Alors qu’on arrive à la trêve de novembre, trois Français figurent aux trois premières places des meilleurs marqueurs de Ligue Magnus, une situation assez inédite ! Tavernier avait été choisi sur l’équipe-type d’octobre mais a un peu ralenti. À l’aile droite, c’est maintenant Tomas Simonsen qui est déchaîné. Son tir du poignet fulgurant en a toujours fait un buteur redoutable, et ses gestes techniques de classe le font sortir du lot, mais son repli et son implication défensive ont toujours été discutables. Cet été, Simonsen a travaillé avec Hubert Genest, le préparateur physique des Dragons, et participe vraiment aux batailles avec plus d’engagement. C’est l’évolution qu’on attend de lui et qui doit se poursuivre.
Le but plein de sang-froid d’Enzo Carry, dans la lucarne de Pintaric, qui a permis à Bordeaux de gagner à Grenoble en prolongatiob, est la preuve de sa confiance du moment. L’ailier gauche compense bien les nombreuses absences en portant l’attaque bordelaise presque tout seul, avec 13 points (4 buts et 9 assists) en 8 rencontres.
Au milieu de ces deux ailiers français, un centre canadien à la réputation rugueuse, Kieran Craig. Quand Amiens a accumulé 6 défaites en septembre, le premier trio mené par Craig était souvent coupable sur les buts encaissés. Sa transformation a changé l’équipe du tout au tout en octobre. L’ouverture du score décisive de Craig a donné le signal pour le premier match du mois à Anglet. Ses deux beaux buts ont redressé une situation compromise contre Marseille à l’aller, et il a mis le but en prolongation au retour. 7 victoires en 8 journées ont complètement relancé les Gothiques, qui sont toutefois encore en recherche de leur équilibre (en attendant le remplaçant de Gabriel Bernier blessé pour la saison).

Les défenses de Rouen et Grenoble sont de loin les meilleures de la ligue et ont permis à ces deux clubs de se détacher. Dans le camp isérois, David Noël a le meilleur +/- de la Ligue (+12 dont +7 en octobre) et a très bien réussi son intégration en France. Très solide défensivement, il est capable de jouer physique quand il le faut. Sans avoir l’honneur du premier powerplay (Auvitu), le Canadien a aussi inscrit ses deux premiers buts avec son bon lancer, dont le but gagnant à Bordeaux.
À Rouen, octobre porte la signature de Pier-Olivier Roy, 1 but et 10 passes, et jamais un plus-minus dans le rouge. Calme, le défenseur canadien est partout. À droite et à gauche, il est aligné sur deux duos à tous les matches. Avec Paquette, Goncalves ou Shalei, il joue la moitié des présences défensives, plus les infériorités avec Holway sans baisse de régime. Avec son intelligence de jeu, il couvre souvent ses partenaires sans rechigner. Il a toujours une solution avec le palet. Son tir de loin n’est pas son arme, peu importe. Landry lui fait confiance pour distribuer le power-play où il signe trois assistances.
Chamonix était quatrième en septembre avec un début de calendrier présumé facile… et l’est encore en octobre après avoir affronté tous les grands clubs ! Tom Aubrun a été titularisé pour les quatre déplacements chez les demi-finalistes des derniers play-offs. Il a été sorti à Bordeaux après un tiers-temps, mais a ensuite ramené un point d’Angers et de Rouen, et livré une grosse prestation à Grenoble. Dans la patinoire Richard-Bozon, il a aussi battu les Ducs avec 43 parades. Ses 92,8% d’arrêts sont une grande performance face à une telle adversité, et sans la meilleure défense pour le protéger.
L’équipe-type de septembre 2026 : Tom Aubrun (Chamonix) / David Noël (Grenoble) – Pier-Olivier Roy (Rouen) / Enzo Carry (Bordeaux) – Kieran Craig (Amiens) – Tomas Simonsen (Rouen).

































