L’entraînement de l’équipe de France ce mercredi était entièrement tourné vers le duel de gala face aux stars canadiennes, demain soir.
La séance a commencé un peu en retard, car l’équipe et le staff ont tout d’abord posé pour la photographie officielle de l’équipe, sur la grande glace de l’AccorHotels Arena. Le groupe a ensuite rejoint la petite patinoire pour l’entrainement, à l’exception de certains joueurs laissés au repos. Sacha Treille, Antonin Manavian, Kévin Hecquefeuille mais aussi Jordann Perret manquaient ainsi à l’appel.
Les Bleus ont travaillé beaucoup sur les combinaisons, les passes rapides, les un-contre-un. Le jeu de transition, clé du succès, a lui aussi bénéficié d’une attention particulière. En fin de séance, pendant que Damien Fleury travaillait les déviations, Dave Henderson menait une séance spécifique avec Florian Douay, Maurin Bouvet et Anthony Rech devant la cage. L’entraîneur tricolore était à la passe et les trois jeunes attaquants alignaient les reprises de volée.
Dave Henderson et quelques joueurs ont bien voulu répondre aux questions d’Hockey Archives.
Dave Henderson (entraineur de la France) : « La victoire sur la Finlande nous a remis sur les rails mais, même après la victoire contre la Suisse, nous ne sommes pas encore arrivés. Il y a encore quelques points à prendre, étape par étape. Comme tous les ans, c’est une bagarre pour rester dans le groupe A et il faut atteindre cet objectif avant d’aller plus loin.
Le Canada, c’est un gros morceau et il faudra mettre toutes les chances de notre côté. On ne peut pas ouvrir le jeu contre eux. Mais on ne fait pas d’impasse, on a déjà accroché des gros, que ce soit avec une victoire ou une défaite. Nous avons besoin de gagner des points. Gagner aide le moral. Nous avons quatre matchs en cinq jours, ça sera très difficile mentalement et physiquement. Il y a toujours des petits bobos, comme tout le monde, mais le groupe est bien physiquement. »
Pierre-Edouard Bellemare (attaquant de la France) : « Jusque là, tout se passe bien. C’était une belle bagarre contre la Finlande, et hier très difficile contre la Suisse où nous avons fait preuve de caractère pour gagner. Chaque match a eu une histoire très différente. Le Canada, ça sera difficile mais bon. Pour nous, c’est la nation du hockey et cela nous permet toujours d’apprendre comment nous améliorer. Pour ceux qui jouent en Europe, c’est la chance de se confronter aux joueurs de NHL. Et de voir ce qu’il faut travailler pour atteindre ce niveau. Il faudra jouer de la bonne manière, avec beaucoup de concentration. Céder le titre de joueur du match à Hardy a eu bien trop de répercussions médiatiques. J’étais juste choqué d’entendre mon nom, ce n’était pas juste. Et ce n’est pas mon geste qui compte, c’est le match exceptionnel de Hardy. »
Nicolas Besch (défenseur de la France) : « Le Canada, c’est toujours exceptionnel, ce sont les meilleurs du monde. À chaque fois c’est un gros match et quel que soit le résultat, un super souvenir. Il n’y a pas de pression, juste du plaisir. Si on nous avait dit cinq points en trois matchs, on aurait signé, donc demain ce n’est que du bonus. On peut les accrocher. En dix ans, nous avons beaucoup progressé et nous sommes capables de battre des gros maintenant. Cela vient du travail de la fédération, des anciens joueurs et de ceux qui se sont exportés. Nous avons maintenant une équipe que les gens commencent à suivre. Demain on annonce le plein pour France-Canada, et ce serait bien qu’il y ait aussi du monde pour la Biélorussie et la Slovénie, car on en aura besoin. Nous devons vite nous sauver, de toute façon. Cette progression donne aussi une concurrence. Il y a rarement eu une préparation où le coach fait des choix entre autant de bons joueurs. C’est la progression des joueurs qui fait du bien car nous devenons une nation avec du choix, des jeunes qui poussent. »
Loïc Lampérier (attaquant de la France) : « Hier, nous avions moins les jambes mais nous avons compensé par autre chose. L’énergie nous a permis d’obtenir quelque chose et de rester sur du positif. Le maintien n’est pas acquis, la route reste longue. Le Canada est impressionnant mais nous serons sans pression. C’est toujours très compliqué, il faut bien jouer défensivement et ne rien leur donner. L’équipe de France, c’est une famille, oui, on se connaît tous depuis longtemps, on rigole et l’intégration se fait facilement. Cette ambiance aide aussi à compenser parfois, par solidarité. On laisse derrière nous les clubs, de toute façon le système est complètement différent, et nous portons les couleurs d’ici. »