cage mais ne lève pas suffisamment son palet pour battre Sopko. Puis un déboulé de Gascon est neutralisé avec autorité par Raibon. Arrossamena a un palet de quatrième but sur un rebond mais il ne parvient pas à déjouer Sopko. Les occasions se multiplient, notamment pour les Dijonnais qui pressent de plus en plus autour de la cage grenobloise pour égaliser. La tension monte devant le slot grenoblois et l’arbitre intervient pour éviter que les esprits ne s’échauffent. Dans la dernière minute, Gascon centre pour Riendeau qui manque sa reprise : il avait le palet d’égalisation au bout de la crosse. Cette occasion manquée sonne le glas des espoirs dijonnais et la sortie de Sopko n’y changera rien : les Dijonnais devront patienter avant de valider leur ticket pour les demi-finales.

Les Brûleurs de Loups peuvent déjà pousser un gros « ouf » de soulagement après cette rencontre à l’issue incertaine. Leur saison ne s’arrêtera pas ce soir et ils ont obtenu à force de courage la tenue d’un quatrième match demain sur leur glace. En mode survie, les Grenoblois ont bien su réagir avec notamment un gros travail défensif même si la carapace s’est fissurée au troisième tiers. Le remaniement des lignes effectué par Jean-François Dufour a payé avec une responsabilité défensive partagée cette fois par les trois lignes d’attaque. L’efficacité en power-play est certainement l’autre satisfaction de ce match avec Rouleau et Aquino qui prennent leurs responsabilités en se montrant efficaces devant la cage. À noter également la très bonne partie de Matthieu Le Blond, très actif depuis le début de ces play-offs, alors que sa saison régulière avait été très délicate. Reste maintenant aux Brûleurs de Loups à confirmer demain leur regain de forme afin de forcer Dijon à disputer un match décisif en Bourgogne.
Désigné meilleur joueur du match : Matthieu Le Blond (Grenoble)
(photos www.hockey-passion.com)
Commentaires d’après-match (d’après Le Dauphiné Libéré) :
Jean-François Dufour (entraineur de Grenoble) : « On n’était pas loin à Dijon mais ça n’avait pas tourné en notre faveur. Là, c’est une belle victoire pour nous. Tout le monde était plus concentré et l’émotion est montée d’un cran. Mais on reste encore au pied du mur. Ca fait longtemps que je m’arrache les cheveux pour trouver une solution, pour mettre les bons joueurs ensemble. »
Francis Desrosiers (attaquant de Grenoble) : « C’est une première étape. On s’était dit avant le match qu’il fallait tout donner. C’était ça ou mourir. Lorsqu’on avait perdu le premier match à Epinal, il y avait forcément une part de mental qui rentrait en compte. Donc il faudra tout donner pour ce match 4 et on aura de grosses chances d’aller chercher une nouvelle victoire. »
Matthieu Le Blond (attaquant de Grenoble) : « L’essentiel, c’est cette victoire. On sait qu’on est à leur niveau. On va gagner ces deux matchs et on ira là-bas. Une chose est sûre, on est relancé. »
Grenoble – Dijon 3-2 (1-1, 2-0, 0-1)
Vendredi 9 mars 2012 à 20h à la patinoire Pôle Sud de Grenoble. 3000 spectateurs
Arbitrage de Damien Velay assisté de Sébastien Geoffroy et Matthieu Barbez
Pénalités : Grenoble 18′ (2’+10′, 2′, 4′), Dijon 16′ (4′, 2′, 10′)
Tirs cadrés : Grenoble 37 (13, 9, 15), Dijon 40 (10, 13, 17)
Évolution du score :
0-1 à 03’09 » : Decock assisté de Börjesson et Guttig (sup. num.)
1-1 à 08’51 » : Rouleau assisté de Amar et Dufresne (sup. num.)
2-1 à 28’30 » : Le Blond assisté de Tartari et Desrosiers
3-1 à 29’58 » : Aquino assisté de Amar et Ouimet (sup. num.)
3-2 à 49’04 » : Riendeau assisté de Gascon et Jarvis (sup. num.)
Grenoble
Gardien : Sébastien Raibon
Défenseurs : Alexandre Rouleau (A) – Sylvain Dufresne ; Baptiste Amar (A) – Michael Steiner ; Kévin Dusseau.
Attaquants : Graham Avenel – Mitja Sivic – Nicolas Arrossamena ; Francis Desrosiers – Christophe Tartari – Mathieu Le Blond ; Julien Baylacq (C) – François Ouimet – Anthony Aquino ; Joris Bedin – Loup Benoît – Elie Raibon.
Remplaçants : Ronan Quemener (G), Maxime Suzzarini, Rémi Colotti, Jason Crossman.
Dijon
Gardien : Ramon Sopko
Défenseurs : Benoît Quessandier – Kyle Shearer-Hardy ; Cédric Custosse – Robert Jarvis ; Andrej Mrena – Fredrik Börjesson.
Attaquants : Anthony Guttig (A) [puis Nicolas Ritz] – Martin Gascon (C) – Yannick Riendeau ; Gabriel Da Costa – Aram Kevorkian – Stephen Dugas [puis Erwan Pain] ; Thomas Decock (A) – Nicolas Ritz [puis Anthony Guttig] – Mathias Arnaud.
Remplaçant : Joffrey Pingrit (G).






































