République Tchèque – Norvège (Mondial 2017, groupe B)

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ixièmes après trois matchs, les Tchèques doivent absolument s’imposer afin d’espérer une qualification en quarts de finale. La victoire à l’émotion contre la Finlande a eu le mérite de remonter la confiance au maximum. La bonne nouvelle est venue du capitaine Jakub Voracek. Sorti par une charge d’Oskar Osala, il était déjà de retour à l’entraînement hier.

La Norvège compte six points en trois matchs, sans pratiquer un hockey spectaculaire. Mais le trio des frères Olimb et Thoresen, réuni au cours du match contre la France, leur permet de faire la différence, avant de produire un hockey extrêmement défensif.

Autant dire que l’équipe qui marquera la première risque de prendre un avantage décisif.

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La Norvège endort son adversaire

Et le début de match reste conforme aux pronostics. Les Tchèques font le jeu et campent dans la zone norvégienne face à une formation ultra-défensive. Haugen, malgré quelques frayeurs, tient le score.

Bonsaksen puni, les Tchèques installent leur jeu de puissance, avec un manque de rythme évident. Ils obtiennent malgré tout un bon tir de Voracek au cercle, dévié en route. Haugen capte le palet avec un cafouillage devant lui. Même combat sur un lancer de la bleue de Rutta, et une volée de Hanzl qui manque de peu d’échapper à la botte du gardien. À sept secondes de la fin de la pénalité, Forsberg commet un faire trébucher. Horak, servi en retrait dans l’enclave, manque le cadre et la Norvège sous pression revient à quatre. Pastrnak reçoit le palet à travers l’enclave et lui aussi voit le cadre se dérober, au moment où Forsberg revient au jeu.

Comme attendu, la stratégie hypnotique de la Norvège endort complètement les Tchèques. Une rare incursion nordique pousse Gudas en prison, et le but espéré par les Norvégiens est refusé car la cage a bougé. Le jeu de puissance donne une maigre chance, et les deux équipes rentrent au vestiaire avec un 12-3 au tir en faveur des Tchèques.

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Un deuxième tiers soporifique

Sortir de la nasse : le discours de Josef Jandac a certainement tourné autour de ce problème, car les Tchèques attaquent la cage de Haugen avec un bon rythme dès la reprise. Le gardien de Färjestad laisse même filer un palet sous son bras, sans dommage. Mais après quelques minutes, la léthargie revient et les Tchèques sont tout heureux de voir Rosseli Olsen tirer au-dessus en deux-contre-un…

Alors que Cervenka teste la botte de Haugen, Voracek sort pour obstruction sur la même action. Le jeu de puissance manque de mobilité et multiplie les choix curieux. À 25 secondes du terme, un surnombre tchèque crée un cinq-contre-trois. La Norvège pose son jeu et Francouz vole Ken André Olimb de la mitaine à bout portant dans l’enclave.

Les Tchèques reviennent au complet et le public s’ennuie ferme. Les rares actions des coéquipiers de Voracek ne se terminent que par des tirs mous en plein sur le plastron du gardien. À une minute de la pause, Plekanec se crée la meilleure occasion et Haugen repousse encore. 0-0 et deux maigres tirs norvégiens contre 10. Les Tchèques font tout autant pâle figure, avec un jeu de passe approximatif, un manque de vitesse criant et aucun impact physique.

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Les Tchèques se cassent les dents

Le public tchèque tente de réveiller son camp à la reprise mais, curieusement, la Norvège est sortie de sa torpeur et prend le contrôle du jeu. Elle obtiennt une supériorité pour un accrochage d’Hanzl et s’installe. cela ne donne strictement rien vu la lenteur du jeu.

Les minutes défilent et le public s’endort. À mi-tiers, un tour de cage de Voracek menace enfin Haugen, et est suivi de deux tirs en force qui percutent le plexiglas. Pastrnak parfaitement décalé sur une passe transversale, manque lui complètement le cadre en bonne position. Cervenka de l’aile cadre mieux, mais sur le plastron d’Haugen…

Évidemment, les Tchèques s’exposent aux contres. Olden récupère un palet qui avait volé haut dans l’aréna et démarre en deux-contre-un. Francouz sort la mitaine pour sauver son camp. Ses coéquipiers confisquent un peu le palet en fin de match mais la Norvège s’accroche, toujours à la limite de la faute, sans coup de sifflet.

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Kovar sauve la journée

0-0, ce qui prolonge donc l’agonie d’un public endormi. Les Tchèques posent un temps mort après un dégagement interdit consécutif à un superbe geste défensif de Simek.

Les Tchèques exploitent enfin une contre-attaque. Une longue passe crée un deux-contre-un et Pastrnak reçoit le palet à bout portant. Haugen fait l’arrêt, mais l’attaquant de Boston remet le palet dans le slot et Jan Kovar le touche du bout de la crosse. Malgré ce manque de force, le disque passe doucement la ligne derrière un Haugen couché sur la glace (1-0).

Désignés joueurs du match : Tomas Plekanec (République Tchèque) et Lars Haugen (Norvège).

DSC 6953Commentaires d’après-match :

Andreas Bastiansen (attaquant de la Norvège, photo) : « Nous sommes obligés de jouer la défense contre les bonnes équipes. mais nous avons bien joué, avec plusieurs occasions de gagner. C’est décevant mais c’est toujours difficile contre une très bonne équipe tchèque. Le groupe est difficile, nous essayons d’atteindre les quarts de finale et ce point peut faire la différence. Il va falloir recharger les batteries. Les Tchèques étaient favoris et ils ont peut-être finis par être frustrés, car ils n’ont pas eu tant d’occasions franches que cela. Notre gardien a été incroyable. il a fait de gros arrêts et nous en avions besoin. »

Pavel Francouz (gardien de la République Tchèque) : « C’est mon premier blanchissage en équipe nationale et c’est le fruit du travail de toute l’équipe, qui a bloqué beaucoup de tirs et a bien joué en infériorité. J’ai eu peu de tirs et c’est toujours difficile, on attend et le tir suivant est un deux-contre-un ou un jeu de puissance. Il faut rester prêt et faire de son mieux. Cela a été difficile pour mes coéquipiers, avec des occasions mais pas de but. La Norvège a très bien défendu et leur gardien a été excellent. »

 

République Tchèque – Norvège 1-0 après prolongation (0-0, 0-0, 0-0, 1-0)
Jeudi 11 mai 2017, 16h15. AccorHotels Arena de Paris. 6381 spectateurs.
Arbitrage d’Olivier Gouin (CAN) et Daniel Stricker (SUI) assistés de Brian Oliver (USA) et Alexandzer Otmakhov (RUS).
Pénalités : République Tchèque 8′ (2′, 4′, 2′, 0′), Norvège 4′ (4′, 0′, 0′, 0′)
Tirs : République Tchèque 32 (12, 10, 8, 2), Norvège 10 (3, 2, 5, 0)

Récapitulatif du score
1-0 à 61’25 » : Kovar assisté de Pastrnak et Jerabek

République Tchèque

Attaquants
Roman Cervenka – Tomas Plekanec (A) – Jakub Voracek (C, 2′)
Tomas Zohorna – Jan Kovar (A, +1) – David Pastrnak (+1)
Muchal Birner – Robin Hanzl (2′) – Michal Repik
Roman Horak – Petr Vrana – Tomas Hyka

Défenseurs
Radim Simek – Radko Gudas (2′)
Michal Kempny – Tomas Kundratek
Jakub Jerabek (+1) – Jakub Krejcik
Jan Rutta

Gardien
Pavel Francouz

Remplaçants : Petr Mrazek (C), Lukas Radil (A), Tomas Kundratek (D).

Norvège

Attaquants
Ken André Olimb – Patrick Thoresen (A) – Mathis Olimb (A, -1)
Mats Rosseli Olsen (-1) – Anders Bastiansen – Martin Røymark
Andreas Martinsen – Kristian Forsberg (2′) – Aleksander Reichenberg
Sondre Olden – Niklas Roest – Mathias Trettenes

Défenseurs
Mattias Nørstebø (-1) – Jonas Holøs (C)
Henrik Ødegaard – Dennis Sveum
Alexander Bonsaksen (2′) – Johannes Johannesen

Gardien
Lars Haugen

Remplaçants : Henrik Haukeland (G), Daniel Sørvik (D), Jorgen Karterud (A). En réserve : Steffen Søberg (G), Thomas Valkvæ Olsen (A). Blessé : Erlend Lesund (D).

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