Le luxe du repos pour les États-Unis

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L’Italie peut-elle se remettre d’avoir perdu trois à quatre points dans ce tournoi par des buts encaissés à une minute de la fin ? Le maintien n’est pas encore hors de portée, mais les opportunités se réduisent.

EtatsUnis Italie 170510 050Stefan Mair a promu Raphael Andergassen, désigné comme son meilleur joueur hier, au centre de la première ligne. Frigo en sort et Morini est déplacé à l’aile.

La tactique italienne n’a pas changé, surtout contre une équipe aussi forte que les États-Unis : bétonner la défense et limiter au maximum les fautes et les erreurs. Sur ce dernier point, c’est raté… Le jeune défenseur Daniel Glira cherche un palet derrière son but et relance par une passe du revers aussi imprécise que mollassonne : un cadeau pour Brock Nelson, qui se jette sur le palet dans le haut du cercle et le propulse dans les filets par un tir du poignet côté mitaine.

Petit évènement en fin de premier tiers : après sept buts consécutifs, l’Italie passe enfin une infériorité numérique sans prendre de but ! Giulio Scandella réussit même à y filer en contre-attaque, mais son tir passe au-dessus de la transversale. Les azzurri ne cadreront que tirs pendant cette première période. Leur gardien Andreas Bernard, lui, a été bombardé de lancers puissants.

EtatsUnis Italie 170510 040L’Italie connaît un temps fort au début du deuxième tiers-temps. Diego Kostner dévie un tir de Morini, sans réussite. Giulio Scandella n’arrive pas totalement à contrôler la passe de Raphael Andergassen, et au lieu d’une échappée, il se retrouve en position trop excentrée pour que son tir soit dangereux. Une pénalité d’Eichel pour dureté pourrait concrétiser cette période faste pour l’Italie. C’est le contraire… En supériorité numérique, Simon Kostner perd le palet sous la pression de Brock Nelson, qui laisse Dylan Larkin remonter le palet sur l’aile gauche et vient superbement dévier sa passe en pleine lucarne.

L’écart est fait, et les Américains le creusent définitivement à 3-0 dans la foulée lorsque Tommaso Goi part en prison pour un cinglage. La passe de Johnny Gaudreau pour Anders Lee à droite de la cage est magnifique. Andreas Bernard semble couvrir le moindre espace face au tireur, mais Lee lance en force dans ses bottes placées de biais et le palet les traverse comme dans un tunnel de mini-golf.

EtatsUnis Italie 170510 091La troisième période est inutile et sans relief. Les Italiens sont fatigués, les Américains peu motivés. Ces derniers se contentent de gérer le score et le blanchissage de Jimmy Howard, qui n’aura eu que neuf arrêts à faire dans tout le match.

Ce petit rythme convient bien à des États-Unis déjà en goguette. Sachant qu’il avait le luxe de deux jours complets de repos, Jeff Blashill n’a pas complètement coaché à l’économie : longues présences, temps de jeu total de 19 minutes à Larkin et 18 à Gaudreau (qui avait tous deux joué plus de 22 minutes contre la Suède). Avec 3 victoires au compteur, les Américains peuvent profiter tranquillement de cette pause.

Désignés joueurs du match : Brock Nelson pour les États-Unis et Luca Zanatta pour l’Italie.

EtatsUnis Italie 170510 086Commentaires d’après-match

Jeff Blashill (entraîneur des États-Unis) : « C’est notre deuxième match contre l’Italie. On les a joués en match amical et maintenant. Il ne fait aucun doute qu’ils sont extrêmement bien coachés, qu’ils jouent dur avec beaucoup de structure. C’était un match difficile, on a eu du mal à pénétrer, parce que leurs joueurs étaient déterminés à ne pas nous laisser faire. Je suis très content que nous ayons su éviter les pénalités la plupart du temps. Le but en infériorité a été important, nous ne jouions pas bien à ce moment. Larkin et Nelson font un très bon tournoi. »

Connor Murphy (capitaine des États-Unis) : « C’est dur de sentir où vous en êtes de votre jeu quand vous jouait une équipe contre l’Italie. On a fait le plein de confiance au match précédent en jouant contre une grosse équipe (la Suède), et maintenant nous voulons que les choses roulent sans trop de hoquets. Nelson est un gars talentueux et apporte beaucoup à l’équipe nationale. Lorsque nous étions à Prague, il avait fait quelques actions incroyables. C’est un joueur naturel et un bon équipier. Il avait pris une grande part dans notre succès à ce Mondial [médaille de bronze 2015]. »

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États-Unis – Italie 3-0 (1-0, 2-0, 0-0)
Mercredi 10 mai 2017 à 16h15 à la Lanxess Arena de Cologne. 7168 spectateurs.
Arbitrage de Jan Hribik (TCH) et Marcus Linde (SUE) assistés de Gleb Lazarev (RUS) et Andreas Malmqvist (SUE).
Pénalités : États-Unis 4′ (2′, 2′, 0′) ; Italie 6′ (2′, 4′, 0′).
Tirs : États-Unis 32 (9, 14, 9) ; Italie 9 (2, 3, 4).

Évolution du score
1-0 à 05’17 » : Nelson
2-0 à 25’53 » : Nelson assisté de D. Larkin (inf. num.)
3-0 à 27’47 » : Lee assisté de Gaudreau et D. Larkin (sup. num.)

États-Unis

Attaquants :
Johnny Gaudreau – Jack Eichel (2′) – Anders Lee
J.T. Compher (+1) – Dylan Larkin (A, +2) – Brock Nelson (A, +2)
Nick Bjugstad – Christian Dvorak (2′) – Clayton Keller
Anders Bjork – Andrew Copp – Jordan Greenway

Défenseurs :
Danny De Keyser – Jacob Trouba (+1)
Noah Hanifin (+1) – Connor Murphy (C)
Charlie McAvoy (+1) – Trevor Van Riemsdyk
Daniel Brickley (+1)

Gardien :
Jimmy Howard

Remplaçant : Connor Hellebuyck (G). Blessé : Nick Schmaltz (A).

Italie

Attaquants :
Giulio Scandella (-1) – Raphael Andergassen – Giovanni Morini (-1, 2′)
Tommaso Traversa (-1) – Anton Bernard (C, -1) – Marco Insam (-2)
Luca Frigo – Simon Kostner (-1) – Diego Kostner (A)
Markus Gander – Tommaso Goi (2′) – Alex Lambacher
Daniel Frank

Défenseurs :
Luca Zanatta (2′) – Thomas Larkin
Armin Helfer (A) – Armin Hofer (-1)
Daniel Glira (-1) – Alexander Egger (-1)
Enrico Miglioranzi

Gardien :
Frédéric Cloutier

Remplaçant : Andreas Bernard (G). En réserve : Gianluca Vallini (G), Stefano Marchetti (D).

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